Gryon

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Gryon
Gryon
Vue du centre de Gryon
Blason de Gryon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Aigle
Localité(s) La Barboleusaz, Les Pars
Communes limitrophes Ollon, Ormont-Dessus, Bex
Syndic Pierre-André Burnier (PLR)
NPA 1882
N° OFS 5405
Démographie
Gentilé Les Gryonnais
Lè Tatchi
Population
permanente
1 332 hab. (31 décembre 2018)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 26″ nord, 7° 03′ 37″ est
Altitude 1 114 m
Superficie 15,22 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Gryon
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Gryon
Liens
Site web www.gryon.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Gryon est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle. Le village entier et la zone de Taveyanne font partie de l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Photo aérienne (1964)

Gryon est située dans les Préalpes vaudoises, à 1 114 m d'altitude, à 9 km à vol d'oiseau au sud-est de la ville d'Aigle. Le village est implanté sur un flanc sud de la montagne, sur les hauteurs de la vallée de la rivière Avançon, à l'ouest du massif des Diablerets, près de 700 m d'altitude plus haut que la vallée du Rhône. Le point culminant de la commune atteint 2 620 m sur les pentes du mont Culan et le point le plus bas est de 680 m d'altitude, à Peuffeyre. En 2018, 10 % des surfaces étaient constituées d'habitations, 51 % de zones boisées, 30 % utilisées pour l'agriculture et 9 % étaient des zones improductives[3]. La réserve naturelle de Taveyanne couvre d'environ 17% du territoire.

Les communes voisines de Gryon sont Bex, Ollon et Ormont-Dessus.

Le village entier et la zone de Taveyanne font partie des sites construits à protéger en Suisse (ISOS).

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Gryon en tant que Griuns se remonte à 1189[4] et ensuite la commune était connu sous le nom Grion jusqu'à 1867. Le territoire appartint à la région de Bex avant 1189, mais ensuite grâce à une donation de Peter von Gruins le territoire devint progressivement propriété de l'abbaye de Saint-Maurice.

Pendant le régime bernois (1484-1798), Gryon gagne un statut particulier, elle reste sous la juridiction de l'abbaye de Saint-Maurice (cour de justice à Gryon et appels à Salaz). En outre la commune avait un Conseil général. Jusqu'à la Réforme (vers 1539), Gryon fit partie de la paroisse de Bex dans le diocèse de Sion.

À la fin du XVIIe siècle, Berne s'attribua les forêts du gouvernement d'Aigle pour l'usage des salines, ce qui provoqua à Gryon de fortes tensions.

Après l'effondrement de l'Ancien Régime, Gryon fit partie du canton de Léman (1798-1803, ensuite le canton de Vaud après l'Acte de Médiation). En 1798, il fut attribué au district d'Aigle.

Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, la région s'ouvrit sur l'extérieur avec la route carrossable (1857) et le chemin de fer à crémaillère (Bex-Gryon-Villars-Chesières (BGVC), 1900). En 1895 l'usine électrique de la Peuffeyre est construite. Ensuite en 1942 les deux lignes, BGVC et Villars-Bretaye ont fusionné pour former une nouvelle voie Bex-Villars-Bretaye (BVB)[5].

Les vieux trains de BVB à Gryon

Ses dernières années (1871-1876), le poète Juste Olivier vécut à Gryon où sa célèbre chanson de la Mi-été de Taveyanne fut chantée pour la première fois en 1869. Successivement, il publia son œuvre Sentiers de Montagne en 1875 qui ancra son nom dans l'histoire de Gryon grâce à sa contribution à la commune. À sa suite, Lausannois et Genevois passent l'été à Gryon; le premier chalet de vacances a été construit en 1860. Dès les années 1900, le tourisme hivernal est introduit avec l'apparition de ski et par la suite, en 1956, la télécabine des Chaux a été réalisé qui a été suivi par plusieurs remontées mécaniques[6]. Dès 1970, un complexe touristique se développe sur l'Alpe des Chaux. Le pont sur la Gryonne (construit initialement en 1901) a été reconstruit en 1980[7].

