Bex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bex.

Bex
Bex
Le centre du village de Bex avec les Dents du Midi en arrière plan.
Blason de Bex
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Aigle
Localité(s) Anzeindaz, Chêne-sur-Bex, Fenalet-sur-Bex, Chiètres, Frenières-sur-Bex, Vasselin (quartier de Lavey-village débordant sur la commune de Bex), Le Châtel, Les Dévens, Les Plans-sur-Bex, Les Posses-d'en dessus, Les posses d'en dessous, Solalex, Pont-de-Nant
Communes limitrophes Ollon, Gryon, Ormont-Dessus, Conthey (VS), Chamoson (VS), Leytron (VS), Fully (VS), Collonges (VS), Lavey-Morcles, Saint-Maurice (VS), Massongex (VS), Monthey (VS)
Syndic Pierre Rochat (PLR)
NPA 1880 Bex, Fenalet-sur-Bex, Frenières-sur-Bex, Les Plans-sur-Bex
1882 Les Posses-sur-Bex
N° OFS 5402
Démographie
Gentilé Les Bellerins
les Bellerines
Population
permanente
7 757 hab. (31 décembre 2018)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 04″ nord, 7° 00′ 46″ est
Altitude 424. m
Superficie 96,56 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Bex
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

Voir sur la carte administrative du Canton de Vaud
City locator 14.svg
Bex

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Bex

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Bex
Liens
Site web www.bex.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bex ([be]) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle.

Économie[modifier | modifier le code]

La Saline de Bex exploite des mines de sel au Bouillet. La commune est également productrice de vin, et de gypse.

Le bourg comprend par ailleurs une zone industrielle active notamment dans le tri des déchets électroniques.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du XIe siècle, Bex passe, avec tout le Chablais, sous la domination de la Maison de Savoie. À partir du XIIe siècle, un château et des fortifications sont érigés dans la région de Bex, soulignant son rôle d'avant-poste des territoires de la Savoie. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une tour de ce château, la Tour de Duin.

En 1227, Pierre de Bex est seigneur de Bex et, à ce titre, défenseur du château-fort édifié au XIIe siècle[3].

Au début du XVIe siècle, le Chablais vaudois est disputé entre Berne et le duc de Savoie : occupé par Berne en 1464, sous contrôle bernois à la suite de la Guerre de Bourgogne à partir de 1476, le pays de Vaud est confirmé possession bernoise au traité de Lausanne (15 octobre 1564). Vaud devient indépendant en 1798 et adhère à la Confédération suisse en 1803.

À l'instar de Montreux, Bex a été un carrefour touristique d'importance au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Ses bains et ses grands hôtels ont attiré de nombreux touristes, notamment anglais et russes.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune de Bex possède un important patrimoine, à la fois naturel et bâti.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • les Mines et salines de Bex, exploitées dès 1680, classées à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale.
  • la réserve du Vallon de Nant
  • le pâturage de Solalex
  • la réserve du marais de Bex
  • le district franc fédéral du Grand Muveran
  • le village des Plans-sur-Bex.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

La Tour de Duin. Ruine d’un château construit après 1177 et incendié en 1476, puis restauré et habité jusqu'en 1641[4]. Il n’en subsiste que la tour cylindrique. Vestiges restaurés en 1899[5].

Le temple (ancienne église médiévale Saint-Clément, attestée dès 1193) et son clocher à flèche de pierre de 1501 dû au maître maçon Jean Vaulet-Dunoyer. La nef et le chevet ont été reconstruits en 1812-1814 par l’architecte Henri Perregaux [6]. Vitraux de 1911 par Clément Heaton. Édifice classé à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale. Voir:

Article détaillé : Temple de Bex.

La cure protestante, reconstruite après incendie en 1680, a subi une rénovation complète en 1805 par l’architecte Henri Exchaquet. Restaurée en 1983-1984[7].

