Province de San Juan

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Province de San Juan
Provincia de San Juan
Blason de Province de San Juan
Héraldique
Drapeau de Province de San Juan
Drapeau
Localisation de la province de San Juan
Localisation de la province de San Juan
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale San Juan
Gouverneur José Luis Gioja (PJ)
ISO 3166-2 AR-J
Démographie
Gentilé Sanjuanino/a
Population 681 055 hab. (2010)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Superficie 89 651 km2
Liens
Site web http://www.sanjuan.gov.ar

La province de San Juan est une subdivision de l'Argentine située à l'ouest du pays. Elle est limitée au nord par la province de La Rioja, au sud-est par province de San Luis, au sud par la province de Mendoza et à l'ouest par la Cordillère des Andes, qui la sépare du Chili.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province fait partie de la région géographique de Cuyo. Elle présente un relief montagneux, composé de trois cordillères: la Cordillère principale ou occidentale (qui fait frontière avec le Chili), la Cordillère frontale ou orientale - un peu moins élevée -, et la Précordillère.
Entre la cordillère frontale et la précordillère sont intercalées des vallées tectoniques longitudinales (nord-sud), appelées Valles Altos (Llanos de San Guillermo, Valle de Iglesia, Valle de Calingasta et Pampa del Leoncito).
La précordillère constitue une barrière que seuls le río Jáchal et le río San Juan parviennent à traverser. Elle est constituée d'une série de cordons discontinus hauts de plus de 4 000 mètres. Parmi ceux-ci, on peut citer la sierra de la Punilla, la sierra del Volcán, la sierra Negra, la sierra de la Invernada et la sierra del Tontal.
La zone de la précordillère est un des endroits du pays les plus instables, avec une grande fréquence de mouvements sismiques.

L'est de la province est une vaste zone de plaines sèches et arides, dénommées "travesías". Cette région est traversée par des sierras isolées qui font partie de ce qu'on appelle le système des Sierras pampéennes.

La province comprend une zone sismique connue pour la sévérité des mouvements des plaques tectoniques. Ainsi en a-t-il été du terrible tremblement de terre de San Juan en 1944.

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Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants - Les Amérindiens[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des Espagnols, le territoire de la province de San Juan était habité par plusieurs peuples indigènes : les Huarpes (au sud), les Olongasta (es)s (au nord-ouest), les Capayans (es) (au nord-est, dans les vallées de Vinchina, Guandacol et Jáchal), les Yacampi (es)s au nord-ouest, dans les Andes.

Les Huarpes comme les Yacampis élevaient des lamas.

Les Huarpes étaient une ethnie pacifique. Ils habitaient une grande partie de ce que l'on appelle aujourd'hui le valle del Tulum. Leur zone d'influence s'étendait aux sierras de Zonda, d'Ullum, de Villicum et de Pie de Palo, ainsi qu'aux sommets de Valdivia. On les trouvait aussi dans le bassin du río Bermejo-Vinchina et dans la vaste zone des Lagunas de Guanacache (ou Huanacache), ainsi que sur les deux rives du río Desaguadero. Leurs activités principales étaient l'agriculture et l'élevage. Ils vivaient sur des terres irriguées par des réseaux de canaux et de petits aqueducs qu'ils construisaient pour garantir l'irrigation et la production du maïs, de la quinoa, de pois, de courges et de citrouilles. Le maïs constituait l'élément fondamental de leur régime ; ils le consommaient grillé ou cuit, et parfois le séchaient au soleil pour obtenir de la chuchoca (maïs cuit et sec, que l'on utilise comme condiment). Ils élevaient des lamas et des guanacos tant pour l'alimentation que pour le transport. Ils chassaient le guanaco, le nandou et d'autres petits animaux. Ils conservaient la viande en la séchant au soleil. Ils récoltaient les œufs de nandou et cueillaient les fruits du chañar et de l'algarrobo.

Articles détaillés : Huarpes et Diaguitas.

Les Capayans, apparentés aux Diaguitas du nord-ouest argentin, vivaient dans la zone occupée aujourd'hui par les départements de Jáchal et d'Iglesia, au nord du territoire des Huarpes. Ils étaient bons agriculteurs, activité qu'ils pratiquaient avec l'appui de l'irrigation artificielle. Ils cultivaient le maïs qu'ils gardaient dans des greniers semi-souterrains. Ils vivaient groupés, dans des maisons faites d'argile munies de toits de bois. Le peuple capayán se distinguait par son habileté dans l'artisanat céramique : ils fabriquaient des vases à large goulot ornés de dessins géométriques.

Les Yacampis habitaient dans le Valle del río Bermejo et dans le département de Valle Fértil. La documentation historique mentionne que leurs communautés étaient très nombreuses et vivaient avant tout de l'élevage du lama. Ils collectaient aussi et pratiquaient l'agriculture. Ils furent ultérieurement gardiens et éleveurs de troupeaux dans les estancias espagnoles. Ils utilisaient la pierre pour confectionner des pointes de flèche, des haches, des couteaux, des grattoirs, des colliers et des pipes.

