Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

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Temple de Salt Lake City.
Temple de Salt Lake City.

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est une organisation religieuse chrétienne créée en 1830 par Joseph Smith.

Cette Église se considère comme une religion révélée et comme le rétablissement de l'Église originelle de Jésus-Christ. Elle estime réunir les clefs et les pouvoirs détenus par les anciens prophètes et être dirigée par la révélation continue, par l'entremise de prophètes vivants.

Ses membres, les « saints des derniers jours », sont populairement appelés « mormons » en référence au Livre de Mormon qui serait, comme la Bible, un recueil antique de saintes Écritures.

Le nombre de membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en fait la quatrième religion des États-Unis[1]. Elle compte treize millions de membres dans le monde dont 166 000 au Canada et 33 000 en France [2].

Les termes « mormonisme » et « mormon » s'appliquent à l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et à ses membres. D'autres Églises, issues du mormonisme, sont parfois erronément assimilées à l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Sommaire

[modifier] Histoire

Jésus-Christ
Jésus-Christ

Les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appelés « saints des derniers jours » ou plus couramment « mormons », croient que leur Église a été rétablie par Jésus-Christ lui-même, par l'intermédiaire d'un prophète, et qu'elle a été organisée comme l'Église antique, celle du Nouveau Testament, après une période de 18 siècles de changements et de pertes appelée la Grande apostasie.

En 1820, Joseph Smith, qui deviendra le premier prophète de l'Église rétablie, pria dans un bosquet près de chez lui, pour savoir à quelle Église il devait se joindre. Dans sa quête spirituelle, il aurait eu, à 14 ans, une apparition de Dieu le Père et de Jésus-Christ. Jésus-Christ aurait alors déclaré à Joseph Smith que la vraie Église avait été transformée et perdue par les hommes, et que, s'il restait fidèle, il serait plus tard celui par qui elle serait rétablie.

Il affirme que trois ans plus tard il reçut la visite d'un ancien prophète nommé Moroni qui lui révéla l'emplacement de saintes Écritures, écrites en égyptien réformé sur des plaques métalliques et aujourd'hui parues sous le titre de Livre de Mormon. Ces écrits seraient l'œuvre de prophètes d'origine juive ayant vécu sur le continent américain entre 600 ans av. J.-C. et 420 ap. J.-C.

L'Église gardera toujours à sa tête un prophète avec deux conseillers, et un conseil de douze apôtres. Le président de l'Église et prophète actuel est Thomas S. Monson (né en 1927). Le clergé local est bénévole. Tous les hommes qui en sont dignes détiennent la prêtrise.

Icône de détail Article détaillé : Prêtrise (mormonisme).

Hommes et femmes sont appelés à diriger et à enseigner dans l'Église.

Aujourd'hui, l'Église est connue pour son programme missionnaire, son programme de construction de temples, ses ressources généalogiques accessibles au public et ses ressources humanitaires couramment sollicitées par la Croix-Rouge et le Secours Catholique. La plupart des jeunes mormons, à l’âge de 19 ans pour les hommes et 21 pour les femmes, consacrent volontairement de 18 à 24 mois de leur vie à la prédication de l'Évangile.

[modifier] Nom de l'Église

L'Église a tout d'abord été appelée Église du Christ, ses membres voyant en elle l'Église rétablie de Jésus-Christ. En 1830, elle est appelée Église des Saints des Derniers Jours, pour la distinguer de celle des époques prophétiques antérieures. Finalement, en 1838 le nom actuel de l'Église est révélé à Joseph Smith : Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appellation qui, d'après lui, reflète pleinement l'identité de l'Église.

[modifier] Missionnaires

Icône de détail Article détaillé : Missionnaire mormon.

Des célibataires ou couples retraités, membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, peuvent se porter candidats pour remplir une mission à plein temps. S'ils sont considérés comme moralement dignes et physiquement aptes, ils sont envoyés pour 18 ou 24 mois prêcher l'Évangile avec le soutien de leur famille ou de leur paroisse. C'est ainsi que plus de 50 000 missionnaires sont en permanence en activité dans environ 145 pays.[1]

[modifier] Écritures et doctrine

Icône de détail Article détaillé : Théologie du mormonisme.

