Bursinel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bursinel
Blason de Bursinel
Héraldique
Image illustrative de l'article Bursinel
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Nyon
Communes limitrophes Gilly, Rolle, Dully, Bursins
Syndic Pierre Burnier
NPA 1195
N° OFS 5852
Démographie
Population 487 hab. (31 décembre 2016)
Densité 275 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 20″ nord, 6° 18′ 18″ est
Altitude 430 m
Superficie 177 ha = 1,77 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

Voir sur la carte administrative du Canton de Vaud
City locator 14.svg
Bursinel

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Bursinel

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Bursinel
Liens
Site web www.bursinel.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bursinel est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Nyon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bursinel se situe au bord du lac Léman, dans la région de La Côte.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la commune sont celles de la famille de Sacconay légèrement modifiées. La famille de Sacconay étant aussi seigneur de Saconnex, expliquant pourquoi les armes des deux communes sont très proches.

Monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte sur son territoire un château seigneurial et des maisons de maîtres importantes, notamment Oujonnet et Choisi [aussi Choisy].

Le château a ses origines au XIIIe siècle. Il est acquis en 1512 par Guillaume Maccard et, selon une tradition non établie, la confrérie des Chevaliers de la Cuiller se serait constituée à Bursinel en 1527. La forteresse a probablement été incendiée en 1530 par les Confédérés volant au secours de Genève. L'édifice passe en 1593 à la famille de Sacconay. Vers 1764, l'architecte lausannois Gabriel Delagrange élabore plusieurs projets de reconstruction intégrant une grosse tour médiévale ajourée d'une fenêtre à croisée de pierre, du XVe siècle. Les travaux de reconstruction du château ont lieu vers 1765-1770[3]. Inscrit à l'inventaire cantonal du patrimoine en 1991[4].

Oujonnet. Ce toponyme remonte à la chartreuse d'Oujon, propriétaire de ces terres dès 1252. La maison est citée en 1269. Elle appartient dès 1788 à un ressortissant anglais, William-James Archer. Son fils John Archer la transforme vers 1823 dans le goût néoclassique, faisant appel peut-être à l'architecte Jean-Pierre Noblet[5]. Inscrit à l'inventaire cantonal du patrimoine en 1976[6].

Choisi. Cette demeure néoclassique a été élevée en 1825-1828 pour le grand commerçant Armand Delessert, selon des projets assurément élaborés par l'architecte italo-tessinois Luigi Bagutti. Maison de maître exceptionnelle dans le paysage artistique vaudois pour ses stricts volumes géométriques, elle a frappé de longue date voyageurs et dessinateurs, dont Jean DuBois qui l’a dessinée en 1829 déjà. Sir Winston Churchill vient s’y reposer en 1946. Le parc, dont la vue est agrémentée par une petite île artificielle, a partiellement inspiré Hergé pour l’Affaire Tournesol et a servi également de cadre cinématographique[5]. Inscrit à l'inventaire cantonal du patrimoine en 1991[7].

École de Saint-Bonnet[8] À mi-chemin entre Dully et Bursinel, ce bâtiment scolaire a été bâti en 1838-1839 par les architectes Henri Perregaux et Achille de La Harpe[9].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La gare de Gilly-Bursinel a été utilisée comme lieu de tournage du film "Hélas pour moi", réalisé par Jean-Luc Godard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Bissegger, Les Monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud VII. Rolle et son district (Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse 120), Berne 2012, [ (ISBN 978-3-03797-029-4)], 486 p. (Bursinel, p. 52-65)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Paul Bissegger, Les Monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud VII, Rolle et son district, Société d'histoire de l'art en Suisse, coll. « Monuments d’art et d’histoire de la Suisse », (ISBN 978-3-03797-029-4), p. 52-65
  4. « Fiche de recensement 24A », sur recensementarchitectural.vd.ch
  5. a et b Paul Bissegger, Entre Arcadie et Panthéon. Grandes demeures néoclassiques aux environs de Rolle, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 121 », (ISBN 2884541217), p. 329-358
  6. « Fiche de recensement 34A », sur recensementarchitectural.vd.ch
  7. « Fiche de recensement 36A », sur recensementarchitectural.vd.ch
  8. « Fiche de recensement 25 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  9. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 335-356

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :