Klaus Wowereit

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Klaus Wowereit
Klaus Wowereit, en 2012.
Klaus Wowereit, en 2012.
Fonctions
13e bourgmestre-gouverneur de Berlin
En fonction depuis le 16 juin 2001
(&&&&&&&&&&&0438612 ans, 0 mois et 3 jours)
Gouvernement Wowereit I, II, III et IV
Coalition SPD-Verts tolérée (2001-2002)
SPD-PDS/Linke (2002-2011)
SPD-CDU (depuis 2011)
Prédécesseur Eberhard Diepgen
Biographie
Date de naissance 1er octobre 1953 (1953-10-01) (59 ans)
Lieu de naissance Berlin-Ouest (RFA)
Parti politique SPD
Diplômé de Université libre de Berlin
Profession Juriste

Signature

Klaus Wowereit
Bourgmestre-gouverneurs de Berlin

Klaus Wowereit, né le 1er octobre 1953 à Berlin, est un homme politique allemand membre du Parti social-démocrate (SPD), dont il est vice-président fédéral depuis 2009.

Juriste de formation, il est élu à l'assemblée du quartier de Berlin-Tempelhof entre 1979 et 1995, et siège depuis à la Abgeordnetenhaus de la capitale allemande. En 1999, il y prend la présidence du groupe SPD.

Après le vote d'une motion de censure contre le chrétien-démocrate Eberhard Diepgen, il devient, en 2001, bourgmestre-gouverneur de Berlin, à la tête d'une coalition rouge-verte minoritaire. Ayant remporté les élections anticipées l'année suivante, il forme une coalition rouge-rouge qui dure jusqu'en 2011, année où il change de partenaire aux profits des chrétiens-démocrates.

Sommaire

Biographie[modifier]

Formation[modifier]

En 1973, il obtient son Abitur et commence à étudier le droit à l'Université libre de Berlin. Il passe son premier diplôme juridique d'État six ans plus tard et effectue un stage de deux ans à la cour de Tempelhof-Kreuzberg. Il réussit son second diplôme en 1981.

Premières fonctions[modifier]

Il devient ensuite conseiller du sénateur à l'Intérieur de Berlin-Ouest jusqu'en 1984.

En 1979, il est élu à l'assemblée du quartier de Berlin-Tempelhof et y prend la présidence du groupe SPD deux ans plus tard. Il est nommé conseiller à l'Éducation populaire et à la Culture du quartier en 1984. Il renonce à cette fonction en 1995, suite à son élection comme député à la Abgeordnetenhaus de Berlin. Il occupe tout d'abord la vice-présidence du groupe social-démocrate, puis est élu à sa tête en 1999.

Bourgmestre-gouverneur de Berlin[modifier]

Premier mandat éphémère[modifier]

Klaus Wowereit est investi bourgmestre-gouverneur de Berlin le 16 juin 2001, à la suite de l'adoption d'une motion de censure à l'encontre d'Eberhard Diepgen, permise par la rupture de la « grande coalition » entre l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) et le SPD, au pouvoir depuis 1991. Il prend alors la tête d'une « coalition rouge-verte » avec l'Alliance 90 / Les Verts, soutenue sans participation par le Parti du socialisme démocratique (PDS) selon le modèle de Magdebourg.

Deuxième mandat : la coalition rouge-rouge[modifier]

Il convoque des élections anticipées pour le 21 octobre 2001, et s'impose avec 30 % des voix, faisant de son parti la première force politique de la capitale depuis les élections de 1971. Il décide toutefois de changer de partenaire de coalition et s'allie avec le PDS.

En sa qualité de chef du gouvernement régional, il préside le Bundesrat du 1er novembre 2001 au 31 octobre 2002. Au cours de ce mandat, il fait l'objet d'une polémique après avoir conclu, le 22 mars 2002, que la délégation du Brandebourg avait voté en faveur de la nouvelle loi fédérale sur l'immigration, alors même que ses membres avaient voté de façon discordante, ce qui n'est pas permis[1]. La loi fut tout de même promulguée par le président fédéral Johannes Rau, mais annulée pour vice de procédure par le Tribunal constitutionnel fédéral.

En novembre 2003, Klaus Wowereit déclare à lors d'une interview dans l'hebdomadaire Focus que Berlin est « pauvre, mais sexy » (arm, aber sexy)[2]. Cette phrase devient l'un des slogans de la ville et symbolise l'engouement touristique dont elle bénéficie[3].

Troisième mandat : le choix du PDS[modifier]

Candidat à un troisième mandat lors du scrutin du 17 septembre 2006, il l'emporte avec un score similaire, et décide de poursuivre sa coalition avec le PDS, devenu Die Linke, et ce alors que l'Alliance 90 / Les Verts a obtenu le même nombre de sièges que ce dernier.

Il est élu vice-président fédéral du Parti social-démocrate d'Allemagne lors du congrès fédéral de Dresde le 13 novembre 2009 avec 89,6 % des voix[4]. Il est réélu au congrès de Berlin le 5 décembre 2011 avec 87,9 % des voix[5].

Quatrième mandat : l'alliance avec la CDU[modifier]

Le 18 septembre 2011, il se présente pour un quatrième mandat lors des élections législatives locales, avec le slogan « Comprendre Berlin » (Berlin verstehen)[6]. Avec 28 % des voix, le SPD est en léger recul mais reste le premier parti de la capitale fédérale. Cependant, le léger recul de Die Linke, la poussée de l'Alliance 90 / Les Verts et l'irruption du Parti pirate l'empêche de reconduire sa coalition.

Il tente tout d'abord de s'associer avec les écologistes, emmenés par l'ancienne ministre fédérale Renate Künast, mais finit par s'allier avec l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne. Réinvesti bourgmestre-gouverneur de Berlin le 24 novembre[7], il forme, quatre jours plus tard, le sénat Wowereit IV[8].

Avec la démission de Kurt Beck, le 16 janvier 2013, il devient le doyen des chefs de gouvernement régionaux d'Allemagne et du SPD.

Relations franco-allemandes[modifier]

Entre 2007 et 2011, Klaus Wowereit est plénipotentiaire pour les relations culturelles franco-allemandes dans le cadre du traité de l'Élysée, succédant à Peter Müller, le ministre-président de la Sarre. Sa fonction est de représenter, pendant quatre ans, les seize Länder allemands pour les relations culturelles et éducatives avec la France. Culture et éducation sont en Allemagne en grande partie du ressort des Länder et non de l’État fédéral. Il est remplacé par Peter Müller au 1er janvier 2011[9].

Vie privée[modifier]

Klaus Wowereit déclare publiquement être homosexuel lors de la campagne pour les élections législatives à Berlin de 2001, lors d'un meeting du SPD. Il prononce la phrase : « Je suis gay, et c'est aussi bien comme ça » (« Ich bin schwul, und das ist auch gut so. »)[10], qui est considérée comme marquant un tournant historique au moment où l'union civile pour les couples de même sexe était instaurée en Allemagne[11].

Il est en couple depuis 1993 avec le neurochirurgien Jörn Kubicki, avec lequel il vit depuis 2005[12].

Références[modifier]

Annexes[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]