Bible de Genève

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frontispice de la Bible de Genève de 1669
Ne doit pas être confondu avec Geneva Bible.

La Bible de Genève est une édition protestante de la Bible en français, publiée pour la première fois en 1560 par Jean Calvin à Genève. Il s'agit d'une édition distincte de la Geneva Bible, traduction anglaise de la Bible réalisée à Genève par des exilés anglais et diffusée aux XVIe et XVIIe siècles.

Description[modifier | modifier le code]

La Bible de Genève est la version de la Bible utilisée par les premiers réformés, en particulier Jean Calvin et Théodore de Bèze. Elle est issue directement de la traduction de Pierre Robert Olivétan.

À l'inverse des traductions actuelles qui utilisent les manuscrits dits « Minoritaires », cette version est basée sur le Textus Receptus (« texte reçu ») établi par Érasme à partir d'originaux hébreux pour l'Ancien Testament et grec pour le nouveau[1] et est complétée par les notes et de commentaires réalisés en français par les pasteurs genevois ainsi que ceux de la Bible en langue néerlandaise éditée en 1637. L'édition de 1599 de cette Bible affirmait que l'Église catholique était la prostituée de Babylone[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une version de la Bible de Genève est publiée à Paris par Pierre de Hayes et Anthoine Cellier dont le titre du volume général est daté de 1652 mais de 1669 en ce qui concerne le Nouveau Testament : il est vraisemblable qu'il s'agisse d'une précédente édition de l'Ancien Testament de Cellier dans sa version de 1652 ou 1656 auquel a été ajoutée une nouvelle impression du Nouveau testament[3].

En 1669 à Amsterdam Samuel Desmarets et son fils Henri publient chez les frères Elzévier une « édition nouvelle, faite sur la version de Genève revue et corrigée ; enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible des flamands, de la plupart de celles de [Giovanni] Diodati, et de beaucoup d'autres »[4]. Reproduisant essentiellement la version de 1652, cet énorme in-folio (432 × 277 mm) de 1680 pages avec de nombreuses annotations, comportant des cartes du Paradis terrestre, de l'exode des Israélites, du voyage des apôtres et de la Palestine, est « un monument de la typographie, une curiosité et une rareté bibliographiques »[5]. Cette version est validée par les pasteurs de Genève. Elle est ensuite traduite en italien puis en anglais[6], avant que David Martin n'en publie une nouvelle version, nouvellement annotée, en 1707[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. LireLaBible.com, « Ce que l'on appelle "Manuscrits originaux" de la Sainte Bible » (consulté le 6 décembre 2007)
  2. Claude Postel, Traité des invectives au temps de la Réforme recension en ligne.
  3. Jean Robert Armogathe, Le Grand siècle et la Bible, Editions Beauchesne, (ISBN 9782701011561, lire en ligne), p. 331
  4. Jean Robert Armogathe, Le Grand siècle et la Bible, Editions Beauchesne, (ISBN 9782701011561, lire en ligne), p. 332
  5. Jean Robert Armogathe, Le Grand siècle et la Bible, Editions Beauchesne, (ISBN 9782701011561, lire en ligne), p. 332
  6. Site de l'État de Genève, « Erudition et Bible de Genève » (consulté le 6 décembre 2007)
  7. Jean Robert Armogathe, Le Grand siècle et la Bible, Editions Beauchesne, (ISBN 9782701011561, lire en ligne), p. 338

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]