Frédéric Monod

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Frédéric Monod
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Père-Lachaise - Division 36 - Monod 02.jpg

Tombe de Frédéric Monod au cimetière du Père-Lachaise.

Frédéric Monod (, à Monnaz - , à Paris) est un pasteur protestant français du XIXe siècle, fils du pasteur suisse Jean Monod et figure marquante du Réveil et du protestantisme français. Son frère cadet Adolphe Monod est également pasteur, célèbre pour son éloquence qui marque l'époque[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Monod a étudié la théologie à Genève, et y reçoit sa consécration en 1818. En tant qu'étudiant, il a été fortement influencé par l'évangéliste écossais Robert Haldane pour qui il assure le rôle d’interprète anglais-français lors de ses conférences. À partir de 1820 et jusqu'en 1849, il est pasteur de l'Église réformée de Paris. Son activité d'évangélisation débordante le conduit fonder la première École du dimanche à Paris et à participer à de nombreuses sociétés religieuses (Société biblique, Société des missions, Société évangélique)[2].

Lors de l'assemblée générale du protestantisme de 1848, réunie pour faire évoluer le concordat, où il s'associe à la minorité qui demande que soit adoptée une confession de foi[2] mais ne l'obtient pas. Il quitte alors l’Église réformée et, avec Agénor de Gasparin, il fonde en 1849 l'Union des Églises évangélique libres de France[3],[4].

La chapelle du Nord est construite au passage des Petites-Écuries à son initiative en 1849[2], pour y accueillir le culte de l’Église évangélique libre à Paris ; toujours à son instigation elle est déménage ensuite rue de Chabrol en 1853 puis rue des Petits-Hôtels en 1862[5].

À partir de 1824 jusqu'à sa mort en 1863, Frédéric Monod est le principal rédacteur du journal les Archives du Christianisme.

Famille[modifier | modifier le code]

Frédéric Monod épouse en 1821 Marie Louise Constance de Coninck (1803-1837). Ils ont six enfants notamment, Jean Monod, professeur à la faculté de théologie, Gustave (1831-1904), et Théodore (1836-1921) également pasteur[1]. Veuf en 1837, il se remarie en 1839 avec Suzanne Smedley (1808-1867), avec qui il a cinq enfants. Un de leurs fils, Léopold (1844-1922) devient à son tour pasteur[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en)Monod, Adolphe, Encyclopædia Britannica, 1911.
  2. a, b et c « Frédéric Monod (1794-1863 », sur museeprotestant.org, Musée virtuel du protestantisme (consulté le 27 octobre 2017).
  3. John McClintock, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature, vol. VI, Harper & brothers, (présentation en ligne).
  4. « Monod, Frédéric », Dictionnaire historique de la Suisse.
  5. Selon le Dictionnaire historique des rues de Paris de Hillairet, l’Église réformée évangélique dispose alors de trois lieux de cultes parisiens : le premier édifiée par des Américains de plusieurs dénominations et dite « chapelle américaine Saint-Honoré » se trouve au 21, rue de Berri (8e arrondissement), une autre se trouve dans le quartier des Ternes et la troisième est la Chapelle du Nord ; cité dans « Historique de la Chapelle du Nord à Paris » sur le site Les temples protestants de France, consulté le 27 octobre 2017.
  6. Léopold Monod (1844-1922), notice Data BNF [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Robert, « Frédéric Joël Jean Gérard Monod », dans André Encrevé (dir.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. 5 Les Protestants, Paris, Beauchesne, (ISBN 2701012619), p. 346-347.

Liens externes[modifier | modifier le code]