Tourrette-Levens

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Tourrette-Levens
La mairie.
La mairie.
Blason de Tourrette-Levens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Tourrette-Levens
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Alain Frère
2014-2020
Code postal 06690
Code commune 06147
Démographie
Gentilé Tourrettans
Population
municipale
4 836 hab. (2014)
Densité 293 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 15″ nord, 7° 16′ 36″ est
Altitude Min. 160 m – Max. 845 m
Superficie 16,5 km2
Localisation

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Tourrette-Levens

Tourrette-Levens est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tourrettans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tourrette-Levens est située à une dizaine de kilomètres au nord de Nice, sur la RM 19 (à noter que les routes départementales sont désormais gérées par la Métropole Nice Côte d'Azur).

Le village ancien, en partie ruiné, est construit sur un éperon rocheux, dominé par le château, devenu musée d'histoire naturelle.

Il communique avec la vallée du Paillon par le col de Châteauneuf. La commune est traversée du nord vers le sud par deux rivières, le Rio Sec et la Gabre qui se rejoignent au quartier des Moulins pour former la Banquière, affluent du fleuve côtier nommé Paillon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tourrette-Levens
Saint-Blaise Levens Bendejun
Castagniers,
Aspremont
Tourrette-Levens Châteauneuf-Villevieille
Falicon Saint-André-de-la-Roche Cantaron,
Nice

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La Baume Périgaud se trouve au lieu-dit de la colle de Revel. L'entrée de cette grotte qui semble avoir été exploitée durant l'époque médiévale ou moderne comme carrière de sable, forme un abri sous roche.

Les fouilles du début du XXe siècle ont livré un grand nombre de poteries modelées ainsi qu'un foyer qui semblent renvoyer au Néolithique. Il semble s'agir d'un abri de berger.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupations antiques sont nombreuses sur le territoire de la commune de Tourette-Levens.

On a récemment identifié les restes d'une exploitation rurale quartier des Barri près de la Condamine de Tourrette-Levens[1]. Des blocs de pierre taillés mis au jour sur le site indiquent la fabrication d'huile ou de vin. Le site le plus spectaculaire se trouve autour du Rocher de la Colle de Revel.

Alors qu'il travaillait sa vigne, un habitant a notamment découvert sur le chemin de La Colle de Revel une pierre tombale et une tombe d'époque romaine.

Une tradition locale non fondée veut qu'un temple romain ait existé jusqu'à la fin du VIe siècle. La légende dit qu'il fut détruit avec les restes d'une agglomération antique, elle aussi non avérée, par les Lombards.

Histoire de Tourette-Levens du Moyen Âge à nos jours[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, un château est construit à l'ancien emplacement prétendu du temple. Il compte six tours (trois rondes et trois carrées), d'où il est possible de surveiller tous les alentours en contrebas. Le premier seigneur s'appelle Raymond de Chabaud, et obtient son fief en 1175 ; le fief de Tourette-Levens restera dans sa famille jusqu'en 1684. C'est aussi au XIIe siècle qu'est construite la partie la plus ancienne du village actuel, et en particulier la chapelle des Pénitents blancs, qui a la caractéristique de posséder l'un des deux clochers triangulaires du comté de Nice.

Durant cinq siècles, la famille de Chabaud tiendra donc les rênes de la communauté de Tourrette-Levens, en essayant de préserver le fief contre le morcellement entre héritiers ; une des stratégies sera d'envoyer les cadets dans les ordres, et en particulier dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui comptera de nombreux membres de la famille de Chabaud ; un évêque de Nice, Bernard II de Tourrette, est aussi un Chabaud et occupe le siège épiscopal niçois de 1291 à 1304.

En 1671, la seigneurie de Tourrette est élevée au rang de comté par le duc Charles-Emmanuel II de Savoie. Mais peu après, en 1684, Honoré IV de Chabaud[2], meurt sans héritier direct. La famille de Chabaud n'est pas éteinte pour autant, et se perpétue jusqu'à nos jours, sous le patronyme « de Chabot, comtes de Souville », homonyme sans rapport avec la maison de Chabot originaire du Poitou.

