Valdeblore

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Valdeblore
Valdeblore - Le village de La Bolline.
Valdeblore - Le village de La Bolline.
Blason de Valdeblore
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Fernand Blanchi
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06153
Démographie
Gentilé Valdeblorois
Population
municipale
870 hab. (2014)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 19″ nord, 7° 10′ 19″ est
Altitude 1 050 m
Min. 399 m
Max. 2 880 m
Superficie 94,16 km2
Localisation

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Valdeblore (en occitan alpin ou occitan gavot Val de Blora, prononcé [val de bluro] ; Valdiblora en italien) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valdeblorois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Valdeblore regroupe plusieurs villages du val de Blore :

  • Saint-Dalmas (en occitan alpin Sant Darmàs) : encore appelé Saint-Dalmas de Valdeblore pour le distinguer de Saint-Dalmas-le-Selvage. San Darmas dal plan ;
  • La Roche (en occitan alpin La Ruòcha) (La Rouòchò ) ;
  • La Bolline (en occitan alpin La Bolina) ;
  • Mollières (en occitan alpin, Molièras, terre mouillée) : aujourd'hui dépeuplée, et ayant été cédée par l'Italie à la France au traité de Paris (1947) ;
  • La Colmiane (en occitan alpin la Cuòla miana, la montagne moyenne, c'est-à-dire la montagne située entre Vésubie et Tinée) : c'est une station de sports d'hiver. Lou cuol indique un col, un passage et désignerait un passage entre Tinée et Vésubie plutôt qu'une montagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Valdeblore
Isola Valdieri(Drapeau de l'Italie Italie) Valdieri(Drapeau de l'Italie Italie)
Saint-Sauveur-sur-Tinée,
Rimplas
Valdeblore Saint-Martin-Vésubie
Ilonse Marie Venanson

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Valdeblore est connue dès le début du XIe siècle :

