Tourrette-Levens

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Tourrette-Levens
Tourrette-Levens
La mairie.
Blason de Tourrette-Levens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Bertrand Gasiglia
2020-2026
Code postal 06690
Code commune 06147
Démographie
Gentilé Tourrettans
Population
municipale
4 960 hab. (2018 en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 15″ nord, 7° 16′ 36″ est
Altitude Min. 160 m
Max. 845 m
Superficie 16,5 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Tourrette-Levens

Tourrette-Levens [turɛt.ləvɛ̃s] est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Tourrettans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tourrette-Levens est située à une dizaine de kilomètres au nord de Nice.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village ancien, en partie ruiné, est construit sur un éperon rocheux, dominé par le château, devenu musée d'histoire naturelle[1].

Il communique avec la vallée du Paillon par le col de Châteauneuf.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord vers le sud par deux rivières, le Rio Sec et la Gabre qui se rejoignent au quartier des Moulins pour former la Banquière, affluent du fleuve côtier nommé Paillon[3].

Tourrette-Levens dispose de la station d'épuration intercommunale de Nice d'une capacité de 650 000 équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Commune desservie par la RM 19 (à noter que les routes départementales sont désormais gérées par la Métropole Nice Côte d'Azur).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le [7].

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Tourrette-Levens est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[8] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

La commune dispose du plan local d'urbanisme métropolitain[13].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Ferme de la Sauréa[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes ruraux, chambres d'hôtes[15].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité (coiffeurs, tabac, supermarché, esthéticienne...).
  • Arlequin (pizzeria, snack).
  • La Boule à Pizza (camion à pizza).
  • Truck de Food (food truck).
  • Restaurant du château (pizzeria, restaurant)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La Baume Périgaud se trouve au lieu-dit de la colle de Revel. L'entrée de cette grotte qui semble avoir été exploitée durant l'époque médiévale ou moderne comme carrière de sable, forme un abri sous roche.

Les fouilles du début du XXe siècle ont livré un grand nombre de poteries modelées ainsi qu'un foyer qui semblent renvoyer au Néolithique. Il semble s'agir d'un abri de berger.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupations antiques sont nombreuses sur le territoire de la commune de Tourette-Levens.

On a récemment identifié les restes d'une exploitation rurale quartier des Barri près de la Condamine de Tourrette-Levens[16]. Des blocs de pierre taillés mis au jour sur le site indiquent la fabrication d'huile ou de vin. Le site le plus spectaculaire se trouve autour du Rocher de la Colle de Revel.

Alors qu'il travaillait sa vigne, un habitant a notamment découvert sur le chemin de La Colle de Revel une pierre tombale et une tombe d'époque romaine.

Une tradition locale non fondée veut qu'un temple romain ait existé jusqu'à la fin du VIe siècle. La légende dit qu'il fut détruit avec les restes d'une agglomération antique, elle aussi non avérée, par les Lombards.

Histoire de Tourette-Levens du Moyen Âge à nos jours[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, un château est construit à l'ancien emplacement prétendu du temple. Il compte six tours (trois rondes et trois carrées), d'où il est possible de surveiller tous les alentours en contrebas. Le premier seigneur s'appelle Raymond de Chabaud, et obtient son fief en 1175 ; le fief de Tourette-Levens restera dans sa famille jusqu'en 1684. C'est aussi au XIIe siècle qu'est construite la partie la plus ancienne du village actuel, et en particulier la chapelle des Pénitents blancs, qui a la caractéristique de posséder l'un des deux clochers triangulaires du comté de Nice.

Durant cinq siècles, la famille de Chabaud tiendra donc les rênes de la communauté de Tourrette-Levens, en essayant de préserver le fief contre le morcellement entre héritiers ; une des stratégies sera d'envoyer les cadets dans les ordres, un évêque de Nice, Bernard II de Tourrette, est aussi un Chabaud et occupe le siège épiscopal niçois de 1291 à 1304.

En 1671, la seigneurie de Tourrette est élevée au rang de comté par le duc Charles-Emmanuel II de Savoie. Mais peu après, en 1684, Honoré IV de Chabaud[17], meurt sans héritier direct. La famille de Chabaud n'est pas éteinte pour autant, et se perpétue jusqu'à nos jours, sous le patronyme « de Chabot, comtes de Souville », homonyme sans rapport avec la maison de Chabot originaire du Poitou.

Le fief est transmis à la nièce d'Honoré IV de Chabaud, Marie-Anne Peyrani, qui s'allie par mariage à la famille Canubio, de Cuneo. Tourrette devient une possession des Canubio, qui la perdent cependant à la Révolution française — ce qui n'empêche pas les Canubio à continuer de porter le titre de « comtes de Tourrette » en Italie (où ils vivent). En 1829, les héritiers Canubio vendent le château à un notaire de Tourrette ; la commune le rachète en 1992 et y ouvre un musée d'entomologie l'année suivante.

