Province de Salta

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Province de Salta
Provincia de Salta
Blason de Province de Salta
Héraldique
Drapeau de Province de Salta
Drapeau
Localisation de la province de Salta
Localisation de la province de Salta
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale Salta
Gouverneur Juan Manuel Urtubey (FPV-PJ)
ISO 3166-2 AR-A
Démographie
Gentilé Salteño/a
Population 1 215 207 hab. (2010)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Superficie 155 488 km2
Liens
Site web http://www.salta.gov.ar

La province de Salta est une subdivision de l'Argentine, située à l'extrême nord-ouest du pays. Elle est limitée au nord par la province de Jujuy et par la Bolivie, à l'est par le Paraguay, Formosa et la province du Chaco, au sud par les provinces de Santiago del Estero, de Tucumán et de Catamarca, enfin à l'ouest par le Chili.

Description générale[modifier | modifier le code]

Sa population était de 1 079 051 habitants (en 2001). Sa capitale Salta avait 462 051 habitants la même année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période précolombienne[modifier | modifier le code]

Les découvertes archéologiques faites en province de Salta et dans les provinces voisines portent à croire que l'être humain commença à peupler la région il y a quelque dix mille ans, grâce à des migrations successives provenant du nord. Vers le XVe siècle, peu avant l'arrivée des espagnols, le territoire était habité par les Omaguacas et les Diaguitas, dont les principales partialités (ou tribus) étaient les Pulars, les Guachipas, les Hualfins,les Amaichas, les Quilmes, les Yavis, les Churumatas, les Tomatas et les Tolombons. Comme ils avaient la même langue en commun, le kakán ou kakan, on les regroupa tous sous le nom de Diaguitas ou Calchaquís, bien qu'eux-mêmes se dénommaient Paziocas ou Pacciocas.

Article détaillé : Diaguita.

Dans la région de la puna habitaient les Lickan-antay de langue cunza, mieux connus sous le nom de Atacamas, principalement ceux du groupe Lipe-Chicha, de culture très semblable à celle des Diaguitas-Paziocas. Ce fut entre les XIIe et XVe siècles que se développa la seigneurie de Tastil fondée par les Atacamas.

Article détaillé : Atacama (ethnie).

Vers 1470-80 toutes ces ethnies et tribus ou partialités furent conquises et soumises par les Quechuas de l'Empire Inca venus du Pérou, qui installèrent leur principal centre de domination dans la cité de Sikuani (approximativement l'actuelle Chicoana).

Dans le Chaco salteño, cependant, habitaient et habitent encore les Wichís (appelés péjorativement "Matacos" à partir de la invasion quechua), les Chanés, les Chorotís, les Chiriguanos et les Tobas ou Qom'lek, ainsi que des groupes de Vilelas. Les Quechuas diffusèrent la dénomination de "cunco" (sauvages) et de "chavanco" pour l'ensemble des ethnies de la région chaquéenne.

Époque coloniale espagnole[modifier | modifier le code]

Le premier espagnol à pénétrer dans la région fut Diego de Almagro, en 1535. Le suivit bientôt Diego de Rojas, qui passa par le sud de la province. Hernando de Lerma, exécutant les ordres du vice-roi du Pérou Francisco de Toledo, établit la première localité permanente qu'il appela San Felipe de Lerma, dans la vallée de Salta, le . Selon la tradition, Lerma se rendit odieux auprès des habitants, raison pour laquelle à la suite de son décès, on débaptisa la ville que l'on appela désormais Salta.

La région fit partie de la vice-royauté du Pérou jusqu'en 1772, année où la couronne espagnole créa la vice-royauté du Río de la Plata. En 1782 fut créée l' Intendencia de Salta del Tucumán, dont la capitale était la ville de Salta.

En 1794 on fonda la ville stratégique de San Ramón de la Nueva Orán, lien direct entre les villes de Tarija et de Salta.

En 1807 par Ordre Royal (Real Orden), la région de Tarija fut incorporée à l'Intendencia de Salta del Tucumán.

Indépendance et guerres civiles (1810-1853)[modifier | modifier le code]

En juin 1810, le cabildo de Salta se rallia à la Révolution de Mai, et forma en 1811 le premier contingent de l'Armée du Nord.

