Noville (Vaud)

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Noville
Noville (Vaud)
Blason de Noville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Aigle
Communes limitrophes Villeneuve, Rennaz, Roche, Chessel, Port-Valais (VS)
Syndic Pierre-Alain Karlen (Union démocratique du centre)[1]
NPA 1845
N° OFS 5408
Démographie
Gentilé Novillois
Population
permanente
1 113 hab. (31 décembre 2018)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 00″ nord, 6° 54′ 00″ est
Altitude 378 m
Superficie 10,35 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Noville
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Noville
Liens
Site web www.noville.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Noville est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle. Située au bord du Léman à l'embouchure du Rhône, elle compte 1 113 habitants en 2018.

Histoire[modifier | modifier le code]

Noville fut mentionnée sous les noms de Nova villa en 903 et de Nouila en 1162/1173. On trouve une nécropole du haut Moyen Âge à Crebelley. Au Moyen Âge, l'abbaye de Saint-Maurice et divers seigneurs avaient des droits sur les terres de Noville qui relevaient au temporel de la châtellenie de Chillon, au spirituel du diocèse de Sion. Sous le régime bernois (1476-1798), Noville fit partie des gouvernement et mandement d'Aigle (châtellenie avec Rennaz et Roche), puis passa en 1798 au district d'Aigle. L'église paroissiale, dédiée à saint Maurice et attestée en 1177, relevait du Grand-Saint-Bernard. Une confrérie du Saint-Esprit est attestée en 1309[4].

Dès le XIIIe siècle au plus tard, Noville, Villeneuve, Rennaz et Crebelley exploitaient en commun certains bois et pâturages. Le partage des biens indivis a lieu avec Villeneuve en 1809 et avec Rennaz en 1840, 1877, 1905 et 1992. Les crues du lac et les errances du Rhône ont conduit à l'endiguement du fleuve au XIXe siècle et à la construction du Grand Canal de 1840 à 1850, ce qui permit d'étendre les terres cultivables (tabac, cultures maraîchères). En 2000, on dénombrait vingt-cinq exploitations agricoles ; la Société de laiterie fondée en 1947 a été dissoute en 2008. Noville connaît depuis les années 1980 un développement résidentiel ; en 2000, plus des trois cinquièmes de la population active sont des pendulaires[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne (1971)

La commune de Noville se situe au bord du lac Léman. Elle comprend le village de Noville et le hameau de Crebelley. Les eaux du Léman, du Rhône et de l'Eau Froide sont les frontières naturelles respectivement nord, ouest et est du territoire communal de Noville, étendu à travers la basse plaine du Rhône ; au sud, elle jouxte les communes de Chessel, Roche et Rennaz et a une superficie d'environ 10 km2. Un canal d'assainissement parallèle au Rhône, le Grand-Canal, traverse les terres pratiquement plates, où la dénivellation la plus importante n'est que de 20 mètres au-dessus du niveau du lac. D'origine géologique incertaine, ces « crêts » seraient des moraines médianes ou un soulèvement du sol provoqué par l'éboulement d'une partie de la montagne avoisinante, le Grammont.

Réserve naturelle des Grangettes[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Noville se trouve la réserve naturelle des Grangettes[5]. Cette zone naturelle protégée, à l'embouchure du Rhône dans le lac Léman, est une zone humide d'importance nationale (Inventaire fédéral) et internationale (Convention de Ramsar)[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Noville compte 207 habitants en 1798, 376 en 1850, 415 en 1900, 467 en 1950, 427 en 1980 et 647 en 2000[4].

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Personnalité célèbres[modifier | modifier le code]

L'acteur Jean-Marc Bory y est né en 1934.

Environnement[modifier | modifier le code]

Entre 2009 et 2010, l'entreprise Petrosvibri SA a effectué un forage oblique de 4 300 mètres sur le territoire de la commune de Noville. En , Petrosvibri a annoncé la présence de gaz piégé (dont l'exploitation implique une fracturation hydraulique, comme pour le gaz de schiste) sous le lac Léman[7],[8],[1]. Son exploitation n'est, pour le moment, pas autorisée.

Petrosvibri SA est une société suisse détenue par Gaznat SA et Holdigaz SA, toutes deux sociétés assurant l’approvisionnement, le transport et la distribution du gaz naturel en Suisse occidentale. Les communes de Genève, Lausanne, Montreux et Vevey, ainsi que d'autres villes et régions sont actionnaires de ces sociétés faisant de la société Petrosvibri une entreprise majoritairement en main publique.

Le , le Tribunal cantonal donne raison à l'association Halte aux forages Vaud dans un arrêt au sujet de la décision de la Commune de Noville d’interdire une manifestation le . Le défilé, qui devait réunir 1500 participants, devait rejoindre le site de forage de Noville depuis Villeneuve à travers la réserve naturelle des Grangettes. Le tribunal a estimé que les autorités de Noville n’avaient pas appliqué le principe de proportionnalité[9]. La manifestation avait été autorisée le [10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Aïna Skjellaug, « Vaud, le canton qui rêvait de s’enrichir grâce au gaz », Le Temps, lundi 25 juillet 2016 (page consultée le 4 septembre 2016).
  2. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  3. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  4. a b et c Liliane Desponds, « Noville » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  5. François Burnier, Anne-Claude Plumettaz Clot, Benoît Renevey (photographe) et Laurent Willenegger (dessinateur), Nature vaudoise. Escapades dans 21 réserves naturelles, Éditions Rossolis et Pro Natura Vaud, 2015 (ISBN 9782940365890).
  6. Réserve naturelle des Grangettes, Pro Natura (page consultée le 4 septembre 2016).
  7. Collectif citoyen « Halte aux Forages Vaud », « Forage de Noville par Petrosvibri », mai 2016 (page consultée le 4 septembre 2016).
  8. Céline Zünd, « Le Gros-de-Vaud miné par les forages », Le Temps, mercredi 24 juin 2015 (page consultée le 4 septembre 2016).
  9. Christophe Boillat, Noville aurait dû autoriser une manifestation sur son territoire, 6 juin 2017, 24 Heures.
  10. Une manifestation à Noville le 8 mai 2016 interdite, et un rassemblement à Villeneuve, autorisé le 2 septembre, interdit au petit matin du 3 !, Gares aux forages.

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