Le village a porté plusieurs noms au fil des siècles : Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Oppidum Turretarum, Castrum Turritae, Castrum Turritae de Chabaudorum (on retrouve le nom des seigneurs de Chabaud), Torretas et enfin Tourrette (après l'annexion de Nice en 1860). Afin de le distinguer des deux autres « Tourrette » du département des Alpes-Maritimes et éviter les confusions, le village a été nommé d'abord Tourrette-de-Nice après la création du département, puis Tourrette-Levens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Falicon

D’azur à la comète de seize rais et caudée de deux pièces d’or accompagnée de quatre tours d’argent maçonnées de sable cantonnées[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1959 Émile Roux    
1959 1971 Octave Tordo    
1971 1975 Georges Bonjean   Magistrat
1975 1977 Paul Fritz    
mars 1977 mars 1983 Bertrand Fenet PS[21]  
mars 1983 2020 Alain Frère RPR puis
UMPLR
Médecin retraité
Conseiller général du canton de Levens (1991 → 2015)
Vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes [Quand ?]
3e vice-président de la Métropole Nice Côte d'Azur
Suppléant du député Christian Estrosi (2012 → 2016)
2020 En cours Bertrand Gasiglia    

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[22] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 805 000 , soit 967  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 318 000 , soit 869  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 677 000 , soit 136  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 949 000 , soit 191  par habitant ;
  • endettement : 2 759 000 , soit 555  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 25,18 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 750 [23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population était de 300 habitants à l'époque de Raymond Chabaud (XIIe siècle), 1 000 au début du XXe siècle et plus de 4 000 habitants actuellement.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2018, la commune comptait 4 960 habitants[Note 3], en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
9961 0561 0291 0631 2861 3851 4951 4721 420
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 2231 1931 2201 2061 1591 0931 0181 1581 042
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
9229569259558911 0522 0352 6502 644
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 - -
3 0043 4124 1164 6394 7314 9194 960--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[28] :

  • Écoles maternelles[29] et primaires[30],
  • Collège,
  • Lycées à Drap, Nice.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[31] :

  • Médecins,
  • Pharmacies à Tourrette-Levens, Aspremont,
  • Hôpitaux à Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

Autres patrimoines :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tourrette-Levens : Reliefs, sols
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. L'eau dans la commune
  4. Description de la station NICE-HALIOTIS
  5. Table climatique
  6. Ligne d’azur : bus n° 89
  7. Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm)
  8. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 novembre 2020)
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  13. PLUm (Plan local d’urbanisme métropolitain)
  14. Ferme de la Sauréa
  15. Hébergements
  16. Salicis C., 2001, Une huilerie antique au quartier des Barri près de la Condamine de Tourrette-Levens (06), Mémoires de l'IPAAM, t. XLIII, p. 107-127
  17. A.-M. de Chabot, Le dernier comte Chabaud de Tourrettes Honoré IV (1630-1684), p. 118-123, Nice Historique, année 1983, no 53 Texte
  18. Nice Côte d'Azur 2 : Tourrette-Levens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  19. Paul Laurenti, 1er maire français de Tourrette-Levens [1]
  20. La stèle d'Edouard Massiéra restaurée inaugurée, Nice-Matin, 4 novembre 2015 (lire en ligne)
  21. Il fut membre du conseil national de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) [2]
  22. Les comptes de la commune
  23. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. Établissements d'enseignements
  29. Écoles maternelles et primaires
  30. École élémentaire
  31. Professionnels et établissements de santé
  32. Paroisse Saint-Pons
  33. « Eglise », notice no PA00080887, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Chapelle des Pénitents blancs
  35. Chapelle du Caïre
  36. Chapelle Saint Antoine
  37. Monument aux morts. Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945
  38. Commémoration du centenaire de l’armistice de 1918
  39. Général Tordo : L’histoire coulée dans le bronze
  40. « Château et son enceinte fortifiée », notice no PA00080886, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Trois musées installés dans le centre historique
  42. Ouvrage fortifié du Mont Chauve de Tourette, de la place forte de Nice
  43. « ouvrage fortifié du Mont Chauve de Tourette, de la place de Nice », notice no IA06000015, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  44. Mortariums
  45. Musée de la préhistoire
  46. Tourette-Levens : Musée des métiers traditionnels
  47. Site du musée du Cirque
  48. La grotte Périgaud
  49. Louis-Abraham Van Loo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]