Durant la guerre d'indépendance argentine, la ville de Salta fut envahie plusieurs fois par les royalistes : du 29 janvier au 10 mars 1812, puis du 15 avril au 4 mai 1817, par José de La Serna, du 31 mai à la fin du mois de juin 1820, par Juan Ramírez Orozco, et du 7 juin au 14 juillet 1821 par Pedro Antonio de Olañeta[1]. Durant ces occupations, le caudillo Martín Miguel de Güemes organisa la résistance et les offensives des patriotes, et initia une redoutable guerre de guérilla appelée populairement Guerra Gaucha (du mot gaucho), jusqu'à sa mort au combat en 1821.

Avec la bataille de Salta (20 février 1813), Manuel Belgrano parvint à libérer presque totalement le nord-ouest du pays, bien que des attaques royalistes sporadiques continuèrent depuis le Haut-Pérou jusqu'en 1826.

Une fois consolidée l'indépendance, Salta s'enlisa, à l'instar du reste du pays, dans un tourbillon de luttes entre Unitaires et Fédéralistes. La province fut gouvernée alternativement par les deux partis.

Formation du territoire actuel de la province de Salta (1814-1943)[modifier | modifier le code]

Carte de l'Argentine, datant du début du XIXe siècle, où l'on voit Salta et Jujuy formant une seule province. La scission eut lieu en novembre 1834

Très peu de temps après la Révolution de Mai, dès 1814, l'ancienne Intendance de Salta del Tucumán commença à se désintégrer, et un long processus commença durant lequel le territoire de la province acquit ses contours actuels, à la suite de conflits avec les provinces voisines, de conflits entre l'Argentine et les pays voisins, et de guerres avec les tribus amérindiennes du Chaco. Ce n'est qu'en 1943 que la province acquit ses frontières actuelles.

Par décret du 8 octobre 1814, le Directeur suprême Gervasio Posadas divisa l'Intendance de Salta del Tucumán en deux :

Le 26 août 1826 un coup d'État sépara le département de Tarija non seulement du Salta mais aussi de la nation argentine, l'annexant à la Bolivie. La guerre argentino-brésilienne qui faisait rage à ce moment facilita le coup de force, de même que les luttes civiles en Argentine et aussi les tentatives mal supportées de certains dirigeants salteños visant à maintenir Tarija comme dépendant de Salta. Le Congrès national, par la loi du 30 novembre 1826, éleva Tarija au statut de province, mais celle-ci n'appartenait déjà plus au territoire argentin.

Le 22 novembre 1834, la province de Jujuy se sépara de Salta et devint une nouvelle province argentine. Mais la région d'Orán, au nord-est de Jujuy, (actuels départements d'Orán, de Santa Victoria, d'Iruya, de Rivadavia et de San Martín) décida de rester unie à Salta, encore qu'ultérieurement (en 1881) il y ait eu une tentative de la séparer et de la transformer en une nouvelle province argentine, avec San Ramón de la Nueva Orán comme capitale. Cette tentative échoua. L'union d'Orán avec Salta explique la curieuse forme de fer à cheval que la province affiche aujourd'hui.

En 1879 l'armée argentine se lança dans la conquête du Chaco, afin de soumettre les tribus indigènes de la région. Il en résulta que le Chaco central et le Chaco austral se retrouvèrent dans l'orbite de l'État national. Durant l'offensive, des milliers d'amérindiens périrent et les survivants se virent dépossédés de leurs terres qui furent octroyées à des colons. Cette iniquité est à l'origine de conflits entre créoles et aborigènes dans le Chaco salteño. Ultérieurement, par loi N° 1.532 de l'Organisation des Territoires Narionaux (16 octobre 1884), l'État national établit les limites entre Salta et les territoires nationaux du Chaco et de Formosa. La province s'agrandit ainsi vers l'est.

Carte de la première moitié du XXe siècle où l'on peut voir le Territoire national des Andes

Par le traité du 10 mai 1889 avec la Bolivie, l'Argentine renonçait à ses revendications sur Tarija. En compensation, la Bolivie cédait la Puna d'Atacama — territoire qui d'ailleurs avait déjà été incorporé à Salta en 1818 par Martín Miguel de Güemes —, mais qui se trouvait au pouvoir du Chili à la suite de la Guerre du Pacifique (1879-1880). Cette manœuvre bolivienne cédait à l'Argentine un territoire qui avait fait partie de la vice-royauté du Río de la Plata, mais qui appartenait de facto au Chili, cherchant ainsi à provoquer une guerre entre le Chili et l'Argentine. Comme le Chili refusait de livrer les territoires cédés à l'Argentine par la Bolivie, on décida de soumettre la question à l'arbitrage de l'américain William Buchanan, qui en 1899 octroya à l'Argentine 75 % du territoire contesté et le reste au Chili.

