Yvorne

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Yvorne
Yvorne
Yvorne et son vignoble.
Blason de Yvorne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Aigle
Localité(s) Versvey, Vers-Morey, Vers-Monthey, Yvorne
Communes limitrophes Roche (VD), Corbeyrier, Leysin, Aigle, Vouvry (VS), Chessel
Syndic Edouard Chollet
NPA 1853
N° OFS 5415
Démographie
Gentilé Les Vuargnérans
Population
permanente
1 051 hab. (31 décembre 2017)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 59″ nord, 6° 58′ 01″ est
Altitude 454 m
Superficie 12,2 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Yvorne
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Yvorne
Liens
Site web www.yvorne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Yvorne est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , un éboulement détruit le village. Yvorne fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de Suisse.

Actualité politique[modifier | modifier le code]

La commune d'Yvorne a mené en 2010 un projet de fusion[3] avec les communes voisines de Leysin et d'Aigle. Le projet, bien qu'accepté par les habitants d'Yvorne et de Leysin, a été refusé par les Aiglons pour 43 voix en votation populaire le [4] :

Commune Oui Non Abstentions
Aigle 1 168 (49 %) 1 211 (51 %) 42
Leysin 455 (53 %) 403 (47 %) 13
Yvorne 252 (52 %) 232 (48 %) 8

La nouvelle commune d'Aigle aurait rassemblé les 13 100 habitants des trois communes initiales[5], sur un territoire de 47,09 km2. La municipalité aurait été portée à neuf membres et le conseil communal à cent conseillers. Des arrondissements électoraux auraient alors été mis en place pour garantir la représentation des minorités au sein des conseils.

Monuments[modifier | modifier le code]

Maison Blanche Le château de Maison Blanche

Temple réformé (1835-1838), par l'architecte Jean Gunthert[6].

Cure (1837) par l'architecte lausannois Henri Perregaux[7],[8].

Carrière de Truchefardel[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Truchefardel ou La Coche, en bordure de la route, une carrière de marbre jaspé (Malm coralligène) a été exploitée par des carriers anonymes dès le XVIIe siècle, puis par les marbriers Doret au XVIIIe siècle et XIXe siècle. En 1756, Vincent Doret y construit une scie à marbre. Ce matériau, qui se distingue par sa riche coloration alliant le gris, le rouge et le jaune avec des veines noires et blanches, a connu une gloire certaine, puisqu'il a été exporté dans un large rayon, notamment dans tout le Pays de Vaud, ainsi qu'à Berne, à Genève et à Lyon. Parmi les nombreuses utilisations de ce matériau, on peut citer les colonnes du portail de l'hôtel de ville de la Palud, à Lausanne (1674)[9]. De 1905 à 1921, cette carrière est exploitée par la Société des carrières d'Arvel, à qui elle appartient, et où celle-ci exploite principalement de la pierre de taille et de marbrerie sous l'appellation de « Rouge suisse » et « Gris suisse ». Cette carrière a également fourni, en 1913-1914, les matériaux utilisés pour la construction du mur de tête suisse du tunnel du Mont-d'Or. La carrière est fermée en 1921[10].

Transports[modifier | modifier le code]

Depuis Yvorne, le col des Agites permet de rejoindre la vallée de l'Hongrin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2017 », sur Statistiques Vaud (consulté le 30 septembre 2018)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Site internet du projet de fusion http://www.projet-fusion.ch/
  4. Résultat de la votation sur le site de la commune d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2658/la-fusion-echoue-de-peu.html
  5. Communiqué de presse de la municipalité d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2296/yvorne-leysin-et-aigle-revotent-la-fusion.html
  6. Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 440
  7. Monique Fontannaz, Les Cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 245-256
  8. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Âge d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 384-388
  9. Paul Bissegger, «Noir, brun, rouge, violet et jaspé: les marbres du Chablais vaudois», Von Farbe und Farben. Albert Knoepfli zum 70. Geburtstag (Veröffentlichungen des Instituts für Denkmalpflege an der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich, 4 Zurich 1980, pp. 79-84.
  10. Michèle Grote, Bernard Streiff, Les Carrières d'Arvel : une société centenaire, [Villeneuve] : Carrières d'Arvel, 2005, pp. 18-20, fig. 13, le bâtiment d'exploitation de la carrière de La Coche, vue prise vers 1915.

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