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Église évangélique réformée du canton de Vaud

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Église évangélique réformée du canton de Vaud
Image illustrative
Logo de l'EERV
Généralités
Branche Protestantisme
Courant Calvinisme
Gouvernance Synode (législatif) et Conseil synodal (exécutif)
Structure Système presbytérien synodal
Territoire Canton de Vaud
Leader Philippe Leuba (président du Conseil synodal)
Présidente Emmanuelle Jacquat (présidente du Synode)
Fondation
Fondateur Guillaume Farel, Pierre Viret, Jean Calvin
Date 1536
Origine et évolution
Fusion de Église libre et Église nationale
Chiffres
Divers
Site Web https://eerv.ch

L'Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) est une Église protestante de tradition réformée (calviniste) du canton de Vaud, en Suisse romande. Membre de l'Église évangélique réformée de Suisse, l'EERV est reconnue comme Institution de droit public.

L’Église réformée vaudoise exerce ainsi sa mission au service de toutes et tous, conformément aux articles 170, alinéa 2 de la Constitution vaudoise, et de la loi sur les relations entre l’Etat de Vaud et les Églises reconnues de droit public (art.7 LREEDP), loi du .

L’État assure à l'EERV les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission au service de tous dans le canton de Vaud dans les domaines suivants :

  • Vie communautaire et cultuelle
  • Santé et solidarités
  • Communication et dialogue
  • Formation et accompagnement
  • Participation au dialogue interreligieux

L’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) se définit comme une institution engagée dans la société, mettant l’accent sur la dimension humaine et la recherche de sens. Elle contribue à la cohésion sociale attentive aux fragilités comme aux ressources de chacune et chacun.

Cette présence se concrétise sur le terrain, au cœur de lieux variés : lieux de vies, espaces sociaux, d'accueil et d'écoute, hôpitaux, écoles, EMS, institutions sociales, prisons ou espaces publics. À travers ses aumôneries et ses engagements, l’Église propose des espaces et temps d’écoute, de dialogue et d’accompagnement. Cette présence se veut ouverte à l’ensemble de la population, dans une perspective de solidarité et de respect des convictions individuelles.

En 1536, après les guerres de Bourgogne, le Pays de Vaud est assujetti par le canton de Berne, passé à la Réforme en 1528. « Leurs Excellences » de Berne convoquent alors catholiques et protestants à une dispute théologique à la cathédrale Notre-Dame de Lausanne. Y prennent part les réformateurs Jean Calvin, Pierre Viret et Guillaume Farel. À la suite de ces débats, la Réformation est imposée dans tout le Pays de Vaud par les tuteurs bernois qui se portent garants de la formation des pasteurs[1].

Après le départ des Bernois à la suite des invasions françaises de la Suisse en 1798 puis son entrée en tant que tel dans la Confédération le , le canton conserve son église réformée, tout en laissant la place au développement des communautés catholiques.

En 1847, l'Église libre se distancie de l'État, alors que l'Église nationale y reste attachée. La première, dont l'engagement de laïcs fortifie la dynamique, va, par effet de balancier, favorablement influencer sa branche mère avant de refusionner avec cette dernière en 1966. De cette fusion entre Église nationale et Église libre naquit l'Église évangélique réformée du canton de Vaud[2].

De 1949 à 1953 a lieu le chantier de la maison de Crêt-Bérard, où s'impliquent des milliers de jeunes paroissiens et qui sert dès lors de lieu d'accueil et de rencontres.

Organisation territoriale

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Le territoire vaudois est divisé en 11 Régions, elles-mêmes partagées en 88 paroisses. Chaque paroisse est dotée d'un conseil paroissial (exécutif) ainsi que d'une assemblée (législative). La Région est encadrée par un conseil régional (exécutif), qui travaille de concert avec différents conseils spécialisés (ministres, catéchèse, etc.) ainsi qu'une assemblée régionale (législative).

Depuis , l’EERV est engagée dans une réforme institutionnelle baptisée « Église 29 » adoptée quasi unanimement par l'organe législatif à travers 24 décisions clés, appelées « pierres angulaires ». Cette réforme doit lui permettre de mieux remplir sa Mission au service de toutes et tous au travers de structures administratives allégées et d’une proximité communautaire avec la population. Les principes adoptés touchent trois domaines fondamentaux [3]:

  • Gouvernance cantonale
  • Théologie des ministères
  • Réorganisation ecclésiale avec une cible de 25 à 30 paroisses

Le suivi de la réforme est disponible sur www.eerv.ch/eglise29

Quelques lieux de cultes, notamment dans le district du Gros-de-Vaud sont, généralement pour des raisons historiques, utilisés conjointement avec les communautés catholiques. C'est, par exemple, le cas de l'église paritaire Saint-Germain d'Assens.

Organisation administrative

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Au niveau cantonal, l'EERV est régie par un Conseil synodal (exécutif) et un Synode (assemblée législative). Elle dispose d'un secrétariat général ou d'une chancellerie. Les autorités disposent de 4 offices : Ressources humaines, Chancellerie et finances, Information et communication et Église et société. Les activités cantonales sont organisées en 4 services : Formation et accompagnement, Santé et solidarité, Vie communautaire et cultuelle et Terre Nouvelle.

Abus sexuels

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Le , l'agence de presse Protestinfo relate que deux femmes accusent d'abus sexuels un pasteur, célèbre professeur de théologie de l'Université de Lausanne. L'une se plaint que ce professeur ait profité de son statut pour obtenir d'elle des relations sexuelles en échange de notes revues à la hausse. L’Église évangélique réformée du canton de Vaud aurait passé en 2001 un accord secret avec l’État de Vaud afin d'étouffer l'affaire[4],[5]. Dans une interview accordée au journal Le Temps, Claude Ruey, conseiller d’État des institutions et des relations extérieures de 1998 à 2002, explique que l’État avait effacé cette dette sur demande de l’Église protestante vaudoise, pour des raisons humanitaires[6].

L’Église évangélique réformée du canton de Vaud est dotée depuis 2021 d’un Plan de Prévention et de Protection de la Personnalité. Ce plan d’actions s’adresse aux personnes internes et externes à l’Église réformée vaudoise. Le , l'EERV a franchi une étape supplémentaire majeure avec la création de la Fondation pour la Prévention, la Protection et la Lutte contre les Abus - FPPLA[7].Elle est chargée de fournir des prestations d’écoute et d’instruction en lien avec le signalement d’atteinte à l’intégrité physique, psychique, sexuelle et spirituelle dans le contexte ecclésial. La FPPLA peut être saisie par quiconque est victime d’un abus ou par le Conseil synodal lui-même. Dotée de la personnalité morale, elle est indépendante de l’EERV et garantit sur demande l’anonymat des victimes.

Bibliographie

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  • Marcel Grandjean, Les temples vaudois. L’architecture réformée dans le Pays de Vaud (1536-1798), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 51 », .
  • Nicolas Gex, « Les jeunes dans l’église nationale vaudoise de l’après-guerre. Esquisses sur un moment de l’histoire des jeunes paroissiens », Revue historique vaudoise, vol. 128,‎ , p. 129-141 (ISSN 1013-6924)..

Articles connexes

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Notes et références

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  1. « Notre histoire », sur Église évangelique réformée du canton de Vaud (consulté le )
  2. « Qui sommes-nous », sur Église évangelique réformée du canton de Vaud (consulté le )
  3. « Fusion de paroisses vaudoises : les grandes épousailles | Réformés.ch », sur www.reformes.ch, (consulté le )
  4. Anne-Sylvie Sprenger et Lucas Vuilleumier, « Église réformée : un si long silence », Le Temps,‎ , p. 2 et 3 (lire en ligne [PDF])
  5. RTS, « L’Eglise réformée vaudoise fera-t-elle le ménage? Interview de Vincent Guyaz » [audio], sur Radio télévision suisse, (consulté le )
  6. Marc Guéniat, « Selon Claude Ruey, l’Etat a effacé une dette sur demande de l’Eglise protestante vaudoise pour des raisons humanitaires », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. « L’Église réformée vaudoise se dote d’un outil indépendant contre les abus », sur 24 heures, (consulté le )

Liens externes

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