Province de Río Negro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Río Negro.
Province de Río Negro
Provincia de Río Negro
Blason de Province de Río Negro
Héraldique
Drapeau de Province de Río Negro
Drapeau
Localisation de la province de Río Negro
Localisation de la province de Río Negro
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale Viedma
Gouverneur Alberto Weretilneck (FPV-Frente Grande)
ISO 3166-2 AR-R
Démographie
Gentilé Rionegrino/a
Population 633 374 hab. (2010)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Superficie 203 013 km2
Liens
Site web http://www.rionegro.gov.ar
Vue aérienne de Viedma (en haut - rive droite) et de Carmen de Patagones (en bas - rive gauche) sur le Río Negro.

La province de Río Negro est une subdivision de l'Argentine. Elle est située au sud du pays, en Patagonie. Elle est bordée au nord par la province de La Pampa, à l'est par celle de Buenos Aires, au sud par le Chubut et à l'ouest par le Neuquén et (séparée par la Cordillère des Andes) par la République du Chili.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des espagnols, le territoire était habité par différentes ethnies : Puelches, Picunches, Vuriloches, entre autres, lesquelles furent progressivement englobées dans le complexe des Tehuelches. En effet la montée en puissance et l'avancée en Argentine des Mapuches depuis le Chili provoqua le regroupement de plusieurs ethnies en Patagonie argentine.

Magellan fut le premier Européen à parcourir ses rivages en 1520. En 1670, le padre Nicolás Mascardi y établit une mission, ce qui fut suivi par des établissements religieux ultérieurs. Après la révolution de Mai en 1815, les Argentins firent des expéditions pour reculer les frontières du pays jusqu'aux ríos Diamante, Colorado et Negro. Mais la vraie prise en possession de ces lieux ne se fit que durant la Conquête du Désert, dirigée par le général futur président Julio Argentino Roca.

Georges Claraz naturaliste et explorateur suisse, découvre en 1865 le territoire du Río Negro.

Le territoire du Río Negro fut déclaré province le 10 décembre 1957.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Entre parenthèses, la population au recensement de 2001 :

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le climat présente de grands contrastes. Dans la cordillère les précipitations peuvent dépasser les 2 000 mm annuellement tandis que le reste de la province ne reçoit qu'un maigre 200 à 300 mm. L'hiver est long et froid, mais l'été est souvent torride. Les vents prédominants sont ceux secs d'ouest ou du sud-ouest qui ont traversé les Andes y abandonnant leur humidité.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau peuvent être tributaires soit de l'Atlantique, comme les ríos Colorado et Negro, soit du Pacifique, comme le río Manso. Tous présentent des crues liées à la fonte des neiges des sommets andins et aux pluies d'automne.

Les débits sont loin d'être négligeables. Ainsi le Colorado qui présente sa plus forte crue au printemps a un débit moyen annuel de 148 m3/s. Quant au Río Negro qui a donné son nom à la province et qui a un régime identique, il roule pas moins de 1 014 mètres cubes par seconde ce qui en fait un fleuve important pour l'Argentine[1].

De nombreux lacs glaciaires se retrouvent dans l'ouest de la province, comme le lac Nahuel Huapi, le lac Mascardi et le lac Steffen, ce qui constitue la base d'un tourisme florissant.

Très peu arrosée au contraire, la meseta centrale ou plateau de Patagonie est divisée en une série de petits bassins endoréiques centrés sur un lac ou une lagune salée. Citons ainsi la lagune Cari Laufquen Grande, la lagune Cari Laufquen Chica et la lagune Curicó.

Enfin grâce à sa richesse en eau, la province est dotée de plusieurs centrales hydroélectriques sur le río Limay.

Division administrative[modifier | modifier le code]

Le Río Negro est divisé en treize départements. La Constitution provinciale adoptée en 1958 fut réformée en 1988.

Département Superficie
en km2
Pop.
2001
Pop.
2010
Chef-lieu Carte des départements
Departamento Adolfo Alsina (Río Negro - Argentina).png Adolfo Alsina 8.813 50.701 57.512 Viedma Río Negro province (Argentina), departments and capital.png
Departamento Avellaneda (Río Negro - Argentina).png Avellaneda 20.379 32.308 35.508 Choele Choel
Departamento Bariloche (Río Negro - Argentina).png Bariloche 5.415 109.826 131.067 San Carlos de Bariloche
Departamento Conesa (Río Negro - Argentina).jpg Conesa 9.765 6.291 7.062 General Conesa
Departamento El Cuy (Río Negro - Argentina).png El Cuy 22.475 4.252 4.795 El Cuy
Departamento General Roca (Río Negro - Argentina).png General Roca 14.655 281.653 320.362 General Roca
Departamento 9 de julio (Río Negro - Argentina).png Nueve de Julio 25.597 3.501 3.481 Sierra Colorada
Departamento Ñorquincó (Río Negro - Argentina).png Ñorquincó 8.413 2.079 1.835 Ñorquincó
Departamento Pichi Mahuida (Río Negro - Argentina).png Pichi Mahuida 15.378 14.026 14.722 Río Colorado
Departamento Pilcaniyeu (Río Negro - Argentina).png Pilcaniyeu 10.545 6.114 7.356 Pilcaniyeu
Departamento San Antonio (Río Negro - Argentina).png San Antonio 14.015 23.972 29.469 San Antonio Oeste
Departamento Valcheta (Río Negro - Argentina).png Valcheta 20.457 4.946 4.863 Valcheta
Departamento 25 de Mayo (Río Negro - Argentina).png Veinticinco
de Mayo
27.106 13.153 15.342 Maquinchao
Total 203.013 552.822 633.374 Viedma

