Peter Müller (homme politique)

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Peter Müller
Peter Müller en 2006
Peter Müller en 2006
Fonctions
9e ministre-président de Sarre
(6e ministre-président depuis 1957)
29 septembre 199910 août 2011
(11 ans, 10 mois et 12 jours)
Gouvernement Müller I, II et III
Législature 12e, 13e et 14e Landtag
Coalition Absolue CDU (1999-2009)
Jamaïcaine (depuis 2009)
Prédécesseur Reinhard Klimmt
Successeur Annegret Kramp-Karrenbauer
Biographie
Date de naissance 25 septembre 1955 (58 ans)
Lieu de naissance Illigen, RFA
Parti politique CDU
Profession Juge

Peter Müller (homme politique)
Ministre-présidents de Sarre

Peter Müller, né le 25 septembre 1955 à Illigen (Sarre), est un homme politique allemand qui appartient à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Il entre au Landtag de Sarre en 1990, y prend quatre ans plus tard la présidence du groupe CDU, et est élu président de la fédération régionale du parti en 1995. En 1999, suite à sa victoire d'un point et d'un siège face au social-démocrate Reinhard Klimmt lors des élections régionales, il est investi ministre-président du Land, étant le premier chrétien-démocrate désigné pour ce poste depuis quatorze ans. Il renforce sa majorité absolue au scrutin de 2004, et devient l'année suivante l'expert économique au sein de l'équipe de campagne d'Angela Merkel pour les élections fédérales. Candidat à sa succession en 2009, il perd nettement sa majorité absolue mais réussit à se maintenir au pouvoir suite à la formation de la première coalition jamaïcaine en Allemagne. Il est remplacé deux ans plus tard par Annegret Kramp-Karrenbauer.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il obtient son Abitur en 1974, entame l'année suivante des études de droit et de sciences politiques à Bonn, les poursuit à Sarrebruck et les achève en 1983. Cette même année, il obtient un poste d'assistant de recherche au sein du département de droit constitutionnel et de droit administratif de l'université de la Sarre.

En 1986, il devient juge à la cour régionale de Sarrebruck. Par ailleurs, il a également été maître de conférences à l'université de la Sarre.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié, il est père de trois enfants.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Comme membre de la CDU[modifier | modifier le code]

Peter Müller rejoint la Junge Union (JU) en 1971, puis l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) peu de temps après. Il a été membre des comités directeurs régional et fédéral de la JU, et l'a même présidée en Sarre de 1983 à 1987.

Depuis 1995, il est président régional de la CDU de Sarre. Il a été élu membre de la présidence fédérale du parti quatre ans plus tard.

Chef de l'opposition, puis ministre-président[modifier | modifier le code]

Il entre au Landtag de Sarre en 1990, et devient coordinateur parlementaire du groupe CDU. Le 12 avril 1994, il en est élu président. Chef de file des chrétiens-démocrates aux élections régionales du 5 septembre 1999, il s'impose avec 26 sièges sur 51, contre 25 au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) au pouvoir depuis quatorze ans. Peter Müller est investi ministre-président le 26 septembre suivant.

Le 1er janvier 2003, il est désigné pour quatre ans plénipotentiaire pour les relations culturelles franco-allemandes dans le cadre du traité de l'Élysée. L'année suivante, il remporte les élections régionales du 5 septembre avec 27 élus.

Candidat au ministère fédéral de l'Économie[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne des élections fédérales anticipées du 18 septembre 2005, il est nommé membre de l'équipe de campagne de la candidate de la CDU/CSU à la chancellerie fédérale, Angela Merkel. Le jour du scrutin, il est élu député fédéral au Bundestag, mais renonce à ce mandat après que la grande coalition a décidé de confier le ministère fédéral de l'Économie et de la Technologie à Michael Glos.

Le 1er novembre 2008, il prend pour un an la présidence tournante du Bundesrat.

Troisième mandat : l'alliance avec les libéraux et les écologistes[modifier | modifier le code]

Il se présente comme candidat à un troisième mandat lors des élections du 30 août 2009, mais n'obtient que 19 députés sur 51. Incapable de former une coalition noire-jaune avec le Parti libéral-démocrate (FDP), qui ne compte que 5 sièges, il choisit alors de constituer une coalition jamaïcaine entre la CDU, le FDP et l'Alliance 90 / Les Verts disposant de 27 élus. Il est réinvesti ministre-président le 10 novembre, à la tête du premier gouvernement noire-jaune-vert, et au sein duquel il exerce également les fonctions de ministre régional de la Justice.

Au cours du mois de décembre 2010, des rumeurs annonce qu'il pourrait être élu au Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe à l'automne 2011, en remplacement d'un magistrat partant à la retraite, sans qu'il ne fasse aucun commentaire[1]. Cette rumeur est confirmée dans la seconde moitié de janvier 2011. Il devrait alors céder sa place à Annegret Kramp-Karrenbauer[2], ministre régionale des Affaires sociales, après avoir été titulaire de l'Intérieur, puis de l'Éducation. Il l'annonce personnellement le 22 janvier, déclarant vouloir « relever de nouveaux défis », sans toutefois confirmer son élection comme juge constitutionnel, estimant qu'il y avait « différentes options »[3]. Il est officiellement remplacé le 10 août suivant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]