Gimel (Vaud)

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Gimel
Gimel (Vaud)
Gimel avec le massif du Jura en arrière-plan.
Blason de Gimel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Morges
Communes limitrophes Le Chenit, Bière, Saubraz, Aubonne, Essertines-sur-Rolle, Saint-Oyens, Longirod, Saint-George
Syndic Philippe Rezzonico
NPA 1188
No OFS 5428
Démographie
Gentilé Gimelan
Population
permanente
2 311 hab. (31 décembre 2020)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 32″ nord, 6° 18′ 29″ est
Altitude 723 m
Superficie 18,89 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Gimel
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Gimel
Liens
Site web www.gimel.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Gimel est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Morges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gimel est commune du district de Morges, dans le canton de Vaud, en Suisse. Elle située au pied du massif du Jura, sur la route menant au col du Marchairuz[3]. Elle fait partie du Parc naturel régional Jura vaudois[4].

Population[modifier | modifier le code]

Gentilé et surnom[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune se nomment les Gimelans (ou les Gimelands).

Ils sont surnommés lè Dzemelan (soit les Jumeaux en patois vaudois)[5],[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Si le nom de Gimel n'apparait pour la première que dans la seconde partie du Xe siècle, des vestiges plus anciens ont été trouvés sur le territoire de la commune[3]. Il s'agit notamment de pierres à écuelles datant de l'âge du bronze, de tombes de La Tène remontant à l'époque romaine et de nécropoles du haut Moyen Âge à Bauloz[3]. Pendant le Moyen Âge, le village de Gimel dépend de la seigneurie d'Aubonne, tandis qu'une partie des terres appartient à l'abbaye de Saint-Maurice, puis à celle de Romainmôtier[3]. Pendant l'occupation bernoise, qui commence en 1536, Gimel fait partie du bailliage d'Aubonne, et ce jusqu'en 1798[3]. Elle est alors le centre d'une paroisse regroupant également Saubraz, Saint-Oyens, Mont-sur-Rolle (jusqu'en 1621) et Essertines-sur-Rolle (jusqu'en 1837)[3]. Pendant cette période, Gimel est dotée d'une cour de justice et obtient au XVIIIe siècle le droit d'organiser deux foires au bétail[3].

Au XIXe siècle, une activité de villégiature se développe grâce à une source alcaline se trouvant dans la commune[3]. Depuis, l'hôtel des bains a été transformé en hôpital psychogériatrique[3]. Le village est raccordé au télégraphe en 1860 et au téléphone en 1895[7]. En 1862, la commune inaugure son Auberge communale[8]. En 1960, la commune de Gimel accueille le Championnat suisse motocycliste sur route[9]. En 1961, elle joue un rôle de pionnier dans le Jura vaudois en créant un réserve naturelle protégeant le marais de la Sèche et les chambres de la Rolat[10]. En 1980, la commune inaugure une nouvelle place des sports comprenant terrains de football et piste d'athlétisme[11].

En 1984, le Conseil communal élit pour la première fois une femme, Geneviève Delafontaine, à sa tête[12]. Trois ans plus tard, elle est également la première femme à accéder à la municipalité[13]. En 2011, Sylvie Judas devient la première femme à accéder au poste de syndic[14].

En 1989, la commune inaugure une nouvelle école, le collège du Marais, agrandi dès 1994[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Gimel est dotée d'un législatif, le Conseil communal, et d'un exécutif, la Municipalité, tous deux élus directement par la population[16],[17]. La Municipalité est présidée par un syndic[18].

Liste des syndics[modifier | modifier le code]


Jumelage[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel et culturel[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Pierre de Gimel date du XIIe siècle, mais a connu de grandes transformations au XVIIe siècle[3]. Les cloches sont électrifiées depuis 1985[30].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Entreprises et services[modifier | modifier le code]

Hôpitaux[modifier | modifier le code]

Sociétés locales[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée par bus avec Allaman, Aubonne, Bière, Essertines-sur-Rolle, Mont-sur-Rolle, Montherod, Pizy, Rolle, Saint-George, Saint-Oyens et Saubraz. De plus, elle se trouve entre les sorties 13 et 14 de l'Autoroute A1.

Historiquement, Gimel a été reliée par deux lignes de tramway actuellement disparues : le Allaman-Aubonne-Gimel qui circula du au et le Rolle-Gimel qui circula du au . Malgré leur remplacement par des bus, ces deux lignes restent les principaux liens de transports publics de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  3. a b c d e f g h i et j Germain Hausmann, « Gimel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. « Territoire et missions », sur parcjuravaudois.ch (consulté le )
  5. « UCV - Annuaire - Recherche et carte - Gimel », sur www.ucv.ch (consulté le )
  6. Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 47
  7. Gil Egger, « L'histoire commence en 1895... », Nouvelle Revue de Lausanne,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  8. Lise Bourgeois, « Les 125 ans de l'Union », 24 Heures,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  9. « Championnat suisse motocycliste sur route à Gimel », L'Impartial,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  10. « Gimel », Le Jura vaudois,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  11. Guy Thébault, « Pour le bonheur des sportifs », 24 Heures,‎ , p. 14 (lire en ligne)
  12. Guy Thébault, « Première au Conseil de Gimel - Une femme à la présidence », 24 Heures,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  13. Ryde, « Une dame à la municipalité », Le Jura vaudois,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  14. a et b Laurent Morel, « Sylvie Judas élue tacitement », La Côte,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  15. M. S., « Pour obtenir le bonus à l'investissement, la commune agrandit le collège du Marais au pas de charge », 24 Heures,‎ , p. 29 (lire en ligne)
  16. « Elections communales générales 2021 | VD.CH », sur www.vd.ch (consulté le )
  17. « Autorités politiques », sur www.gimel.ch (consulté le )
  18. « La Municipalité | VD.CH », sur www.vd.ch (consulté le )
  19. Paola Crivelli, « Victor Debonneville » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  20. « Octave Champion », Journal de Morges,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  21. « Gimel », Feuille d'avis de Bière,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  22. Ryde, « Frank n'est plus », Le Jura vaudois,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  23. « Gimel: mort du syndic », Feuille d'avis de Neuchâtel,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  24. Danielle Collomb, « Hommage à Rémi Renaud. Adieu Monsieur l'instituteur. », L'Echo rollois et aubonnois,‎ , p. 31 (lire en ligne)
  25. Gilbert Hermann, « Le périple terrestre exceptionnel de Rémi Renaud », Journal de Morges,‎ , p. 14 (lire en ligne)
  26. « Gimel - Un nouveau plébiscité », Journal de Nyon - Ouest Lémanique,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  27. « Conseil communal de Gimel - On a rendu hommage au syndic sortant Jules Lecoultre », La Côte,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  28. Jocelyne Laurent, « L'engagement chevillé au corps jusqu'au bout », La Côte,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  29. Armand Vonnez, « Philippe Rezzonico élu tacitement », Administration communale,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  30. X. Dd., « De la corde à l'électron », 24 Heures,‎ , p. 24 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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