Le fief est transmis à la nièce d'Honoré IV de Chabaud, Marie-Anne Peyrani, qui s'allie par mariage à la famille Canubio, de Cuneo. Tourrette devient une possession des Canubio, qui la perdent cependant à la Révolution française — ce qui n'empêche pas les Canubio à continuer de porter le titre de « comtes de Tourrette » en Italie (où ils vivent). En 1829, les héritiers Canubio vendent le château à un notaire de Tourrette ; la commune le rachète en 1992 et y ouvre un musée d'entomologie l'année suivante.

Le village a porté plusieurs noms au fil des siècles : Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Oppidum Turretarum, Castrum Turritae, Castrum Turritae de Chabaudorum (on retrouve le nom des seigneurs de Chabaud), Torretas et enfin Tourrette (après l'annexion de Nice en 1860). Afin de le distinguer des deux autres « Tourrette » du département des Alpes-Maritimes et éviter les confusions, le village a été nommé d'abord Tourrette-de-Nice après la création du département, puis Tourrette-Levens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Falicon

D’azur à la comète de seize rais et caudée de deux pièces d’or accompagnée de quatre tours d’argent maçonnées de sable cantonnées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 en cours Alain Frère UMP-LR Retraité
Ancien Vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes

Démographie[modifier | modifier le code]

La population était de 300 habitants à l'époque de Raymond Chabaud (XIIe siècle), 1000 au début du XXe siècle et plus de 4000 habitants actuellement.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 836 habitants, en augmentation de 2,33 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
996 1 056 1 029 1 063 1 286 1 385 1 495 1 472 1 420
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 223 1 193 1 220 1 206 1 159 1 093 1 018 1 158 1 042
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
922 956 925 955 891 1 052 2 035 2 650 2 644
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
3 004 3 412 4 116 4 639 4 731 4 836 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Rosalie de Tourrette-Levens ou église Notre-Dame-de l'Assomption (XIIe siècle-XVIIIe siècle), inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1937. Les belles fresques du XIXe siècle ont été entièrement restaurées en 2013.
  • Chapelle des Pénitents blancs (voir sous Histoire) dans le vieux village, dont les vestiges sont couronnés par un curieux clocher triangulaire
  • Château datant du XIIe siècle, inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1937, dans les murs duquel se trouve désormais un musée d'histoire naturelle, qui compte une riche collection (70 000 spécimens) de papillons et de coléoptères[7] ; panorama ; visite gratuite.
  • Musée de la Préhistoire (gratuit).
  • Musée des Métiers traditionnels[8] (gratuit).
  • Musée privé du Cirque[9].
  • Espace culturel (face au presbytère ; expositions temporaires gratuites).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille des comtes de Chabot ou Chabaud, seigneurs de Tourrette de de 1175 à 1684.
  • La famille Thaon de Revel, comte de Revel. Revel est un quartier de Tourrette-Levens.
  • Le général Joseph Tordo, né à Tourrette-Levens le 6 novembre 1774, et mort à Alger le 10 octobre 1846.
  • Louis François Bailet dit le Manechau, né à Tourrette-Levens le 25 mai 1870, mort en 1942, inventeur de l'ondulation permanente

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Salicis C., 2001, Une huilerie antique au quartier des Barri près de la Condamine de Tourrette-Levens (06), Mémoires de l'IPAAM, t. XLIII, p. 107-127
  2. A.-M. de Chabot, Le dernier comte Chabaud de Tourrettes Honoré IV (1630-1684), p. 118-123, Nice-Historique, année 1983, no 53 Texte
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. http://www.tourrette-levens.org/web-content/Papillons/accueil-papillons.htm
  8. Tourette-Levens : Musées
  9. Site du musée du Cirque