Province de Santa Cruz

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Province de Santa Cruz
Provincia de Santa Cruz
Blason de Province de Santa Cruz
Héraldique
Drapeau de Province de Santa Cruz
Drapeau
Localisation de la province de Santa Cruz
Localisation de la province de Santa Cruz
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale Río Gallegos
Gouverneur Daniel Peralta (FPV-PJ)
ISO 3166-2 AR-Z
Démographie
Gentilé Santacruceño/a
Population 272 524 hab. (2010)
Densité 1,1 hab./km2
Géographie
Superficie 243 943 km2
Liens
Site web http://www.santacruz.gov.ar

La province de Santa-Cruz est une subdivision de l'Argentine, qui se trouve en Patagonie, dans le sud du pays. Sa capitale est la ville de Río Gallegos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites archéologiques sont situés au nord-ouest de la province, dans le bassin du río Deseado. Cette région regorge de grottes préhistoriques telles que celles de la Cueva de las Manos (dans le canyon du río Pinturas), de Los Toldos, de Piedra Museo et d'El Ceibo. La datation au carbone 14 révèle une occupation humaine remontant à près de 13 000 ans.

À l'arrivée des Espagnols, le territoire de la province était occupé par les Tehuelches méridionaux ou Aonikenks. Ceux-ci restèrent insoumis jusque bien après la conquête de l'indépendance par l'Argentine.

Article détaillé : Tehuelche.

En 1859 l'explorateur argentin Luis Piedra Buena établit sa base sur l'île Pavón dans l'estuaire du río Deseado. Cette base est devenue la ville actuelle de Comandante Luis Piedra Buena. En 1863 Piedra Buena fonda un établissement argentin dans la baie San Gregorio, c’est-à-dire sur la côte nord du détroit de Magellan et réussit à faire adopter la citoyenneté argentine par le chef ahonikenk Francisco Biguá. Mais en 1864, l'État chilien força les Argentins à évacuer le détroit de Magellan. Piedra Buena fonda alors la petite localité de Las Salinas, qui est actuellement un faubourg de la ville de Puerto Santa Cruz.

En 1876, Francisco Pascasio Moreno établit à son tour une base sur la ría (estuaire profond) du Río Deseado : c'est la localité de Puerto Deseado. En 1878, Luis Py fonda Puerto Santa Cruz, consolidant ainsi la souveraineté argentine face au Chili, alors en pleine fièvre expansionniste et qui convoitait aussi ces régions. Le 9 avril 1883, les Argentins fondent la ville de Río Gallegos. En 1884, sur la demande pressante du gouvernement argentin, Antonio Oneto fonda aussi la ville de Puerto Deseado.

Pendant ce temps la région de la Cordillère des Andes de Santa Cruz est parcourue par Francisco Pascasio Moreno, Fontana, Moyano, Burmeister, parmi d'autres explorateurs argentins.

En 1884, la Loi des Territoires nationaux est édictée. Au début de 1888, l'existence du Territoire National de Santa Cruz est concrétisée — approximativement dans ses frontières actuelles, bien que l'Argentine revendiquât les hauts sommets de la Cordillère des Andes comme limites occidentales. La capitale fut d'abord fixée à Santa Cruz, puis, en 1904, officiellement transférée à Río Gallegos.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province est située au sud de l'Argentine, entre l'océan Atlantique et la Cordillère des Andes. Elle est bordée au nord par la province de Chubut, à l'est par l'océan Atlantique (mer Argentine), au sud et à l'ouest par le Chili.

Relief[modifier | modifier le code]

Le Mont Fitz Roy ou Chaltén atteint 3 405 m d'altitude

Le paysage provincial se divise en deux secteurs distincts :

  • À l'ouest, la région andine se caractérise par la présence de la cordillère des Andes dénommée Andes de Patagonie. En cette section, la cordillère présente une moindre altitude que plus au nord mais a des sommets enneigés toute l'année. Parmi ceux-ci, il faut souligner le Chaltén (ou Fitz Roy) avec 3 405 m d'altitude, et le cerro San Lorenzo haut de de 3 706 m, point culminant de la province. Au pied des cordons andins se trouvent de grands lacs d'origine glaciaire comme le lac Argentino, le lac Viedma, le lac San Martín et le lac Buenos Aires, avec leurs glaciers originaires du grand champ de glace de Patagonie. Dans cette région se trouve le célèbre parc national Los Glaciares et un parc moins connu, le Parc national Perito Moreno.
  • Au centre et à l'est, la région dite "extraandine" où domine un relief tabulaire échelonné, avec des altitudes de plus en plus basses à mesure que l'on se rapproche de l'Atlantique. Entre les mesetas ou plateaux, il y a des dépressions, comme le Gran Bajo de San Julián. C'est là, au site appelé Laguna del Carbón, que se trouve la dépression la plus profonde d'Amérique avec ses 105 m sous le niveau des mers.