Par la loi N° 3.906 (du 9 janvier 1900) le territoire national des Andes fut créé. Par décret du 12 mai 1900, le Pouvoir Exécutif national argentin divisa le dit Territoire des Andes en trois départements administratifs: Susques (au nord), qui jouxtait la province de Jujuy, Pastos Grandes (au centre), voisin de la province de Salta, et Antofagasta de la Sierra (au sud), limitrophe de la province de Catamarca.

En 1902, la province de Salta céda le département de San Antonio de los Cobres (approximativement 5 500 km²) par la loi N° 4.059, afin que cette ville devienne la capitale du territoire, formant ainsi un quatrième département dans le territoire des Andes.

En 1925, l'Argentine céda la souveraineté de la ville de Yacuíba à la Bolivie, bien que cette dernière se situe au sud du parallèle censé déterminer la frontière dans ce secteur. La raison de cette nouvelle péripétie était que la Bolivie avait besoin d'avoir et de conserver une population dans la région du Chaco.

En 1943, le gouvernement argentin décida de dissoudre le territoire national des Andes. Les départements de San Antonio de Los Cobres et de Pastos Grandes furent fusionnés et réintégrés au sein de la province de Salta, constituant l'actuel département de Los Andes. (Susques fut intégré à la province de Jujuy et Antofagasta de la Sierra à la province de Catamarca).

Zones géographiques[modifier | modifier le code]

Le Llullaillaco, plus haut sommet de la province de Salta, est aussi le troisième plus haut volcan actif de la terre, après l'Ojos del Salado et le Monte Pissis, tous deux situés en Argentine également.
Le Río Calchaquí, à son passage par le sud-ouest de la province. Il constitue le cours supérieur du Río Salado del Norte

On distingue cinq zones fondamentales:

  • À l'ouest, la cordillère occidentale, qui fait frontière avec le Chili et qui comprend de très hauts sommets parmi les plus élevés du continent. Le Llullaillaco est le plus élevé d'entre eux avec ses 6.739 m. Notons encore à la frontière chilienne le volcan Socompa (6031 m), qui domine le col Paso Socompa ainsi que la route et la voie ferrée qui l'emprunte, l'Aracar (6095 m), l'Arizaro (5774 m) et le volcan Azufre (5706 m).
  • Un peu plus à l'est, la région de la Puna. Elle est caractérisée par son altitude élevée pour un plateau (3500 m), son climat sec, aride et froid et sa très faible population. Il y a des salines et des salars (entre autres les salars d'Arizaro et de Pocitos). La ville principale est San Antonio de los Cobres.
  • La Cordillère Orientale (au centre-ouest). Elle présente deux parties:
    • le cordon occidental: le plus élevé formé de divers massifs dont le Nevado de Acay, le Cachi et le Chañi qui domine San Salvador de Jujuy avec ses 5.896 mètres.
    • le cordon oriental: moins élevé et dépourvu de cimes enneigées. Au sein de cette région se trouvent des vallées et des canyons ou quebradas, comme la quebrada del Toro, les Vallées Calchaquies (dont celle du río Calchaquí) et celle de Lerma, la plus densément peuplée où est construite la capitale.
  • Les Sierras Subandines (au centre-est), présentent un paysage humide et boisé; le climat y est subtropical. C'est, avec le cordon oriental, la région des yungas [2].
  • Enfin la plaine du Chaco à l'est a un relief bas et plat. Cette zone qu'on appelle « Chaco salteño », a un climat subtropical à saison sèche, son biome est boisé, et la densité de population est faible.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

À l'exception de certaines parties de la Puna, qui forment des bassins endoréiques, la plus grande partie de la province de Salta se trouve dans le bassin de la Plata.

Grâce aux altitudes élevées (qui atteignent voire dépassent les 6 000 mètres) des cordons andins, qui malgré la latitude, sont couverts de glaciers et de neige éternelle, grâce aussi à la condensation de l'humidité atmosphérique sous forme de brume et de pluie sur les versants orientaux des montagnes, la province de Salta est dotée d'importants cours d'eau, bien que mal répartis sur son territoire.

