Saint-Blaise (Alpes-Maritimes)

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Saint-Blaise
Saint-Blaise (Alpes-Maritimes)
Vue du village depuis le chemin de l’Amandier.
Blason de Saint-Blaise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Paul Fabre
2020-2026
Code postal 06670
Code commune 06117
Démographie
Gentilé Saint-Blaisois
Population
municipale
1 240 hab. (2019 en augmentation de 24,5 % par rapport à 2013)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 21″ nord, 7° 14′ 18″ est
Altitude Min. 88 m
Max. 808 m
Superficie 8,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Blaise
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Saint-Blaise

Saint-Blaise est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Blaisois.

Jusqu'en 1860, le nom officiel était en italien : San Biagio.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 10 km de Levens.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Collines de Nice.

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[1]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le . L'Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Saint-Blaise, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au "[2].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

  • fleuve le Var ;
  • vallon de Saint-Blaise.

Saint-Blaise dispose de deux stations d'épuration :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Route départementale M 14 vers Levens.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Blaise est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,1 %), zones urbanisées (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,3 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terroir de Saint-Blaise possède des vestiges traditionnellement attribuées aux populations protohistoriques dites ligures. On y retrouve en effet les traces de deux enceintes en pierre sèche, l’un au quartier du Castel, l’autre au quartier du Castelet. Aucune de ces deux structures n'a fourni d'éléments probant permettant de les dater.

À la redistribution des fiefs par Guillaume le Libérateur, à la suite de sa reconquête de la Provence sur les Sarrasins en 973, le fief de Saint Blaise échoit aux vicomtes de Nice. Ceux-ci le cèdent vers 1075 à l’abbaye de Saint-Pons, en même temps que Saint-Martin-du-Var.

Les abbés de Saint Ponsset en resteront les seigneurs, jusqu’à la sécularisation de l’abbaye, en 1792 (le château a été quelque temps occupé par les Chabaud, seigneurs d’Aspremont, en 1279). En 1262 la commune comprend 36 familles soit environ 200 personnes[16]. L’abbaye de Saint Pons y construit même un moulin. Mais deux siècles après, un acte du indique que le lieu de Saint-Blaise est inhabité. Probablement à la suite de guerres et des épidémies, le site s’est dépeuplé.

En 1590, Louis Grimaldi de Beuil, ancien évêque de Vence, est élu abbé de l’abbaye de Saint Pons. Il devient donc seigneur de Saint-Blaise. Il est à l’origine du repeuplement de Saint-Blaise. Louis Grimaldi connaît bien la région car sa sœur Anne est l’épouse de Pierre Lascaris, seigneur de La Roquette. Au début de l’année 1607, après avoir obtenu l’autorisation du Saint-Siège, il découpe dans ce territoire, une trentaine de lots ou « quartons ». Puis il détermine à quelles conditions ces lots seront concédés en « emphytéose perpétuelle » (la durée habituelle de 99 ans étant jugée insuffisante pour amortir les frais de mise en état, la durée a été fixée à perpétuité).

L’abbé Grimaldi a ainsi procédé au partage du terrain, il a établi un cahier des charges et il en a fait la publicité, car cette annonce fut affichée à Nice et dans tous les villages voisins et des avis furent faits en chaire.

La paroisse de Saint-Blaise a été créée en 1777.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Blaise Blason
De gueules aux deux cierges allumés d’argent passés en sautoir, à la crosse d’or posées en pal, mouvant de la pointe et brochant sur le tout, au chef aussi d’or chargé d’une étoile de huit rais de gueules accostée de deux croisettes d’azur[17].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à partir de 1908
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1919 Gaspard Massena    
1919 1925 Marius Massena    
1925 1926 Edgard Baudoin    
1926 1935 Célestin Baudoin    
1935 1936 Louis Baudoin    
1936 1945 Louis Raynaud    
1945 1953 Henri Raynaud    
1953 1959 Thérèse-Joseph Massena    
1959 1977 Paul Calviera    
1977 1983 Madeleine Claass    
1983 1995 Guy du Limbert    
1995 En cours Jean-Paul Fabre LR[18] Cadre supérieur