À noter encore la grande plaine surélevée centrale, délimitée par les vallées du Río Deseado au nord et du río Chico au sud. Il s'agit d'une meseta ou plateau basaltique difficilement accessible et au climat très rigoureux. Mais il s'y présente heureusement des vallées et des cañadones plus accueillants.

Canyon du Rio Pinturas et grotte de las Manos, Santa Cruz, Argentine

Il faut ajouter que comme ailleurs tout au long de la frontière argentino-chilienne, la région andine de la province de Santa Cruz présente de nombreux volcans actifs on non, dont le volcan Viedma.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La région possède trois fleuves notables, tous trois orientés globalement d'ouest en est, des Andes vers l'Atlantique, et recueillant l'eau de fonte des glaciers :

D'autres cours d'eau importants sont le Río Deseado, le Río Chico, et le Río Pinturas. Tous ces cours d'eau parcourent de profonds canyons appelés ici cañadons, échelonnés depuis les Andes, jusqu'à l'océan Atlantique. La province présente de nombreux paléo-bassins de fleuves disparus, certains d'entre eux réactivés lors des dégels de printemps ou après des pluies exceptionnelles.

Parmi ces paléo-bassins, deux se trouvaient sur les cartes jusqu'au milieu du XXe siècle et couraient presque parallèlement au sud du Río Deseado. La plus septentrional a reçu les noms de Chacarmañak (nom aborigène) ou Bajos ou San Dionisio, l'autre a reçu le nom de Salado.

Les bassins tributaires de l'océan Pacifique sont beaucoup moins importants en extension. Parmi eux, les principaux bassins sont ceux du río Mayer, du lac San Martín, du lac Buenos Aires et du lac Pueyrredón.

Parmi les nombreux lacs de la province, les plus importants sont le lac Buenos Aires, le lac Viedma, le lac Argentino, le lac Pueyrredón, le lac Belgrano et le lac San Martín. Ces grands lacs sont tous situés dans la zone occidentale ou andine de la province. Mais il en existe aussi dans la région de la meseta patagonique, au centre-ouest de la province, tels le lac Cardiel, le lac Ghio et le lac Strobel. Situés au niveau du piémont andin, ces lacs sont alimentés par les précipitations assez modérées qui arrosent les sierras préandines. La faiblesse des précipitations arrosant leur bassin en fait des systèmes endoréiques. La température de leurs eaux est bien plus élevée que celle des grands lacs andins, ils regorgent généralement de vie et sont très poissonneux.

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Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province de Santa Cruz est subdivisée en sept départements :

Département Superficie
(km2)
Population
(2001)
Population
(2010)
Chef-lieu Carte des départements
Departamento Corpen Aike (Santa Cruz - Argentina).png Corpen Aike 26 350 7 942 11 080 Puerto Santa Cruz Santa Cruz province (Argentina), departments and capital.png
Departamento Deseado (Santa Cruz - Argentina).png Deseado 63 784 72 953 107 064 Puerto Deseado
Departamento Güer Aike (Santa Cruz - Argentina).png Güer Aike 33 841 92 878 112 117 Río Gallegos
Departamento Lago Argentino (Santa Cruz - Argentina).png Lago Argentino 37 292 7 500 18 896 El Calafate
Departamento Lago Buenos Aires (Santa Cruz - Argentina).png Lago Buenos Aires 28 609 6 223 9 483 Perito Moreno
Departamento Magallanes (Santa Cruz - Argentina).png Magallanes 19 805 6 536 8 933 Puerto San Julián
Departamento Río Chico (Santa Cruz - Argentina).png Río Chico 34 262 2 926 4 951 Gobernador Gregores

Villes principales[modifier | modifier le code]

( Entre parenthèses, la population recensée en 2001 )

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Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Santa Cruz
1 058 9 948 42 880 52 908 84 457 114 941 159 839 196 958 272 524
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 36 260 130 40 091 359
Pourcentage 0,026 0,125 0,269 0,264 0,361 0,411 0,490 0,543 0,680

L'Institut argentin des statistiques et des recensements (INDEC), estimait la population de la province à 217 402 habitants en 2003[1]. Les résultats provisoires du recensement de 2010 affichaient une hausse spectaculaire de 38,3 % par rapport au recensement précédent effectué 9 ans plus tôt[2].