Le canon des Écritures de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours se compose de la Bible, du Livre de Mormon, de la Perle de Grand Prix et de Doctrine et Alliances. Les saints des derniers jours sont encouragés à une étude personnelle et quotidienne des saintes Écritures et à acquérir un témoignage spirituel personnel de leur véracité.

[modifier] Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit

Vitrail de la première vision de Joseph Smith
Vitrail de la première vision de Joseph Smith

Dans la théologie mormone, Dieu le Père, son Fils Jésus-Christ et le Saint-Esprit sont trois entités distinctes mais parfaitement unies dans leur objectif de salut de l'humanité. Les deux premiers ont un corps de chair et d'os. Cette divinité est considérée comme omnipotente, omnisciente, éternelle, immortelle et créatrice de l'univers.

Les humains seraient fils et filles de parents divins, c'est-à-dire issus d'un père céleste et d'une mère céleste, idée que l'on retrouve chez l'auteur protestant Jacques Ellul, dans Ce que je crois (Grasset, 1987).

La croix chrétienne n'est pas utilisée comme symbole, les saints des derniers jours préférant l'idée du Christ ressuscité et vivant, ce qui, croient-ils, est sa réalité actuelle. Le symbole le plus utilisé est l'ange Moroni, proclamant l'Évangile éternel aux habitants de la terre (Apocalypse 14:6). Une statue représentant l'ange soufflant dans une trompette orne souvent la flèche des temples de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

[modifier] Le but de la vie

Pour les saints des derniers jours, tous les êtres humains ont choisi dans la vie prémortelle de venir sur la terre et sont ici pour faire l'expérience de la vie dans un corps de chair et d'os avant de retourner en présence de Dieu.

Les expériences positives comme négatives de la vie ici-bas permettraient, malgré l'opposition, la progression personnelle (cf. parabole biblique des talents) vers un bonheur éternel.

[modifier] La connaissance, la liberté et la responsabilité

La chute d'Adam et Ève n'est pas considérée comme négative dans la théologie mormone. Alors que la majorité des religions chrétiennes y voit un acte négatif (péché), cet acte est ici perçu comme un choix conscient de manger du « fruit de la connaissance du bien et du mal », à l'encontre du commandement de Dieu (transgression), mais permettant la connaissance du bien et du mal et la liberté de choisir entre les deux ; choix permettant aussi l'application d'un commandement antérieur, celui de multiplier et de remplir la terre.

Les saints des derniers jours ne croient pas en la prédestination. Pour eux, Dieu, bien qu'omnipotent, n'agit pas à la place des hommes. Ceux-ci jouissent du libre arbitre et sont responsables des conséquences de leurs actes. Selon le deuxième article de foi de l'Église, les hommes seront punis pour leurs propres péchés, et non pour la transgression d'Adam.

[modifier] Progression éternelle et divinisation

Les saints des derniers jours croient que chaque personne sera sauvée de la mort physique (1 Corinthiens 15:22) et héritera d'un degré de gloire ou « royaume » différent (céleste, terrestre ou téleste, cf 1 Corinthiens 15:40-42) après le jugement dernier, jugement qui tiendra compte de la globalité de la personne (actes, paroles, pensées, désirs, repentance, connaissance). Le baptême est indispensable au salut dans le royaume céleste.

La vie éternelle, récompense suprême du royaume céleste, est accordée aux personnes ayant persévéré jusqu'à la fin dans l'observance des commandements de Dieu après avoir accepté l'Évangile du Christ. La vie éternelle consiste à vivre comme l'Éternel, en jouissant des attributs de la divinité, doctrine rejointe par la philosophie de Henri Bergson (1859-1941). D'autre part, ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'accepter l'Évangile ici-bas peuvent le faire dans l'au-delà, entre la mort et la résurrection (voir Salut pour les morts).