La colonisation espagnole[modifier | modifier le code]

En 1551 le capitaine Francisco de Villagra (es) parcourut la région qui forme aujourd'hui les provinces de San Juan et de Mendoza. Bientôt plusieurs groupes d'Espagnols sillonnèrent la région, envoyés par les autorités de la Capitainerie Générale du Chili, laquelle était une division territoriale de la Vice-royauté du Pérou. Ces expéditions prirent contact avec les Indiens Huarpes, qui reçurent pacifiquement les Espagnols. Un des motifs pour lesquels les colonisateurs prirent possession de la région fut la présence d'un grand nombre d'Amérindiens qui pouvaient être emmenés au Chili pour y travailler, dans les champs ou dans les mines.

En 1562 Juan Jufré de Loayza y Montese, fonda San Juan de la Frontera, dans la vallée de Tucuna, sur ordre de Francisco de Villagra, capitaine Général du Chili. La ville reçut ce nom en l'honneur du saint patron saint Jean Baptiste. Le territoire sous sa juridiction s'étendait jusqu'aux frontières avec le Tucumán. Jufré avait réparti les terrains de la région entre ses hommes et mobilisa environ 1 500 indigènes en encomiendas.
Fin 1593 une crue violente du río San Juan détruisit la précaire cité. Luis Jufré y Meneses, cinquième fils du fondateur, la transféra 25 cuadras plus au sud. La ville nouvelle commença dès lors à croître, mais eut encore à supporter maintes fois de nouvelles inondations, des épidémies et des séismes souvent violents.

Le 25 juin 1751, Juan de Echegaray, fonda la ville de San José de Jáchal, actuel chef-lieu du département de Jáchal et centre d'une importante région agricole.

San Juan faisait partie du Corregimiento de Cuyo [1], dont la capitale se situait à Mendoza et qui faisait partie de la Capitainerie Générale du Chili, dépendante de la Vice-royauté du Pérou.

Lors de la création de la Vice-royauté du Río de la Plata en 1777, le Corregimiento de Cuyo y fut englobé et fut donc séparé de la juridiction chilienne.

L'Ordonnance Royale du 28 janvier 1782 divisa la vice-royauté du Río de la Plata en 8 Gobernaciones-Intendencias (Gouvernements-Intendances), plus les gouvernements militaires et politiques de Montevideo (Uruguay) et des anciennes Missions Jésuitiques (centrées sur le territoire actuel du Paraguay). L'ordonnance créait ainsi l'Intendencia de Cuyo. Mais la durée de cette dernière fut très brève. En effet cette structure fut modifiée la même année par l'Ordre Royal du 29 juillet 1782 puis par la cédule du 5 août 1785, qui supprimaient les intendances de Cuyo et de Santa Cruz de la Sierra, et divisaient l'intendance du Salta del Tucumán en deux : Salta au nord, et Tucumán au sud. Le Cuyo se vit ainsi intégré au sein de la nouvelle Intendencia de Córdoba del Tucumán.

Révolution et Indépendance[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet 1810 une assemblée reconnut la Première Junte de Buenos Aires qui avait déclaré l'indépendance face au royaume d'Espagne, et envoya José Ignacio Fernández Maradona comme député à la Junta Grande.

Le 29 novembre 1813 l'ancienne Gobernación Intendencia de Cuyo se recréa, se séparant ainsi de celle Córdoba del Tucumán. L'entité nouvelle comprenait les provinces actuelles de San Luis, Mendoza et San Juan. Le premier Gouverneur-Intendant du Cuyo fut le colonel Florencio Terrada ; le second fut le colonel Marcos Balcarce et le suivant José de San Martín.

En 1815 le clerc fray Justo Santa María de Oro et Francisco Narciso Laprida furent élus comme députés de San Juan au Congrès de Tucumán.

Autonomie provinciale[modifier | modifier le code]

Domingo Faustino Sarmiento. Originaire de la province, il en fut gouverneur de 1862 à 1864, avant de devenir Président de la Nation argentine.
Antonino Aberastain, gouverneur de San Juan.

En février 1820, la bataille de Cepeda, se soldant par la victoire des caudillos fédéralistes, avait causé la chute du Directoire, organe du pouvoir exécutif argentin, et le gouvernement national fut dissous le 11 février. Dès lors, une assemblée ouverte réunie à San Juan le 27 février puis le 1er mars décida l'autonomie de San Juan comme nouvelle province de la fédération. Ceci allait entraîner la dissolution de la province de Cuyo. Mariano Mendizábal fut le premier gouverneur de la nouvelle province.

A l'annonce de ce qui s'était passé à San Juan, un contingent militaire formé de deux compagnies de chasseurs et de deux pièces d'artillerie, fut envoyé depuis Mendoza. Il se mit en route le 10 mars, mais s'arrêta à Pocito el 14 mars, dans l'espoir d'une révolte de la population sanjuanine contre le nouveau pouvoir. Mais comme rien de tel ne se produisit, il retourna à Mendoza.

Le 21 mars Mendizábal fut renversé, et le nouveau gouverneur, José Ignacio Fernández de Maradona, signa dès le 23 un accord avec les représentants du gouverneur de Mendoza, Pedro José Campos, qui reconnut l'autonomie de San Juan.

La province de San Juan n'adopta sa constitution que le 7 avril 1856.

En 1861 un certain Juan Saá envahit la province, mit les faibles forces de celle-ci en déroute et captura le gouverneur légitime, Antonino Aberastain. Ce dernier fut exécuté.

En 1862, Domingo Faustino Sarmiento, devint gouverneur et réussit en deux ans à changer la physionomie de la province, ouvrant de nouvelles routes, créant de nouvelles écoles. Il développa l'agriculture, créa des projets miniers, impulsa le peuplement grâce à l'arrivée de nouveaux immigrants.

En 1870 on réalisa la première division politique de la province en 18 départements.

En 1887, la province de San Juan avait une population de 102 000 habitants, 85 214 hectares de terre cultivées par irrigation artificielle, grâce à un réseau de canaux, dont seulement 3 634 étaient des vignobles[2].

Agglomérations principales[modifier | modifier le code]

Nombre d'habitants d'après le recensement de 2001 - Entre parenthèses, le(s) département(s) concerné(s) :

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 19 départements. La Constitution qui régit la province fut sanctionnée en 1986.

Département Superficie
(km2)
Population
(2001)
Chef-lieu Carte des départements
Albardón 945 20 413 Villa General San Martín Division administrative de la province de San Juan.
Angaco 1 865 7 570 El Salvador
Calingasta 22 589 8 176 Tamberías
Capitale 30 112 778 San Juan
Caucete 7 502 33 609 Caucete
Chimbas 62 73 829 Villa Paula Albarracín de Sarmiento
Iglesia 19 801 6 737 Rodeo
Jáchal 14 749 21 018 San José de Jáchal
Nueve de Julio 185 7 652 Nueve de Julio
Pocito 515 40 969 Villa Aberastain
Rawson 300 107 740 Villa Krause
Rivadavia 157 76 150 Rivadavia
San Martín 435 10 140 Villa San Martín
Santa Lucía 45 43 565 Santa Lucía
Sarmiento 2 782 19 092 Media Agua
Ullum 4 391 4 490 Villa Ibáñez
Valle Fértil 6 419 6 864 Villa San Agustín
Veinticinco de Mayo 4 519 15 193 Villa Santa Rosa
Zonda 4 391 4 038 Villa Basilio Nievas
En vert, la région du Nouveau Cuyo

La région du Nuevo Cuyo[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 1988, les gouverneurs des provinces de La Rioja, Mendoza, San Juan et San Luis ont signé le Traité d'Intégration économique du Nuevo Cuyo. Cet acte fait partie du processus de régionalisation en Argentine. Il est basé sur l'article 124 de la Constitution nationale.

Ce Traité d'Intégration économique du Nuevo Cuyo a donné naissance a une nouvelle région. Il a pour but de Fortifier l'intégration de la région en améliorant les moyens de communication et de transport, en promouvant l'offre de biens et de services régionaux, tant sur le plan national qu'international, et l'exécution d'entreprises productives et commerciales avec d'autres pays, spécialement les pays latino-américains.

L'organe de gouvernement de la région est constituée par l'Asamblea de Gobernadores (Assemblée des Gouverneurs), qui est l'instance de décision la plus élevée en ce qui concerne la fixation des règles pour l'intégration et la définition des politiques. Il existe aussi un Comité Exécutif formé par les ministres de l'économie des provinces de San Juan et de Mendoza, et les ministres du Trésor et des travaux publics des provinces de La Rioja et de San Luis. Cet organe a pour mission de formuler les différentes propositions pour la prise de décision et l'exécution de ces décisions.

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 662 439 habitants[3]. Toujours selon l'INDEC, elle se montait à 695 640 habitants en juin 2008.

Depuis le début du XIXe siècle, la population de la province a évolué comme suit :

1838 [4] 1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001
Province de
San Juan
28 000 84 251 119 252 261 229 352 387 384 284 465 976 528 715 627 913
Total Argentine 674 000 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 37 156 195

Les chiffres de 1838 sont des estimations. La croissance démographique, assez lente au XIXe siècle et nettement moindre que celle de l'ensemble du pays, a été assez semblable à cette dernière tout au long du XXe siècle.

En 1895, il y avait plus ou moins 84 251 habitants qui peuplaient le territoire, vaste comme près de trois fois la Belgique. Un bon siècle plus tard, en 1991, ils dépassaient le demi-million.

