Abbaye Saint-Sauveur de Redon

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Abbaye Saint-Sauveur de Redon
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Sauveur de Redon
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Bénédictins
Début de la construction 834
Style dominant Classique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862, Église)
Logo monument historique Classé MH (1875, clocher)
Logo monument historique Classé MH (1990, bâtiments conventuels)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune Redon
Coordonnées 47° 39′ 01″ N 2° 05′ 02″ O / 47.650415, -2.083965 ()47° 39′ 01″ Nord 2° 05′ 02″ Ouest / 47.650415, -2.083965 ()  

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Abbaye Saint-Sauveur de Redon

L’abbaye Saint-Sauveur de Redon, fondée en 832 par Conwoïon et reconnue le 18 juin 834 par Nominoë, est une ancienne abbaye bénédictine de Bretagne à Redon, dans le département d'Ille-et-Vilaine, dépendante de l'ancien diocèse de Vannes.

Cette abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 octobre 1990[1]. Plus anciennement, l'église attenante fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Le clocher isolé fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1875[2].

Sources[modifier | modifier le code]

L'histoire des origines de l'abbaye (depuis la fondation en 832 jusqu'à la mort de saint Conwoïon en 868) nous est connue par un texte composé assez peu de temps après cette dernière date (fin du IXe siècle) et intitulé Gesta sanctorum Rotonensium. Il est divisé en trois livres : le premier est consacré à la fondation de l'abbaye ; le second à la vie des moines du vivant de Conwoïon, aux miracles qu'ils opéraient, et à l'acquisition de reliques (notamment celle du pape saint Marcellin, que l'abbé obtint au cours d'une visite à Rome en 848) ; le troisième aux miracles produits par les reliques, faisant de l'abbaye, selon l'auteur, un lieu de pèlerinage de premier plan. Il existe un deuxième texte, plus bref et plus diffusé, intitulé la Vita Conuuoionis, qui est une réécriture du premier sous la forme plus classique d'une vie de saint (avec une inflexion dans la présentation de certains faits, notamment une certaine hostilité n'existant pas dans les Gesta pour l'élément breton), et qui date sans doute du milieu du XIe siècle.

Édition : Caroline Brett (éd. et trad.), The Monks of Redon - Gesta Sanctorum Rotonensium and Vita Conuuoionis (texte et traduction anglaise), Londres, Boydel & Brewer (Studies in Celtic History, X), 1989.

Selon Ferdinand Lot (Mélanges d'histoire bretonne (VIe ‑ XIe siècle), Paris, Honoré Champion, 1907, § 1 : « Les Gesta Sanctorum Rotonensium », p. 5-13), l'auteur des Gesta serait Ratvili, moine de Saint-Sauveur, puis évêque d'Aleth à partir de 866, qui présida aux funérailles de Conwoïon en janvier 868, et auquel le diacre Bili, plus tard son successeur comme évêque d'Aleth, dédia sa Vie de saint Malo ; Ratvili aurait écrit le texte au lendemain de la mort de Conwoïon, en tout cas avant 876 (il est à cheval sur la titulature, et qualifie à deux reprises Charles le Chauve de « roi des Francs » et non « empereur », ce qu'il est devenu le 25 décembre 875 par son couronnement à Rome par le pape). Mais la récente éditrice du texte, Caroline Brett, est beaucoup plus prudente : elle date seulement le texte d'entre 868 et 917/920 (époque de l'abandon momentanée de l'abbaye à cause des ravages causés par les Normands), et n'avance aucun nom d'auteur.

Historique[modifier | modifier le code]

Conwoïon eut pour compagnons :

  • Guincalon, noble, ami et conseiller de Rorgon, originaire d’Acalm (Augan)
  • Louhemel
  • Condeloc, estimé de Gui II de Vannes, comte de Vannes, originaire de Carentoir
  • Conhoiarn, de Comblessac
  • Tethwiu, Riowen,
  • Wentenwion, Artwolau,
  • Riwelen,
  • Cundeleus,
  • Cunneus,

Peu de temps après, en septembre ou octobre 832, Conwoïon part pour le Limousin demander à l’empereur d’accorder la sauvegarde de l’emplacement de Redon au monastère mais il rencontre l’opposition du comte Ricuin de Nantes et surtout de Rainier ou Ragenaire, évêque de Vannes. Conwoïn rencontre à nouveau l’empereur à Tours en novembre de la même année.

En juin 834, Nominoë reconnaît l’abbaye de Redon par une charte qui est signée également par Rénier. Le 27 novembre, Louis le Pieux reconnaît l’abbaye grâce à l’intervention de Ermor, évêque d’Aleth et de Félix, évêque de Quimper, qui ont fortement plaidé en la faveur de Conwoïon.

L'abbaye connait son apogée à la fin du XIe siècle et au cours du XIIe siècle; elle régente 27 prieurés et 12 paroisses dans toute la Bretagne. On y vient en pèlerinage[3].

En 1622, Richelieu est l’abbé commendataire du monastère. À cette époque, le frère Robert Plouvier dirige la reconstruction des bâtiments[4].

En 1839, les Eudistes arrivent et transforment l’abbaye en collège. Aujourd’hui l’abbaye intègre un lycée privé catholique.

Nécropole[modifier | modifier le code]

L'abbaye Saint-Sauveur de Redon a abrité les sépultures de différents souverains de Bretagne, celles du roi Nominoë et des ducs Alain IV et François Ier. Il ne reste aujourd'hui plus rien de ces sépultures. Le tombeau du duc François Ier a été détruit au cours de la Révolution mais on ignore ce qu'il est advenu des tombeaux de Nominoë et d'Alain IV[réf. nécessaire].

Architecture[modifier | modifier le code]

Aux parties anciennes du XIe siècle, s'ajoutent des constructions du XIIe siècle (transept) et du (cloître). Des fresques médiévales ont été mises au jour lors de restauration en 1950 et les vitraux contemporains, sont de Gruber[Qui ?]. La tour de croisée, à deux étages, est une des plus belles constructions romanes qui soit en Bretagne[3].

Le site comprend :

Église abbatiale[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Sauveur de Redon

Le cloître[modifier | modifier le code]

Bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

Salle capitulaire[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui transformée en chapelle dite de la Congrégation (ancienne salle capitulaire)

Souterrain[modifier | modifier le code]

Un souterrain reliant le cloître à la Vilaine (visites uniquement lors des Journées du Patrimoine)

Sceaux[modifier | modifier le code]

Armoiries, devise de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Abbés[modifier | modifier le code]

Cartulaire[modifier | modifier le code]

Datant des VIIIe siècle et XIIe siècle il est aux Archives historiques du diocèse de Rennes. Il est constitué de 147 parchemins, relatant les textes de 391 actes écrits entre ces deux périodes.

Terriers, revenus, dépendances[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Provoste et Collectif, Catrtulaire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon, éd de l'Association des Amis des Archives historiques du diocèse de Rennes ( 1/12/2004), 127. p. (ISBN 2951296711)

Liens externes[modifier | modifier le code]