  • Le premier seigneur de Valdeblore a nom Rostaing (ou Rostainy) de Thorame. Il a deux frères, Aldebert qui a des possessions dans le nord des Alpes-Maritimes et dans la vallée du Verdon, et Abellon, comte d'Apt. L'historien niçois Caïs de Pierlas[2] avait montré qu'ils étaient les fils de Garac, lui-même descendant de Grifo, comte de Glandèves dès 950. Rostaing de Thorame apparaît en 1009 dans une donation à l'église Sainte-Marie de Moustiers d'un manse à Thorame. Il a épousé une fille du vicomte de Nice qui lui a apporté en dot le fief d'Aspremont. Ils ont eu un fils, Rainart.
  • 1056 : Rainart Rostaing, sa femme Adalaxia, ses fils Feraud, Guillaume et Pierre, donnent les trois églises de Puy-Agut sur le territoire de Thorame-Basse à l'abbaye Saint-Victor de Marseille.
  • 1060 : Les mêmes vendent à l'abbaye Saint-Dalmas de Valdeblore un jardin, un pré, des hommes, des moutons du troupeau seigneurial, des droits de pâturage sur le pré d'Aspremont. On voit dans l'acte de vente la première mention d'un prieur de Saint-Dalmas de Valdeblore, Alemanus monachus.
  • Vers 1060 : Le chartier de l’abbaye Saint-Pons de Nice, Rainart Rostaing fait une donation d'un territoire alpestre bordé au nord par des cimes jusqu'au ruisseau qui sort de la montagne de Salèze puis allant à l'est jusqu'à la Vésubie qu'elle borde au midi et vers l'ouest jusqu'au ruisseau qui sort de la colline Dalbazina, près de la chapelle d'Andobio.
  • 1067 : Rainart Rostaing rend à l'évêque de Nice Raimond Ier les dîmes que sa famille avait saisies à Venanson, Anduebis, Saint-Dalmas de Bloure, Pedastas (ancien Castrum abandonné au XIIIe siècle comme Anduebis, correspondant au village de Saint-Donat), Rimplas, Falcario (actuel village de Roubion), Roure, Isola, Saint-Étienne-de-Tinée, Saint-Dalmas-le-Selvage. Dans cet acte sont cités comme témoins Rostaing de Gréolières, Miron vicomte de Sisteron. Cet acte permet de voir que Rainart Rostaing est seigneur de la haute Vésubie, du Val de Blore et de la haute Tinée, ce que l'évêque lui reconnaît parce qu'il lui restitue dans le même acte la moitié des dîmes. Il possède aussi Thorame et Aspremont dans le haut Verdon.
    À la mort de Rainart, ses biens sont partagés entre ses fils, l'aîné Féraud Rostaing s'établit à Thorame, le cadet Guillaume Rostaing est seigneur du Val de Blore, le puîné Pierre Rostaing est probablement seigneur de la haute Tinée.
  • 1109 : Guillaume Rostaing a avec sa femme Advenia deux fils, Bertrand et Hugues. De cette date on possède un acte concernant le cadet Hugues qui devient chanoine à Nice. Il donne à l'église le quart des revenus de Venanson, les hommes qu'il a à Saint-Dalmas et à Pedastas et les pâturages dans ces lieux. Bertrand est sans doute à son tour seigneur de Val de Blore.
  • 1249 : Raymond Rostaing, seigneur de Val de Blore, apparenté et fidèle au comte de Vintimille, se rend à Gênes comme ambassadeur du comte de Vintimille pour conclure une trêve avec le podestat Albert de Malavolta. Dans cet accord, le comte de Vintimille se réservait la haute vallée de la Roya que cherchait à posséder le comte de Provence Charles d'Anjou. Cette volonté de Charles d'Anjou va se heurter à une coalition de seigneurs provençaux dirigée par Boniface de Castellane et Hugues, fils de Barral des Baux. Castellane est assiégée par le comte de Provence et prise en 1262. Le conflit continue dans l'est de la Provence jusqu'en 1276.
  • 1256 : Après plus d'un siècle sans traces écrites des Rostaing, on relève dans un acte le nom de Guillaume Pierre, déjà mort en 1256, et celui de son fils, Raymond Rostaing, qui lui a succédé dans le fief de Valdeblore. Il possède aussi Clans, La Tour, Rimplas, Saint-Sauveur, Roure, la moitié d'Aspremont. Par son mariage avec Aicarde, des seigneurs de Châteauneuf de Contes, il possède le tiers de ce fief.
  • 1271 : Première mention du village de La Roche.
  • 1276 : Le comte de Provence demande à son sénéchal, Gautier d'Aulnet, de s'emparer, morts ou vifs, des chefs de la révolte, Pierre Balb de Tende (parent de Raymond Rostaing), Raymond Rostaing et Feraud de Saint-Sauveur.
  • 1298 : Mort de Raymond Rostaing. Son fils étant mort avant lui, ses biens sont partagés entre son petit-fils Aldebert Rostaing et ses frères. Aldebert est seigneur du Valdeblore. Il possède également Rimplas, Saint-Sauveur, Marie et Roure. Il a deux fils et une fille qui portent le surnom de Balb, Pierre Balb, Philippe Balb et Jeanne Balb. Il a aussi une autre fille Sibille, dame de Clans, qui a épousé Jean de Revest, seigneur de Lambesc, apparenté aux seigneurs de Gréolières. À partir de cette date la famille Rostaing a abandonné son nom pour celui de Balb pour une raison inconnue.
  • 1320 : Premier acte citant le village de La Bolline avec La Roche et Saint-Dalmas qui ont dû être fondés au XIIe siècle. À partir de cette date les noms des cités d'Anduébis et de Pédastas disparaissent.