Les trois rivières les plus importantes et les plus abondantes sont le río Pilcomayo, le río Bermejo, (tous deux tributaires du río Paraguay) et le río Juramento (appelé Salado en aval de la province de Salta, tributaire du Paraná). Parmi leurs principaux affluents, on peut citer le río Grande de Tarija, le río Iruya, le río Pescado, le río San Francisco, le río Horcones, le río Medina, et bien d'autres encore. À ces derniers, s'ajoutent une grande quantité de rivières moins longues et de ruisseaux, qui dévalent des rebords orientaux de la Cordillère des Andes et des sierras subandines.

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Profitant de la présence de ce vaste réseau de cours d'eau, on a construit plusieurs barrages dotés d'usines hydroélectriques comme le barrage de Cabra Corral et celui d'El Tunal.

En plus des rivières et des ruisseaux, la province de Salta possède sur son territoire d'importantes lagunes, spécialement dans la région de la Puna andine. La désertification séculaire progressive a transformé une grande partie de ces lagunes en salars, parfois très étendus, comme ceux d'Arizaro, de Pocitos, de Barreal, de Quirón, de Tolillar, de Rincón, d'Incahuasi, d'Antofalla, de Ratones, de Llullaillaco, et partiellement aussi le salar del Hombre Muerto. Ces salars, vestiges d'anciens lacs d'eau salée aujourd'hui asséchés, sont habituellement hautement alcalins. Ils constituent généralement le centre de petits bassins endoréiques, et sont très riches en divers éléments chimiques, tels le bore et le lithium.

Dans le nord-est de la province, c'est-à-dire dans le « Chaco Salteño », il existe de vastes zones humides appelées « humedales », fréquentés entre autres par de nombreux oiseaux, des caïmans et des anacondas, comme les Bañados de Los Colorados et les Esteros del Quirquincho (Étangs du Tatou).

Villes principales[modifier | modifier le code]

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  • Salta (Gran Salta : 468 583 habitants) : La ville est située au pied de la Cordillère des Andes, dans la fertile vallée de Lerma, à 1 187 m d'altitude. Salta est la ville argentine qui a le mieux préservé son architecture coloniale. Elle est devenue un important centre de tourisme ; on la surnomme Salta la Linda soit Salta la Belle.
  • San Ramón de la Nueva Orán (66 915)
  • Tartagal (56 308)
  • General Güemes (27 917) : Son futur est garanti par sa situation géographique privilégiée, à l'intersection des routes nationales RN 9 et RN 34.
  • San José de Metán (27 456) : Située dans une zone dédiée avant tout à la production et à l'exportation d'oléagineux et de pois.
  • Rosario de la Frontera (24 819)
  • Embarcación (23 964) : Jadis important centre ferroviaire entre la Bolivie et San Salvador de Jujuy. Aujourd'hui, installée non loin de la jonction entre les routes nationale 34 et nationale 81, la ville est devenue un important relais routier sur la grande voie transcontinentale qui relie les ports du nord chilien avec le sud industrialisé du Brésil.
  • Pichanal (18 773),
  • Rosario de Lerma (17 871) : Installée sur la rive gauche de l'impétueux río Toro, la ville est le centre d'une région agricole irriguée où prédomine le tabac. Sa population a crû de 36 % entre 1991 et 2001.
  • Profesor Salvador Mazza (16 068)
  • Colonia Santa Rosa (13 399)
  • Joaquín Víctor González (13 376)
  • General Mosconi (13 118)
  • Cafayate (11 785) : Située au centre des vallées dites Calchaquíes, la ville est un important centre touristique, renommé pour l'originalité et la qualité de ses vins, sa gastronomie et la beauté des paysages environnants. Vaste terrain de golf de 0,97 km2.
  • Campo Quijano (7 274) : La ville est située sur le rebord ouest de la vallée de Lerma, au niveau du confluent entre le río Toro et le río Blanco. Elle représente l'accès le plus facile vers la Puna de la province, ce qui lui vaut le surnom de Portal de los Andes. Le Train des nuages y passe, ainsi que la route nationale 51. À proximité se trouve le lac de Las Lomitas créé par détournement d'une petite partie du débit du río Toro.
  • San Antonio de los Cobres (5 482) : Petite capitale de la Puna de la province, reliée à Salta par le Train des nuages, la ville attire un nombre croissant de touristes. Ville-étape avant le franchissement par train ou par route de la frontière chilienne.
  • Chicoana (3 396) : Située non loin du lac de Cabra Corral, la petite ville est une cité gaucho très fidèle à ses traditions. Elle correspond à l'antique Sikuani de l'empire Inca, dont subsistent d'importantes ruines.
  • Cachi (2 189) : Située sur les bords du río Calchaquí, la ville se trouve dans un cadre superbe dominé par le Nevado de Cachi haut de 6 320 mètres. De style colonial, les fenêtres y sont ornées de grilles en fer forgé. Le Museo Arqueológico Pío Pablo Díaz (musée archéologique) abrite plus de 5 000 pièces.
  • Santa Victoria Oeste (1 188) : La petite ville, située à près de 2 500 mètres d'altitude, se trouve sur le rebord ouest des Yungas. Elle est entourée de montagnes, ce qui lui donne un cadre très pitorresque.
  • Iruya (1 070) : Située à 2 780 m d'altitude, sur les versants orientaux de la Sierra de Santa Victoria, la ville, accrochée à la montagne, a une architecture typiquement coloniale, avec des ruelles étroites et des maisons de pisé et de pierres. Relativement proche d'Iruya, se trouvent la Quebrada de Humahuaca et le parc national Baritú.
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Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province est subdivisée en 23 départements.
Les chiffres de la population du recensement de 2010 sont encore provisoires, et susceptibles d'être revus à la hausse, comme l'expérience des recensements précédents l'a montré.
Le total provincial, publié en date du 11 mai 2011 se montait à 1 215 207 habitants.