L'ancienne chapelle de l’Église libre (dite chapelle Nagelin), construite en 1865 par l’architecte veveysan Samuel Késer[8].

L’église catholique Saint-Clément (L'Allex), de style néogothique, a été bâtie en 1885 et transformée en 1941-1943. Vitraux de 1937 par Paul Monnier[5].

L'hôtel de ville. Ce bâtiment de 1747, avec arcades servant de halle de marché, a été restauré et transformé en 1977-1978[5].

Le château (route de Gryon 4-6), imposant édifice de trois niveaux avec tour d’escalier, sous un toit Mansart, a été construit en 1641 pour David de Rovéréaz[5].

L'ancien pont sur le Rhône, classé à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale

La « Campagne Szilassy », sur une hauteur dominant le village, comporte une maison de maître très simple, construite en 1836. Les dépendances, en style rustique, ont été bâties entre 1841 et 1881. Remarquable jardin paysager, dans le genre des parcs anglais[5].

Le domaine du Rhône. Bâtiment des salines du Rhône, élevé en 1717-1718 par l’architecte lausannois Guillaume Delagrange [5].

L’ancienne maison du directeur des salines (route des Dévens 6) a été bâtie dans le goût néoclassique en 1825-1827 par l’ingénieur Adrien Pichard[9].

Les fortifications Dufour (sur la colline de Chiètres), dont en particulier les fortifications de l'Arzillier[10], ont fermé, au XIXe siècle siècle le verrou topographique que constituait le resserrement de la vallée du Rhône à Saint-Maurice.

Photo Objet Type[11] Adresse Coordonnées
A Arch B E M O S
Fortifications03.JPG Fortification de l'Arzillier O 46° 13′ 32″ N, 7° 00′ 26″ E
Eglisebex02.JPG Clocher du temple E Rue du Midi 46° 15′ 04″ N, 7° 00′ 44″ E
Pont sur le Rhône - Saint-Maurice.jpg Pont sur le Rhône E Route de Saint-Maurice 46° 13′ 24″ N, 7° 00′ 12″ E
Bex salt mines.jpg Saline de Bex S Route de Gryon 29 46° 15′ 38″ N, 7° 01′ 51″ E

Littérature[modifier | modifier le code]

Parmi les visiteurs célèbres de Bex, on compte notamment l'écrivain danois Hans Christian Andersen, auteur de La Petite Sirène. Dans son conte intitulé La Vierge des Glaces (1861), il écrit à propos de Bex : « Là, à chaque pas, tout n'est qu'abondance et prospérité, on est comme dans un jardin de châtaigniers et de noyers. Çà et là percent des cyprès et des grenadiers. Il y règne une chaleur méridionale, comme si l'on était entré en Italie... »[12]

Quant à l'écrivain vaudois Jacques Chessex, il a consacré quelques pages de son Portrait des Vaudois (1969) aux Histoires regrettables d'un Bellerin et leurs suites non moins édifiantes. Ce chapitre commence par une présentation aussi vivante que polémique du village :

« − Bex rend fou. Mais oui je vous dis que Bex rend fou! glapissait le vieux juge Maillard, dit Soleil, en attaquant le troisième demi. Ils sont tous fous dans cette sale ville. La politique, l'argent, le collège, c'est rien que des bringues, des histoires, tout le monde dépose plainte contre tout le monde, on se déteste, on se fait des coups tordus, on se soûle à mort. Le directeur mène le bal, son copain le notaire fait la cupesse, ah oui je vous dis que Bex rend fou!

