Massérac
| Massérac | ||||||
Église de Massérac |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Châteaubriant | |||||
| Canton | Guémené-Penfao | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Redon | |||||
| Maire Mandat |
Fabrice Sanchez 2008-2014 |
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| Code postal | 44290 | |||||
| Code commune | 44092 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Masséracéens | |||||
| Population municipale |
643 hab. (2010) | |||||
| Densité | 34 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 55 m | |||||
| Superficie | 18,78 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.cc-pays-redon.fr/ | |||||
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Massérac est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
Très liée à l'histoire de la Bretagne, et limitrophe de la région administrative qui porte ce nom, la commune est située à la confluence du Don et la Vilaine. Massérac est couverte d'important marais, au sein desquels se situent le lac de Murin. Le village est empreint du souvenir de son fondateur, saint Benoît, comme en témoigne la chapelle qui porte son nom. La vocation agricole de Massérac s'atténue progressivement, l'activité économique se diversifiant, notamment dans le tourisme. La tendance au déclin démographique entamé au début du XXe siècle s'est inversée depuis 2006.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Massérac est située à 15 km à l'est de Redon, à 49 km au nord-est de Saint-Nazaire, à 51 km sud-ouest de Rennes, à 57 km au nord-ouest de Nantes et à 63 km à l'est de Vannes[1]. Les communes limitrophes sont Avessac et Guémené-Penfao en Loire-Atlantique, La Chapelle-de-Brain en Ille-et-Vilaine.
Relief [modifier]
Le territoire de la commune est divisé en deux parties : le sud-est de la commune est un plateau en pente descendante de sud-est vers le nord-ouest ; le nord et une étroite bande à l'ouest sont des zones alluvionnaires très plates et humides[2].
Hydrographie [modifier]
La Vilaine traverse le nord de la commune d'est en ouest. Son lit est bordée d'une zone large et plate, abritant des zones marécageuses. Cette zone est parcourue de « bras » : bras de Via, bras du Cerné, bras Tortu, bras du Moulinet, bras des Travéniaux. Le Don coule du sud vers le nord à la limite de Massérac avec Avessac. Au niveau de l'embouchure du Don dans la Vilaine se trouve le lac de Murin. Il s'agit d'une grande cuvette aquatique et marécageuse colonisée par des roselières, ou par des prairies-roselières fauchées ou pâturées en bordure[3]. En 1999, les marais couvrent 800 hectares, soit 64 % du territoire de la commune[F 1].
Climat [modifier]
Avec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique. Les hivers y sont doux (5 °C en moyenne), les étés faiblement chauds (18 °C en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes.
Les données qui suivent concernant le climat de cette zone sont extraites des relevés effectués à la station météorologique de Saint-Nazaire[4].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,6 | 2,9 | 4,2 | 5,9 | 8,8 | 11,5 | 13,4 | 13,1 | 11,2 | 8,5 | 5,1 | 3,3 | 7,5 |
| Température moyenne (°C) | 5,6 | 6,2 | 8 | 10,2 | 13,2 | 16,4 | 18,6 | 18,2 | 16,3 | 12,8 | 8,6 | 6,3 | 11,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,6 | 9,5 | 11,9 | 14,5 | 17,7 | 21,4 | 23,9 | 23,4 | 21,3 | 17,1 | 12,2 | 9,3 | 15,9 |
| Précipitations (mm) | 81,3 | 68,3 | 59,3 | 48,9 | 65,3 | 42,6 | 38 | 39,6 | 58 | 78,6 | 81,9 | 79,5 | 741,3 |
Voies de communication et transports [modifier]
La commune est desservie par la gare de Massérac située sur la ligne Rennes - Redon.
Toponymie [modifier]
La commune tirerait son nom d'un nom d'habitation de la période gallo-romaine, la villa Massinius, « Massiniacum »[F 1].
Massérac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Macérac (écriture ELG, prononcé [ma.se.ʁɑk])[5].
Histoire [modifier]
La légende attribue la fondation du monastère à l'origine de la paroisse de Massérac à saint Benoît, moine originaire de Patras en Grèce. Le bâtiment est situé sur les rive du lac de Murin, au lieu-dit Paimbu. Benoît meurt en 845, la paroisse est remise en 897 par Alain Ier, roi de Bretagne, à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Ce don octroie aux religieux le pouvoir seigneurial, aucun seigneur laïc n'ayant jamais régné sur ce fief. Le bourg de la paroisse s'édifie à l'écart de Paimbu, dans une zone moins soumise aux inondations. En 1710, Massérac subit une épidémie de peste causant une forte mortalité. Les habitants vivent principalement de l'agriculture et de la pêche sur le lac de Murin jusqu'au XXe siècle, période à partir de laquelle le tourisme prend une place importante[F 2].
Administration [modifier]
Massérac est située dans le canton de Guémené-Penfao, arrondissement de Châteaubriant, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire)[6]. Comme pour toutes les communes françaises comptant entre 500 et 1 500 habitants, le Conseil municipal est constitué de quinze membres en 2011[7].