La croissance démographique a été fulgurante tout au long du XXe siècle. En 1895, il n'y avait qu'un bon millier d'habitants qui peuplaient ce territoire plus vaste que la Roumanie ou le Royaume-Uni. Il est vrai que les Indios Bravos (Indiens non soumis) n'étaient pas inclus dans ce maigre chiffre, mais ces derniers, décimés par la récente conquête du Désert n'étaient plus que quelques centaines. Plus récemment, la population de la province a plus que doublé depuis le début des années 1980, et affiche ainsi un rythme d'accroissement fortement supérieur à la moyenne du pays.

Enfin la robuste natalité observée dans la province (4 062 naissances en 2000, et déjà 4 708 en 2004, soit un taux de 22,4 pour mille, l'un des plus élevés du pays), ainsi que la mise en valeur de ses importantes ressources naturelles, laisse entrevoir une poursuite de la croissance démographique accélérée dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Faune[modifier | modifier le code]

Faune andine[modifier | modifier le code]

Plusieurs dizaines de mammifères autochtones habitent la région de la Cordillère. Le prédateur dominant est le puma (Puma concolor). Parmi les autres félidés on rencontre le colocolo (Leopardus colocolo), qui figure sur les listes nationales comme espèce menacée. Le kodkod - appelé ici gato huiña - (Oncifelis guigna), autre félin menacé, a trouvé refuge en ces régions. On trouve également le chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi). Comme représentants des canidés, on peut observer le petit renard gris d'Argentine (Lycalopex griseus) et le renard de Magellan ou renard des Andes (Lycalopex culpaeus).

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On trouve également le petit tatou appelé pichi (Zaedyus pichiy), la belette de Patagonie (Lyncodon patagonicus), la moufette de Patagonie (Conepatus humboldtii), le tuco-tuco (Ctenomys), et la viscache des montages ou pilquín (Lagidium viscacia), qui vit dans les zones escarpées. Cette viscache est exclusive de la région andine et est différente de la viscache des plaines (Lagostomus maximus) qui habite les pampas.

Les guanacos abondent (Lama guanicoe) et sont particulièrement fréquents autour du lac Belgrano. Enfin il faut noter la présence de deux cervidés autochtones : le huemul (Hippocamelus bisulcus), très menacé, qui a trouvé refuge notamment dans le parc national Perito Moreno ; en hiver, il descend dans les vallées à la recherche de nourriture, et le cerf nain pudu (Pudu puda).

De nombreux oiseaux habitent ou fréquentent la région andine de la province. On a recensé 115 espèces rien qu'au sein du parc national Perito Moreno dont cinq y nidifient. Citons le grèbe mitré (macá tobiano) (Podiceps gallardoi), menacé d'extinction. Également menacé, le faucon pèlerin (Falco peregrinus) survole la région. On rencontre le condor des Andes (Vultur gryphus) jusqu'au plus haut des montagnes. Il faut encore mentionner la buse aguia ou buse bleue du Chili (Geranoaetus melanoleucus), le diuca gris (Diuca diuca). Le pic de Magellan (Campephilus magellanicus) se voit dans la forêt andine. Près des lacs et dans les lagunes les flamants du Chili sont fréquents (de l'espèce Phoenicopterus chilensis), de même l'ouette de Magellan (Chloephaga picta), différentes espèces de canards (Anas spp.) comme le brassemer de Patagonie (Tachyeres patachonicus) et la nette demi-deuil (Netta peposaca), des grèbes (Podiceps spp.), etc. Enfin on note la présence du cygne à cou noir (Cygnus melancoryphus) et du cygne coscoroba ou coscoroba blanc (Coscoroba coscoroba).

Dans les lacs et rivières des Andes on a recensé 26 espèces de poisson dont une dizaine non indigènes. Parmi les espèces autochtones, les plus importantes sont la mal nommée « truite créole » qui est en fait la perche Percichthys trucha (es), et le « pejerrey patagónico » Odontesthes hatcheri (poisson fort proche de son cousin du Paraná, Odontesthes bonariensis, mais plus sombre et moins grand). Tous deux sont recherchés pour la pêche sportive[3].

