Sèvre nantaise

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Sèvre nantaise
La Sèvre nantaise près du Longeron.
La Sèvre nantaise près du Longeron.
Caractéristiques
Longueur 158,9 km [1]
Bassin 2 356 km2
Bassin collecteur Bassin de la Loire
Débit moyen 24,7 m3/s (Nantes)
Régime Pluvial océanique
Cours
Source Plateau de Gâtines
· Localisation Neuvy-Bouin, Deux-Sèvres, France
· Altitude ~215 m
· Coordonnées 46° 39′ 00″ N 0° 26′ 30″ O / 46.65, -0.44167 (Source - Sèvre nantaise)  
Confluence Loire
· Localisation Nantes, Loire-Atlantique, France
· Altitude 9 m
· Coordonnées 47° 11′ 50″ N 1° 32′ 50″ O / 47.19722, -1.54722 (Confluence - Sèvre nantaise)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Maine
· Rive droite Moine
Pays traversés Drapeau de la France France
Principales villes Mortagne-sur-Sèvre, Clisson, Vertou, Rezé, Nantes

La Sèvre nantaise est une rivière de l'Ouest de la France, le dernier affluent d'importance de la Loire avant l'embouchure de cette dernière.

Géographie et tourisme[modifier | modifier le code]

La Sèvre nantaise prend sa source à 215 m d'altitude sur le plateau de Gâtine. Cette source est constitué de plusieurs bras. L'un part du village des Gâs sur la commune de Neuvy-Bouin et un autre du nord de la commune du Beugnon, tous les deux dans les Deux-Sèvres. Elle traverse ensuite les départements de la Vendée, de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique selon une direction nord-ouest, avant de se jeter dans la Loire à Nantes (Quartier Nantes-Sud).

La rivière serpente calmement pour traverser des paysages verdoyants, fréquentée par les pêcheurs, les plaisanciers et la faune locale. On y trouve une multitude de moulins à eaux qui ont profité pendant des siècles du débit de la Sèvre nantaise.

Certains sites sont particulièrement touristiques, notamment l'ancienne « Chaussée des Moines » à Vertou, l'environnement du château de Clisson et du domaine de la Garenne Lemot surplombant la rivière, les abords du château de Tiffauges (parfois appelé château de Barbe bleue en raison de Gilles de Rais, son résident le plus célèbre ainsi surnommé), et le site de Poupet sur la commune de Saint-Malô-du-Bois (accueillant chaque été un festival de musique en plein air).

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la Sèvre nantaise est tiré de la racine préceltique Sab, voir les vascons peuple arrivé avant des indo-européens racine Sal ou Salm désignant un élément liquide, que l'on retrouve dans toute l'europe et du suffixe ara, également préceltique. La première apparition du nom dans un texte date de 1085, sous la forme Sevria. On trouve encore la forme Separa en 1189[2].

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Parcours de la Sèvre nantaise[modifier | modifier le code]

Départements traversés :

La Sèvre et le pont du Portillon à Vertou.

Communes traversées (de la source à l'embouchure) [3] :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Sèvre nantaise s'écoule selon une pente assez forte (210 m de dénivelé sur 136 km de parcours) et son bassin est assez réduit et homogène. Son débit dépend donc beaucoup des précipitations, qui se répercutent rapidement sur le cours d'eau.

La Sèvre nantaise est une rivière abondante, comme la plupart des cours d'eau proches du golfe de Gascogne. Son débit a été observé sur une période de 15 ans (1994-2008), à Nantes, ville où se situe son confluent avec la Loire[4]. Le bassin versant de la rivière est de 2 360 km2.

Le débit moyen inter-annuel ou module de la rivière à Nantes est de 24,7 m3/s.

La Sèvre nantaise présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées, avec des hautes eaux de fin d'automne-hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 31 et 68 m3/s, de novembre à mars inclus (avec un maximum en janvier), et des basses eaux de fin d'été-début d'automne, allant de début août à octobre inclus, amenant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 2,73 m3 au mois d'août, ce qui est très bas. Et les fluctuations de débit peuvent être encore bien plus considérables sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Nantes
(données calculées sur 15 ans)

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusqu'à 0,27 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit seulement 270 litres par seconde, ce qui est très sévère.

Les crues peuvent être fort importantes, caractéristique partagée par la plupart des affluents de la Loire. Les QJX 2 et QJX 5 valent respectivement 280 et 460 m3/s. Le QJX 10 est de 570 m3/s, le QJX 20 de 680 m3, tandis que le QJX 50 n'a pas été calculé étant donnée l'insuffisance de la période d'observation.

Le débit journalier maximal enregistré à Nantes durant cette période, a été de 604 m3/s le 22 janvier 1995. En comparant cette valeur à l'échelle des QJX de la rivière, on constate que cette crue était à peine supérieure au débit calculé de crue décennale, et donc nullement exceptionnelle.

Il est intéressant de comparer ces débits de crue de la Sèvre nantaise à ceux de deux affluents importants de la Seine en amont de Paris, la Marne et l'Yonne tous deux en fin de parcours[5],[6]. Alors que le QJ 10 de la Sèvre se monte à 590 m3, celui de la Marne aux portes de Paris vaut 510 m3, tandis que celui de l'Yonne à son débouché est de 700 m3. Ainsi, les crues de la relativement modeste Sèvre nantaise l'emportent sur celles de la Marne, et se rapprochent des débits parfois redoutés de l'Yonne.

Au total, la Sèvre nantaise est une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 336 mm annuellement, ce qui est un peu supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais surtout nettement plus élevé que la moyenne du bassin de la Loire (244 mm). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 10,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Cours d'eau : rivière la sevre nantaise (M7--024-) », SANDRE (consulté le 17/09/2009)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), notice 1064, p 42
  3. Cartographie de l'Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Nantaise
  4. Banque Hydro - Station M7502410 - La Sèvre nantaise à Nantes (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  5. Banque Hydro - Station H2721010 - L'Yonne à Courlon-sur-Yonne (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  6. Banque Hydro - Station H5841020 - La Marne à Gournay-sur-Marne (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]