[modifier] Premiers principes et ordonnances

Le 4e Article de foi de l'Église affirme :

« Nous croyons que les premiers principes et ordonnances de l'Évangile sont : premièrement la foi au Seigneur Jésus-Christ, deuxièmement le repentir, troisièmement le baptême par immersion pour la rémission de péchés, quatrièmement l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. »

[modifier] Foi

Pour les saints des derniers jours, la foi est un principe d'action, un moteur pour avancer dans la vie avec espérance, et non une simple croyance. Contrairement à certains protestantismes, la foi, les œuvres, l'inspiration donnée par le Saint-Esprit comme la grâce du Christ ont toutes leur importance et rien n'est privilégié par rapport à l'autre. Les saints des derniers jours croient qu'ils doivent faire leur part et se montrer disciples du Christ, mais en définitive ce sera quand même par la grâce du Christ qu'ils seront sauvés car, même après avoir fait tout ce qu'il pouvait, l'homme, de lui-même, demeure imparfait.

[modifier] Repentir

Les saints des derniers jours croient au principe du repentir, qui implique le regret sincère d'avoir mal agi, ainsi que de réparer autant que possible ses fautes. Ce repentir est personnel et se livre dans la prière, la confession à Dieu, le fait de ne plus recommencer et l'amélioration personnelle constante. Les étapes d'un repentir complet sont : reconnaître son tort, regretter, demander pardon (à Dieu et/ou à la personne offensée), réparer, ne plus recommencer (s'y efforcer de son mieux, d'un cœur sincère), vivre dans la justice et continuer à se repentir en reconnaissant ses faiblesses.

[modifier] Baptême

Fonts baptismaux du temple de Salt Lake City, en 1912, où les baptêmes pour les morts étaient célébrés. Les douze bœufs qui soutiennent les fonts représentent les Tribus d'Israël.
Fonts baptismaux du temple de Salt Lake City, en 1912, où les baptêmes pour les morts étaient célébrés. Les douze bœufs qui soutiennent les fonts représentent les Tribus d'Israël.

L'Église pratique le baptême par immersion totale, tel que pratiqué par Jean-Baptiste, pour symboliser l'ensevelissement du Christ dans la tombe. Lorsque le baptisé ressort de l'eau, cela symbolise la résurrection à une nouvelle vie, comme un nouveau départ. L'eau est un symbole de pureté, la personne est ainsi lavée de ses péchés passés. Par son baptême, elle prouve qu'elle contracte l'alliance avec Dieu de porter le nom de son Fils, de toujours se souvenir de lui, d'obéir à ses commandements, de le servir et d'être son témoin jusqu'à la fin. En retour, Dieu lui promet son Esprit. Pour être valide, le baptême doit être accompli par quelqu'un qui en a reçu l'autorité. Le baptisé doit avoir au moins huit ans (« l'âge de raison »), comprendre les premiers principes et ordonnances de l'Évangile et avoir le désir d'être baptisé.

[modifier] Don du Saint-Esprit

Le don du Saint-Esprit, ou confirmation, vient après le baptême et est accompli par l'imposition des mains des anciens (prêtre confirmé, comme défini dans le Nouveau Testament) sur la tête de la personne nouvellement baptisée. Ce don lui permet de bénéficier de la compagnie du Saint-Esprit, ce qui l'aide à faire de bons choix dans la vie et est pour elle une source de protection. La personne ainsi confirmée reçoit le bénéfice de la compagnie du Saint-Esprit tout au long de sa vie, aussi longtemps et à chaque fois qu'elle en est digne.

[modifier] Pratiques

Bâtiments administratifs de l'Église à Salt Lake City
Bâtiments administratifs de l'Église à Salt Lake City

Les saints des derniers jours qui respectent leurs alliances du baptême vivent selon les principes suivants, parmi d'autres :