  • Vers 1350 : Pierre Balb, issu des Rostaing, est seigneur de Valdeblore, de Marie, de Rimplas, de Saint-Sauveur et de Roure. Il va devoir subir les conséquences de l'opposition des deux héritiers de la reine Jeanne de Provence. Profitant de la faiblesse de la comtesse de Provence, les seigneurs se révoltent autour des comtes de Vintimille, dont Pierre Balb. Ils sont battus et doivent accepter les conditions de la paix qui est signée le 14 décembre 1353 entre Guillaume Lascaris par Gui Flotte, viguier de Sospel, représentant le sénéchal de Provence Raymond III d'Agoult (1271-1353). Pierre Balb perd ses seigneuries de Valdeblore en 1352, de Roure en 1353, de Saint-Sauveur en 1358.
  • 1353 : Valdeblore est inféodé à Gui Flotte, viguier de Sospel. Roure appartient au comte de Provence depuis 1355. En 1373, Andaron Badat de Nice a acheté la moitié de la seigneurie de Saint-Sauveur à la comtesse de Provence.
  • 1369 : La reine Jeanne pardonne aux Vintimille et leur rend leurs biens dans toute la viguerie de Sospel. Pierre Balb est lavé du crime de lèse-majesté.
  • 1376 : Pierre Balb prête hommage à la reine Jeanne. Il est qualifié de seigneur de Rimplas et de coseigneur de Saint-Sauveur. Il n'a donc pas récupéré ses biens dans le Valdeblore.
  • 1382 : La reine Jeanne est assassinée. Pierre Balb est favorable à Louis d'Anjou, Jean Grimaldi de Beuil est favorable à Charles de Duras. L'opposition à Charles de Duras va conduire Balthazar Spinola, le sénéchal de Provence qu'il a nommé, à envoyer le 7 janvier 1384 son lieutenant Pons des Ferres pour mettre sous séquestre tous les biens féodaux des Balb. Jean Grimaldi reçoit le salaire de son appui à Charles de Duras le 13 avril 1384 avec le don du château et du fief de Roure et le 15 janvier 1385 quand il obtient les droits des Balb sur Rigaud et sur Touet. Cependant au même moment, Jean Grimaldi prépare sa trahison en commençant à discuter avec le comte de Savoie. Louis II d'Anjou et sa mère Marie de Blois ayant pris de contrôle d'Aix, Pierre Balb reprend le combat dans la Tinée et s'empare du château de Roure. En 1387 Jean Grimaldi s'est fait nommer sénéchal de Provence par Ladislas de Duras. Il est le maître de la Provence orientale. Il va pouvoir préparer la dédition de Nice et le transfert de suzeraineté des comtes de Provence aux comtes de Savoie en 1388. Le 12 septembre 1388, le comte de Savoie Amédée VII est reçu à Barcelonnette par les Grimaldi, le 15 il est à Saint-Étienne-de-Tinée et le 28 septembre à l'abbaye Saint-Pons où il reçoit l'hommage des communautés du pays niçois. Dans son voyage il a dû éviter Valdeblore tenu par Pierre Balb. Pierre Balb est dépossédé de ses fiefs par le comte de Savoie ainsi que tous les féodaux fidèles au parti angevin, les Puget, les Castellane, les Glandèves, les Revest, ainsi que les Barras de Saint-Étienne, les de Flotte d'Ascros, les Tournefort de Lantosque. Ce sont les Grimaldi de Beuil qui vont recevoir certains des fiefs confisqués.
  • 10 juillet 1669 : par une convention notariée, les trois communes de Saint-Dalmas, de la Bolline et de la Roche décident de s'unir pour ne former qu'une seule commune. C'est l'origine de la commune de Valdeblore : lou Chan dal Pi - rattachement des 3 villages du Valdeblore après la division de 1656[3] (...sous un pin près du site de la chapelle Saint Joseph entre La Roche et La Bolline).
  • Le 14 octobre 1699, Jean Ribotti[4], d'une famille originaire de Pierlas, achète au Patrimonial du duché de Savoie endetté à la suite de la guerre de la Ligue d'Augsbourg un certain nombre de lieux qu'il va revendre à des amis pour ne conserver que le Valdeblore dont il devient comte. Le plus célèbre de ses descendants a été le général Ribotti de Mollières qui a combattu pour l’unité italienne, né à Nice en 1814, mort en 1864[5].
  • 1716 : une nouvelle convention est passée entre les villages actualisant leur accord antérieur.
  • En 1860, Valdeblore devient définitivement français, mais perd une partie de son territoire qui devient italien, et qui ne lui sera restituée qu’en 1947 par le traité de Paris.
  • Le hameau de Mollières, situé sur le ban communal depuis son rattachement à la France en 1947, a été incendié par les Allemands en 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[6] en cours Fernand Blanchi UMP-LR Retraité, ancien conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 870 habitants, en augmentation de 1,64 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
875 822 940 1 104 1 179 1 156 1 124 1 060 1 057
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
971 913 868 805 819 811 785 839 859
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
660 581 605 597 525 504 556 556 466
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
584 664 686 796 882 870 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, en période estivale, la commune organise un évènement culturel dans le domaine de la musique, au bord du lac de la Colmiane : Les Folies du lac. Soutenu par le Conseil général, dans le cadre de ses Estivales, il y voit se produire, entre autres, l'Orchestre régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte d’Azur, sous la baguette de son chef, Philippe Bender et le pianiste virtuose François-René Duchâble.

