Massérac

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Massérac
Église de Massérac
Église de Massérac
Blason de Massérac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Guémené-Penfao
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Fabrice Sanchez
2008-2014
Code postal 44290
Code commune 44092
Démographie
Gentilé Masséracéens
Population
municipale
667 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 25″ N 1° 54′ 48″ O / 47.6736111111, -1.91333333333 ()47° 40′ 25″ Nord 1° 54′ 48″ Ouest / 47.6736111111, -1.91333333333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 55 m
Superficie 18,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-pays-redon.fr/

Massérac est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Très liée à l'histoire de la Bretagne, et limitrophe de la région administrative qui porte ce nom, la commune est située à la confluence du Don et la Vilaine. Massérac est couverte d'important marais, au sein desquels se situent le lac de Murin. Le village est empreint du souvenir de son fondateur, saint Benoît, comme en témoigne la chapelle qui porte son nom. La vocation agricole de Massérac s'atténue progressivement, l'activité économique se diversifiant, notamment dans le tourisme. La tendance au déclin démographique entamé au début du XXe siècle s'est inversée depuis 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Massérac dans le département de la Loire-Atlantique.

Massérac est située à 15 km à l'est de Redon, à 49 km au nord-est de Saint-Nazaire, à 51 km sud-ouest de Rennes, à 57 km au nord-ouest de Nantes et à 63 km à l'est de Vannes[1]. Les communes limitrophes sont Avessac et Guémené-Penfao en Loire-Atlantique, La Chapelle-de-Brain en Ille-et-Vilaine.

Rose des vents La Chapelle-de-Brain (Ille-et-Vilaine)
Villaine
La Chapelle-de-Brain (Ille-et-Vilaine)
Villaine
Rose des vents
N Guémené-Penfao
O    Massérac    E
S
Avessac
Don
Guémené-Penfao

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est divisé en deux parties : le sud-est de la commune est un plateau en pente descendante de sud-est vers le nord-ouest ; le nord et une étroite bande à l'ouest sont des zones alluvionnaires très plates et humides[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vilaine traverse le nord de la commune d'est en ouest. Son lit est bordée d'une zone large et plate, abritant des zones marécageuses. Cette zone est parcourue de « bras » : bras de Via, bras du Cerné, bras Tortu, bras du Moulinet, bras des Travéniaux. Le Don coule du sud vers le nord à la limite de Massérac avec Avessac. Au niveau de l'embouchure du Don dans la Vilaine se trouve le lac de Murin. Il s'agit d'une grande cuvette aquatique et marécageuse colonisée par des roselières, ou par des prairies-roselières fauchées ou pâturées en bordure[3]. En 1999, les marais couvrent 800 hectares, soit 64 % du territoire de la commune[F 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Loire-Atlantique.

Avec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique. Les hivers y sont doux (5 °C en moyenne), les étés faiblement chauds (18 °C en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes.

Les données qui suivent concernant le climat de cette zone sont extraites des relevés effectués à la station météorologique de Saint-Nazaire[4].

Climatologie de Saint-Nazaire sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,6 2,9 4,2 5,9 8,8 11,5 13,4 13,1 11,2 8,5 5,1 3,3 7,5
Température moyenne (°C) 5,6 6,2 8 10,2 13,2 16,4 18,6 18,2 16,3 12,8 8,6 6,3 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8,6 9,5 11,9 14,5 17,7 21,4 23,9 23,4 21,3 17,1 12,2 9,3 15,9
Précipitations (mm) 81,3 68,3 59,3 48,9 65,3 42,6 38 39,6 58 78,6 81,9 79,5 741,3
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Massérac.

La commune est desservie par la gare de Massérac située sur la ligne Rennes - Redon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tirerait son nom d'un nom d'habitation de la période gallo-romaine, la villa Massinius, « Massiniacum »[F 1].

Massérac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Macérac (écriture ELG, prononcé [ma.se.ʁɑk ])[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monastère.

La légende attribue la fondation du monastère à l'origine de la paroisse de Massérac à saint Benoît, moine originaire de Patras en Grèce. Le bâtiment est situé sur les rive du lac de Murin, au lieu-dit Paimbu. Benoît meurt en 845, la paroisse est remise en 897 par Alain Ier, roi de Bretagne, à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Ce don octroie aux religieux le pouvoir seigneurial, aucun seigneur laïc n'ayant jamais régné sur ce fief. Le bourg de la paroisse s'édifie à l'écart de Paimbu, dans une zone moins soumise aux inondations. En 1710, Massérac subit une épidémie de peste causant une forte mortalité. Les habitants vivent principalement de l'agriculture et de la pêche sur le lac de Murin jusqu'au XXe siècle, période à partir de laquelle le tourisme prend une place importante[F 2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Massérac est située dans le canton de Guémené-Penfao, arrondissement de Châteaubriant, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire)[6]. Comme pour toutes les communes françaises comptant entre 500 et 1 500 habitants, le Conseil municipal est constitué de quinze membres en 2011[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Fabrice Sanchez[Note 1] CPNT directeur d'établissement supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu’au 31 décembre 2007 Massérac faisait partie de l’ancienne communauté de communes du pays de Guémené-Penfao et a adhéré le 1er janvier 2009 à la communauté de communes du Pays de Redon, qui est constituée de vingt-quatre communes du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique, regroupées autour de Redon. La commune est représentée au conseil intercommunal par le maire et un élu communautaire[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Massérac était une commune rurale non polarisée[9].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 667 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
765 810 671 774 1 174 783 715 721 784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
805 872 930 940 954 1 024 1 019 1 017 1 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 104 1 140 1 049 900 904 828 846 758 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
603 571 509 507 510 454 573 667 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,4 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Massérac en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,6 
5,5 
75 à 89 ans
9,6 
17,2 
60 à 74 ans
17,6 
18,7 
45 à 59 ans
21,3 
20,1 
30 à 44 ans
20,1 
12,2 
15 à 29 ans
12,3 
25,7 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, au 31 décembre 2008, la commune comptait 41 entreprises : quatorze dans l'agriculture, trois dans l'industrie, dix dans la construction, dix dans le commerce, le transport et les services, et quatre dans l'administration. Ces entreprises sont petites et procurent 31 emplois salariés. Aucune d'entre elles n'emploie plus de cinq salariés, 31 n'en emploie aucun[13].

