Gare d'Amiens

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Amiens
Image illustrative de l'article Gare d'Amiens
Vue des voies et des quais, depuis la passerelle piétonnière débouchant sur la rue Riolan.
Localisation
Pays France
Ville Amiens
Quartier Amiens 2 La Vallée[1]
Adresse 47 place Alphonse-Fiquet
80017 Amiens
Coordonnées géographiques 49° 53′ 24″ N 2° 18′ 37″ E / 49.889961, 2.31041449° 53′ 24″ Nord 2° 18′ 37″ Est / 49.889961, 2.310414  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Desserte TER, Intercités
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Longueau à Boulogne-Ville
Amiens à Laon
Voies 11 (5 en impasse et 6 de passage)
+ voies de service
Quais 6 (dont 5 centraux)
Transit annuel 4,3 millions[2] (2007)
Altitude 29 m
Historique
Mise en service 1846
Ouverture 1958 (gare actuelle)
Architecte Auguste Perret
Classement  Inscrit MH (2003)
Correspondances
Autobus Ametis
Autocar (à la gare routière) Trans'80, TER Picardie, Navette TGV Haute-Picardie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Amiens

Géolocalisation sur la carte : Picardie

(Voir situation sur carte : Picardie)
Amiens
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La gare d'Amiens (dite localement Gare du Nord, notamment dans les transports en commun urbains) est une gare ferroviaire française située à proximité immédiate du centre-ville de la commune d'Amiens, préfecture du département de la Somme et de la région Picardie.

La tour Perret fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975[3]. L'ensemble architectural d'Auguste Perret constitué par la place Alphonse-Fiquet (gare et immeubles d'habitation) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 2003[3].

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) du réseau TER Picardie, desservie par des trains Intercités et régionaux. Son code officiel traction est AS[4].

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 29 mètres d'altitude (niveau des rails), la gare d'Amiens est située au point kilométrique (PK) 130,563 de la ligne de Longueau à Boulogne-Ville, entre les gares de Longueau et de Saint-Roch (Somme). Gare de bifurcation, elle est l'origine (au PK 0,000) de la ligne d'Amiens à Laon. La première gare ouverte dans cette direction est celle de Villers-Bretonneux, précédée par la gare aujourd'hui fermée de Blangy - Glisy.

Elle constitue, avec le site de Longueau et les gares de Saint-Roch, Boves et Vers (fermée), le cœur de l'étoile ferroviaire amiénoise[5], qui est composée de huit branches permettant d'atteindre Paris (via Creil), Compiègne (via Montdidier), Lille (via Albert, Arras et Douai), Calais (via Abbeville et Boulogne-sur-Mer), Rouen (via Poix-de-Picardie), Laon (via Tergnier), et autrefois Frévent (via Doullens) et Beauvais (via Conty et Crèvecœur-le-Grand).

La gare possède 6 quais, desservant 11 voies. Celles-ci sont ainsi réparties : au nord, cinq voies en impasse (8, 9, 10, 11 et 12) pour la ligne d'Amiens à Laon, et, au sud, six voies de passage (1, 2, 3, 4, 5 et 7) pour la ligne de Longueau à Boulogne-Ville. Néanmoins, des jonctions installées à l'est de la gare permettent aux trains d'accéder aux deux types de voies, quelle que soit la ligne empruntée (à l'exception des circulations en provenance ou à destination de l'ouest, qui sont obligées d'arriver ou de partir de la gare par les voies de passage).

Longueur utile des quais[6]
Nom du quai Nom de la voie Dimension
Quai 1 Voie 1 486 m
Quai 2 – 3 Voie 2 336 m
Quai 2 – 3 Voie 3 336 m
Quai 4 – 5 Voie 4 218 m
Quai 4 – 5 Voie 5 219 m
Quai 7 – 8 Voie 7 446 m
Quai 7 – 8 Voie 8 456 m
Quai 9 – 10 Voie 9 373 m
Quai 9 – 10 Voie 10 316 m
Quai 11 – 12 Voie 11 183 m
Quai 11 – 12 Voie 12 88 m

Histoire[modifier | modifier le code]

La création de la Compagnie des chemins de fer du Nord par le banquier James de Rothschild a lieu le 20 octobre 1845. Le réseau sera vite étendu vers Valenciennes, Gand, Amiens et Boulogne par absorption des autres compagnies présentes dans la région (Picardie et Flandres, Nord-Est, Lille à Béthune, Lille à Valenciennes, etc.).

Le bâtiment voyageurs de 1846.

Le 20 juin 1846 a lieu la mise en service de la première gare d'Amiens, dessinée par l'architecte Alfred Armand. En 1848 la gare prend de l'importance avec l'inauguration de la ligne de chemin de fer Amiens – Boulogne. Le 15 octobre 1877, est mise en service la ligne de 24 km entre Amiens et Canaples, par la Compagnie du Nord. Puis la gare est desservie par le tramway d'Amiens en 1891. La Première Guerre mondiale est fatale pour la gare, puisqu'en mars 1918 une vague de bombardements intense détruit la gare, durant l'Offensive Michael. Elle est reconstruite à l'identique après le conflit.

