Fégréac

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Fégréac
Vue d'ensemble du bourg depuis les marais du Dréneuc.
Vue d'ensemble du bourg depuis les marais du Dréneuc.
Blason de Fégréac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Saint-Nicolas-de-Redon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Yvon Mahé
2014-2020
Code postal 44460
Code commune 44057
Démographie
Gentilé Fégréacais, Fégréacaises
Population
municipale
2 289 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 08″ N 2° 02′ 36″ O / 47.5855555556, -2.0433333333347° 35′ 08″ Nord 2° 02′ 36″ Ouest / 47.5855555556, -2.04333333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 62 m
Superficie 44,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.fegreac.fr/

Fégréac est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Fégréac dans le département de la Loire-Atlantique
Situation

Fégréac est située à 9 km au sud de Redon et à 17 km au nord de Pontchâteau, où passe la voie express Nantes-Vannes-Brest.

Les communes limitrophes sont Avessac, Plessé Guenrouet et Séverac en Loire-Atlantique, Rieux et Théhillac dans le Morbihan.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Fégréac est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Redon, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le paysage communal marqué par le passage de plusieurs rivières et ruisseaux :

  • la Vilaine en limite ouest ;
  • l'Isac et le Canal de Nantes à Brest en limite sud ;
  • le ruisseau du Dréneuc, au milieu de la commune, passe au nord du bourg et forme un peu à l'ouest le marais du Motais avant de rejoindre l'Isac.
  • le ruisseau ... qui traverse l'étang ... à la limite nord de la commune

Les points hauts sont occupés des zones les plus boisées, tandis que les points bas sont marqués par les zones humides et les marais. L'urbanisation se niche en particulier sur les pentes des vallons.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La commune est caractérisée par une dispersion de son habitat en nombreux hameaux : seulement 35 % de la population communale habite dans le bourg de Fégréac.

Celui-ci profite d'un promontoire naturel au bord du marais du Motais, ce qui lui confère un point de vue et un environnement de qualité depuis la frange nord.

Le centre ancien de Fégréac s’est structuré autour de la route Redon-Saint-Nazaire qui traversait le bourg. Il regroupe un ensemble bâti dense, R+1 généralement mitoyen et implanté à l’alignement. Cette structure originelle forme un centre historique et commercial autour de l’église, située à l’intersection de l’ancienne RD773 et de la RD 324. Le bourg s’est étendu de part et d’autre du centre ancien, principalement vers le sud : d’abord le long des voies de communication, puis sous forme de lotissements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fégréac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Fegéréac (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation est attestée dès l’époque gallo-romaine : une agglomération gallo-romaine nommée Duretie dans la Table de Peutinger s’étendait sur les deux rives de la Vilaine, sur les territoires actuels de Fégréac et de Rieux. C'est l'endroit où la voie romaine Vannes-Blain traverse la Vilaine. Les réalisations de cette époque disparaissent à la fin de l'Empire romain, mais il en reste de nombreux vestiges tant sur le territoire de Rieux que sur Fégréac autour du village d'Henrieux (signifiant en breton le vieux Rieux. On a notamment découvert au lieu dit la butte du bro, lors de fouilles liées à la création de la ligne de chemin de fer au XIXe siècle), une statuette de Vénus à gaine, avec au revers l'une des rares inscriptions en langue gauloise « REXTVGENO SVLLIAS AVVO[T] »signifiant « Rextugénos (fils de) Sullias Fabriquant ») datée du IIe siècle de notre ère. Cette ancienne cité déclina à la fin de l'Empire romain, jusqu'à disparaître. Le nom de la localité est mentionné sous la forme Fegreac en 1287 et Feguereac en 1305. La prononciation gallèse locale est Fégrè[2], mais dans les communes voisines on entend plutôt Fégueria. La conservation du suffixe -acum sous la forme d'une terminaison -ac, au lieu du usuel dans les dialectes d'oïl de l'ouest, doit s'expliquer par une implantation conséquente de communautés brittoniques originaires du sud-est de la Grande-Bretagne à partir du VI°. (Le village de Tréhan correspond au village de Trehan dans le comté de Sallash en Cornwall Britannique). Il est possible que la différence de prononciation Fégrè pour la commune de Fégréac, soit le signe d'une évolution romane plus poussée que dans les communes voisines (Plessé Guémené, Avessac) peut-être à cause d'une densité gallo-romaine plus forte, vestige de l'ancienne cité. Quoi qu'il en soit l'implantation bretonne fut conséquente et marqua profondément la toponymie de la commune avec 21,9 % de toponymes bretons selon les calculs de Jean-Yves LE MOING (Les noms de lieux bretons de haute Bretagne). Nous y rencontrons une grande diversité de noms bretons désignant: - lieux habités, Tré (lieu habité et cultivé) avec Tréhan, Trégran, Trenneban, le chemin de Trégommé. Ker (village), Carcano (nom de landes et d'un ruisseau) et Carnaval (ancien hameau aujourd'hui intégré au bourg). Minic'hi (monastère) avec le Pont Miny, pont qui au Moyen Âge était assujetti à un droit de passage perçu par le monastère de Saint-Sauveur de Redon. - noms communs décrivant les paysages, Draen (épine) Le Dréneuc. Maen (pierre), Le Ménigo. Andon (source), chemin de Gourhandon. Beuz (buis), Le Bézy. Koad (bois, forêt), Penhouët. Menez (mont), Le menet parcelle proche du village du Thénot. Traoñ (vallée), Le Thénot (cf le vanetais Teno, le cornique Tenow et le gallois Tyno tous de même sens). Poull (mare), les poulhoux... - anthroponymes d'origine bretonne, comme Gicquel (du vieux breton IudicHael) avec La Gicquelerie; Armel (du vieux breton ArthMael) avec La Touche Saint Armel; Ravily (du vieux breton RatBili noté Ratuili dans le Cartulaire de Redon en 832)... La langue bretonne semble avoir disparu dans cette commune au début du XIIIe siècle au profit du gallo, dialecte de langue d'oil, sous l'influence de la ville de Rennes.

Au Moyen Âge, la commune est traversée par les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable à trois fleurs de lys d'argent posées 2 et 1 ; au chef cousu d'azur chargé de trois besants d'or.
Commentaires : Blason conçu par M. du Dresnay (délibération municipale du 8 novembre 1971).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 En cours Yvon Mahé[Note 1] Divers gauche enseignant retraité, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 289 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 791 1 420 1 526 1 831 2 272 2 101 2 305 2 430 2 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 568 2 772 2 942 2 871 2 952 3 071 3 126 3 073 2 946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 918 2 964 2 762 2 367 2 333 2 239 2 236 2 002 2 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 890 1 835 1 714 1 752 1 874 1 994 2 117 2 131 2 278
2011 - - - - - - - -
2 289 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Fégréac en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
7,4 
75 à 89 ans
13,0 
13,0 
60 à 74 ans
11,5 
20,6 
45 à 59 ans
19,5 
21,1 
30 à 44 ans
18,5 
14,2 
15 à 29 ans
14,4 
23,4 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Penhouet : manoir du XVIe siècle, l'ancien emplacement ayant appartenu à la Famille Le Coutellier (portant De gueules, à un lévrier rampant d'argent, colleté d'un champ).
  • Château du Dréneuc
  • Château de la Touche Saint-Joseph
  • Bibliothèque municipale
  • Croix de Fégréac
  • Moulin du tertre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Site officiel

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Hervé Tremblay, Noms de lieux et itinéraires anciens en Loire Atlantique[réf. incomplète]
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Fégréac 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population - Fégréac - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).