La Chaux (Cossonay)

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La Chaux
La Chaux (Cossonay)
Le temple.
Blason de La Chaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Morges
Communes limitrophes Chevilly, Dizy, Cossonay, Senarclens, Grancy, Chavannes-le-Veyron, Cuarnens, Moiry
Syndic vacant
NPA 1308
N° OFS 5474
Démographie
Population
permanente
421 hab. (31 décembre 2017)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 05″ nord, 6° 28′ 23″ est
Altitude 551 m
Superficie 6,75 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de La Chaux
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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La Chaux
Liens
Site web www.lachaux.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

La Chaux est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Morges.

Toponyme[modifier | modifier le code]

La Chaux tire son nom d'origine de l'arpitan Chaux signifiant pâturage ou sommet aplati[3]. Ce mot tire lui-même son origine du gaulois calmis qui désigne un terrain peu productif[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par Le Veyron et la Venoge longe le territoire de la commune au Nord.Ses communes limitrophones sont Chevilly, Chavannes-le-Veyron, Cossonay, Cuarnens, Dizy, Grancy, Moiry, et Senarclens.

La Chaux est composée du village du même nom sur la rive gauche du Veyron et de celui d'Ittens sur la rive droite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une première mention du village d'Ittens est faite en 964 sous le nom de Villa Ittinges. Pour la Chaux, une première mention est faite en 1228 sous le nom de La Chaus, qui devient en 1277 de Calce. Le village d'Ittens est la propriété des seigneurs de Cossonay alors qu'une commanderie templière est fondée vers 1277 à La Chaux, de l'autre côté du Veyron. Toutefois, trois ans après la destitution de l'Ordre du Temple, en 1315, la commanderie est dévolue aux hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Chaux Blason Coupé d'argent et de gueules aux deux croix de Malte de l'un en l'autre.
Détails
Ces armoiries sont à l'inverse de celles de Goms.

Histoire du temple[modifier | modifier le code]

Le temple de La Chaux est construit en 1613 sur les restes d'une ancienne église dédiée à l'archange saint Michel, après que le village soit passée sous l'égide de la Réforme en 1536. Le temple comporte deux cloches. La première a été fondue en 1621 et équipait la collégiale Saint-Andoche à Saulieu. La seconde date de 1730 et servait la Collégiale de Thil. Ces deux cloches sont réquisitionnée par la convention nationale française en 1793 et sont vendues. Après avoir transité par Genève et Morges, les cloches arrivent à La Chaux pour y être installées dans le temple[6].

Projet de fusion avec Dizy et Cossonay[modifier | modifier le code]

En 2014, les communes de Dizy, La Chaux et Cossonay lancent un projet de fusion de communes. Celui-ci est doté par le canton d'une incitation financière de 600 000 CHF. Néanmoins, après plusieurs remous, le vote de la fusion est reporté au mois de juin 2015 et l'incitation financière augmente à 900 000 CHF[7]. Les travaux avancent et la convention de fusion est présentée publiquement le 12 mars 2015[8]. Néanmoins, à La Chaux, cette fusion n'est soutenue que par quatre des cinq élus municipaux. Le cinquième, Éric Vion, la désapprouve totalement et avance les propos suivants[9] : « Ce n'est pas une fusion, c'est une annexion des deux communes par Cossonay. » Tancé par le préfet de Nyon pour ces propos, il continue sa campagne contre la fusion.

Finalement, le projet de fusion échoue et fort de cette déconvenue, les quatre municipaux Paul-Henri Marguet alors syndic, Pascal Rossy, Dominique Guex et Claire de Pourtales[10] démissionnent avec effet immédiat. Ils sont suivis par le président du Conseil général Stéphane Guex, le vice-président et le secrétaire[11]. La commune est alors mise sous régie par le Conseil d'État qui démissionne le cinquième municipal Éric Vion et nomme l'ancien préfet du Gros-de-Vaud Marc-Etienne Piot à la tête des affaires courantes de la commune en attendant des élections anticipées. Les différents partis politiques au sein du Grand Conseil ne sont pas tous d'accord sur cette façon de procéder. Ils doivent néanmoins confirmer ou infirmer cette décision de l'exécutif vaudois[12].

Les élections du 28 juin 2015 permet au village d'avoir une nouvelle Municipalité composée de Brigitte Dufour, syndique (1re femme syndique à La Chaux), et 4 municipaux, Jean-Daniel Guex, Cédric Chanson, Stellina Cardonne et Pascal Rossy (issu de l'ancienne municipalité). L'assermentation de la nouvelle municipalité a lieu le 7 juillet et le Conseil d'État lève la mise sous régie le 8 juillet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2017 », sur Statistiques Vaud (consulté le 30 septembre 2018)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » [html], sur henrysuter.ch, (consulté le 12 juin 2015)
  4. Henry Suter, « Glossaire : calmis » [html], sur henrysuter.ch, (consulté le 12 juin 2015)
  5. Éric Vion, « Chaux, La (Cossonay) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  6. Claude-Michaël Mevs, « Cloches – La Chaux-s/Cossonay » [html], Cloches de Suisse, sur quasimodosonneurdecloches.ch, (consulté le 12 juin 2015)
  7. Madeleine Schürch, « L'union à trois autour de Cossonay a été repoussée de quelques mois », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  8. Emmanuel Borloz, « Autour de Cossonay, le contrat de mariage est sous toit », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  9. Emmanuel Borloz, « «Ce n'est pas une fusion, c'est une annexion» », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  10. « Autorités communales du district de Morges » [PDF], sur vd.ch, (consulté le 9 juin 2015), p. 6
  11. Emmanuel Borloz, « En crise, la Municipalité de La Chaux a fini par exploser », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  12. Mathieu Signorell, « La droite refroidie par la mise sous régie d’un village », 24 heures,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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