  • La Parole de sagesse (D&A 89) consiste à ne consommer ni alcool (« boissons fortes »), ni tabac, ni thé ou café (« boissons brûlantes »), ni drogues. Pour les saints des derniers jours, la Parole de Sagesse est une clé pour être en bonne santé physique et spirituelle.
  • La loi de chasteté (Exode 20:14), qui signifie l'abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, exclut les relations sexuelles hors mariage. Pour les saints des derniers jours, la chasteté est une clé du bonheur ici-bas. Selon la doctrine mormone, le couple et la famille sont pour durer éternellement.
  • La dîme (Genèse 14:18-20), sorte de denier du culte, consiste à donner 10% de ses revenus à l'Église, ce qui lui permet de construire et d'entretenir les églises et les temples et de soutenir l'œuvre missionnaire. La loi de la dîme, déjà pratiquée à l'époque de l'Ancien Testament, est une préparation à la « loi de consécration ».
  • Le jeûne et les offrandes de jeûne consistent à s'abstenir de deux repas consécutifs, nourriture et boisson, de prier et de faire une offrande de jeûne pour aider les nécessiteux, offrande au moins égale à la valeur des repas non consommés. Le premier dimanche de chaque mois est un jour de jeûne.

De plus, les saints des derniers jours sont concernés par :

  • L'aide humanitaire : il est possible de donner au fonds d'aide humanitaire pour le bénéfice des victimes des catastrophes de toute sorte.
  • La recherche généalogique : les membres de l'Église sont généralement actifs dans la recherche généalogique, dans le but d'identifier leurs ancêtres et leur permettre de recevoir les bénédictions de l'Évangile rétabli. C'est ainsi que dans les temples est pratiqué le sacrement du baptême pour les morts. Les défunts auraient l'occasion d'accepter ou de refuser ce sacrement réalisé par procuration pour eux.

Un mot sur le mariage plural :

Icône de détail Article détaillé : Mariage plural (mormonisme).

Le mariage plural a été ouvertement pratiqué de 1847 à 1890, après l'arrivée des pionniers mormons à Salt Lake City. Les mariages pluraux étaient célébrés pour l'éternité, uniquement dans les temples de l'Église. Moins de 3 % des membres masculins de l'Église reçurent ce sacrement. Selon la croyance mormone, le mariage plural aurait été commandé par révélation, pratiqué pour accroître la population de l'Église naissante, puis retiré par révélation en 1890. Les minorités qui pratiquent la polygamie (voir Église fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours) ne sont pas membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours qui a totalement banni et interdit cette pratique.

[modifier] Loi de consécration

« La loi de consécration est un principe divin par lequel hommes et femmes consacrent volontairement leur temps, leurs talents et leurs moyens à l'établissement et à l'édification du royaume de Dieu » (Guide des Écritures). Ce principe est souvent confondu avec l'Ordre Uni qui a été vécu quelques années dans les débuts de l'histoire de l'Église rétablie, au XIXe siècle, et a été une tentative d'application de la loi de consécration. L'Ordre Uni consistait à mettre tous les biens des membres de l'Église en commun et à les répartir entre les familles selon leurs besoins respectifs. Chaque famille était gestionnaire de ce qu'elle recevait. La loi de consécration est une loi éternelle de l'Évangile que les saints des derniers jours vivent aujourd'hui à travers la dîme, le service bénévole dans les différents ministères ecclésiastiques et l'entraide au sein de l'Église.

[modifier] Recherches généalogiques

Icône de détail Article détaillé : Société généalogique d'Utah.
Bibliothèque généalogique de Salt Lake City
Bibliothèque généalogique de Salt Lake City

L'Église est connue pour son intérêt pour la généalogie. Cet intérêt est suscité par la volonté de chacun de retrouver ses ancêtres et de leur permettre de recevoir les bénédictions de l'Évangile. Cette volonté a motivé l'invention de la norme GEDCOM et la recherche d'actes anciens, notamment grâce à la technologie du microfilm.

[modifier] Aide humanitaire

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours collabore couramment avec les organisations internationales d'aide humanitaire, telles que la Croix-Rouge et le Secours catholique, pour porter secours aux victimes des catastrophes naturelles, sanitaires et autres.

[modifier] Chœur du Tabernacle

Icône de détail Article détaillé : Chœur du Tabernacle mormon.