Enfin la natalité élevée observée dans la province (13 119 naissances en 2000, et 14 785 en 2004, soit un taux de 22,5 pour mille) laisse entrevoir, une importante croissance démographique dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Les projections de population effectuées par l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements) prévoient une population se montant à 705 378 habitants en 2009 et 762 857 en 2015, soit un accroissement de plus de 9 000 personnes annuellement. La province continuerait donc ainsi sa progression à un rythme de l'ordre de 1,3 % annuellement[5],[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Climogramme de la ville de San Juan

Une particularité de la province est l'existence d'un vent local, le Zonda. C'est un vent chaud et desséchant qui souffle de l'ouest, de l'océan Pacifique. Il est rendu chaud et sec par un effet de foehn extrême, qu'il acquiert en traversant les montagnes très élevées de la Cordillère des Andes, où se trouvent plusieurs des pics les plus élevés d'Amérique. Les zones de la précordillère, les travesías et les Sierras pampéennes dans la province de San Juan, ont eu ainsi en général, au XXe siècle, un climat aride de sierras et de plaines, avec des oasis d'irrigation.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

La précordillère est traversée d'ouest en est par des rivières issues des Andes et appartenant au système fluvial du Río Desaguadero (les ríos Jáchal et San Juan), dont le cours supérieur appelé río de los Patos (rivière des canards) a un débit moyen considérable pour la région, surtout en été grâce à la fonte des neiges et des glaciers andins. Ces cours d'eau irriguent des vallées fluviales de grande importance économique. À l'extrême sud-est de la province, aux limites des provinces de Mendoza et de San Luis se trouvent les lagunas de Guanacache (ou de Huanacache), où se perd le río San Juan. C'est une vaste zone humide de première importance pour l'ensemble de la région de Cuyo par sa grande richesse floristique et faunistique.

D'autre part, le río Huaco, dans le département de Jáchal et le río Valle Fértil, dans celui de Valle Fértil, sont aussi de grande importance pour la province. Celle-ci compte en outre une série de petits cours d'eau ou torrents de montagne à forte pente. Parmi les plus importants, on peut citer l'arroyo de Agua Negra, l'arroyo de Agua Blanca, l'arroyo Iglesia.

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D'importants ouvrages hydrauliques de retenue ont été construits ou sont en construction sur ces divers cours d'eau :

Barrage Cours d'eau Utilisation Département
Ullum río San Juan Irrigation, loisirs, génération d'énergie Ullum - Zonda
Caracoles río San Juan Irrigation, génération d'énergie Ullum - Zonda
Cuesta del Viento río Jáchal Loisirs et énergie Iglesia
Cauquenes río Huaco Irrigation Jáchal
San Agustín río Valle Fértil Irrigation Valle Fértil

Le Valle del Tulum[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Valle del Tulum.

Le Valle del Tulum (Val de Tulum) est une grande oasis située au centre-sud de la province, dans laquelle 90 % de la population provinciale se concentre et notamment l'agglomération du Grand San Juan. Il est entouré d'un relief très accidenté et profondément aride. À l'ouest s'élève la Sierra Chica de Zonda, un système montagneux appartenant à la précordillère de San Juan. À l'est se trouvent les sierras de Pie de Palo, qui font partie du système des sierras pampéennes, et au nord les serranías de Villicúm, système appartenant aussi à la précordillère. Le sud s'ouvre sur une large zone hautement désertique se prolongeant au nord de la province de Mendoza.

Le Valle del Tulúm est irrigué par le río San Juan. Plusieurs barrages et digues ont été construits, et notamment le barrage d'Ullum. Le système d'irrigation du barrage d'Ullum consiste en canaux et rigoles construits en ciment. L'ensemble naît à partir d'une digue qui amène l'eau de la rivière vers un canal central, lequel dirige l'eau vers une deuxième digue ou digue de répartition, le barrage Jose Ignacio de la Roza. Au départ de ce second barrage, l'eau est répartie dans trois canaux principaux.

Flore[modifier | modifier le code]

La province se caractérise par une extrême aridité interrompue par les oasis (appelés ici valles) formés le long des rivières nées des glaciers andins.

De ce fait, la végétation xérophylle est la plus commune. La strate arborée comprend notamment et principalement l'algarrobo (es) (prosopis flexuosa) et le chañar (geoffroea decorticans). La strate arbustive comprend des jarillas (larrea), des chilcas ou tolas (baccharis), de l'Atriplex et de l'alpataco (es) (prosopis alpataco).

Faune[modifier | modifier le code]

Les différents animaux se distribuent selon l'altitude et la végétation, celle-ci représentant la base de l'alimentation de toute pyramide des espèces.

Certaines espèces composant la faune de la province sont très recherchées par les braconniers qui déciment les populations et transforment des espèces jadis florissantes en espèces menacées d'extinction. Un des animaux les plus menacés de la provincia de San Juan est la vigogne traquée pour la valeur de sa laine. Sont également en danger l'iguane, le condor des Andes et le renard gris d'Argentine, ainsi que les tortues terrestres. C'est la raison pour laquelle les autorités ont décidé de protéger la vigogne en créant le parc national San Guillermo, élargi bientôt par une vaste réserve de la biosphère sous les auspices de l'Unesco [7].