Ainsi, en 2002, ce dernier jette son piano dans le lac, depuis un hélicoptère. Repêchée un peu plus tard, sa table d'harmonie fait l'objet d'une stèle au bord du même lac.

Les fifres et tambours sont également bien présents dans cette partie de l'arrière-pays. Ils animent les fêtes patronales et autres festivités tout le long de l'année. La culture niçoise résonne constamment dans le Valdeblore par le biais de groupes locaux tels que Lou Viroulet, Li Bachas Boys et Li Falabracs (les 2 derniers étant encore en activité).

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée de la montagne, établissement français d'enseignement secondaire dépendant de l'académie de Nice.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église de la Sainte-Croix[11],[12],[13] ou de l’Invention-de-la-Sainte-Croix, située à Saint-Dalmas du plan, est édifiée au tout début du Moyen Âge par les moines bénédictins. Elle est déjà mentionnée en 1060. C’est un édifice d’art roman avec un plan basilical à trois nefs et trois absides dirigées vers l’orient. Après de nombreuses fouilles archéologiques et des campagnes de restauration, l’église retrouve aujourd'hui son état d’origine. Elle est classée aux monuments historiques depuis le .

L’église dépendait de l’abbaye bénédictine de Pedona en Piémont (Borgo San Dalmazzo). Cette abbaye avait été fondée entre 610 et 614 sur le lieu du martyre de saint Dalmas par Théodelinde de Bavière, épouse du roi lombard Aigulf. Prospère aux VIIIe et IXe siècles, l’abbaye eut à souffrir des destructions dues aux Sarrasins au Xe siècle. Puis elle retrouva une ère de prospérité aux XIe et XIIe siècles.

L’architecture de l’église est probablement très liée à l'histoire de son abbaye-mère.

La construction de l’église a dû commencer sous les Carolingiens, au IXe siècle. L’église présente un plan, rare en Europe, et unique en France. Elle possède en effet trois cryptes souterraines qu’on peut dater du IXe siècle. Ces cryptes communiquent entre elles et supportent l’abside et les absidioles. Un escalier dont l’entrée est placée dans la quatrième travée du collatéral Sud permet d’accéder aux cryptes.

Une première mention de l’église date d'environ 1060, pour une donation de Rostaing et de son épouse Adélaïde, probablement seigneurs de Valdeblore. L’acte est signé par le moine Alemanus, probablement le prieur.

Le 15 mars 1067, les mêmes et leurs enfants restituent les biens et les dîmes de Saint-Dalmas et de plusieurs villages (voir par exemple Venanson) à l’église de Nice.

Nouvelle mention de l’église au XIIe siècle pour des dîmes dues à l’évêque de Nice. L'église doit verser 18 deniers : c'est la redevance la plus élevée.

