Rimplas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rimplas
Centre du village.
Centre du village.
Blason de Rimplas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Christelle d'Intorni
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06102
Démographie
Gentilé Rimplassois
Population
municipale
126 hab. (2014)
Densité 5,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 52″ nord, 7° 07′ 51″ est
Altitude Min. 400 m – Max. 2 649 m
Superficie 24,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Rimplas

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Rimplas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rimplas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rimplas

Rimplas est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Rimplassois.

À cheval sur deux vallées, le Val de Blore et la Tinée, le village de Rimplas occupe une position stratégique. L’ancienneté de son implantation est attestée par l’origine de son nom, In Rege placito, qui apparaît pour la première fois en 1067 dans le cartulaire de la cathédrale de Nice. La conjonction du nom germanique ragin et du latin placitum indique que Rimplas était le siège d’une juridiction carolingienne et témoigne de son importance au Moyen Âge. Le nom se transforme en Raiplaz et Raimplaz au XIIe siècle pour devenir Rimplas en 1760.

La rareté des sources écrites ne permet pas de connaître l’histoire du village jusqu’au début du XVIIIe siècle. Le site du village pourrait avoir été fortifié et peut-être déplacé à une époque indéterminée à l’endroit qu’il occupe actuellement. Par ailleurs, les traces d’un ensemble de constructions de pierres sèches ont été découvertes à proximité.

Un château était édifié sur le promontoire dominant le village. Sur ses ruines, l’armée française fit construire en 1928 un fort de type Maginot, un des plus puissants du Sud-Est, permettant, grâce à son artillerie, de verrouiller l’accès de la vallée de la Tinée aux troupes italiennes. À un kilomètre et demi de l’agglomération se trouvent les ruines de l’église Saint-Étienne de Blora, prieuré de l’abbaye de Saint-Dalmas de Pedona mentionné dans les archives en 1351. Rimplas a eu notamment pour seigneurs les Grimaldi, depuis 1473.

Ses armoiries, qui comportent deux étoiles et un bourdon de pèlerin, rappellent que Rimplas appartenait au comté de Beuil et que saint Roch est patron du village.

L’étroitesse du terroir ne permettait qu’à une petite communauté d’habitants d’y subsister mais, grâce à son étagement, de la Tinée jusqu’à la haute montagne, on y cultivait l’olivier, la vigne et le blé et on y pratiquait l’élevage.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rimplas
Saint-Sauveur-sur-Tinée Valdeblore Valdeblore
Saint-Sauveur-sur-Tinée Rimplas Valdeblore
Ilonse Ilonse, Valdeblore Valdeblore

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[1] 2014 André Molinari    
2014 en cours Christelle d'Intorni SE Avocate

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 126 habitants, en augmentation de 5 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
259 157 173 217 224 252 278 239 187
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
177 167 184 193 160 155 144 164 149
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
120 105 225 217 88 50 68 38 55
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
80 84 108 115 136 126 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Honorat

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de l'ancien château du XIIe siècle,
  • Église paroissiale Saint-Honorat, baroque, avec clocher moderne[6],
  • Chapelle Sainte-Marie-Madeleine, vers le fort,
  • Chapelle Saint-Roch, à l'entrée sud du village,
  • Ouvrage de Rimplas, d'abord appelé de la Madeleine, premier ouvrage Maginot,
  • Le petit ouvrage de Fressinéa, annexe du précédent, sur la M2205.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rimplas Blason D’or au bourdon de pèlerin mouvant de la pointe, accosté de deux étoiles de huit rais, le tout de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 88, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 46-49, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99