San Juan présente une faune composée d'une grande variété d'espèces andines, patagoniques et pampéennes. Les mammifères que l'on rencontre dans la province sont : le guanaco, la vigogne, le renard gris, le puma, le mara, la viscache, les opossums, le furet, le pécari, le ragondin, le grand chinchilla et le tatou. La truite, le pejerrey, les silures et les carpes, sont quelques-uns parmi les poissons les plus répandus peuplant les rivières.

La grande diversité de conditions naturelles observée dans la province entraîne une aussi grande diversité dans la faune aviaire. Dans la zone andine (par exemple dans parc national San Guillermo), on peut observer le nandou de la Darwin (pteroctemia tarapacensis) et le tinamou quioula (tinamotis penlandii), tous deux espèces en danger. On trouve également le flamant du Chili (Phoenicopterus chilensis), le caracara montagnard (phalcoboenus megalopterus), le condor des Andes (vultur gryphus), la foulque cornue (fulica cornuta), la maubèche des champs (bartramia longicauda), le puco-puco ou thinocore de d'Orbigny (thinocorus orbignyianus), la colombe aymara (metriopelia aymara), le colibri oreotrochilus leucopleurus (White-sided Hillstar (en)) [8]. Notons aussi la présence de l'aigle solitaire couronné (harpyhaliaetus coronatus).

Dans les zones humides telles les Lagunes de Guanacache, on constate une belle diversité d'oiseaux aquatiques, représentants tant de la région du Chaco, dont les cigognes maguari ou tuyangos (ciconia maguari) et kamichis à collier (chauna torquata), que de la région pampéenne comme l'ibis à face nue (Phimosus infuscatus) et le flamant du Chili (phoenicopterus chilensis).

En 2009, San Juan comptait 15 aires protégées qui ensemble occupent plus de 22 % du total du territoire provincial. C'est la province du pays ayant la plus vaste surface protégée. Beaucoup parmi ces zones sont uniques sur le continent américain voire au monde pour leur valeur paléontologique ou biologique[9].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du San Juan est centrée sur l'agriculture, où prédomine la vigne. Dans le secteur industriel, l'élaboration de vin et de conserves d'aliments se distingue. L'activité minière a également commencé à se développer intensément avec l'extraction de divers minéraux, aux mains de différentes entreprises multinationales. Enfin, le secteur touristique s'intensifie d'année en année, et devient une importante source de revenus pour la province.

San Juan se situe en tête du classement des provinces argentines quant à la croissance des exportations, avec une hausse de quelque 476 % [10],[11] dans les cinq dernières années. La province est également en première place parmi les autres provinces, pour l'indice de compétitivité[12].

Carte de la province de San Juan, avec la superficie cultivée en vignes par département

L'agriculture[modifier | modifier le code]

En 2007, la superficie de la province utilisée pour l'agriculture se montait à 104 707 hectares, c'est-à-dire 1 047 kilomètres carrés, tous irrigués.

Traditionnellement, l'économie de la province de San Juan est basée sur l'agriculture et spécialement sur celle de la vigne. C'est la seconde province productrice de vin argentin, surtout issus de la variété de raisins Syrah.

La vigne est arrivée à San Juan entre 1569 et 1589, amenée par les conquistadors espagnols. Favorisée par d'idéales conditions climatiques et pédologiques, la viti-viniculture a connu depuis lors un grand développement dans la province. Au début, on ne produisait qu'un volume réduit, suffisant pour satisfaire les besoins des petites communautés de la colonie. On dut cependant affronter d'importantes difficultés. D'un côté, l'aridité du climat, qui obligea de construire des digues et des systèmes d'irrigation artificielle (des canaux), et d'autre part la concurrence de produits de meilleure qualité provenant d'Europe[13].

Article détaillé : Viticulture en Argentine.

San Juan est la seconde province du pays du point de vue de l'étendue du vignoble ; elle représente en effet 21,69 % [14] du total en hectares plantés dans l'ensemble du pays. La plus grosse partie de la production se trouve dans la zone des oasis agricoles du Valle del Tulum, du Valle de Ullum et du Valle de Zonda, qui ensemble représentent 56 % de l'aire cultivée en vigne de la province.

La culture de l'olivier est également importante. En 2006,la superficie affectée à cette culture s'est accrue de 2 000 nouveaux hectares[15] et l'on espère l'accroître de 1800 hectares en 2009, répartis dans trois zones : Cañada Honda (plus de 1 300 ha), au sud de la localité de Retamito dans le département de Sarmiento (250 ha), et près de la localité d'Encón (es) dans le département de 25 de Mayo (plus de 100 hectares). Toute cette nouvelle production est destinée aux conserveries d'olives et aux huileries.

L'agriculture de la province de San Juan est aussi grosse productrice de fruits (pêches, tomates, coings, pommes, melons, pastèques, etc.) et de légumes (avec d'importantes plantations d'oignon dans l'oasis de San José de Jáchal et d'ail dans celle de Calingasta). Il faut aussi signaler l'importante production d'asperges et de courges parmi bien d'autres [16].