Dès le début du XXe siècle, on a introduit en Patagonie pour les besoins de la pêche sportive, des espèces non autochtones telles l'omble de fontaine ou truite mouchetée (Salvelinus fontinalis), l'omble du Canada ou truite grise ou truite de lac (Salvelinus namaycush), la truite fario (Salmo trutta), la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), le saumon argenté (Oncorhynchus kisutch) et le saumon royal (Oncorhynchus tshawytscha). Toutes ces espèces se sont parfaitement bien adaptées et font aujourd'hui la joie des pêcheurs encore assez rares, qui risquent l'aventure dans certains coins reculés de la province. La taille atteinte par certains exemplaires est parfois impressionnante, tels ces ombles du Canada dépassant les vingt kilos.

Parmi les espèces autochtones moins intéressantes pour la pêche, il faut citer les poissons-chats Hatcheria macraei (es) et Trichomycterus areolatus (es), les « peladillas » Aplochiton zebra et Aplochiton taeniatus (en), le « puyén grande » (Galaxias platei (es)) et le « puyén chico » (Galaxias maculatus). Ces espèces ont été largement supplantées par les espèces d'origine étrangère auxquelles elles servent souvent de proie.

Faune côtière[modifier | modifier le code]

La zone côtière de la province est d'une grande richesse faunistique et constitue pour les amateurs une destination touristique de choix. Les côtes sont abondamment peuplées de nombreux mammifères marins et d'oiseaux de toute sorte, attirés par l'abondance de poissons qui peuplent ces mers froides.

La faune littorale comporte notamment le lion marin ou otarie à crinière (Otaria flavescens), l'otarie à fourrure australe (Arctocephalus australis), le marsouin de Burmeister (Phocoena spinipinnis), et comme phoque, l'énorme éléphant de mer du sud (Mirounga leonina). On peut aussi rencontrer le redoutable léopard de mer (Hydrurga leptonyx).

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Parmi les oiseaux, on peut voir plusieurs espèces de manchot : manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus), manchot papou (Pygoscelis papua) et manchot royal (Aptenodytes patagonicus). Les gorfous sont présents, tels le gorfou sauteur et le gorfou doré (Eudyptes chrysolophus). Dans les escarpements de la côte, on trouve trois espèces de cormorans qui y nidifient : le cormoran impérial, le cormoran de Gaimard et le cormoran de Magellan. Il existe aussi d'importantes colonies de goélands (appelés gaviotas), et notamment de goélands dominicains (Larus dominicanus) et de goélands de Scoresby (Leucophaeus scoresbii). Ce dernier se rencontre en grand nombre au niveau du Ría Deseado. Présentes également trois espèces de labbe, encore appelé skua ou stercoraire : le labbe du Chili, le labbe de McCormick et le labbe antarctique (Stercorarius antarcticus), le brassemer à tête blanche (Tachyeres leucocephalus, pato vapor), et l'huîtrier de Garnot (haematopus leucopodus).

Orque.

Dans les eaux qui bordent le littoral provincial, les cétacés sont particulièrement abondants, comme la baleine franche australe (Eubalaena australis), l'énorme baleine bleue (Balaenoptera musculus) (le plus grand des animaux vivant sur Terre), l'orque (Orcinus orca), la fausse orque (Pseudorca crassidens). On peut observer divers delphinidés, et parmi eux le dauphin de Commerson (Cephalorhynchus commersonii) localement appelé tonina overa, le dauphin aptère austral (Lissodelphis peronii), des lagénorhynques (lagénorhynque sablier, dauphin de Peale, lagénorhynque obscur), le globicéphale noir (globicephala melas edwardi).

Économie[modifier | modifier le code]

Réservoirs de brut dans la zone dite Cañadón Seco.

La province de Santa Cruz est une province riche surtout grâce aux hydrocarbures. Son économie se base avant tout sur l'extraction du pétrole et du gaz naturel. Ce secteur concentrait en 2005 quelque 50 % de l'activité économique provinciale totale. La province possède d'importantes réserves naturelles, et la demande est soutenue en 2011.

