Rimplas

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Rimplas
Rimplas
Centre du village.
Blason de Rimplas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Christelle D'Intorni
2020-2026
Code postal 06420
Code commune 06102
Démographie
Gentilé Rimplassois
Population
municipale
91 hab. (2018 en diminution de 36,36 % par rapport à 2013)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 52″ nord, 7° 07′ 51″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 2 649 m
Superficie 24,95 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Rimplas
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Rimplas

Rimplas [ʁɛ̃plas] est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rimplassois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 12 km de Saint-Sauveur-sur-Tinée.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

À cheval sur deux vallées, le Val de Blore[1] et la Tinée, le village de Rimplas occupe une position stratégique.

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[2]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le . L'Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Rimplas, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au "[3].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • rivière la Tinée,
  • vallons de mollières, du romarinier, de la figaïrasse, de bramafam, de cabane vieille,
  • le riou.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 202 depuis le pont de la Mescla, puis la départementale 2205[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur[8].
  • Navette : transport gratuit pour Roquebilière[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rimplas est une commune rurale[Note 1],[10]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

La commune disposait d'un plan d'occupation des sols[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (42,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (13,4 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’ancienneté de son implantation est attestée par l’origine de son nom, In Rege placito, qui apparaît pour la première fois en 1067 dans le cartulaire de la cathédrale de Nice. La conjonction du nom germanique ragin et du latin placitum indique que Rimplas était le siège d’une juridiction carolingienne et témoigne de son importance au Moyen Âge. Le nom se transforme en Raiplaz et Raimplaz au XIIe siècle pour devenir Rimplas en 1760.

Histoire[modifier | modifier le code]

La rareté des sources écrites ne permet pas de connaître l’histoire du village jusqu’au début du XVIIIe siècle. Le site du village pourrait avoir été fortifié et peut-être déplacé à une époque indéterminée à l’endroit qu’il occupe actuellement. Par ailleurs, les traces d’un ensemble de constructions de pierres sèches ont été découvertes à proximité.

Un château était édifié sur le promontoire dominant le village. Sur ses ruines, l’armée française fit construire en 1928 un fort de type Maginot, un des plus puissants du Sud-Est, permettant, grâce à son artillerie, de verrouiller l’accès de la vallée de la Tinée aux troupes italiennes[18]. À un kilomètre et demi de l’agglomération se trouvent les ruines de l’église Saint-Étienne de Blora, prieuré de l’abbaye de Saint-Dalmas de Pedona mentionné dans les archives en 1351. Rimplas a eu notamment pour seigneurs les Grimaldi, depuis 1473[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[20] 2014 André Molinari    
2014 En cours Christelle D'Intorni LR Avocate, conseillère départementale depuis 2021

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2018, la commune comptait 91 habitants[Note 3], en diminution de 36,36 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
259157173217224252278239187
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
177167184193160155144164149
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1201052252178850683855
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 - -
80841081151369091--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[25] :

  • Écoles maternelles et primaires à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Valdeblore,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[26] :

  • Médecins à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière,
  • Hôpitaux à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • L’étroitesse du terroir ne permettait qu’à une petite communauté d’habitants d’y subsister mais, grâce à son étagement, de la Tinée jusqu’à la haute montagne, on y cultivait l’olivier, la vigne et le blé et on y pratiquait l’élevage.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes communaux[28].
  • Hôtellerie du randonneur.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Le p’tit panier montagnard[29].
  • Restaurant Le Pous café . Cuisine Niçoise et traditionnelle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Honorat.

Patrimoine militaire :

Patrimoine religieux :

  • Église paroissiale Saint-Honorat, baroque, avec clocher moderne[34],
  • Chapelle Sainte-Marie-Madeleine, vers le fort[35],
  • Chapelle Saint-Roch, à l'entrée sud du village[36],
  • Chapelle Saint-Étienne, dite Saint-Estève[37],
  • 6 oratoires[38],
  • Monument aux morts[39].

Patrimoine culturel et rural[40] :

  • Le musée des traditions populaires présentant des outils retraçant une vie agricole et pastorale,
  • La galerie de sculptures de Serge Doglio[41],
  • Les fontaines et lavoirs,
  • Le four communal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ses armoiries, qui comportent deux étoiles et un bourdon de pèlerin, rappellent que Rimplas appartenait au comté de Beuil et que saint Roch est patron du village.

Blason de Rimplas Blason
D’or au bourdon de pèlerin mouvant de la pointe, accosté de deux étoiles de huit rais, le tout de gueules[42].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Val de Blore, large val perché ceinturé de montagnes, à cheval entre les vallées de la Vésubie et de la Tinée
  2. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  3. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  4. Zonage sismique de la Métropole Nice Côte d'Azyr
  5. L'eau dans la commune
  6. Table climatique
  7. Plan de situation
  8. Réseau régional de transport
  9. Navette : transport gratuit pour Roquebilière
  10. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Plan d'occupation des sols
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. Histoire de Rimplas. Fort de la Madeleine et son annexe de la Fraissinea
  19. CG06 : Le village de Rimplas
  20. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Établissements d'enseignements
  26. Professionnels et établissements de santé
  27. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  28. Gîtes communaux
  29. LE P’tit panier montagnard
  30. « ouvrage mixte du secteur fortifié frontalier dit ouvrage de la Madeleine ou ouvrage de Rimplas », notice no IA06000058, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  31. Ouvrage mixte dit ouvrage de la Madeleine, dit ouvrage de Rimplas, secteur fortifié des Alpes-Maritimes
  32. http://www.montnice.fr/cartographie/fr/fort-rimplas [Fort de Rimplas]
  33. « ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage de Fressinea », notice no IA06000057, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 46-49, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  35. Les chapelles du village
  36. Chapelle Saint Roch
  37. Chapelle Saint Étienne de Blora
  38. Oratoires
  39. Monument aux morts, Conflits commémorés : 1914-1918
  40. Patrimoine culturel et rural
  41. La galerie de sculptures de Serge Doglio
  42. La Tinée : Rimplas, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]