Le Chœur du Tabernacle mormon est l'une des institutions chorales les plus réputées du monde. Il est formé de 360 voix et est habituellement accompagné par un orgue de 11 623 tuyaux et un orchestre de 110 musiciens. Tous les membres du Chœur du Tabernacle sont des bénévoles de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

[modifier] Statistiques

En 2004, le Mexique est devenu le premier pays, en dehors des États-Unis, à dépasser un million de membres. Depuis, le Brésil est devenu le second. La croissance dans le reste du monde continue d'être plus rapide qu'aux États-Unis. Plus de la moitié des membres de l'Église vivent en dehors des États-Unis. Ils sont issus de près de 180 pays[2] et 178 langues. D'après le Yearbook of American and Canadian Churches de 2005, de toutes les Églises qui communiquent leurs statistiques, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la quatrième par la taille aux États-Unis (plus de 5,5 millions de membres aux États-Unis fin 2003).

En 2007 :

  • La population de l’Église a atteint 13 millions.
  • Le nombre de missionnaires appelés depuis 1830 a atteint un million.

Au 31 décembre 2006 :

  • Nombre d'unités de l'Église : Pieux (diocèses) : 2 745 ; Missions : 344 ; Districts (petits diocèses) : 630 ; Paroisses et branches (petites paroisses) : 27 475
  • Population de l'Église : Population totale de l'Église : 12 868 606 ; Accroissement du nombre d'enfants inscrits en 2006 : 94 006 ; Convertis baptisés en 2006 : 272 845
  • Missionnaires : Missionnaires à plein temps : 53 164
  • Temples : Temples consacrés en 2006 : 2 ; Temples reconsacrés en 2006 : 2 ; Temples en service : 124

Statistiques par pays et par langue (au 31 décembre 2003) :

  • Pays ayant le plus grand nombre de membres de l'Église : États-Unis : 5 503 192 ; Mexique : 980 053 ; Brésil : 866 988 ; Chili : 530 739 ; Philippines : 526 178 ; Pérou : 384 663 ; Argentine : 330 349 ; Guatemala : 192 207 ; Canada : 166 442 ; Équateur : 61 396
  • Pays ayant le plus grand pourcentage de membres de l'Église (10 000 membres minimum) : Tonga : 46,0 (1 sur 2) ; Samoa : 34,0 (1 sur 3) ; Samoa américaines : 19,1 (1 sur 5) ; Kiribati : 10,0 (1 sur 10) ; Polynésie française : 7,8 (1 sur 13) ; Chili : 3,4 (1 sur 30) ; Uruguay : 2,4 (1 sur 42) ; Nouvelle-Zélande : 2,3 (1 sur 43) ; Honduras : 1,6 (1 sur 62) ; Bolivie : 1,5 (1 sur 64)
  • Quatre pays ont un pourcentage élevé, mais moins de 10 000 membres : Niue (13,0), îles Marshall (6,8), îles Cook (6,5), et Micronésie (3,1).
  • Langues les plus parlées par les membres de l'Église : Anglais : 5 828 000 ; Espagnol : 3 681 000 ; Portugais : 907 000 ; Tagalog (Philippines) : 165 000 ; Cebuano (Philippines) : 126 000 ; Japonais : 117 000 ; Ilocano (Philippines) : 109 000 ; Samoan : 102 000 ; Coréen : 75 000

(Sources : Le Liahona, mai 2006, p. 24 ; août 2005, Nouvelles de l'Église, p. 2 ; janvier 2005, Nouvelles de l'Église, pp. 2-3)

[modifier] Critique du mormonisme

Icône de détail Article détaillé : Critique du mormonisme.

Le mormonisme, comme toute religion, a été l’objet de critiques depuis sa formation. Les critiques émanent de groupes religieux, de scientifiques et d'anciens membres. Les critiques se divisent en trois axes principaux :

Les critiques théologiques

Le mormonisme est critiqué pour certaines de ses doctrines en désaccord avec les dogmes chrétiens généralement admis. Les principales critiques portent sur la nature de la divinité (Dieu le Père possède un corps physique immortel et est un homme exalté) et sur la notion de révélation continue (le canon n'est pas fermé).

