Marie (Alpes-Maritimes)

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Marie
Vue orientée ouest du village.
Vue orientée ouest du village.
Blason de Marie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Gérard Steppel
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06080
Démographie
Gentilé Mariols
Population
municipale
109 hab. (2014)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 59″ nord, 7° 08′ 07″ est
Altitude 628 m (min. : 341 m) (max. : 2 089 m)
Superficie 14,77 km2
Localisation

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Marie

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Marie

Marie est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Mariols. En provençal bas-alpin et dans la vallée de la Tinée on dit Mariò et les habitants doivent être loui Mariol, puisque l'abbé Paul Testoris écrivant (en 1935) dans le dialecte du village parle de Morai (anagramme de Marìo) dont les habitants sont loui Moraiol. En langue italienne et niçoise (Georges Castellana), c'est Marìa.

La commune est parfois appelée Marie-sur-Tinée en raison de son attachement postal au canton de St Sauveur sur Tinée et de son positionnement géographique en bordure de la Tinée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marie
Ilonse Valdeblore Valdeblore,
Venanson
Ilonse Marie Venanson
Bairols Clans Clans

Histoire[modifier | modifier le code]

La première apparition écrite date de 1066. Marie est alors un castrum voisin de Clans. Devenu communauté, le territoire fera partie des possessions des Grimaldi de Beuil. Il fut ensuite inféodé aux Baciloto en 1618, puis aux Capris en 1683, aux Orciéro en 1700 et enfin aux Lovera di Maria depuis 1722.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marie

De gueules à une étoile de seize rais d'or, chargée d'une tour du champ

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1945 Romain Testoris    
1945 1951 Rosé Bottazi    
1951 1965 Victor Isnard    
1965 1983 Raoul Andrau    
1983 1989 Ernest Botazzi    
1989 2001 Daniel Antoine    
2001 2009 René Otto-Bruc DVD Officier
2010 en cours Gérard Steppel DVD Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 109 habitants, en augmentation de 29,76 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
301 194 209 253 284 267 314 254 271
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
247 230 255 225 229 236 219 206 179
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
147 225 156 130 82 72 75 50 44
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
50 64 50 78 84 109 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pons.
  • Église Saint-Pons, dédiée à saint Pons, martyrisé à Cimiez en l'an 257 : elle date du XVIIe siècle avec l’ajout du porche au XVIIIe siècle. Le sol de la nef est légèrement en pente.. Elle possède une toile de J. Rocca représentant Jésus entre saint Joseph et Marie-Madeleine, une toile du Rosaire et une statue polychrome de la Vierge Marie du XVIIIe siècle[5], pièce maitresse de l’église. En bois d'olivier sculpté, elle pèse plus de quatre cents kilogrammes. Elle a été sculptée à Gênes, acheminée à Nice par bateau et transportée à dos d’hommes jusqu’au village de Marie. Le 13 septembre 1777, plus de cinq mille personnes sont venues assister à la bénédiction de la statue[6]
  • La chapelle Saint-Roch, situé à cinq minutes à pied du village sur l'ancienne voie royale.
  • La chapelle Sainte-Anne-d'Ullion, situé à une heure et trente minutes de marche, proche des anciennes campagnes.
  • Le four à pain communal, le moulin à huile, les fontaines et lavoirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Pierlas, né le 25 octobre 1737 à Ilonse. Il est affecté comme prêtre à l'église Saint-Pons de Marie le 9 novembre 1770 et le restera jusqu'à son décès quarante-cinq ans plus tard, le 31 janvier 1816. Ses principales réalisations furent :
    • le déplacement du cimetière ;
    • le déplacement de la chapelle Saint-Roch qui remplacera la chapelle Saint-Pierre ;
    • la désacralisation et l'abandon de la chapelle Saint-Ferréol ;
    • le changement de vocable de la Madone d'Ullion en chapelle Sainte-Anne ;
    • l'achat de la statue de la Vierge ;
    • l'abandon de la fête des saints patrons Saint-Abdon et Saint-Sennen au profit de celle de la Vierge Marie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie, Vallée de la Tinée, de Francis Ciamous
  • Philippe de Beauchamp, Le Haut Pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 85, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 43
  6. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 40-43, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99