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Les accroissements successifs des surfaces agricoles nécessitent toujours plus d'eau et d'énergie. Pour étendre les superficies irriguées, on a achevé la construction du barrage de Caracoles sur le río San Juan, une des infrastructures hydrauliques parmi les plus importantes d'Argentine. Cette énorme installation permettra d'ajouter quelque 17 000 hectares de cultures irriguées à l'oasis agricole du Valle del Tulum, soit plus de 15 % de la totalité des terres agricoles de la province[17].

L'élevage[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste de la région de Cuyo, dans la province de San Juan, l'élevage n'est pas une activité importante. Actuellement l'ensemble de la région de Cuyo ne contribue qu'à raison de 4 % à la production nationale de ce secteur[18]. La production principale de la province est celle de l'élevage caprin ainsi que quelques exploitations agricoles, les tambos qui sont spécialisées dans la reproduction et l'élevage de bétail pour l'obtention de lait. L'élevage porcin mérite aussi d'être mentionné.

Les mines[modifier | modifier le code]

Carte de la province avec la distribution des principaux minerais exploités.

La majeure partie du territoire de la province de San Juan possède un relief éminemment montagneux, ce qui favorise l'exploitation minière. De ce point de vue, la province est l'une des plus importantes d'Argentine. Elle est riche en gisements métallifères, non métallifères, ainsi qu'en roches diverses. Les départements d'Iglesia, de Calingasta, de Jáchal,de Valle Fértil, d'Albardón, d'Angaco et de Sarmiento sont parmi les plus représentatifs de cette activité. L'industrie minière apporte quelque 58,4 % des revenus de la province[19].

Les principaux gisements se répartissent en plusieurs zones :

  • Région occidentale de San Juan : "Cordillère Frontale et Principale": c'est la région frontière des hautes Andes, couvrant plus de 37 000 km2, dotée d'une bonne infrastructure routière. On peut y trouver des minerais comme l'or, le cuivre, le plomb, l'argent, le zinc, le molybdène, l'arsenic, le bismuth, ainsi que des roches comme le sulfate d'aluminium, le plâtre, le granite, la rhyolite etc.
  • Région centrale : "Précordillère": C'est la région majeure de la province en ce qui concerne l'industrie extractive, tant pour la production de minerais industriels que pour l'extraction de diverses roches d'application. La zone a une étendue de 23 000 km2, dotés d'une assez bonne infrastructure routière. Le milieu géologique est favorable à la minéralisation de métaux de base et précieux. Il y a là un imposant potentiel de gisements de minerais industriels et de roches diverses tels le calcaire, la dolomie, la diatomite, la bentonite, le kaolin, la grave, le sulfate de soude, le travertin, le marbre et le micaschiste.
  • Région orientale : "Sierras pampéennes": Cette zone possède plus de 16 000 km2 de terrains géologiquement prometteurs pour les métaux précieux et de base. Potentialité de gisements aurifères, de minerais industriels et de roches d'application tels que le marbre, le micaschiste, des pegmatites et des métaux rares[20].

À partir du début des années 2000, la province est entrée dans une période d'important développement de l'industrie minière. Auparavant cette industrie était l'apanage de petites et moyennes entreprises locales ; depuis lors l'extraction de minerais se trouve entre les mains de grandes compagnies multinationales, qui se livrent à toute sorte d'activités. Il s'est implanté dans la province un nombre imposant d'entreprises privées travaillant sur une grande variété de projets, tant et si bien qu'il a fallu procéder à de gros travaux d'amélioration des voies d'accès aux zones d'activité minière.

Le premier projet mis en route fut le projet dit Veladero [21],[22],[23], l'un des plus importants du pays, par lequel dès la première année plus de 11 000 onces (1 once=32,15 grammes) d'or ont été extraites. De 2005 à 2007, 23,1 % du produit brut géographique (PBG) de la province ont été enregistrés grâce à ce projet, c'est-à-dire que près du quart de toute l'activité économique produite durant cette période est dû à ce gigantesque projet minier.
D'autres chiffres indiquent qu'en 2007 les exportations industrielles du San Juan ont représenté une valeur totale de 457 millions de dollars, contre seulement 56 millions en 2003. Cela a permis à la province de passer, entre 2003 et 2008, du treizième au cinquième rang dans la liste nationale des exportations industrielles par province. Et l'on prévoit une progression supplémentaire des exportations provinciales pour l'année 2010[24]. Mais d'autres projets sont en voie de réalisation.

Principaux projets de développement de l'activité minière :

  • Le projet Gualcamayo, situé dans le département de Jáchal, a obtenu début 2009 son premier lingot d'or pur à 99 %[25]. Le 7 mai 2009 la mine avait déjà atteint 60 % de sa capacité de production[26], débutant ses activités définitives le 30 septembre 2009. Le projet prévoit une production de 150 000 onces d'or par an, et après 10 ans de vie utile pour l'exploitation aurifère, existera la possibilité de continuer à exploiter industriellement l'oxyde de calcium[27].
  • Le projet Pascua Lama a cette particularité d'être partagé avec le voisin chilien. Il s'agit d'un des plus grands projets d'exploitation aurifère au monde[28].
  • Actuellement au stade d'étude de faisabilité, il faut mentionner le projet Pachón, situé dans le département de Calingasta. En 2008 ce projet a connu une avancée importante en relation avec le développement d'infrastructures [29].