Département Superf.
(km2)
Popul.
en 2001
Popul.
en 2010
Chef-lieu Carte des départements
Departamento Anta (Salta - Argentina).png Anta 21 945 49 841 60 414 Joaquín Víctor
González
Division administrative de la province de Salta et sa capitale
Departamento Cachi (Salta - Argentina).png Cachi 2 925 7 280 7 223 Cachi
Departamento Cafayate (Salta - Argentina).png Cafayate 1 570 11 785 14 582 Cafayate
Departamento Capital (Salta - Argentina).png Capital 1 722 472 971 535 303 Salta
Departamento Cerrillos (Salta - Argentina).png Cerrillos 640 26 320 35 579 Cerrillos
Departamento Chicoana (Salta - Argentina).png Chicoana 910 18 248 20 727 Chicoana
Departamento General Güemes (Salta - Argentina).png General Güemes 2 365 42 255 47 348 General Güemes
Departamento General José de San Martín (Salta - Argentina).png General José
de San Martín
16 257 139 204 156 678 Tartagal
Departamento Guachipas (Salta - Argentina).png Guachipas 2 785 3 211 3 193 Guachipas
Departamento Iruya (Salta - Argentina).png Iruya 3 515 6 368 5 989 Iruya
Departamento La Caldera (Salta - Argentina).png La Caldera 867 5 711 7 841 La Caldera
Departamento La Candelaria (Salta - Argentina).png La Candelaria 1 525 5 286 5 724 La Candelaria
Departamento La Poma (Salta - Argentina).png La Poma 4 447 1 735 1 794 La Poma
Departamento La Viña (Salta - Argentina).png La Viña 2 152 7 152 7 465 La Viña
Departamento Los Andes (Salta - Argentina).png Los Andes 25 636 5 630 6 126 San Antonio
de los Cobres
Departamento Metán (Salta - Argentina).png Metán 5 235 39 006 40 300 San José de Metán
Departamento Molinos (Salta - Argentina).png Molinos 3 600 5 565 5 625 Molinos
Departamento Orán (Salta - Argentina).png Orán 11 892 124 029 138 018 San Ramón de
la Nueva Orán
Departamento Rivadavia (Salta - Argentina).png Rivadavia 25 951 27 370 30 449 Rivadavia
Departamento Rosario de la Frontera (Salta - Argentina).png Rosario
de la Frontera
5 402 28 013 29 124 Rosario de la Frontera
Departamento Rosario de Lerma (Salta - Argentina).png Rosario de Lerma 5 110 33 741 38 460 Rosario de Lerma
Departamento San Carlos (Salta - Argentina).png San Carlos 5 125 7 208 6 927 San Carlos
Departamento Santa Victoria (Salta - Argentina).png Santa Victoria 3 912 11 122 10 318 Santa Victoria

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001
Salta 118 015 142 156 290 826 412 854 509 803 662 870 866 153 1 079 051
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 36 260 130

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 1 191 748 habitants[3].

