San Carlos de Bariloche

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San Carlos de Bariloche
Blason de San Carlos de Bariloche
Héraldique
Image illustrative de l'article San Carlos de Bariloche
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Province Province de Río Negro
Département Département de Bariloche
Maire María Eugenia Martini (interim)
Code postal 8400
Démographie
Gentilé Barilochense
Population 108 205 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 41° 08′ 00″ S 71° 18′ 37″ O / -41.133333, -71.31027841° 08′ 00″ Sud 71° 18′ 37″ Ouest / -41.133333, -71.310278  
Altitude 4 893 m
Divers
Fondation 3 mai 1902
Localisation

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San Carlos de Bariloche

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San Carlos de Bariloche
Liens
Site web http://www.bariloche.gov.ar
Autre vue de San Carlos de Bariloche
L'hôtel Llao llao à San Carlos de Bariloche

San Carlos de Bariloche est une ville de la province de Río Negro, en Argentine, à 1 650 km au sud-ouest de Buenos Aires au pied des Andes en bordure du lac Nahuel Huapi, dans le parc national du même nom, le plus ancien d'Argentine. Elle est le chef-lieu du département de Bariloche. Sa population s'élevait à 108 205 habitants d'après le recensement de 2010.

Ville à vocation essentiellement touristique et scientifique, elle attire des vacanciers de toutes provenances, parmi lesquels une majorité d'Argentins et de Chiliens.

La région de Bariloche, surnommée la « Suisse Argentine » par les Argentins, est réputée pour ses paysages de lacs et de montagnes, ses fabriques de chocolat, sa station de sports d'hiver (possédant l'un des plus anciens et plus étendus domaine skiable d'Amérique de Sud), ainsi que ses cours d'eau riches en truites et saumons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bariloche est situé dans les Andes du Nord, qui commencent quelque 500 km au nord et s'étendent jusqu'à la Terre de Feu. Les Andes du Sud, à la différence des Andes Centrales qui dépassent souvent les 400 mètres, sont traversées par des vallées orientées est-ouest et sont suffisamment basses pour permettre aux vents humides du Pacifique de décharger la pluie du côté argentin des Andes. Ainsi, la montagne la plus haute de la région, le Cerro Tronador (en fait, un volcan endormi), ne fait que 3 554 m. Au fur et à mesure que l'on descend vers le sud, l'altitude moyenne des sommets descend régulièrement.

Bariloche a été fondée sur la rive sud du lac Nahuel Huapi, un lac d'origine glaciaire qui a la forme d'un trident de 80 km de long, dont les trois pointes s'incrustent à l'ouest contre les Andes. Un peu plus loin, et c'est la frontière avec le Chili. L'eau de dégel des montagnes est évacuée par le Río Limay, limite aussi entre les provinces de Río Negro et Neuquén ; cette même eau alimentera plusieurs centrales hydroélectriques sur son chemin vers l'Atlantique.

Bariloche est bordée à l'ouest par les Andes et à l'est par la steppe patagonienne. La latitude de Bariloche est d'environ le parallèle 41 ; en Europe, c'est environ la latitude de la ville de Barcelone en Espagne, sur la Méditerranée. Pourtant, il y a des neiges éternelles, à partir d'environ 2 100-2 200 mètres. Ce sont ces mêmes neiges celles qui ont excavé pendant la dernière période glaciaire les lacs de la région, dont le magnifique lac Nahuel Huapi déjà mentionné, une espèce de lac Léman patagonien.

Ce sont ces mêmes précipitations du Pacifique qui font la richesse principale de la région : l'or blanc, celui qui tapisse les pistes de ski du Cerro Catedralo (environ 2 400 m) dans une saison qui s'étend entre juin et mi-octobre. Le prix à payer pour avoir de la neige à des altitudes plus basses est que la neige est plus humide que celle des centres de ski des Andes Centrales (Las Leñas).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Bariloche provient du mapudungun (langue des Mapuches) et est dérivé du mot Vuriloche, qui signifie « homme de l'autre côté de la montagne ».