Des sages parlent d'influences telluriques. [...] D'autres accusent le Chablais, qui coule plus fort que l'Avençon et qui embrase les cervelles d'une impétueuse acrimonie. D'autres rappellent le voisinage des catholiques. Les géographes parlent de l'influence du foehn qui tient des nuits entières les Bellerins réveillés, monte les bobéchons, gratte les plaies. D'autres mettent en cause les salines dont les miasmes et les labyrinthes exercent sur les glandes thyroïdes et les psychés un effet pernicieux qui agite les nerfs et gonfle les imaginations. D'autres accusent les institutrices de pousser les Bellerins au crime en donnant trop de petits soupers. »[13]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Les mines de sel (exploitées depuis le XVIIe siècle, elles accueillent des milliers de visiteurs chaque année)[14].
  • Le Sentier du Sel[15].
  • La triennale de sculpture Bex et Arts qui en est, en 2017, à sa treizième édition avec comme thème "L'énergie"[16].
  • La ville a accueilli de 1998 à 2007 le Bex Rock Festival. Le comité de Staff Music ayant décidé de ne pas réitérer l’expérience, le Bex Rock Festival a connu 9 éditions.
  • Chaque année, la commune accueille le Trophée du Muveran.


Municipalité 2016 - 2021[modifier | modifier le code]

La Municipalité se compose des personnes suivantes[17]:

  • Pierre Rochat, syndic (administration générale et finances)
  • Pierre-Yves Rapaz (travaux et environnement)
  • Eliane Desarzens (formation, santé publique)
  • Alberto Cherubini (urbanisme)
  • Jean-François Cossetto (domaine, bâtiments, prévoyance sociale)
  • Emanuel Capancioni (service industriels)
  • Daniel Hediger (sécurité publique)

Transport[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bex est jumelée à la ville de Tuttlingen en Allemagne, au nord de Schaffhouse. Chaque année les élèves de Tuttlingen viennent à Bex pendant deux semaines pour apprendre le français, puis les Bellerins de 10e année partent apprendre l'allemand pendant une durée identique.

La commune a signé aussi une charte d'amitié avec la commune française de Draguignan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isaac Veillon (1733-1817), révolutionnaire français et politicien, originaire et mort à Bex
  • Henri Pittier (1857-1950), géographe suisse

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Cherix, 1931, p. 8
  4. Hans Jenny (dir.), Kunstführer durch die Schweiz : Genf, Neuenburg, Waadt, Wallis, Tessin, vol. 2, Zurich, Société d’histoire de l’art en Suisse /Büchler Verlag, 725 p. (ISBN 3-71-700165-5), p. 149.
  5. a b c d e et f Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 446-447.
  6. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-4[à vérifier : ISBN invalide]), p. 225-232
  7. Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 400
  8. Dave Lüthi, Les chapelles de l’Eglise libre vaudoise, vol. 118, Bibliothèque historique vaudoise, , 287 p. (ISBN 2-88454-118-7)
  9. Paul Bissegger, Ponts et pensées. Adrien Pichard (1790-1841) : Premier ingénieur cantonal, vol. 147, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise », , 768 p..
  10. Jean Langenberger et Marie Claude Morand (réd.), Le général Dufour et Saint-Maurice : [exposition] : Musée militaire cantonal, Saint-Maurice, 15 septembre 1987 - 23 mai 1988, Kantonales Museum altes Zeughaus, Solothurn, 29 juin 1988, vol. 35, Lausanne, coll. « Cahiers d’archéologie romande », , 300 p..
  11. Légende des différents types de biens :
    • A: Archéologie
    • Arch: Archive
    • B: Bibliothèque
    • E: Objet unique
    • M: Musée
    • O: Objets multiples
    • S: Cas particulier
  12. Hans Christian Andersen, "La Vierge des glaces" (1861), Contes, Gallimard, "Folio", p. 328-329
  13. Jacques Chessex, « Histoires regrettables d'un Bellerin et leurs suites non moins édifiantes », Portrait des Vaudois (1969).
  14. http://www.mines.ch/fr/hier-et-aujourd%27hui/hier
  15. http://www.sentierdusel.ch
  16. http://www.bexarts.ch/2011
  17. Source : Site de la commune de Bex

Liens externes[modifier | modifier le code]