Bioley-Orjulaz

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Bioley-Orjulaz
Bioley-Orjulaz
Vue du centre du village de Bioley-Orjulaz.
Blason de Bioley-Orjulaz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Gros-de-Vaud
Commune Assens
NPA 1042
No OFS 5513
Démographie
Population
permanente
526 hab. (avant la fusion)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 01″ nord, 6° 37′ 01″ est
Altitude 609 m
Superficie 3,11 km2
Localisation
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Bioley-Orjulaz
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Bioley-Orjulaz
Liens
Site web bioley-orjulaz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bioley-Orjulaz est une ancienne commune et localité suisse du canton de Vaud se trouvant dans l’agglomération Lausannoise. Située sur le territoire de la commune d'Assens. Le village est cité dès 1516. La commune fait partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007. La commune est peuplée de 526 habitants en 2020. Son territoire, d'une surface de 310 hectares, bien que situé à quelques kilomètres de Lausanne se situe dans la région du Gros-de-Vaud. A l’ouest du village se trouve la zone industrielle de la Vuagire comportant un nombre signifiant d’entreprises dont le siège social du groupe Orllati. Le 1er juillet 2021 la commune fusionne avec celle d’Assens portant donc le nombre total d’habitant de la commune a un peu plus de 1700 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du village remonte à 1516 sous le nom de Biolley orjeux qui vient de la forêt d'Orjulaz[3] (appelée au XIIe siècle Oriola) située sur le territoire de la commune et dont l'usage est donné au Moyen Âge à l'abbaye du Lac de Joux.

La commune fait partie du bailliage commun d'Orbe et Échallens du XVe siècle jusqu'en 1798. Pendant la période de la République helvétique, elle est incluse dans le canton du Léman avant de rejoindre le canton de Vaud à sa création lors de la mise en application de l'acte de médiation.

À partir de mai 2006, une ancienne décharge située sur le territoire de la commune et contenant des fûts de résidus en provenance de l'ancienne usine à gaz de Vevey (brais de houille) est assainie. Les travaux, atteignant 5,4 millions de francs dont 40 % sont pris en charge par la Confédération (et le reste par le canton de Vaud), durent plus d'une année[4].

Le , la commune de Bioley-Orjulaz a fusionné avec la commune d'Assens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Bioley-Orjulaz représente 310 hectares qui se décomposent en : 33 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 219 ha de surfaces agricoles, 55 ha de surfaces boisées et enfin 3 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 1,94 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 2,90 %, les routes et infrastructures de transport 2,90 %, les zones agricoles 60,32 % et les zones arboricoles et viticoles 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Saint-Barthélemy (VD), Assens, Étagnières, Boussens et Bettens.

Le territoire communal se trouve sur le plateau suisse, dans la région légèrement vallonnée du Gros-de-Vaud. À l'ouest de la commune se dresse la colline de Bioley-Orjulaz qui, avec 621 mètres d'altitude, en est le point culminant. À l'est s'étend dans la large vallée, du ruisseau de la Mortigue, affluent du Talent. La limite communale avec Assens est marquée par le Bullet. À l'extrême nord, la frontière communale est marquée par le mont Tessin (à 604 mètres), alors que la partie sud de la commune est occupée par la forêt des bois d'Orjulaz.

En plus du village de Bioley-Orjulaz, la commune compte un quartier résidentiel situé sur le versant sud de la colline du village, ainsi qu'une zone industrielle située à l'ouest du village et englobant la colline au bord de la gravière.

Population[modifier | modifier le code]

Surnom[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont surnommés les Pète-Petit-Lait (lè Pètà-Lâitià en patois vaudois) en raison de la forte odeur que dégageait la laiterie du village[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Bioley-Orjulaz compte 526 habitants en 2020[1]. Sa densité de population atteint 169 hab./km2.

En 2000, la population de Bioley-Orjulaz est composée de 147 hommes (51 %) et 141 femmes (49 %). La langue la plus parlée est le français, avec 270 personnes (93.1 %). La deuxième langue est l'allemand (7 ou 2,4 %). Il y a 256 personnes suisses (88,3 %) et 34 personnes étrangères (11,7 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 157 personnes (54,1 %), suivie des catholiques (90 ou 31 %). 17 personnes (5,9 %) n'ont aucune appartenance religieuse[6].

La population de Bioley-Orjulaz est de 245 habitants en 1850. De 239 en 1888, le nombre d'habitants descend à 160 en 1960. Il remonte fortement depuis et atteint 288 en 2000 avant une augmentation de 57 % en 10 ans pour atteindre 452 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Bioley-Orjulaz entre 1850 et 2010[7] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 33,48 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti libéral-radical avec 20,96 % et le Parti démocrate-chrétien avec 13,63 % des suffrages[8].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 30,52 %, le Parti libéral-radical à 26,77 %, l'Alliance du centre à 18,34 %, les Verts à 13,79 % et le Parti socialiste à 10,58 %[9].

Sur le plan communal, Bioley-Orjulaz est dirigée par une municipalité formée de cinq membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était principalement tournée vers l'agriculture et l'arboriculture fruitière qui ne représentent plus aujourd'hui qu'une part mineure dans l'emploi local. À l'ouest du village se trouve une grande fosse de gravier, exploitée depuis le XIXe siècle. Depuis les années 1970, de nombreuses nouvelles entreprises se sont créées, actives en particulier dans les transports, la construction et la transformation du bois. Pendant ces dernières décennies, le village s'est considérablement modifié avec la création de nouvelles zones résidentielles habitées par des personnes travaillant principalement dans la région lausannoise.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est bien desservie en termes de circulation. Les autoroutes Cossonay et La Sarraz sur l'A1 (Lausanne-Yverdon), ouverte en 1981, sont à environ 4 km du village. Au niveau des transports en commun, Bioley-Orjulaz fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal reliant Échallens à Cheseaux-sur-Lausanne s'arrête dans le village[11]. La ligne du Chemin de fer Lausanne-Échallens-Bercher passe dans le village voisin. Le village est également desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. a et b « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. Aujourd'hui rattachée à l'arrondissement forestier 18 selon le Service des forêts, de la faune et de la nature
  4. Bureau d'Information et de Communication de lEtat de Vaud, « Communiqué de Presse » (consulté le )
  5. Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 20
  6. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le )
  7. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le )
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le )
  10. « Bioley-Orjulaz », sur communal.ch (consulté le )
  11. « Echallens-Bettens-Cheseaux », sur fahrplanfelder.ch (consulté le )
  12. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le )

Sources[modifier | modifier le code]

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