Assens (Vaud)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Assens.
Assens
Blason de Assens
Héraldique
Bâtiment de la gare d'Assens
Bâtiment de la gare d'Assens
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Gros-de-Vaud
Localité(s) Malapalud
Communes limitrophes Échallens, Bottens, Bretigny-sur-Morrens, Morrens, Étagnières, Bioley-Orjulaz, Saint-Barthélemy (VD)
Syndic Guy Longchamp
NPA 1042
N° OFS 5511
Démographie
Gentilé Asseniens
Population 1 058 hab. (31 décembre 2016)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 01″ nord, 6° 37′ 01″ est
Altitude 630 m
Superficie 535 ha = 5,35 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

Voir sur la carte administrative du Canton de Vaud
City locator 14.svg
Assens

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Assens

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Assens
Liens
Site web www.assens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Assens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1228, elle fait partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007 et fusionne avec Malapalud en 2009. La commune est peuplée de 1 058 habitants. Son territoire, d'une surface de 531 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un tumulus datant de La Tène et une nécropole du Haut Moyen Âge détruite en 1881 se trouvaient sur le territoire de la commune. Assens est connu en 1228 sous le nom d'Ascens. Plusieurs seigneurs y possèdent des fiefs au Moyen Âge. Entre 1476 et 1798, le village fait partie du bailliage d'Orbe et Échallens. La paroisse est mixte après la Réforme et l'église sert aux protestants et aux catholiques jusqu'à la construction d'une église catholique en 1845. L'ancienne église, construite au XIIe ou au XIIIe siècle, est agrandie en 1453 et en 1454[3]. La commune d'Assens a fusionné le avec Malapalud (0,83 km2, 93 habitants).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Assens

Les armes de la commune d'Assens se blasonnent ainsi :
De sinople à la gerbe d'or accompagnée en chef de deux croix tréflées du même[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Assens représente 531 hectares qui se décomposent en : 48 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 423 ha de surfaces agricoles, 59 ha de surfaces boisées et enfin 1 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 4,71 %, les routes et infrastructures de transport 3,20 %, les zones agricoles 67,04 % et les zones arboricoles et viticoles 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Cossonay. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Échallens, Bottens, Bretigny-sur-Morrens, Morrens, Étagnières, Bioley-Orjulaz et Saint-Barthélemy (VD).

Le territoire communal se trouve sur le plateau suisse, dans la région vallonnée du Gros-de-Vaud. Il s'étend des plaines agricoles traversées par le Mortigue à l'est jusqu'à la forêt du bois des Allemands qui, avec 692 mètres d'altitude, est le point culminant de la commune. À l'est, la frontière communale est marquée par le ruisseau du Valley. Au sud et à l'ouest, la limite communale avec Étagnières puis Bioley-Orjulaz est marquée par le Bullet.

En plus du village d'Assens, la commune compte également plusieurs exploitations agricoles dispersées.

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 22,60 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 19,56 % des suffrages et le Parti démocrate-chrétien avec 18,80 %[5].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Alliance du centre à 25,93 %, l'Union démocratique du centre à 21,86 %, le Parti libéral-radical à 21,14 %, le Parti socialiste à 19,29 % et les Verts à 11,79 %[6].

Sur le plan communal, Assens est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Assens possède 1 058 habitants en 2016[1]. Sa densité de population atteint 197,8 hab./km².

Après être restée stable de 1850 à 1970, la population d'Assens et Malapalud est multipliée par 2,5 en 40 ans. Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Assens entre 1850 et 2010[8] :

Économie[modifier | modifier le code]

Si l'économie locale est restée principalement tournée vers l'agriculture et l'arboriculture fruitière jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, ces activités ne représentent aujourd'hui plus qu'une part mineure des emplois locaux.

Outre un moulin sur le cours du Talent et une grande entreprise de jardinage au nord du village, de nombreuses entreprises se sont installées sur le territoire communal depuis les années 1970, dont plusieurs entreprise de construction, une fabrique d'outils agricoles et une imprimerie. Durant ces dernières décennies, le village s'est transformé en avec la création de nouvelles zones résidentielles, habitées par des personnes travaillant principalement dans la région lausannoise.

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Assens fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La commune est desservie par la ligne de train régionale du chemin de fer Lausanne-Échallens-Bercher qui s'arrête à la gare d'Assens[9]. Le village est aussi desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[10].

Monuments[modifier | modifier le code]

Un tumulus situé dans le bois des Allemands, l'église catholique Saint-Germain ainsi que l'église paritaire Saint-Germain toutes deux situées dans le village sont inscrits comme biens culturels d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[11].

L'église catholique, dédiée à Saint-Germain, est un majestueux édifice néoclassique élevé en 1842-1845 par l'architecte Henri Perregaux, est, au XIXe siècle, l'une des rares églises vaudoises à avoir été autorisée, dès sa construction, à disposer d'un clocher[12]. Inscrite à l'inventaire cantonal du patrimoine en 1991[13].

L'ancienne église, aussi dédiée à Saint-Germain, a été bâtie au Moyen Âge, elle se trouve au centre du village sur un promontoire

Aux alentours du village, se trouvent des croix dites "de rogations". Dans les siècles passés, on y implorait Dieu de faire fructifier les récoltes[14].

Nature[modifier | modifier le code]

Les nombreuses forêts d'Assens permettent de s'adonner à la randonnée en suivant des itinéraires pédestres comme le sentier du Talent, long de 10 km et qui longe la rivière éponyme.

Le chemin des blés passe aussi par la commune, c'est un parcours didactique balisé sur le d'une centaine de kilomètres à parcourir étape par étape.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Assens (Vaud) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne. consulté le 15 octobre 2012
  4. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  5. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  6. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  7. « Assens (Vaud) », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Évolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  9. « Lausanne-Flon-Echallens-Bercher », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  10. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  11. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  12. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 244-246
  13. « Fiche de recensement 51 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  14. « Commune d'Assens - Sites à découvrir », sur www.assens.ch (consulté le 12 octobre 2015)

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :