Bottens

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Bottens
Bottens
Maison de commune de Bottens.
Blason de Bottens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Gros-de-Vaud
Communes limitrophes Assens, Bretigny-sur-Morrens, Échallens, Froideville, Lausanne, Montilliez, Poliez-Pittet
Syndic Laurent Imoberdorf
NPA 1041
N° OFS 5514
Démographie
Gentilé Bottanais
Population
permanente
1 245 hab. (31 décembre 2016)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 01″ nord, 6° 39′ 00″ est
Altitude 728 m
Superficie 6,89 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Bottens
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Bottens
Liens
Site web www.bottens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bottens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1142, elle fait partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007. La commune est peuplée de 1 245 habitants en 2016. Son territoire, d'une surface de 694 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bottens est connu sous le nom de Botens en 1142. Bournens forme un fief de l'évêque de Lausanne au XIIe siècle. Le village fait ensuite partie de la châtellenie d'Échallens. Il fait partie du bailliage d'Orbe-Échallens entre 1475 et 1798. Le village est géré par les communiers. Bottens fait ensuite partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007, puis du district du Gros-de-Vaud depuis 2008. Bottens n'adhère pas complètement à la Réforme et l'église sert aux protestants et aux catholiques. L'église, datant du XIIe siècle et restaurée en 1711, est réservée aux protestants dès 1904 après la construction d'une église catholique en 1843[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bottens

Les armes de la commune de Bottens se blasonnent ainsi :
De gueules à la bande d'argent chargée d'un lion de sable[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Bottens représente 694 hectares qui se décomposent en : 53 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 497 ha de surfaces agricoles, 140 ha de surfaces boisées et enfin 4 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 0,29 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 4,61 %, les routes et infrastructures de transport 2,45 %, les zones agricoles 50,43 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Assens, Bretigny-sur-Morrens, Échallens, Froideville, Lausanne, Montilliez et Poliez-Pittet.

Le territoire communal se trouve sur le plateau suisse, dans la région du Gros-de-Vaud. La frontière ouest de la commune est marquée par la vallée du Talent dans lequel s'écoulent les ruisseaux du Posat et de Combron dont la vallée boisée marque la frontière sud. À l'ouest se trouvent successivement le plateau de Bottens, la forêt de Planche Riande, la source du Coruz (un affluent de la Mentue) et la colline de la Carnacière qui, avec ses 848 mètres d'altitude, marque le point culminant de la commune.

En plus du village de Bottens, la commune compte les hameaux de Chalet Curial (au sud de la Planche Riande), Mandou (près de la source du Coruz) et Grands Troncs (sur le plateau du Jorat), ainsi que plusieurs exploitations agricoles dispersées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Bottens compte 1 245 habitants en 2016[1]. Sa densité de population atteint 180,7 hab./km2.

En 2000, la population de Bottens est composée de 466 hommes (50,8 %) et 451 femmes (49,2 %). La langue la plus parlée est le français, avec 862 personnes (93,2 %). La deuxième langue est l'allemand (29 ou 3,1 %). Il y a 847 personnes suisses (91,6 %) et 78 personnes étrangères (8,4 %). Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante avec 393 personnes (42,5 %), suivie des protestants (355 ou 38,4 %). 118 personnes (12,8 %) n'ont aucune appartenance religieuse[5].

La population de Bottens est de 464 habitants en 1850 et elle reste relativement stable jusqu'en 1970. Depuis, la population augmente fortement puisqu'elle est multipliée par 2,5 en 40 ans. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Bottens entre 1850 et 2010[6] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 34,46 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 13,71 % des suffrages et le Parti libéral-radical avec 13,29 %[7].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 28,24 %, les Verts à 23,58 %, le Parti libéral-radical à 21,55 %, l'Alliance du centre à 16,06 % et le Parti socialiste à 10,57 %[8].

Sur le plan communal, Bottens est dirigé par une municipalité formée de cinq membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'économie locale était dominée par l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui ne représentent cependant plus qu'une part mineure des emplois locaux de nos jours. Depuis le XVIIIe siècle, une briqueterie est également installée à Bottens, rejointe depuis les années 1970 par de nouvelles entreprises actives dans la construction ou dans la mécanique. Dans ces dernières décennies, le village s'est transformé avec la création de zones résidentielles occupées par des personnes travaillant principalement dans la région lausannoise.

Transports[modifier | modifier le code]

Bottens fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La ligne de bus 60 des transports publics de la région lausannoise reliant Lausanne et Froideville[10] et la ligne de bus 440 de CarPostal reliant Échallens à Moudon s'arrêtent dans la commune[11]. La localité est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[12].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église catholique Saint-Étienne a été construite en 1843-1848 par l’architecte Henri Perregaux. Elle compte parmi les plus remarquables de ses œuvres et figure au nombre des premiers édifices néogothiques du canton de Vaud. Son aménagement intérieur était anciennement particulièrement soigné. Il a été considérablement modernisé en 1979, ce qui a entraîné notamment l'altération, voire la suppression de la chaire richement sculptée, des autels latéraux, du maître-autel et des stalles[13],[14]. Classée monument historique en 2001[15]. Elle est inscrite comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[16].

École (1845-1846) par les architectes lausannois Henri Perregaux et Achille de La Harpe[14].

Manifestations[modifier | modifier le code]

La commune de Bottens compte plusieurs associations, parmi lesquelles une section des paysannes vaudoises, un chœur mixte et une société d'aînés, ainsi que des clubs de football, gymnastique, pétanque, ski alpin et volley-ball[17].

Chaque année, en septembre, a lieu la fête de la patate[18]. De plus, la commune crée, de juillet à septembre, un labyrinthe de maïs[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Marianne Stubenvoll, « Bottens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du . consulté le 15 octobre 2012.
  4. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  5. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 4 octobre 2012)
  6. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  7. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Bottens », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Lausanne-Cugy VD-Montheron-Bottens-Froideville », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  11. « Echallens-Moudon », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  12. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  13. Paul Bissegger, Le Moyen Âge romantique au Pays de Vaud, 1825-1850. Premier épanouissement d’une architecture néo-médiévale, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 79 », , p. 117-134
  14. a et b Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », , p. 244-255 et pp. 337 et suiv.
  15. « Fiche de recensement 3 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  16. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  17. « Adresses des sociétés », sur bottens.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  18. [1]
  19. « Labyrinthe de maïs », sur bottens.ch (consulté le 9 octobre 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds : Archives et documents de la Commune de Bottens (1500-). Bottens : Commune de Bottens. (présentation en ligne). Copie de l'inventaire de 1981 (portant sur les archives de 1601 à 1960) aussi aux Archives cantonales vaudoises [2] et détaillé sur le Panorama des Archives communales vaudoises [3].

Source[modifier | modifier le code]