Bletterans

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Bletterans
Place de la mairie.
Place de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Bletterans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Bresse-Revermont
Maire
Mandat
François Perrodin
2014-2020
Code postal 39140
Code commune 39056
Démographie
Population
municipale
1 415 hab. (2011)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 50″ N 5° 27′ 18″ E / 46.7472222222, 5.45546° 44′ 50″ Nord 5° 27′ 18″ Est / 46.7472222222, 5.455  
Altitude Min. 190 m – Max. 224 m
Superficie 7,97 km2
Localisation

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Bletterans

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Bletterans

Bletterans est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bletterans est située aux portes de la Franche-Comté, au cœur de la Bresse Jurassienne, une région riche de nombreux étangs.
La Seille traverse la commune, où elle se divise en deux bras et forme une île et où se situe le cœur du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cosges Nance, Relans Desnes Rose des vents
Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) N Ruffey-sur-Seille
O    Bletterans    E
S
Saillenard (Saône-et-Loire) Fontainebrux Villevieux

Histoire[modifier | modifier le code]

Bletterans vers 1550

Bletterans, située dans la région des Gaules habitée par les Seknes, est rattachée sous Jules César à la Séquanie, avec Besançon pour capitale.

La région, au gré des invasions, des traités et du jeu politique, va passer par de nombreux maîtres. Administrée par un comte Bourguignon, elle prit le nom de Comté, puis de Franche Comté par le comte de Renaud. En 1157, la Comté passa à Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne.

Bletterans a été bâtie entre les bras de la Seille, un château nommé « castrum Bletterentis » a servi de refuge contre les bandes de pillards.

Bien plus tard, Jean Ier de Chalon-Arlay, 1er seigneur d'Arlay, construisit en 1275, la cité fortifiée, qui devint place de guerre.

Elle revint au roi de France en 1295.

Charles VIII de France la céda à l'empereur d'Autriche et à son fils, Philippe le Beau. Celui-ci épousa en 1497, Jeanne infante d'Espagne, Bletterans devint territoire espagnol et ce jusqu'en 1674.

En 1593, les armées d'Henri IV firent des ravages dans la région, notamment à Arlay, puis en 1637, la cité fut pillée et saccagée, les fortifications ne furent jamais relevées.

La cité devait connaître une grande pauvreté, jusqu'en 1789, très endettée. Il fallut attendre 1801 pour que les administrateurs apportent des améliorations notables[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1919[2] François Chevrot    
1947 1953 Roger Devaux SFIO  
mars 2001 réélu en 2008[3] François Perrodin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 415 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 681 848 1 100 1 185 1 231 1 230 1 220 1 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 176 1 163 1 219 1 191 1 308 1 304 1 184 1 114 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 132 1 116 1 072 955 978 998 1 027 1 009 1 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 034 1 085 1 165 1 350 1 423 1 359 1 413 1 400 1 394
2011 - - - - - - - -
1 415 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIIe-XVIIIe-XIXe s), Rue Notre-Dame, inscrite à l'IGPC depuis 1986[6];
  • Chapelle du couvent;
  • École (XIXe s), Rue des Granges, inscrite à l'IGPC depuis 1986[7];
  • Maisons (XVIIIe-XIXe s) de la Rue des Granges, inscrites à l'IGPC depuis 1986[8],[9],[10];
  • Maisons (XVIIIe-XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986[11].
  • Couvent des Ursulines (XIXe s), Rue Louis le Grand, inscrit à l'IGPC depuis 1986[12];
  • Maison (XVIIIe-XIXe s), Rue Louis le Grand, inscrite à l'IGPC depuis 1986[13];
  • Mairie (XIXe s), Place de la Mairie, inscrite à l'IGPC depuis 1986[14];
  • Moulin (XVIIIe-XIXe s), lieu-dit "Au moulin Rondeau", inscrit à l'IGPC depuis 1986[15];
  • Moulin (XIXe s), lieu-dit "La Foule", inscrit à l'IGPC depuis 1986[16];
  • Traces des fortifications (du XIIIe au XVIIe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986[17].

Durant la Seconde Guerre mondiale la région a revêtu une importance stratégique capitale pour la circulation des personnalités de la Résistance. En effet, plusieurs terrains d'atterrissage ou de parachutage, DZ (Courlaoux, Courgette[réf. nécessaire], Orion) étaient implantés sur les plateaux environnants.

Ces terrains ont en particulier permis les opérations suivantes [18]:

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Jouffroy remonte au chevalier Jean Jouffroy, seigneur de Bletterans qui teste en 1347, selon Moreri, et son Grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Le chef de la branche d’Abbans fait une demande et présente ses preuves en 1782 pour les honneurs de la Cour[19].
  • Le docteur Chevrot, ancien maire de Bletterans, fut un spéléologue remarquable pour ses activités d'exploration des cavités jurassiennes, à la fin du XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au lion couronné d'or.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bletterans est jumelé avec Drapeau de la Belgique Thuin (Belgique).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Renseignements recueillis par les écrits de l'abbé Riviàre, né à Bletterans en 1772.
  • Écrits de sieur Phillibert Lardanchet, notaire, âgé de 80 ans (1700).
  • Tiré du livre de Jules Milloux Histoire d'une petite ville de Franche-Comté - BLETTERANS édité par Maurice Declume à Lons-le-Saunier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Milloux, Histoire d'une petite ville de Franche-Comté, Lons-le-Saunier, Maurice Declume
  2. MairesGenWeb, Maires de Bletterans
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIe-XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Ecole (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Maison 1 (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Maison 2 (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Maison 3 (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maisons (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Couvent (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Mairie (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Moulin Rondeau (XVIIIe-XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Moulin de La Foule (XIXe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Fortifications (XIIIe à XVIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. http://www.plan-sussex-1944.net/francais/pdf/infiltrations_en_france.pdf
  19. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1894, p.453.