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Río Negro
9 241 42 242 134 350 193 292 262 622 383 354 506 772 552 822 633 374
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 37 156 195 40 091 359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2010, la population de la province se montait à 633 374 habitants[2].

La croissance démographique a été très élevée tout au long du XXe siècle. En 1895, il n'y avait que 9 241 habitants recensés qui peuplaient ce territoire, grand comme près de sept fois la Belgique. Les aborigènes non soumis (Indios Bravos) n'étaient cependant pas inclus dans ce chiffre, mais ceux-ci avaient été presque exterminés ou déportés lors de la récente conquête du Désert, et n'étaient plus très nombreux (ils étaient estimés à seulement 30 000 pour toute l'Argentine), Mapuches en majorité.

Plus récemment, on remarque que la population de la province a largement plus que doublé depuis le début des années 1970, résultat notamment d'une importante immigration. La province affiche ainsi un rythme d'accroissement supérieur à la moyenne du pays.

Enfin la natalité relativement forte observée dans la province (10 698 naissances en 2004, soit un taux de 18,3 pour mille) laisse entrevoir une poursuite de la hausse démographique dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Les projections de population effectuées par l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements) prévoyaient une population se montant à 608 090 en 2015, ce chiffre étant d'ores et déjà dépassé en 2010. La province continue donc ainsi sa progression à un rythme de plus de 1,5 % annuellement[3],[4].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la province est basée sur l'agriculture, concentrée dans la zone des vallées. Les cultures fruitières prédominent (comme les pommes et les poires). Il y a aussi des cultures de légumes (tomates et oignons), et de fruits fins comme les framboises, les griottes et les fraises.

L'élevage se développe sous forme intensive. On envoie le bétail bovin pour hiverner dans les provinces de Buenos Aires et de La Pampa. Les ovins constituent quant à eux 13 % du total national.

Industrie : Production de cidre et de jus de fruits, également de laines fines. La pêche fournit du merlu et des calamars.

Mines : Exploitation de gisements de fer, de bentonite, de pierre plate, de sel, de pétrole et de gaz naturel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec la province voisine de Neuquén, la province de Río Negro est devenue une des grandes zones touristiques d'Argentine.

Région andine[modifier | modifier le code]

Plages du Río Negro[modifier | modifier le code]

Le plateau de Patagonie[modifier | modifier le code]

  • Près de la ville d'Ingeniero Jacobacci, dans le département de Veinticinco de Mayo, se trouve la Laguna Carrilaufquen, située à 15 km de la localité par la route provinciale RP 6. On peut y pratiquer des pêches fructueuses de truites et de pejerreys ainsi que les sports nautiques, des promenades à cheval ou randonnées intéressantes. Il y existe un chalet et des refuges municipaux afin de satisfaire le logement des touristes. Il existe aussi dans cette zone des peintures millénaires de grande valeur historique. On peut admirer ces œuvres rupestres dans les estancias Huanuluan et Calcatreo.
  • Dans ce même département, à 5 km d'Ingeniero Jacobacci se trouve un des endroits où vécurent les derniers dinosaures avant leur extinction. On dénomme l'endroit Tumba de los últimos dinosaurios (cimetière des derniers dinosaures) ; on y trouve quantité de squelettes d'exemplaires juvéniles, ainsi que des œufs à double coquille, tout cela exprimant la fin d'une ère. Non loin de là, dans le secteur de Chacras on peut observer les cavernes de diatomées et des montagnes de pierre basaltique. Toute la zone est propice pour la réalisation de chevauchées et la pratique du vélo tout terrain.
  • La Meseta de Somuncurá : vaste région protégée de quelque 15 000 km2 située au centre-sud de la province de Río Negro et au nord de celle du Chubut. C'est un haut plateau basaltique, avec des cônes d'anciens volcans et des montagnes pouvant aller jusqu'à 1.900 mètres d'altitude, comme le Cerro Corona. Entre ces sommets on trouve des lagunes temporaires. Toute cette zone présente un grand intérêt géologique, climatique, biologique et écologique. On y trouve des espèces végétales et animales endémiques, comme la mojarra desnuda (ou Gymnoscharacinus bergi, un petit poisson characin), le petit lézard des rochers, la grenouille de Somuncurá, et un habitant des rochers : le pilquín ou chinchillón.
Article détaillé : Meseta de Somuncurá.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]