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean, citée dès le XIIIe siècle est devenue temple. Les murs et le clocher à flèche de pierre ont échappé au feu qui ravage le village et son alpage de Taveyanne, le . Ces deux sinistres simultanés laissent à penser à la thèse de l’incendie criminel[8]. Église partiellement reconstruite en 1722-1724.

Église protestante de Gryon

La chapelle catholique romaine Saint-François (Avenue de la Gare) a été bâtie en 1960 par l’architecte Rolf Borel 46° 16′ 27″ N, 7° 03′ 43″ E[9].

Population[modifier | modifier le code]

En 2000, 87,6 % de la population était francophone, 4,0 % était germanophone et 3,2 % anglophone. En 2018, 30,0 % de la population était de nationalité étrangère. La densité de la population était de 83,2 personnes par km2 en 2015. Voici la population historique de la commune présentée au-dessous[10]:

Année Population
1850 403
1900 480
1960 706
2000 993
2015 1267

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle, Gryon vivait principalement de l'agriculture. À partir de la moitié du XIXe siècle les gryonnais passèrent d'une économie essentiellement agricole à la naissance du tourisme et de ses corollaires. Avec l'ouverture en 1875 de la route reliant Gryon à la vallée du Rhône, le tourisme prit son essor. Le secteur tertiaire domine en 2008, avec 63,3 % des actifs. Le secteur primaire emploie 3,5 % des actifs, et le secteur secondaire 33,2 % des actifs. La commune est principalement dépendante du tourisme, en particulier de son domaine skiable. En outre, les résidences secondaires, constituant une importante source du revenu pour Gryon, rapportent d'environ 1,5 million CHF à la commune chaque année[11]. En 2000, 53 habitants d'autres communes venaient travailler à Gryon, tandis que 256 habitants de Gryon travaillaient dans une autre commune. En termes du revenu, le revenu imposable moyen d'un gryonnais en 2015 était de CHF 32'000[12].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée par la route depuis Bex, et par le chemin de fer Bex-Villars-Bretaye (BVB). Le réseau routier public de la commune est de 45 km.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable de Gryon est relié par les pistes au domaine voisin de Villars-sur-Ollon. Les stations de Gryon sont opérées par Télé-Villars-Gryon-Diablerets SA (TVGD)[13] qui offre plus de 112 km de pistes pour tout le domaine skiable Villars-Gryon-Diablerets-Glacier 3000 [14].

La Rasse-Chaux Ronde (TVGD)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Chiffres et données - Gryon : site officiel de la commune », sur www.gryon.ch (consulté le 26 juin 2019)
  4. « Gryon », sur Dictionnaire historique de la Suisse, (DHS), (consulté le 23 juin 2019)
  5. « BVB », sur http://www.tpc.ch/site/images/TPC_News_3-Histo1.pdf, TPC News, (consulté le 23 juin 2019)
  6. « Résumé historique - Gryon : site officiel de la commune », sur www.gryon.ch (consulté le 26 juin 2019)
  7. « Histoire de Gryon », sur Dictionnaire historique de la Suisse, (DHS), (consulté le 23 juin 2019)
  8. Le 13 juillet 1719, 104 chalets partent en fumée à Gryon, 24 heures (Suisse), 4 juillet 2019
  9. Université de Berne, base de données sur l'architecture religieuse moderne en Suisse (https://www.schweizerkirchenbautag.unibe.ch/moderner_kirchenbau/index_ger.html)
  10. « Communes »
  11. https://www.rts.ch/play/tv/couleurs-locales/video/gryon-vd-quel-avenir-pour-cet-petite-commune?id=805180&expandDescription=true , RTS, (publié le 08 juillet 2009)
  12. « Informations sur les communes: Gryon », sur raiffeisen.ch, (consulté le 10 juillet 2019)
  13. « Page d'accueil », sur villars-diablerets.ch
  14. Dan Ribeiro, « Remportez votre pack famille pour skier sur le domaine de Villars-Gryon-Les Diablerets », sur lfm.ch, (consulté le 10 juillet 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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