En 1895, il n'y avait que 118 015 habitants qui peuplaient le territoire de la province, d'une superficie un peu plus vaste que la moitié de celle de l'Italie. La croissance démographique a été cependant nettement plus faible que celle de l'ensemble de l'Argentine jusqu'aux années 1950.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a plus que doublé entre 1970 et 2001, et affiche de ce fait un rythme d'accroissement supérieur à la moyenne du pays. Cette croissance forte est liée certainement à la fécondité élevée de ses habitants, mais aussi à une certaine immigration. La vigueur de la natalité observée ces dernières années dans la province (25 598 naissances en 2000, et 27 307 en 2004, soit un taux de 23,9 pour mille) laisse entrevoir la poursuite d'une croissance démographique importante dans les prochaines décennies.
Les projections de population effectuées par l'INDEC (Institut argentin des Statistiques et des Cens) prévoient une population se montant à 1 245 000 habitants en 2009 et déjà 1 379 000 en 2015, soit un accroissement de plus de 22 000 personnes annuellement. De toutes les provinces argentines, celles qui progressent le plus en valeur absolue sont celles de Buenos Aires, de Córdoba, puis de Salta suivie de Santa Fe. Mais en valeur relative (pourcentage par rapport à la population totale), Salta l'emporte largement sur les trois autres[4],[5] .

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Religions[modifier | modifier le code]

La majorité de la population (aux environs de 91 %[6]) adhère à l'Église catholique apostolique romaine. Cependant tandis que les classes aisée et moyenne professent le catholicisme formel, les pauvres et les habitants des zones rurales professent un catholicisme syncrétique, sorte d'hybride avec les vieilles croyances ancestrales indigènes. Ainsi, dans la partie occidentale de la province, sur les hauts plateaux andins, le culte de la Pachamama (Terre-Mère) persiste, et il est loin d'être inhabituel de voir, dans le salon de certaines maisons, la figure d'une divinité païenne.

Les immigrants syriens et libanais arrivés dans la province au début du XXe siècle introduisirent le Catholicisme orthodoxe de rite antioquien[7], qui compte un nombre non négligeable d'adeptes dans les villes de Salta, Tartagal et autres localités importantes.

Les protestants, sous leurs différentes expressions ou confessions, ont aussi une place assez importante. Il faut citer l'Église anglicane[8], les Méthodistes, les Témoins de Jehovah, les Mormons, les Luthériens, etc.

La communauté juive salteña est bien organisée et compte un rabbin pour accomplir ses offices religieux.

Il existe également des petits groupes de Musulmans (parmi les immigrants originaires du Moyen-Orient récemment arrivés), de Bouddhistes (immigrants d'origine chinoise et coréenne), et dans le département de Rosario de la Frontera, où sont installés de nombreux immigrants venus de l'Inde, il y a enfin une petite communauté de Sikhs[9],[10].

La faune[modifier | modifier le code]

Faune de la Puna[modifier | modifier le code]

Dans la Puna altoandine, la rareté des précipitations et le climat froid ne permettent pas le développement d'une faune très importante. Quoique peu abondante, il y existe cependant une faune variée et qui ne manque pas d'intérêt. Entre autres espèces, il faut souligner la présence du légendaire condor des Andes (Vultur gryphus), du puma (Puma concolor), de la vigogne (Vicugna vicugna), du lama (Lama glama), de l'alpaga (Lama pacos), et aussi du renard des Andes (Lycalopex culpaeus), du flamant des Andes (Phoenicopterus andinus). Le chat des Andes (Leopardus jacobita) est en forte régression à la suite de l'inquiétante baisse d'effectifs de sa proie principale, le chinchilla à queue courte (Chinchilla brevicaudata), lequel, mal protégé, est en grand danger.

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Faune des Yungas[modifier | modifier le code]

Les espèces animales abondent dans la région des yungas de la province. Certaines d'entre elles sont en danger d'extinction, mais sont fort heureusement protégées dans les parcs nationaux.

Parmi les mammifères les plus remarquables, il faut citer le tapir, le pécari à collier (Pecari tajacu), l'ocelot, le renard gris, le coati, l'agouti paca, le singe hurleur et le sapajou ou caí (Cebus apella).
Le jaguar, animal en péril subsiste dans des régions reculées. Également menacé, l'ours à lunettes ou ucumari (Tremarctos ornatus) a vu son domaine se rétrécir ; jadis on le trouvait jusque dans la Sierra d'Ancasti en province de Catamarca. Parmi les grands prédateurs, le puma (Puma concolor) est fréquent.
Dans les ravins secs (quebradas), on trouve le lama et l'alpaga. Dans les pâturages d'altitude vivent le cerf andin ou taruca (Hippocamelus antisensis) et le guanaco (Lama Guanacoe). Le long des nombreux cours d'eau aux eaux claires, peuplés de délicieux bogas et sábalos, vivent des carnivores aquatiques comme la loutre à longue queue et le raton crabier (mayuato ou osito lavador). On note aussi la présence du grand noctilion, une chauve-souris pêcheuse qui se nourrit de poissons et qui vole en groupe au-dessus de l'eau.

