Marie (Alpes-Maritimes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marie
Marie (Alpes-Maritimes)
Vue orientée ouest du village.
Blason de Marie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Gérard Steppel
2020-2026
Code postal 06420
Code commune 06080
Démographie
Gentilé Mariols
Population
municipale
105 hab. (2018 en augmentation de 5 % par rapport à 2013)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 59″ nord, 7° 08′ 07″ est
Altitude 628 m
Min. 341 m
Max. 2 089 m
Superficie 14,77 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Marie
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Marie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marie

Marie est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Mariols. En provençal bas-alpin et dans la vallée de la Tinée on dit Mariò et les habitants doivent être loui Mariol, puisque l'abbé Paul Testoris écrivant (en 1935) dans le dialecte du village parle de Morai (anagramme de Marìo) dont les habitants sont loui Moraiol. En langue italienne et niçoise (Georges Castellana), c'est Marìa.

La commune est parfois appelée Marie-sur-Tinée en raison du positionnement géographique de son territoire communal, bordé par la Tinée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne, 2020.

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans la vallée de la Tinée, en rive gauche, à 9 km de Saint-Sauveur-sur-Tinée.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village perché dominant la Tinée, dans un paysage de montagnes boisées.

Reliefs : Massif du Gélas, Crête de Marie, Mont Viroulet, Vayre Gros[1].

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, Saint-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un « épisode méditerranéen » de grande ampleur[2]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Marie, au titre des « Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020 »[3].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[4].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • rivière la Tinée ;
  • vallons de bramafam, d'ullion, du moulin, de lambertisse, de la nouguière, de l'adoucet ;
  • ravins de duina, de la médecine ;
  • la vallière obscure.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 202 depuis le pont de la Mescla, puis la départementale 2205[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur[8].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première apparition écrite date de 1066[9]. Marie est alors un castrum voisin de Clans. Devenu communauté, le territoire fera partie des possessions des Grimaldi de Beuil. Il fut ensuite inféodé aux Baciloto en 1618, puis aux Capris en 1683, aux Orciéro en 1700 et enfin aux Lovera di Maria depuis 1722.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1945 Romain Testoris    
1945 1951 Rosé Bottazi    
1951 1965 Victor Isnard    
1965 1983 Raoul Andrau    
1983 1989 Ernest Botazzi    
1989 2001 Daniel Antoine    
2001 2009 René Otto-Bruc DVD Officier
2010 En cours Gérard Steppel DVD Fonctionnaire

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 217 000 , soit 2 032  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 104 000 , soit 975  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 40 000 , soit 377  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 61 000 , soit 556  par habitant ;
  • endettement : 2 000 , soit 19  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 7,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 21,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 27,24 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation[11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Village de Marie.

La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le 25 octobre 2019[12].

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Marie est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

La commune relève du règlement national d'urbanisme[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 105 habitants[Note 3], en augmentation de 5 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
301194209253284267314254271
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
247230255225229236219206179
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1472251561308272755044
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
5064507884109105--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements :

  • École maternelle et primaire à Saint-Sauveur-sur-Tinée[22],[23],
  • Collège à Saint-Sauveur-sur-Tinée[24].
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[25] :

  • Médecins à Saint-Dalmas de Valdeblore, Saint-Martin-Vésubie,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque,
  • Hôpitaux à Saint-Étienne-de-Tinée, Saint-Martin-Vésubie, Villars-sur-Var.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Châtaigneraies et oliveraies.
  • Élevages.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîte Ty Jean[27].
  • Chambres d'hôtes[28].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Les saveurs de l'Oustal : confitures, huile, miel et apéritifs artisanaux.
  • Il Gatto Verde : restaurant italien situé au hameau de La Bolinette.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pons de Marie.

Le patrimoine religieux :

  • Église Saint-Pons[29], dédiée à saint Pons, martyrisé à Cimiez en l'an 257 : elle date du XVIIe siècle avec l’ajout du porche au XVIIIe siècle. Le sol de la nef est légèrement en pente. Elle possède une toile de J. Rocca représentant Jésus entre saint Joseph et Marie-Madeleine, une toile du Rosaire et une statue polychrome de la Vierge Marie du XVIIIe siècle[30], pièce maitresse de l’église. En bois d'olivier sculpté, elle pèse plus de quatre cents kilogrammes. Elle a été sculptée à Gênes, acheminée à Nice par bateau et transportée à dos d’hommes jusqu’au village de Marie. Le , plus de cinq mille personnes sont venues assister à la bénédiction de la statue[31],[32],[33].
  • La chapelle Saint-Roch, située à cinq minutes à pied du village sur l'ancienne voie royale[34].
  • La chapelle Sainte-Anne-d'Ullion, située à une heure et trente minutes de marche, proche des anciennes campagnes[35].
  • Les restes de la chapelle[36] Saint-Ferréol[37].
  • Monuments commémoratifs[38].

Autres patrimoines :

  • Le Portal ou porte féodale à arc ogival, les restes du château médiéval[39] fortement remanié aux XVIIe et XXe siècles[40],
  • Le four à pain communal[41],
  • le moulin à huile 1890-1921[42],
  • les fontaines et lavoirs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marie

De gueules à l'étoile de seize rais d'or chargée d'une tour du champ ouverte et ajourée d'or[43].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Pierlas, né le à Ilonse. Il est affecté comme prêtre à l'église Saint-Pons de Marie le et le restera jusqu'à son décès quarante-cinq ans plus tard, le . Ses principales réalisations furent :
    • le déplacement du cimetière ;
    • le déplacement de la chapelle Saint-Roch qui remplacera la chapelle Saint-Pierre ;
    • la désacralisation et l'abandon de la chapelle Saint-Ferréol ;
    • le changement de vocable de la Madone d'Ullion en chapelle Sainte-Anne ;
    • l'achat de la statue de la Vierge ;
    • l'abandon de la fête des saints patrons Abdon et Sennen au profit de celle de la Vierge Marie.
  • Père Anselme Barin, juste parmi les nations[44].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géologie et relief
  2. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  3. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  4. Zonage sismique de la Métropole Nice Côte d'Azur
  5. L'eau dans la commune
  6. Table climatique
  7. Plan de situation
  8. Réseau régional de transport
  9. La première mention de Marie
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm)
  13. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  14. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  17. Règlement national d'urbanisme
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. École maternelle et primaire
  23. École élémentaire
  24. Établissements d'enseignements
  25. Professionnels et établissements de santé
  26. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  27. Gîte Ty Jean
  28. Chambres d'hôtes
  29. L’égliseSaint-Pons
  30. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 43
  31. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 40-43, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  32. Resauration de l'église. Le soutien de la Fondation du patrimoine
  33. Église Saint Pons
  34. Chapelle Saint Roch
  35. Chapelle Sainte Anne
  36. Chapelle Saint Ferréol
  37. Les restes de la chapelle Saint-Ferréol
  38. Monument aux morts
  39. Château de Marie
  40. Présentation du village
  41. Le four à pain, la porte médiévale
  42. le moulin à huile 1890-1921
  43. La Tinée : Marie, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  44. Anselme Barin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]