L'agriculture a vu sa superficie exploitée diminuer de 30 % entre 1988 et 2000 (de 906 à 608 hectares), tandis que l'élevage de volaille passait sur cette période de 3 594 unités à 544, le nombre de bovins passant de 1 100 à 1 008[13].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin à Massérac, les plus proches sont situés à La Chapelle-de-Brain et Beslé-sur-Vilaine (Guémené-Penfao). Les infirmiers les plus proches se trouvent à Avessac et à Langon[15]. Un centre hospitalier est installé à Redon[16].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Massérac dépend de l'académie de Nantes. La commune gère l'école primaire publique Robert Deschamps[17]. Le collège le proche se trouve à Guémené-Penfao, et le lycée se situent à Redon[18],[19],[20],[21],[22],[23].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oratoire Saint-Benoît.

Lorsque les moines de Redon s'installent en 897, il construisent la chapelle Saint-Benoît, édifice en grès, quartz et schiste. Elle ne comprend à l'origine qu'une nef. Une restauration faite au XVIIe siècle s'accompagne de la construction de deux chapelles latérales, d'un clocher, et de l'allongement du chœur. Délabrée, la chapelle est abandonnée en 1870. Une restauration a été faite fin XXe-début XXIe siècle. À 250 mètres de là se trouve la fontaine Saint-Benoît, qui porte ce nom non pas en raison d'un caractère miraculeux, mais parce que c'est là que les moines venaient s'approvisionner en eau[F 3].

Le village de Paimbu, site originel d'habitation, conserve des vieilles maisons traditionnelles en schiste ardoisier, certaines cours sont entourées d'une clôture en pierres de schiste plates. Le village conserve un four à pain du XVIII e, encore utilisé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En bordure de marais est érigé l'oratoire Saint-Benoît (1859), également appelé chaire de saint-Benoît[F 4].

L'église paroissiale a été construite en 1872[F 3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Massérac

Au premier, de gueules à la crosse d'abbé d'argent ; au second, d'or à la bécassine passante de sable ; au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.

La crosse évoque le monastère fondé par Saint-Benoît. La bécassine symbolise les marais. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Pierre Defoix (délibération municipale du 1er octobre 1978), enregistré le 15 novembre 1978.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Gilbert Massard, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique,‎ 1999 (voir en bibliographie).
  1. a et b p. 408
  2. p. 408-409
  3. a et b p. 409
  4. p. 410
  • Autres références.
  1. « Massérac », sur Localisation interactive, orthodromie et navigation (consulté le 8 avril 2011)
  2. Carte IGN de Massérac sur Géoportail.
  3. « Lac de Murin », sur ministère de l'Écologie (consulté le 7 mars 2011)
  4. a et b Relevés 1961-1990 « Normale et records - Saint-Nazaire, Loire-Atlantique (44), 3 m - 1961-1990 », sur site infoclimat (consulté le 7 mars 2011)
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. « Fiche de la commune de Massérac », sur insee.fr (consulté le 8 avril 2011)
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  8. « Les maires et les délégués », sur Communauté de commune du Pays de Redon (consulté le 7 mars 2011)
  9. « Carte thématique », sur Insee (consulté le 1er avril 2011) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Massérac 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  13. a, b et c « Résultats du recensement de la population - Massérac - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  14. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  15. « Recherche », sur Les pages jaunes (consulté le 8 avril 2011)
  16. « Liste des hôpitaux et cliniques de la Loire-Atlantique », sur Annuaire sanitaire et social (consulté le 8 avril 2011)
  17. « Les écoles de l'académie », sur Académie de Nantes (consulté le 7 mars 2011)
  18. « Les collèges publics de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  19. « Les collèges privés de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  20. « Les lycées publics de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  21. « Les lycées privés de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  22. « Les lycées publics professionnels publics de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  23. « Les lycées professionnels privés de la Loire-Atlantique », sur Académie de Nantes (consulté le 8 avril 2011)
  24. Nominis : Saint Benoît de Masserac
  25. Forum 'orthodoxe.com' : saints pour le 22 octobre du calendrier ecclésiastique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Carole Georgelain, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 408-410.Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]