Comme autre activité extractive, il faut mentionner l'exploitation de l'or dans la mine de Cerro Vanguardia, et d'or et d'argent dans la mine de Manantial Espejo. Traditionnellement, le charbon constituait la principale industrie extractive de la province (houille) dans les mines de Río Turbio. On extrait aussi du kaolin dans la région de Puerto San Julián, ainsi que du sel (sel commun = chlorure de sodium et sulfate de sodium) pour l'usage domestique.

La pêche commerciale a connu une chute entre 1993 et 1997. Mais les prises restent abondantes dans les eaux bien poissonneuses de la mer argentine. On capture notamment le merlu argentin, la langoustine, la courbine et le calamar. En outre la province possède un secteur industriel basé sur le traitement du poisson (conserveries) et de ses dérivés.

Fruit du calafate (Berberis buxifolia).

Un autre secteur caractéristique de la région est l'élevage des ovins.

Les conditions climatiques sont peu favorables à l'agriculture traditionnelle. Cependant, au pied des Andes, la province développe d'intéressantes productions de fruits (cerise, framboise, calafate, fraise, pomme etc).

La province de Santa Cruz se veut pionnière au niveau mondial pour l'utilisation d'énergies alternatives renouvelables. La grande amplitude des marées, principalement dans les rías et estuaires de la côte atlantique, présente un grand potentiel pour l'obtention d'énergie marémotrice. Cependant en ce début de XXIe siècle, les perspectives les plus favorables pour les énergies propres sont offertes par les vents puissants et constants qui soufflent d'ouest en est sur la plus grande partie de la Patagonie et surtout de cette province. Si bien que les perspectives de développement de la production d'énergie d'origine éolienne sont considérables.

Un autre point fort de l'économie de la région est le tourisme, et notamment dans les Andes, le tourisme dit d'aventure qui s'est fort développé dès la fin du XXe siècle.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les Andes de Patagonie présentent de superbes paysages, entre autres dans la région des lacs Argentino et Viedma, où a été créé le Parc National des Glaciers, comprenant une grosse partie des deux lacs ainsi que d'imposants glaciers situés vers la frontière Chilienne. Le lac Argentino est renommé pour ses énormes glaciers plongeant directement dans ses eaux, le glacier Perito Moreno et le glacier d'Upsala. Il attire ainsi bien des touristes. Près d'El Calafate, petite ville située sur sa rive sud, il y a un aéroport qui relie la région avec Buenos Aires et Trelew.

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Le cerro Fitz Roy, près du village touristique d'El Chaltén

Mais ces destinations de renommée mondiale ne sont qu'une partie du très important potentiel de la province. À quelque 200 kilomètres au nord d'El Calafate se trouve le village d'El Chaltén, au pied du Cerro Torre et du Fitz Roy. Encore peu développée la localité d'El Chaltén sert de base de choix pour différentes routes de trekking, incluant des excursions et promenades sur le glacier Viedma.

Six cents kilomètres au nord d'El Chaltén, par la mauvaise route nationale 40, la Cueva de las Manos près de la ville de Perito Moreno, offre aux touristes encore rares les peintures rupestres préhistoriques des grottes situées près du Río Pinturas.

Le parc national Perito Moreno avec ses lacs, au nord du parc Los Glaciares, est rarement visité et fort mal connu.

Outre le trekking, les sports pratiqués dans la partie occidentale de la province sont la pêche, le rafting et l'escalade. Les sports d'hiver se pratiquent également, notamment dans la jeune localité de Julia Dufour (pistes de ski), ainsi qu'à Los Antiguos au sud du lac Buenos Aires.

À l'est sur la façade atlantique, la route nationale 3 suit la ligne côtière. Plusieurs bus relient les différentes villes de la côte, et prennent des passagers soit vers le nord, soit vers le sud jusqu'à la Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud. Au nord on peut aller jusqu'au Chubut et à Buenos Aires.
Les endroits les plus visités dans cette vaste zone sont les villes de Río Gallegos, le Monument national des Bois Pétrifiés et la dépression de la Laguna del Carbón près de Puerto San Julián.

En octobre 2004, un nouveau parc national a été organisé à quelques kilomètres de la ville de Río Gallegos : le parc national Monte León. Il est destiné à préserver un échantillon représentatif de la biodiversité côtière de la Patagonie argentine, en bon état de conservation, avec en plus des sites de grande valeur paléontologique.

Principaux sites touristiques[modifier | modifier le code]

L'imposant Mont Fitz Roy

Les principales destinations touristiques de la province sont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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