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Toujours dans la région des yungas, on compte pas moins de 250 espèces d'oiseaux. Parmi eux, le cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi) et le cassique huppé (Psarocolius decumanus ou yapú), qui pour se protéger construit des nids communs à plusieurs couples. Les perroquets sont nombreux, le toucan, plusieurs espèces d'aras dont l'ara à ailes vertes, l'ara militaire (guacamayo verde) et l'ara à collier jaune. On peut observer aussi le geai acahé (urraca), la pénélope de Dabbene (pava de monte), le milan à queue fourchue, le motmot houtouc, la merganette des torrents (Merganetta armata), plusieurs espèces de colibris et aussi diverses espèces d'aigrettes et de hérons. Les vallées encaissées sont le domaine de la buse tricolore (ou aguilucho). Mais l'oiseau le plus impressionnant et représentatif des yungas est l'aigle féroce, la plus grand du monde et redoutable prédateur ; il est malheureusement en danger d'extinction.

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Les amphibiens sont très nombreux. Citons les grenouilles Pleurodema borellii, plusieurs espèces de Leptodactylus (Leptodactylus chaquensis, Leptodactylus gracilis, Leptodactylus mystacinus, Leptodactylus latinasus), Telmatobius oxycephalus et Telmatobius stephani, plusieurs espèces des genres Hyla, Scinax et Oreobates (notamment Oreobates discoidalis, Oreobates barituensis), ainsi que les crapauds Rhinella schneideri ou Bufo paracnemis, Rhinella ou Bufo gallardoi, Rhinella arenarum.
On trouve aussi dans ces régions des grenouilles marsupiales, amphibiens particuliers qui mettent leurs œufs dans une poche située sur le dos, d'où les jeunes sortent une fois terminé leur stade larvaire. Parmi elles, il faut citer le Gastrotheca chrysosticta, espèce exclusive des départements de Santa Victoria et d'Iruya (parc national Baritú).

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Faune du Chaco[modifier | modifier le code]

Le paresseux à trois doigts (Bradypus tridactylus)

À l'est des yungas, s'étend la plaine du Chaco Salteño, vaste région plane et peu élevée, aux précipitations peu abondantes, et donc beaucoup plus sèche. Il y a cependant beaucoup de zones humides, bien alimentées par les cours d'eau issus de la zone montagneuse des yungas, ainsi que par les pluies d'été. C'est au niveau du parc national El Rey, que le biome des yungas fait place à celui du Chaco. Là, les deux biomes s'interpénètrent.
Parmi les principaux mammifères présents dans cette zone, il faut citer les fourmiliers géants ou tamanoirs, les tamanduas à quatre doigts (ou osos mieleros), les coendous et les paresseux à trois doigts (bradypus tridactylus), des singes comme le singe hurleur, le miriquiñá (très menacé), et le capucin (ou caí). Plusieurs canidés sont autochtones : le loup à crinière (ou aguará guazú), le renard des savanes (Cerdocyon thous), et le renard d'Aszara (aguarachay ou canis brasilensis). Les félins prédateurs sont nombreux : jaguars, pumas, jaguarondis, margays, ocelots et oncilles.

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Les tatous (armadillos) abondent et spécialement le quirquincho bola ou mataco et le tatou géant (tatou carreta, Priodontes maximus). La faune de la région du Chaco de la province de Salta comporte en outre le grison, le pécari du Chaco (Catagonus wagneri) - espèce découverte seulement à la fin du XXe siècle -, le guanaco, le cerf des pampas à ventre blanc (guazú tí, ozotoceros bezoarticus leucogaster), le cerf des marais (guazú pucú) et le daguet gris (corzuela parda). Est également autochtone le mara du chaco (appelé localement tapetí) et le capybara, fort abondant dans les eaux de la région.

Parmi les oiseaux, citons le jabiru d'Amérique (Jabiru mycteria), le cariama huppé (chuña de patas rojas), le nandou (surí), l'ortalide du Chaco (ou charata, Ortalis canicollis), la spatule rosée (Platalea ajaja), des cigognes et différentes espèces de canards.