Les critiques scientifiques

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que le Livre de Mormon est non seulement un texte religieux mais aussi le récit historique de civilisations précolombiennes. Les critiques du mormonisme ont ainsi relevé de nombreux éléments considérés comme des anachronismes (présence d'acier, de chevaux, etc.) ou des incohérences linguistiques. Il s'agit d'un domaine où exégètes et apologistes mormons tentent activement de démonter les arguments des critiques.

Les critiques éthiques

Le mormonisme est également critiqué pour certaines doctrines passées ou présentes posant des problèmes éthiques, principalement :

  • le rôle de la femme : seul l'homme peut détenir la prêtrise, la femme ayant pour rôle distinctif mais non exclusif de mettre au monde et d'élever des enfants. De plus, jusqu'en 1890, la polygamie était pratiquée par une fraction des mormons.
  • le racisme : l’Église a longtemps refusé d’ordonner des personnes noires à la prêtrise (1844-1978), ce qui a suscité de nombreuses critiques face à une disposition jugée raciste, jusqu’à son abrogation (voir Situation des Noirs dans le mormonisme).
  • l'homophobie : l’Église condamne sévèrement l'homosexualité, les déclarations de ses dirigeants étant parfois jugées homophobes (voir Perception de l'homosexualité dans le mormonisme).

Massacre de Mountain Meadows

En septembre 2007, à l'occasion du cent-cinquantenaire du massacre de Mountain Meadows, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a reconnu la responsabilité de dirigeants locaux de l'Église dans cet événement. En 1857, dans le sud de l'Utah, plus d'une centaine d'émigrants en direction de Californie furent massacrés par une poignée de colons mormons et plusieurs centaines d'Indiens Païutes. Sujet encore sensible au sein de la population américaine, cette triste histoire est l'objet de plusieurs ouvrages.

Caractère sectaire
Icône de détail Article détaillé : Mormonisme et caractère sectaire.

Le caractère potentiellement sectaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a été examiné au cours des commissions d'enquête sur les sectes en France et en Belgique et l'Église n'a pas été mentionnée dans la liste des sectes dressée par la commission française (en Belgique, il n'y a pas eu de liste de cette sorte dressée). Seule l'association française UNADFI dénonce le mouvement comme secte en raison du rôle « subalterne » de la femme et de l'« endoctrinement » des enfants, alors que les autres associations (CCMM, CIAOSN) ne considèrent pas ce mouvement comme dangereux.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • LeGrand Richards, Une œuvre merveilleuse et un prodige, Salt Lake City, 1950[3]
  • James E. Talmage, Articles de foi, Salt Lake City, 1890[4]
  • Joseph Fielding Smith,
    • Enseignements du prophète Joseph Smith (1805-1844), Salt Lake City, 1976[5]
    • L'essentiel de l'histoire de l'Église, Salt Lake City, 1922, 1950, Frankfurt, 1973
  • William E. Berret, L'Église rétablie, Salt Lake City, 1961, Torcy, 1985, ISBN 2-903879-15-X
  • Carter E. Grant, Le royaume de Dieu rétabli, 1955, 1964
  • John A. Widsoe, Discours de Brigham Young, Salt Lake City, 1926[6]
  • Parley P. Pratt, Voix d'avertissement, 1837[7]
  • Louis Auguste Bertrand, Mémoires d'un mormon, Collection Hetzel, Paris, 1862[8]
  • Sabine Delmarti, Les Mormons - Bâtisseurs du royaume de Dieu, 1997
  • Deborah Laake, Cérémonies secrètes : journal intime d'une femme chez les mormons, 1993
  • Bernadette Rigal-Cellier, Être Français dans une Église d'origine américaine : Les mormons de France (université du Québec à Chicoutimi, 2000)[9]
  • Jad Hatem, Les Trois Néphites , le Bodhisattva et le Mahdî ou l'ajournement de la béatitude comme acte messianique, Paris, Ed. du Cygne, 2007

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Yearbook of American and Canadian Churches, 2005
  2. Deseret Morning News 2007 Church Almanach
  3. [lire en ligne]
  4. [lire en ligne]
  5. [lire en ligne]
  6. [lire en ligne]
  7. [lire en ligne]
  8. [lire en ligne]
  9. [lire en ligne]