Liste des maires [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Jusqu’au 31 décembre 2007 Massérac faisait partie de l’ancienne communauté de communes du pays de Guémené-Penfao et a adhéré le 1er janvier 2009 à la communauté de communes du Pays de Redon, qui est constituée de vingt-quatre communes du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, regroupées autour de Redon. La commune est représentée au conseil intercommunal par le maire et un élu communautaire[8].
Démographie [modifier]
Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Massérac était une commune rurale non polarisée[9].
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 643 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,4 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).
Économie [modifier]
Selon l'Insee, au 31 décembre 2008, la commune comptait 41 entreprises : quatorze dans l'agriculture, trois dans l'industrie, dix dans la construction, dix dans le commerce, le transport et les services, et quatre dans l'administration. Ces entreprises sont petites et procurent 31 emplois salariés. Aucune d'entre elles n'emploie plus de cinq salariés, 31 n'en emploie aucun[13].
L'agriculture a vu sa superficie exploitée diminuer de 30 % entre 1988 et 2000 (de 906 à 608 hectares), tandis que l'élevage de volaille passait sur cette période de 3 594 unités à 544, le nombre de bovins passant de 1 100 à 1 008[13].
Équipements et services [modifier]
Santé [modifier]
Il n'y a pas de médecin à Massérac, les plus proches sont situés à La Chapelle-de-Brain et Beslé-sur-Vilaine (Guémené-Penfao). Les infirmiers les plus proches se trouvent à Avessac et à Langon[15]. Un centre hospitalier est installé à Redon[16].
Enseignement [modifier]
Massérac dépend de l'académie de Nantes. La commune gère l'école primaire publique Robert Deschamps[17]. Le collège le proche se trouve à Guémené-Penfao, et le lycée se situent à Redon[18],[19],[20],[21],[22],[23].
Patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Lorsque les moines de Redon s'installent en 897, il construisent la chapelle Saint-Benoît, édifice en grès, quartz et schiste. Elle ne comprend à l'origine qu'une nef. Une restauration faite au XVIIe siècle s'accompagne de la construction de deux chapelles latérales, d'un clocher, et de l'allongement du chœur. Délabrée, la chapelle est abandonnée en 1870. Une restauration a été faite fin XXe-début XXIe siècle. À 250 mètres de là se trouve la fontaine Saint-Benoît, qui porte ce nom non pas en raison d'un caractère miraculeux, mais parce que c'est là que les moines venaient s'approvisionner en eau[F 3].
Le village de Paimbu, site originel d'habitation, conserve des vieilles maisons traditionnelles en schiste ardoisier, certaines cours sont entourées d'une clôture en pierres de schiste plates. Le village conserve un four à pain du XVIII e, encore utilisé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En bordure de marais est érigé l'oratoire Saint-Benoît (1859), également appelé chaire de saint-Benoît[F 4].
L'église paroissiale a été construite en 1872[F 3].
Héraldique [modifier]
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Au premier, de gueules à la crosse d'abbé d'argent ; au second, d'or à la bécassine passante de sable ; au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable. La crosse évoque le monastère fondé par Saint-Benoît. La bécassine symbolise les marais. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Pierre Defoix (délibération municipale du 1er octobre 1978), enregistré le 15 novembre 1978. |
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Benoît de Massérac (mort vers 845), Benoît de Masserac ou de Macérac, originaire de Patras en Achaïe, abbé de Massérac ; saint chrétien fêté le 22 octobre[24],[25].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Jean-Luc Flohic (dir.) et Gilbert Massard, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, 1999 (voir en bibliographie).
- p. 408
- p. 408-409
- p. 409
- p. 410
- Autres références.
- Massérac, sur Localisation interactive, orthodromie et navigation. Consulté le 8 avril 2011
- Carte IGN de Massérac sur Géoportail.
- Lac de Murin, sur ministère de l'Écologie. Consulté le 7 mars 2011
- Relevés 1961-1990 Normale et records - Saint-Nazaire, Loire-Atlantique (44), 3 m - 1961-1990, sur site infoclimat. Consulté le 7 mars 2011
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Fiche de la commune de Massérac, sur insee.fr. Consulté le 8 avril 2011
- art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
- Les maires et les délégués, sur Communauté de commune du Pays de Redon. Consulté le 7 mars 2011
- Carte thématique, sur Insee. Consulté le 1er avril 2011 ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Massérac 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - Massérac - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Recherche, sur Les pages jaunes. Consulté le 8 avril 2011
- Liste des hôpitaux et cliniques de la Loire-Atlantique, sur Annuaire sanitaire et social. Consulté le 8 avril 2011
- Les écoles de l'académie, sur Académie de Nantes. Consulté le 7 mars 2011
- Les collèges publics de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Les collèges privés de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Les lycées publics de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Les lycées privés de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Les lycées publics professionnels publics de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Les lycées professionnels privés de la Loire-Atlantique, sur Académie de Nantes. Consulté le 8 avril 2011
- Nominis : Saint Benoît de Masserac
- Forum 'orthodoxe.com' : saints pour le 22 octobre du calendrier ecclésiastique
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jean-Luc Flohic (dir.) et Carole Georgelain, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 408-410.