Le 12 décembre 1246, le pape Innocent IV confirme la possession de l'église à l’abbé de Pedona, Anselme.

Les prieurs de Saint-Dalmas étaient co-seigneurs du Val de Blore, de la Roche, de la Bolline, de Saint-Martin et de Lantosque.

Les prieurs commendataires sont nommés directement par le Saint-Siège depuis 1485.

Au XIVe siècle, l'absidiole Sud est dotée d'un décor de peintures murales représentant le Christ en majesté dans une mandorle. L’église possède aussi un retable de l’école de Bréa représentant la vie de saint François d’Assise datant du XVIe siècle.

  • La chapelle des Pénitents Blancs à Saint-Dalmas a été intégrée aux maisons. La confrérie a été fondée le 14 septembre 1654.
  • La chapelle Saint-Joseph à Saint-Dalmas, sur la route de La Bolline.
  • Les remparts de Saint-Dalmas, vestiges des fortifications construites par les Templiers pour protéger Saint-Dalmas. Ces remparts comportaient trois portes. Il en reste une tourelle.
  • Une inscription romaine a été incorporée dans le mur d'une maison de Saint-Dalmas.
  • L’église de l’Annonciation au village de La Roche.
  • La chapelle des Pénitents Noirs au village de La Roche. La confrérie a été fondée le 24 août 1673. La chapellz possède un beau rétable en bois doré du XVIe siècle[14].
  • La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou des Pénitents Blancs, à la Bolline, possède un clocher baroque à bulbe et une façade classique[17].
  • La chapelle Saint-Donat, à l'ouest de La Bolline.
  • L'église de Mollières possède un tableau représentant la Vénération de la Vierge encadrée par un retable à colonnes torses. De part et d'autre, des niches abritent les statues de saint Bernard de Menthon et saint Roch du XVIIIe siècle[18].
  • Via ferrata "Baus de la Fremas". Cet aménagement permet de s'initier à l'escalade ou de tester sa maîtrise du vertige.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Valdeblore (Alpes-Maritimes).svg

Les armoiries de Valdeblore se blasonnent ainsi :

D’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre tours d’or, ouvertes du champ, ajourées et maçonnées de sable; sur le tout, d’or à trois bandes d'azur.

Sobriquets des familles[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle

Catto, Arme, charboniè, Bodé, Vigno, lo fabre, Pascal, Gregori, l'amorous, il saltore, Corcio, Pouncé, Cioé, Sauré, Gianpèire, Patac (1715).

XXe siècle

Chatou, Chacri, Chabriè, lou russou, Chique de vi, Merdas, Jalino, Savi, Papou, Papetou, lou darbou, Tatoua, Pouncé, Dorou, de mérous, Barba brulaou, Mangea lébre, Cantounié, Mainti, Della flaquino, d'en rouagno, lou manchi, Founzou, patac, Rouchou, Arbé, Arbétou, Graglia, Cossa, Borromée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Constantin Bergondi (1819-1874), né à Valdeblore, député des Alpes-Maritimes en 1871-74
  • Victor Juge (Ricardo Vittorio Giuge.) Ingénieur français (1817-1886). Génie civil (région de Nice).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En occitan: Valdéblourenc (Bouliniè, Rouchiè, san Darmaiè) li soubriqué soun Moutès per li boulignès, manaïrouns per li San darmaiès e li Rouchiès soun li banés
  2. Caïs de Pierlas, Le XIe siècle dans les Alpes Maritimes.
  3. [1]
  4. Nice Historique : Charles-Alexandre Fighiera, La famille des comtes Ribotti de Valdeblore, p. 64-67, n°101, année 1953
  5. Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, pp. 75, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0)
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Jacques Thirion, Alpes romanes, pp. 69-76, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°54), La Pierre-qui-Vire, 1980
  12. Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, pp. 57-59, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
  13. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 19-26, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  14. * Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 55-56
  15. Nota : L'église est appelée sur certaines notices église Saint-Jacques-le-Mineur.
  16. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 50-53
  17. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 53-54
  18. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 59