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :

  • total des produits de fonctionnement : 758 000 , soit 742  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 589 000 , soit 577  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 376 000 , soit 368  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 503 000 , soit 493  par habitant ;
  • endettement : 759 000 , soit 744  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 71,68 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 25 120 [20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2019, la commune comptait 1 240 habitants[Note 3], en augmentation de 24,5 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +1,25 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1831 1838 1841 1848 1851
245218269291641337687324636
1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360331340298296365358257243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
208207194173136134163145137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
156190210339640892928925959
2015 2019 - - - - - - -
1 0131 240-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[25] :

  • Écoles maternelle et primaire[26],
  • Collèges à Saint-Martin-du-Var, Tourrette-Levens,
  • Lycées à Drap, Nice.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[27] :

  • Médecins à Saint-Martin-du-Var, Castagniers, Levens,
  • Pharmacies à Saint-Martin-du-Var, Levens,
  • Hôpitaux à Saint-Jeannet, Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Culture de la fraise.
  • Maraichers[29].
  • Horticulture.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[30].
  • Agence postale communale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Saint Blaise (ruines)[31].
  • L'église Saint-Blaise[32] de 1953, abritant deux huiles sur toiles : " La Vierge au rosaire " (XVIIe siècle) et " Le Saint Guérisseur " du XVIIIe siècle.
  • Moulin-musée[33], étape sur le circuit « la Route des Oliviers » organisée par l’association touristique, date du XVIIIe siècle, est de type génois avec une roue à godets. Très bien restauré en 2000 pour devenir un témoin du passé, il offre son cadre à des expositions artistiques[34].
  • L’atelier de Jean-Pierre Augier, sculpteur à Saint-Antoine-de-Siga. Visites sur rendez-vous. Exposition permanente à la "Maison du Portal " à Levens.
  • Ouvrages civils et militaires :
    • Le pont Masséna en béton armé de 1952 (l'ancien pont suspendu de 1911 a été détruite en 1944), sur la route de Levens.
    • Section des vallons de la Garde et de Costa Rasta, section représentative du canal de la Vésubie[35].
    • Siphon de Saint-Blaise, ouvrage technique remarquable du canal de la [36],[37].
    • En haut de la colline du Castello les ruines du château seigneurial[38] construit par les abbés de l'abbaye de Saint-Pons, au XIe siècle.
  • Monument aux morts, palme, couronne mortuaire, croix latine au sommet[39].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  2. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. Description de la station NICE-HALIOTIS
  5. Description de la station ST BLAISE Campo Curial (Village)
  6. Table climatique
  7. Transports en commun
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Le plan local d’urbanisme a été arrêté le 13 /04/2012 par délibération du Conseil Métropolitain
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. L'histoire de St-Blaise
  17. Nice Côte d'Azur 2 : Saint-Blaise, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  18. « Municipales : LR investit de nouveaux candidats », Nice-Matin,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. Les comptes de la commune
  20. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Établissements d'enseignements
  26. École maternelle et élémentaire
  27. Professionnels et établissements de santé
  28. Paroisse Saint-Pons
  29. Activités
  30. Commerces de proximité
  31. Château Saint Blaise (ruines)
  32. Église Saint Blaise
  33. Moulin à huile, sur www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/
  34. Musée du moulin à huile
  35. « Section des vallons de la Garde et de Costa Rasta, section représentative du canal de la Vésubie », notice no PA06000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Siphon de Saint-Blaise, ouvrage technique remarquable du canal de la Vésubie », notice no PA06000020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Canal de la Vésubie, siphon de Saint-Blaise
  38. Château de Saint-Blaise
  39. Monument aux morts, Conflits commémorés : 1914-1918