Villarzel

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Villarzel
Blason de Villarzel
Héraldique
Vue du village de Villarzel
Vue du village de Villarzel
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) Sédeilles, Rossens
Communes limitrophes Valbroye, Henniez (Vaud), Châtonnaye, Villaz-Saint-Pierre, La Folliaz, Romont
Syndic Max Blaser
NPA 1555
N° OFS 5830
Démographie
Population 423 hab. (31 décembre 2016)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 54″ nord, 6° 54′ 45″ est
Altitude 619 m
Superficie 766 ha = 7,66 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Villarzel
Liens
Site web www.villarzel.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Villarzel est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully. Elle est le résultat de la fusion des anciennes communes de Rossens, Sédeilles et Villarzel le 1er juillet 2006. Elle est peuplée de 423 habitants en 2016. Son terrioire, d'une surface de 768 hectares, se situe entre les vallées de la Broye et de la Glâne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fortifié de Villarzel, avec la tour à gauche et l'église à droite.

Villarzel a été mentionné dès 1228 sous le nom de Vilarsel. Le surnom de ce bourg fortifié était ensuite « Villarzel-l’Evêque », le village relevant de l’évêque de Lausanne, Berthold de Neuchâtel. Un château y fut construit en 1212 par ce dernier et fortifié en 1231 par l’évêque Boniface, qui y résidait volontiers[3]. À la fin du XIIIe siècle, le château fut pris et brûlé par l’évêque Guillaume de Champvent, car le sire de Villarzel avait refusé de reconnaître ce château en fief.

Bannière levée, les gens de Villarzel ont à plusieurs reprises pillé Marnand, Trey ou Middes. Et le château fut plus d'une fois pris ou brûlé en partie. Puis, il disparut complètement, faute d’entretien. Seule une tour subsiste encore, qui fut une prison à l'époque des Bernois et un logement pour les pauvres durant la Révolution.

Villarzel adhéra à l’émancipation vaudoise en 1798, grâce ses délégués Jonas Rossier et Frédéric Bersier, et obtint ainsi que les droits de son abbaye militaire fussent maintenus. La paroisse de Villarzel fut la première du canton où les femmes purent voter, en 1910, pour la nomination d’un pasteur.

Le 1er juillet 2006, la commune de Villarzel a fusionné avec celles de Sédeilles et Rossens pour former la nouvelle commune de Villarzel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villarzel

Les armes de la commune de Villarzel se blasonnent ainsi :
Parti d’argent et de gueules, à la tour couverte, accompagnée de trois étoiles mal-ordonnées, le tout de l’un à l’autre. Adoptées lors de la création de la commune en 2006, elles reprennent des éléments des blasons des trois anciennes communes : l'étoile vient de celui de Rossens, la tour de Villarzel de celui de Villarzel et l'organisation générale du blason de celui de Sédeilles. Les trois étoiles rappellent le nombre de communes ayant fusionné[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Villarzel représente 768 hectares qui se décomposent en : 44 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 539 ha de surfaces agricoles, 185 ha de surfaces boisées et enfin moins d'un hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau). Dans le détail en 2004, les aires industrielles et artisanales représentent moins d'un pourcent du territoire communal, les maisons et bâtiments 2,60 %, les routes et infrastructures de transport 3,13 %, les zones agricoles 51,17 % et les zones arboricoles et viticoles 2 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Payerne. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district de la Broye-Vully. Elle a des frontières communes avec Valbroye et Henniez dans le canton de Vaud et Châtonnaye, Villaz-Saint-Pierre, La Folliaz et Romont dans le canton de Fribourg.

La commune s'étend principalement dans la région montagneuse située entre les vallées de la Broye et de la Glâne. Elle est délimitée au nord par le village de Marnand, à 475 mètres d'altitude et s'étend ensuite en direction du sud en pente relativement douce, interrompue par les terrasses du bois des Râpes à 751 mètres d'altitude. À l'est, à la même hauteur que le bois des Râpes, se trouvent les villages de Sédeilles et de Rossens ainsi que la forêt de Farzin qui, avec 798 mètres d'altitude, représente le point culminant de la commune. À l'ouest, le terrain descend progressivement jusqu'à la dépression formée par la rivière Vauban.

En plus des villages d Sédeilles, de Rossens et de Villazel, la commune compte encore le hameau de La Ville situé sur une crête au-dessus de la vallée du ruisseau de Marnand, le rural de Champs Paccot ainsi que quelques fermes isolées.

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 33,20 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 17,24 % des suffrages et le Parti libéral-radical avec 13,81 %[5].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 35,10 %, l'Union démocratique du centre à 29,69 %, le Parti socialiste à 16,67 %, les Verts à 14,69 %,le Parti bourgeois démocratique et les Vert'libéraux à 3,44 % et Vaud Libre à 0,42 %[6].

Sur le plan communal, Villarzel est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Ferme dans le village de Sédeilles.

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, la commune de Villarzel est principalement tournée vers l'agriculture et l'arboriculture. Dans les dernières décennies, elle s'est transformée en lieu résidentiel accueillant des habitants travaillant dans les villes voisines ; les villages accueillent encore quelques petites entreprises locales ainsi que trois restaurants[8].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Villarzel est inscrit comme site ISOS[9]. La commune compte également trois objets inscrits comme biens culturels d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[10] : le site fortifié médiéval du Ressat, la maison de Bize et les ruines de l'ancien château du Châtelard.

Dans le village de Villarzel se trouvent également une tour, vestige du mur d'enceinte du XIIIe siècle[11] et qui figure à la fois sur l'ancien et le nouveau blason communal. Près de cette tour se trouve l'église, dédiée à Saint Georges, mentionnée dès 1228 déjà ; elle a déjà été restaurée plusieurs fois, ses pierres patinées étant rongées par le temps[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Villarzel possède 423 habitants en 2016[1]. Sa densité de population atteint 55,2 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population des anciennes communes composant Villarzel entre 1850 et 2000[13] :

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Rossens, Sédeilles et Villarzel font partie de la communauté tarifaire fribourgeoise Frimobil. Le bus CarPostal reliant Romont à Payerne s'arrête dans ces trois localités[14]. Celui reliant Romont à Avry s'arrête à Rossens et Sédeilles[15]. Les trois villages sont aussi desservis par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[16].

Vie communale[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs associations, parmi lesquelles un club des aînés, deux jeunesses (de Sédeilles et de Villarzel), ainsi qu'une amicale des sapeurs-pompiers[17].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Rodolphe Rubattel, président suisse en 1954, est originaire de cette commune[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Gilbert Coutaz, « Villarzel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du . consulté le 13 octobre 2012.
  4. « Armoiries de Villarzel », sur villarzel.ch (consulté le 13 octobre 2012)
  5. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  6. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  7. « Villarzel », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Entreprises », sur villarzel.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  9. « Liste des sites d'importance nationale », sur Office fédéral de la culture (consulté le 3 octobre 2012)
  10. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  11. « La tour de Villarzel », sur villarzel.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  12. « L'églisee de Villarzel », sur villarzel.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  13. [zip] « Évolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  14. « Romont FR-Sédeilles-Payerne », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  15. « Romont FR-Sédeilles-Rosé-Avry Centre », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  16. « PubliCar Payerne (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  17. « Sociétés », sur villarzel.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  18. « Notre président de la Confédération », sur villarzel.ch (consulté le 3 octobre 2012)

Source[modifier | modifier le code]

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