Au total, San Juan est une des provinces argentines qui ont le plus grand potentiel pour l'exploitation du sous-sol. Elle a atteint un important développement dans la production de divers minéraux industriels, comme calcaire, la dolomie, le plâtre, le quartz, la bentonite, le feldspath, le marbre, la lauze, le ciment, le carbonate de calcium et le carbure de calcium, avec à l'avant plan l'extraction et la production de calcium et d'or [30].

À partir de 2006, on a commencé à rechercher du pétrole dans le sous-sol de la province, plus précisément dans les départements du nord, dans la large vallée du río Bermejo-Vinchina sur le territoire du département de Jáchal [31],[32], également près de la ville de Tamberías, dans le département de Calingasta, à l'ouest au pied des hautes Andes[33],[34],[35],[36]. En 2009, Francisco Alcoba, titulaire de l'entreprise d'État Energía Provincial Sociedad del Estado (EPSE), a déclaré que les investissements dans la recherche pétrolière ne varieraient pas malgré la crise internationale et qu'aucune des entreprises pétrolières travaillant dans la région - dont Repsol YPF - n'envisageait une baisse d'activité [37].

Axe Mercosur-Chili et province de San Juan[modifier | modifier le code]

Route nationale 150 : tunnel, sur la section Rodeo - San José de Jáchal.
Le col andin Paso de Agua Negra à la frontière argentino-chilienne : Les travaux du tunnel international livrant passage à la route nationale 150 doivent démarrer en 2011 et se terminer en 2016.

Les pays d'Amérique du Sud ont actuellement de grands projets de travaux d'infrastructure routière et de communication - certains déjà réalisés -, devant permettre de se relier entre eux, et de stimuler ainsi leurs économies, mais aussi de relier les deux rives atlantique et pacifique du continent pour stimuler et faciliter le commerce international. Actuellement les régions les plus avancées du continent se situent sur sa rive est, atlantique, et le commerce international se développe avant tout avec l'Extrême Orient et surtout avec la Chine. Ainsi en 2008, la Chine était devenue le second partenaire commercial de l'Argentine (après le Brésil mais avant les États-Unis) [38], et second partenaire commercial du Brésil (après les États-Unis et avant l'Argentine) [39]. Il importe donc de faciliter le transport de marchandises entre la rive atlantique du continent sud-américain et l'Asie.
Jusqu'à présent la voie commerciale vers l'Asie extrême-orientale (Shanghai, Tien-Tsin, Yokohama, Vladivostok, ports coréens d'Incheon et de Pusan) consistait dans les traversées successives de l'Atlantique sud, puis de l'Océan Indien, et ensuite des détroits indonésiens. Or le trajet effectué par la traversée du Pacifique via les ports chiliens est à la fois plus court, plus aisé et plus sûr.

Parmi les grands projets définis par l'IIRSA, celui dénommé « Axe Mercosur-Chili » (Eje Mercosur-Chile) doit permettre de relier le sud et l'est industrialisé du Brésil ainsi que le río de la Plata, aux zones industrialisées et développées du centre chilien, en traversant les Andes au niveau des provinces argentines de Mendoza et de San Juan.
Une des principales liaisons routières structurant cette vaste zone peuplée de plus de 130 millions d'habitants, relie l'est brésilien et le centre du Chili, via Santa Fe et son tunnel sous le fleuve Paraná, Córdoba, San José de Jáchal, le col andin Paso de Agua Negra et le port chilien de La Serena. Cette grande voie intercontinentale est matérialisée en province de San Juan par la route nationale 150 actuellement (2009) en voie d'achèvement.

De gros investissements sont prévus en Argentine dans la province, mais aussi dans celles de Córdoba, de Santa Fe et d'Entre Ríos. Le gros chantier dans la province est le tunnel d'Agua Negra (es) au niveau du col andin Paso de Agua Negra, à la frontière chilienne. Le chantier doit démarrer en 2011[40] et être terminé en cinq ans ; on prévoit un investissement de 800 millions d'USD.

Source : Site de l'IIRSA [41],[42].

Vue du Mercedario depuis le río Los Patos, un des constituants majeurs du río San Juan

Tourisme[modifier | modifier le code]

La province offre des attractions touristiques fort intéressantes. Mais l'industrie touristique n'en est qu'à ses débuts.

