Cem Özdemir

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Cem Özdemir lors d'une conférence à Villingen-Schwenningen, le 26 avril 2007, sur le thème « Migrations et politiques de l'intégration ».

Cem Özdemir est un homme politique allemand d'origine turque. Fils d'immigrés[1] turcs circassiens, il est né le 21 décembre 1965 à Bad Urach, en Souabe, une région du Land allemand de Bade-Wurtemberg.

Il a été élu au Bundestag, en 1994, sous l'étiquette des Verts. Avec la sociale-démocrate Leyla Onur, ils ont été les deux premiers parlementaires fédéraux d'origine turque en Allemagne.

Depuis le 15 novembre 2008, Cem Özdemir copréside les Verts allemands avec Claudia Roth, alors reconduite dans ses fonctions. Il était au niveau fédéral (national) le premier dirigeant d'origine étrangère d'un parti politique allemand [1]. Il a été ré-élu à la fin de l'année 2010 : avec plus de 88 % des voix, il a obtenu davantage de voix que Claudia Roth[2].

Parcours[modifier | modifier le code]

Éducateur et pédagogue diplômé, il travaille pendant ses études en tant que journaliste, éducateur et rapporteur politique et culturel. En 1981, il introduit sa demande pour l’acquisition de la nationalité allemande, qu'il obtient non sans peine deux ans plus tard. Il l'affirma l'avoir demandée pour des "raisons pratiques"[3] : échapper au service militaire en Turquie et pouvoir voter dans son pays de naissance. La même année, à l'âge de seize ans, Cem Özdemir décide d'adhérer au parti des Verts[2]. Par la suite, il passe six années en tant que membre de la direction régionale des Verts du Land de Bade-Wurttemberg.

En 1994, après son élection au Bundestag, il devient le porte-parole des questions concernant l'immigration au sein du groupe parlementaire des Verts[3], membre de la commission de l'Intérieur, membre adjoint de la commission d'examen des requêtes et des pétitions, ainsi que greffier au Bundestag.

Il est aussi, à l'époque, vice-président des groupes parlementaires turc-allemand et grec-allemand. Les gouvernements successifs d'Ankara et les médias turcs le prennent régulièrement pour cible suite à ses prises de position fermes quant au non-respect des droits de l'homme en Turquie, et son vote contre l'exportation d'armes vers ce pays.

Réélu en 1998, il devient porte-parole de son groupe parlementaire pour la politique intérieure. Il démissionne du Bundestag le 26 juillet 2002 suite à l'affaire Hunzinger qui touche divers hommes politiques allemands, dont le ministre SPD de la Défense Rudolf Scharping, également acculé à la démission[4] . Le Financial Times Deutschland évoque à l'époque la chute de « l'incarnation d'une société multiculturelle », de « l'icône des Verts ». Cem Özdemir était en effet devenu un habitué des plateaux de télévision et avait acquis une notoriété nationale.

En juin 2004, il se présente cette fois à l'élection au Parlement européen, et effectue un seul mandat de député européen.

Il est l'un des membres fondateurs, en 2007, du Conseil européen des relations étrangères, un think tank dédié à la politique étrangère de l'Union européenne. Il a pris position en 2009 pour la levée du siège de Gaza[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Lors de la présentation de son livre Die Türkei (La Turquie), à Francfort.

Publications[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie de Vergès, « Un fils d'immigrés turcs, Cem Ozdemir, est élu à la tête du parti écologiste en Allemagne », sur LeMonde.fr,‎ 17 novembre 2008 (consulté le 25 juin 2012)
  2. a et b Frédéric Lemaître, « Le nouveau visage des Grünen », Le Monde,‎ 12 mai 2011, p. 3
  3. a et b Lorraine Millot, « Cem Özdemir, 33 ans, député vert allemand d'origine turque. Il est l'un des initiateurs de la réforme de la nationalité présentée au Bundestag. Vert à double foyer. », sur libération.fr, Libération,‎ 6 mai 1999 (consulté le 25 juin 2012)
  4. Lorraine Millot, « Démission forcée d'un député vert allemand », sur libération.fr, Libération,‎ 27 juillet 2002 (consulté le 25 juin 2012)
  5. « 59 Nobel et 202 eurodéputés signent pour Gaza », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur,‎ 18 juin 2009 (consulté le 25 juin 2012)