La ville fut fondée officiellement le 3 mai 1902, par décret ; son premier habitant était originaire de Suisse, Carlos Wiederhold. En 1909, elle avait à peine 1 250 habitants, avec le télégraphe, la poste et un chemin qui menait à Neuquén, l'actuelle Nationale 237. Les gens continuèrent à dépendre du commerce avec le Chili jusqu'à l'arrivée du chemin de fer en 1934.

Entre 1935 et 1940, la Direction des Parcs Nationaux réalisa une série de travaux et d'édifices, embellissant la cité d'une architecture très caractéristique. Citons : le Centro Cívico, avec bibliothèque et théâtre, le musée, l'édifice de la Mairie avec sa tour à horloge ainsi que la cathédrale de San Carlos de Bariloche, où tous les ans se tiennent des concerts classiques, et l’hôtel Llao Llao, un hôtel cinq étoiles.

Bariloche comptait en 1979 à peine environ 35 000 habitants. Pendant les décennies suivantes, Bariloche a accueilli des milliers d'immigrants, principalement d'immigration interne, mais aussi d'immigration externe, en particulier de la Slovénie, de l'Allemagne, de la Suisse, et du Chili voisin.

À la fin du XXe siècle, dépassé le seuil de 100 000 habitants, Bariloche est devenue une ville de première catégorie, et donc, a vu ses attributions renforcées. Située aux limites d'un parc national, la croissance anarchique a été évitée de justesse grâce précisément à cette impossibilité d'ériger des habitations dans un parc national.

Activité humaine[modifier | modifier le code]

Îlot de civilisation entouré par les Andes et par le désert, dès son arrivée, le visiteur semble transporté soudainement dans un autre monde : de la FM stéréo, un réacteur nucléaire de recherche, de l'internet haut débit, un consultat honoraire de la République fédérale d'Allemagne, des universités dont le prestigieux Institut Balseiro, plusieurs écoles bilingues telles Woodville[1] et la Primo Capraro Deutsche Schule[2] (qui a plus d'un siècle de vie), les centres de recherche de l'INTA et de la CNEA (les équivalents de l'INRA et du CEA français), de la télévision par câble, des feux de signalisation, des ascenseurs, des pistes de ski équipées de remontées mécaniques dans le centre de ski du Cerro Catedral.

C'est dans cette ville que sont conçus par la société INVAP[3] les réacteurs nucléaires argentins, tels que ceux vendus au Pérou, à l'Australie et à l'Égypte, mais aussi les satellites argentins de la série SAC et des radars de contrôle aérien.

Réfugiés notoires[modifier | modifier le code]

À cause de l'importante population germanophone de la ville, elle fut aussi l'un des refuges d'anciens serviteurs du Troisième Reich, comme Erich Priebke et Reinhard Kopps, découverts en 1995. Priebke fut condamné en 1997 par une cour italienne pour avoir participé au Massacre des Fosses ardéatines.

Joseph Mengele y a également séjourné en 1960, au cours de la longue traque qui lui a été donnée en Amérique latine[4].

Selon le Centre Wiesenthal, le médecin nazi du camp de Mauthausen, Aribert Heim, s'y cacherait encore[5]. Début février 2009, la télévision publique allemande ZDF et le New York Times affirment que Heim se serait installé au Caire dans les années 1980, se serait converti à l'islam, aurait pris le nom de Tarek Farid Hussein et y serait mort d'un cancer de l'intestin en 1990 à l'âge de 97 ans. L'information est confirmée par la justice en septembre 2014.

Transports[modifier | modifier le code]

Buenos Aires est à deux heure d'avions ou 19 heure d'autocars.

San Carlos de Bariloche possède un aéroport (code AITA : BRC).

Il est également possible de se rendre à Bariloche à bord du Tren Patagonico depuis Trelew.

Religion[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. École de Woodville
  2. http://www.capraro.edu.ar/
  3. INVAP
  4. Le roman Wakolda de Lucía Puenzo, et le film qu'elle en a tiré (en français : Le médecin de famille) sont inspirés par cet épisode.
  5. The Hunt for Doctor Death

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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