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Quant aux reptiles, dans les zones humides, il y a divers serpents comme l'anaconda jaune et l'Hydrodynastes gigas (ou ñacaniná). On y trouve aussi deux espèces de caïmans, le caïman noir ou caiman yacaré et le caïman à museau large (ou caïman overo).

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble à Cafayate.

Les activités économiques de la province représentent, ensemble, approximativement 1 % du PIB de l'Argentine. La base de l'économie repose sur les cultures industrielles comme le tabac, la canne à sucre, les agrumes (pamplemousses), les haricots, la vigne et le coton. A souligner l'excellence de certains vins argentins produits notamment dans la région de Cafayate. L'élevage est représenté par les troupeaux de bovins, et un peu de bétail chevalin, mais en proportion fort réduite.

Les mines et la production d'hydrocarbures ont une grande importance, surtout dans le nord de la province. Dans la région de la Puna, il y a de riches gisements de différents minéraux encore inexploités.

Dans les villes, surtout la capitale provinciale, la majorité de la population relève du secteur des services : commerce, éducation, banques et activités financières, transport, santé, etc. Un des principaux problèmes du Salta est l' "économie informelle" ou le travail au noir. Dans les zones rurales, bien des habitants travaillent dans des entreprises ou exploitations agricoles non enregistrées. Dans la capitale Salta on peut voir des milliers de "vendeurs ambulants".

Le PIB par habitant à Salta est de 9 000 dollars environ, alors que la moyenne argentine est de 14 280 dollars (PPA 2005[11]).

La province de Salta et l'Axe du Capricorne[modifier | modifier le code]

Ces dernières années les pays d'Amérique du Sud ont de grands projets de travaux d'infrastructure routière et de communication à réaliser ou déjà réalisés, devant permettre de se relier entre eux, et de stimuler ainsi leurs économies, mais aussi de relier les deux grandes rives atlantique et pacifique pour stimuler et faciliter le commerce international (vers l'Asie surtout).

Parmi ces projets, celui dénommé "Axe du Capricorne" (Eje de Capricornio) défini par l'IIRSA, doit permettre de relier le sud industrialisé du Brésil avec les ports du nord chilien d'Antofagasta et de Mejillones, en traversant les Andes au niveau des provinces argentines de Salta et de Jujuy. De gros investissements sont prévus en Argentine dans ces deux provinces, et également dans celles du Chaco et de Formosa vers le Paraguay et le Brésil.

En ce qui concerne la province de Salta, une série d'importants travaux d'infrastructure routière et ferroviaire sont prévus ou déjà en cours :

En outre la construction d'une puissante interconnexion électrique est prévue entre les provinces du nord-ouest et du nord-est argentins, sous forme d'une ligne à haute tension San Miguel de Tucumán-Salta-Resistencia.

Source : Site de l'IIRSA [12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La province de Salta possède des attractions multiples et variées, de quoi satisfaire des goûts très différents. Les patrimoines naturel, culturel et historique sont très riches.

Intérieur de la Cathédrale de Salta.
Alignement de cactus candélabres (Echinopsis atacamensis ou Trichocereus pasacana) au parc national Los Cardones.

La ville de Salta La Linda ("La belle") est à la fois une importante destination touristique et une excellente base pour explorer la région. La ville possède une série d'attractions; parmi elles citons ses maisons coloniales espagnoles et la cathédrale, ainsi que le musée archéologique dit Museo de Arqueología de Alta Montaña de Salta qui possède notamment trois momies gelées de l'empire Inca. Elles furent découvertes au sommet de 6 700 mètres du volcan Llullaillaco.

Depuis Salta, on peut effectuer un très intéressant voyage à travers les Andes, grâce au Tren a las Nubes ou Train des nuages qui fait partie du "chemin de fer General Manuel Belgrano" et qui enjambe cañons et ravins avant d'arriver à la ville de San Antonio de los Cobres, à 3 775 mètres d'altitude.

Les vallées Calchaquies et leurs superbes roches rouges, avec la ville du vin, Cafayate constituent le second point d'attraction de la province. Certains touristes sont attirés par la visite des montagnes. La pittoresque petite cité de Cachi et les villages environnants comme Payogasta constituent dès lors des destinations de choix.

À travers la province, on peut pratiquer de nombreux sports, comme le trekking et le rafting, l'alpinisme et le saut à l'élastique.

Enfin, il y a trois parcs nationaux dans le Salta: le Parc national El Rey dans les yungas, le Parc national Baritú et le Parc national Los Cardones.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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