Saint-Nicolas-de-Redon

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Saint-Nicolas-de-Redon
Ville de St-Nicolas-de-Redon
Ville de St-Nicolas-de-Redon
Blason de Saint-Nicolas-de-Redon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Saint-Nicolas-de-Redon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Nadine Charrier
2014-2020
Code postal 44460
Code commune 44185
Démographie
Gentilé Nicolasien
Population
municipale
3 109 hab. (2011)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 42″ N 2° 03′ 54″ O / 47.645, -2.06547° 38′ 42″ Nord 2° 03′ 54″ Ouest / 47.645, -2.065  
Altitude Min. 0 m – Max. 73 m
Superficie 22,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-pays-redon.fr/

Saint-Nicolas-de-Redon est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaches nantaises paturant les marais de Saint-Nicolas-de-Redon
Situation

Saint-Nicolas-de-Redon est situé sur la rive gauche de la Vilaine, à un kilomètre au sud-est de Redon (Ille-et-Vilaine), à la jonction de deux régions, la Bretagne et les Pays de la Loire, et de trois départements, la Loire-Atlantique, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan.

Les communes limitrophes sont Avessac et Fégréac en Loire-Atlantique, Rieux et Saint-Jean-la-Poterie en Morbihan, Redon et Sainte-Marie en Ille-et-Vilaine.

Selon les classements établis par l'Insee, Saint-Nicolas-de-Redon est une commune urbaine, une des 4 communes de banlieue de l’unité urbaine de Redon, qui fait partie de l'aire urbaine de Redon et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Elle est traversée par le Canal de Nantes à Brest.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la ville vient de Saint Nicolas de Rotono[1] à l'époque du démembrement de la paroisse d'Avessac. Parmi les seize frairies anciennes, quatre ont formé la commune de Saint-Nicolas-de-Redon :

  • Le bourg - Saint-Nicolas et Saint-Germain ;
  • La Provotaie - Saint-Joseph ;
  • Rotz - Sainte-Anne ;
  • Quinsignac - Saint-Côme et Saint-Damien.

En 1318 un texte relate les méfaits du Frère Jean des Voies ou de Via, prieur de Saint-Nicolas-de-Redon de l'Ordre de Saint Benoît, à l'encontre de l'évêque de Nantes[2].

Au bourg de Saint-Nicolas il existait au bord de la chaussée une chapelle dédiée à Saint Germain démolie en 1762[3].

Durant la Révolution Française, Saint-Nicolas-de-Redon est rebaptisé "Union-sur-Vilaine"[4]

Le nom breton de cette commune est Sant-Nicolaz-an-Hent[5].

Le 28 septembre 1954, un cas d'observation d'OVNI a été relaté dans la presse à la Butte au Rouge[6], les conducteurs d'un train on vu un engin lumineux s'élever des marais, il a rattrapé la locomotive et pendant une dizaine de secondes, il l'a suivie en la survolant à quelques mètres à peine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux deux crosses adossées d'azur rangées en fasce.
Commentaires : Armoiries du Prieuré de Saint-Nicolas (Armorial Général de 1696). Les crosses symbolisent Saint Nicolas, patron de la paroisse. Saint Nicolas, ou Nicolas de Myre, est né en 270 à Patara en Lycie (Turquie actuelle) et est mort le 6 décembre 345. Évêque de Myre, il est le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. La crosse[7] représente généralement le bâton épiscopal recourbé et fleuronné dans sa partie supérieure. On l'appelle pedum, le bâton de berger, parce qu'il symbolise la forme du bâton recourbé dont les anciens bergers se servaient pour saisir les moutons par les pieds, afin de les arrêter dans leur course vagabonde et les ramener dans le troupeau protecteur. Blason (délibération municipale du 28 janvier 1977) enregistré le 15 novembre 1978.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1808 Joseph Vaillant    
1808 1813 Armand-Yves Pauheleux    
1813 1830 Nicolas Besnier    
1831 1840 Jean-Pierre Avinain    
1840 1870 Joseph Simon Majorité dynastique conseiller général
député de la Loire-Inférieure
1872 1912 Amaury Simon Républicain conseiller général
député de la Loire-Inférieure
1912 1932 Eugène Lemée    
1932 1936 Pierre Besnier    
1936 1944 Jean Mottais    
1945 1965 Célestin Pérouze    
1965 1977 Victor Demeuré    
1977 1983 Yves Jollif    
1983 2001 René Bouillot Divers droite professeur d'anglais
conseiller général
mars 2001 mars 2014 Jean-Louis Fougère[Note 1] Centre gauche contrôleur du Trésor public
président de la Communauté de Communes du Pays de Redon (CCPR)
mars 2014 en cours Nadine Charrier Divers droite[8] retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 109 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 880 1 026 1 393 1 515 1 621 1 696 1 817 1 890 1 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 880 1 919 1 944 1 985 2 025 2 170 2 141 2 263 2 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 486 2 526 2 422 2 217 2 206 2 117 2 046 2 217 2 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 356 2 568 2 763 2 951 2 917 2 802 2 910 2 935 3 109
2011 - - - - - - - -
3 109 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Nicolas-de-Redon en 2009 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,4 
6,5 
75 à 89 ans
10,0 
17,2 
60 à 74 ans
18,3 
21,6 
45 à 59 ans
22,2 
18,7 
30 à 44 ans
17,5 
15,7 
15 à 29 ans
13,6 
19,8 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas
  • L'église Saint-Nicolas (1849), œuvre de l'architecte Faucheur et placée sous le patronage de saint Nicolas de Myra. Cette église remplace la chapelle de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon. Édifiée à partir du 15 octobre 1847 sur l'emplacement de l'ancien cimetière, l'église est terminée et bénie le 18 septembre 1849 par Mgr Antoine-Matthias-Alexandre Jacquemet, évêque de Nantes (1803-1869).
  • La chapelle Sainte-Anne-de-Rotz (XVIIe siècle – 1860), située à La Cour de Rotz. Cette chapelle, attenante au manoir de Retz, appartenait jadis aux moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. La chapelle est restaurée en 1860 et la messe y est célébrée jusqu'en 1959.
  • Les vestiges de la chapelle de la Madeleine (XVIIe siècle), situées en face de l'Aumônerie, à l'emplacement d'une ancienne léproserie.
  • La chapelle Saint-Joseph (1840), située à La Provotaie. Cette chapelle a été réhabilitée au milieu des années 1980.
  • Les vestiges de la maison du Contrebandier (XVIIe siècle), situés près de la Grotte d'Etriel.
  • Le four à pain (XVIIIe-XIXe-XXe siècle), situé à La Provotaie.
  • Le four à pain situé à Quinsignac, rénové à partir de 1996 par l'association QAL[14] et est toujours en activité[15].
  • Le Parc du château de Cavardin du XIXe (détruit en 1944).
  • Le Moulin à vent d'Amassé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]