En effet, fort peu peuplée, la province bénéficie de sites superbes et parfois étonnants. Les attractions sont multiples et variées : hautes montagnes et volcans, glaciers, torrents et rivières aux eaux limpides non polluées, sources thermales et oasis irriguées, lacs et zones humides, plusieurs parcs nationaux et zones protégées, etc. Citons:

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un Corregimiento était une ville ou un territoire dirigé par un Corregidor - un Corregidor (littéralement Correcteur) était une sorte de magistrat qui dans son territoire exerçait la juridiction royale et s'occupait des causes contentieuses et gouvernementales, ainsi que du châtiment des délits.
  2. (es) Fundación Bataller : Décennie de 1880
  3. (es) Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC)
  4. (en) Populstat.info : Historique de la population par pays
  5. (es) [PDF] INDEC - Projections de population par province (2001-2015) (page 39)
  6. (es) [PDF] Estimation de population par province pour les années 2001-2010 (INDEC - Institut national argentin de la statistique) (page 15).
  7. (es) Parque Nacional y Reserva Provincial San Guillermo "Fundación Bataller"
  8. (es) Guía de las reservas naturales de la Argentina (Guide des réserves naturelles de l'Argentine) par Juan Carlos Chebez
  9. (es) San Juan, la más protegida (San Juan, la mieux protégée)
  10. (es) Las exportaciones crecieron en San Juan un 476 por ciento en cuatro años
  11. (es) Diario de Cuyo : San Juan exportó un 16% más que en el 2007
  12. (es) Diario de Cuyo : San Juan se ubicó primera en crecimiento del 2002 al 2008
  13. (es) Diario de Cuyo : Les premiers vignobles
  14. (es) La superficie de viñedos en el país creció 12% en 8 años (La superficie des vignobles dans le pays a crû de 12 % en 8 ans)
  15. (es) Diario de Cuyo : Este año se plantarán más de 2.000 hectáreas de olivo
  16. (es) Diario de Cuyo : En frutas y verduras San Juan vende $347 millones (En fruits et légumes San Juan vend pour $347 millones)
  17. (es) Diario de Cuyo : Caracoles: agua y energía para el crecimiento agroindustrial (Caracoles: de l'eau et de l'énergie pour la croissance agro-industrielle)
  18. (es) Ganadería "Fundación Bataller" (Elevage "Fundación Bataller")
  19. (es) Diario de Cuyo : La minería duplicó el impacto sobre la recaudación provincial (L'industrie minière a doublé l'impact des recouvrements provinciaux)
  20. (es) (en) Provincia San Juan - Secretaría de Estado de Minería : Recursos mineros provinciales (Ressources minières provinciales)
  21. (es) Proyecto Veladero "San Juan Gobierno"
  22. (es) ANIVERSARIO DE LA MINA VELADERO En 3 años dejó en regalías lo que cuesta hacer el Estadio
  23. (es) Veladero: Mayor capacidad y más estaciones meteorológicas
  24. (es) Veladero representó el 23% de la economía local
  25. (es) Diario de Cuyo : Gualcamayo produjo su primer lingote de oro (Gualcamayo a produit son premier lingot d'or)
  26. (es) Diario de Cuyo : Gualcamayo: Está casi todo listo para celebrar la inauguración (Tout est quasi prêt pour célébrer l'inauguration)
  27. (es) Diario de Cuyo : Gualcamayo: el comienzo de la historia (Gualcamayo: le début de l'histoire)
  28. (es) Pascua Lama el primer proyecto binacional del mundo (Pascua Lama le premier projet binational du monde)
  29. (es) Pachón: Un campamento a pleno y el otro aún a estrenar
  30. (es) Diario de Cuyo - Por el oro y cal, proyectan que la minería seguirá creciendo (Pour l'or et la chaux, on prévoit que l'activité minière continuera de croître)
  31. (es) Diario de Cuyo - Jáchal: colocarán aparatos en las fincas para buscar petróleo (Jáchal: des appareils ont été placés dans les fermes pour chercher du pétrole)
  32. (es) Diario de Cuyo - Hay más indicios de petróleo (Il y a beaucoup d'indices de pétrole)
  33. (es) Diario de Cuyo - Ya buscan petróleo en Jáchal
  34. (es) Diario de Cuyo - En agosto harán pruebas para saber dónde hacer los pozos por petróleo
  35. (es) Petróleo: Diario de Cuyo - El pozo nuevo se haría en 10 meses
  36. (es) Diario de Cuyo - Tamberías: Repsol terminó los primeros estudios por petróleo
  37. (es) Diario de Cuyo - En San Juan no bajó la exploración petrolera (À San Juan l'exploration pétrolière n'a pas baissé)
  38. (en) CIA - World Factbook - Argentine
  39. (en) CIA - World Factbook - Brésil
  40. (es) ¿Construyen Agua Negra en 2011? (Construira-t-on Agua Negra en 2011?)
  41. (es) Site de l'IIRSA : El Eje Mercosur-Chile (L'axe Mercosur-Chili)
  42. (es) Carte résumant les projets de l'IIRSA sur le territoire des provinces de Mendoza et de San Juan

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les informations concernant cette province argentine sont partiellement extraites de l'article Provincia de San Juan (es) de la Wikipédia en langue espagnole.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]