Saint-Barthélemy (Vaud)

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Saint-Barthélemy
Blason de Saint-Barthélemy
Héraldique
Église de Saint-Barthélemy
Église de Saint-Barthélemy
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Gros-de-Vaud
Communes limitrophes Assens, Bioley-Orjulaz, Bettens, Échallens, Goumoëns, Oulens-sous-Échallens
Syndic Dominique Dafflon
NPA 1040
N° OFS 5535
Démographie
Population 778 hab. (31 décembre 2016)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 10″ nord, 6° 36′ 00″ est
Altitude 593 m
Superficie 412 ha = 4,12 km2
Divers
Nom officiel Saint-Barthélemy (VD)
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Saint-Barthélemy
Liens
Site web www.st-barthelemy.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Barthélemy est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1097 sous le nom de Goumoens-le-Châtel, elle fait partie du district d'Échallens de 1803 à 2007. La commune est peuplée de 778 habitants en 2016. Son territoire, d'une surface de 412 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud et est traversé par le Talent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Originellement, le village est appelé Goumoens-le-Châtel depuis sa première mention en 1097. C'est en effet ici que se dresse le château de Goumoens, construit par Jacques de Goumoens, et propriété familiale jusqu'en 1518 ; cette même année, le village changera de nom pour prendre celui de Saint-Barthélemy[3]. Entre 1476 et 1798, le village fait partie du bailliage commun d'Orbe et d'Echallens.

Après l'invasion bernoise de 1536, la Réforme protestante n'aura que peu de succès dans le village ; l'église, originellement fondée au XIIe siècle par les moines du couvent de Romainmôtier et dédiée à l'apôtre saint Barthélemy, est reconstruite par les Bernois et sert alors aux protestants et aux catholiques jusqu'en 1801, date de la construction d'une nouvelle église catholique, qui sera reconstruite 60 ans plus tard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Barthélémy

Les armes de la commune de Saint-Barthélémy se blasonnent ainsi :
Parti d'argent et de gueules, au château accompagné en chef, aux flancs et en pointe de quatre coquilles, le tout de l'un à l'autre[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Saint-Barthélemy représente 414 hectares qui se décomposent en : 30 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 334 ha de surfaces agricoles, 49 ha de surfaces boisées et enfin 1 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 0,24 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 4,11 %, les routes et infrastructures de transport 2,42 %, les zones agricoles 66,18 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er septembre 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Assens, Bioley-Orjulaz, Bettens, Échallens, Goumoëns et Oulens-sous-Échallens.

Le territoire communal, d'une surface totale de 4,1 km², s'étend sur le plateau doucement vallonné du Gros-de-Vaud et est traversé d'est en ouest par les méandres du Talent qui a creusé une vaste plaine dans la molasse du plateau, en aval du village Saint-Barthélemy. Au sud-est de la commune s'étend la plaine de la Mortigue, un affluent du Talent alors que le nord-est est occupé par la forêt du bois du Mont. Le plateau ne présente que de faibles vallonnement : si l'altitude moyenne de la commune se situe à environ 590 mètres, son point culminant n'est qu'à 613 mètres.

En plus du village de Saint-Barthélemy, la commune compte également le hameau de Bretigny situé sur la rive sud du Talent, ainsi que plusieurs exploitations agricoles dispersées.

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 36,27 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 17,74 % des suffrages et les Verts avec 15,63 %[5].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti socialiste à 25,91 %, l'UDC à 24,49 %, l'Alliance du centre à 20,77 %, le Parti libéral-radical à 16,24 % et les Verts à 12,59 %[6].

Sur le plan communal, Saint-Barthélemy est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 35 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Saint-Barthélemy compte 778 habitants en 2016[1]. Sa densité de population atteint 188,8 hab./km2.

En 2000, la population de Saint-Barthélemy est composée de 315 hommes (50,1 %) et 314 femmes (49,9 %). Il y a 562 personnes suisses (91,2 %) et 54 personnes étrangères (8,8 %). La langue la plus parlée est le français, avec 583 personnes (94,6 %). La deuxième langue est l'allemand (19 ou 3,1 %). Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante avec 332 personnes (53,9 %), suivie des protestants (166 ou 26,9 %). 82 personnes (13,3 %) n'ont aucune appartenance religieuse[8].

La population de Saint-Barthélemy est de 262 personnes en 1850, puis reste stable jusqu'à 246 personnes en 1930. Le nombre d'habitants s'élève à 344 en 1980. Il monte ensuite fortement, puisqu'il double en 30 ans pour atteindre 751 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Saint-Barthélemy entre 1850 et 2010[9] :

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal faisant le parcours Échallens-Bettens-Cossonay-Gare s'arrête dans la commune[10]. Elle est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'agriculture et l'arboriculture fruitière représentaient la plus grande part de l'économie locale. La commune s'est progressivement transformée lors de ces dernières décennies avec la construction de zones résidentielles occupées par des personnes travaillant principalement à Échallens et dans la région lausannoise.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Saint-Barthélemy, construit par la famille de Goumoens, est cité dès 1160[12]. Après avoir passé en de nombreuses mains, il est devenu un centre social accueillant des personnes handicapées mentales[13] et est inscrit comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[14].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Le footballeur Lucien Favre et le joueur de tennis Stanislas Wawrinka sont originaires de la commune de Saint-Barthélemy, tout comme Louis d'Affry, le premier Landaman de Suisse en 1803[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a et b « Historique », sur st-barthelemy.ch (consulté le 15 octobre 2012)
  4. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  5. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  6. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  7. « Saint-Barthélemy », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 9 octobre 2012)
  9. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  10. « Echallens-Bettens-Cossonay-Gare », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  11. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  12. « Le château de St Barthelemy », sur swisscastle.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  13. « Centre social et curatif de St-barthélémy », sur educh.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  14. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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