En 1938, Amiens devient une gare de la Société nationale des chemins de fer français.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, un nouveau bombardement intense sur Amiens détruit la seconde gare pendant la Bataille de France en 1940. En 1955 débute la construction de la troisième gare par l'architecte Auguste Perret, 15 ans après la destruction de la seconde gare. Le nouvel édifice, conçu dès 1941, dans le cadre d'un projet architectural global du quartier de la gare, qui comprend également la Tour Perret et la place de la gare, constitué comme un carrefour d’importantes artères sur lesquelles donnent des façades de la gare ferroviaire et la gare routière[7]. La mise en service de la nouvelle gare a lieu en 1958.

Dans les années 1980, le conflit entre Amiens et Lille pour le tracé de la LGV Nord penche en faveur de la capitale du Nord-Pas-de-Calais, pour des raisons financières et politiques. L'agglomération amiénoise a perdu à cette occasion la desserte (via la gare de Longueau) des liaisons TGV entre le Nord et Lyon, qui existaient depuis 1984. Depuis, des projets de circulations TERGV (circulant à grande vitesse entre Arras et la métropole lilloise) ou encore de construction de la LGV Picardie ont été évoqués, mais comme leur réalisation n'étant pas fixée à ce jour, la gare TGV Haute-Picardie demeure le seul accès picard à la grande vitesse, qui de surcroît n'est pas connecté au réseau classique (malgré la proximité de celui-ci).

L'ensemble architectural d'Auguste Perret constitué par la place Alphonse-Fiquet (gare et immeubles d'habitation) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 2003[3]. En 2004, la tour Perret, la gare et les immeubles entrent dans le label « Édifice labellisé XXe siècle » (Ministère de la Culture, direction de l'architecture et du patrimoine).

La verrière surplombant la place Alphonse-Fiquet, et, au fond, le bâtiment voyageurs (avec l'entrée de la gare).
La verrière surplombant la place Alphonse-Fiquet, et, au fond, le bâtiment voyageurs (avec l'entrée de la gare).

Voulu par Gilles de Robien et réalisé sur les plans de Claude Vasconi, un vaste plan de modernisation de la gare d'Auguste Perret débute en 2006. Entre 2006 et 2008, l'ancien parking en plein air est démoli et un accès en pente douce aux voies depuis l'extérieur, ainsi qu'une verrière l'ont remplacé. La circulation des véhicules est depuis interdite sur la place, hormis pour les bus et les taxis. Ces aménagements sont cependant controversés[8],[9],[10].

Par ailleurs, les quais sont également refaits et rehaussés entre novembre 2008 et février 2010 : c'est 2,5 km de marquises datant des années 1950 qui sont totalement rénovées et remises aux normes. Depuis juillet 2009, l'accès aux voies 7, 8, 9, 10, 11 et 12 peut se faire depuis le hall principal au 1er niveau par un escalier et des escalators (1 montant et 1 descendant). Un ascenseur est mis à la disposition des personnes à mobilité réduite. Un escalator a été installé au niveau du quai des voies 7 et 8 pour les voyageurs arrivant à destination. Durant la phase de modernisation de l'espace de vente, les guichets ont été transférés dans des bungalows sur l'esplanade devant l'entrée principale, ils ont retrouvé leur place dans le hall de la gare en août 2010.

La fréquentation de la gare est de 20 902 voyageurs par jour en 2009[11].

Panneau départs du nouveau système d'affichage.

La gare est dotée de nouveaux systèmes d'affichage pour les trains à l'arrivée et au départ au niveau des quais et dans la gare. De nombreux bancs sont installés au niveau des quais et dans la gare (passerelle, halls supérieur et inférieur) pour le confort des passagers. L'inauguration de la fin du gros des travaux de rénovation de la gare s'est déroulée le mercredi 8 juin 2011, date de l'ouverture de l'espace inférieur au niveau des quais accessible depuis la place Alphonse-Fiquet. Les travaux se poursuivent avec l'installation d'un second ascenseur au niveau de la voie 1, mis en service le 24 novembre 2012, et la mise en place de la vidéosurveillance et de surfaces podotactiles (pour les personnes malvoyantes) sur l'ensemble de la gare. Amiens Métropole veut modifier les abords de la gare pour améliorer le confort et la sécurité de ces passagers, de ce fait, l'arrêt des lignes de bus est déplacé ainsi que celui des taxis. Les travaux de modernisation ont coûté 28,5 millions d'euros, financés par l'État, la région Picardie et la SNCF.

Enfin, à partir de 2020, la gare devrait accueillir des circulations régulières de TGV province – province via Creil, grâce au raccordement Roissy – Picardie. Cette nouvelle infrastructure a aussi pour objectif de créer un accès direct en TER à la gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV, sans avoir à passer par Paris et le RER B[12].

La voie 6[modifier | modifier le code]

Curieusement, il n'y a pas de voie 6 visible des voyageurs ; la voie 7 est contiguë à la voie 5. Cela s'explique par la modification des plans de reconstruction des années 1950, consécutifs à l'aménagement d'une nouvelle halle Sernam. Initialement, ils devaient respecter l'alignement des voies et quais de l'ancienne gare. La voie 5 depuis Paris se dédoublait alors et donnait naissance à la voie 7, alors hors-quai entre les voies 5 et 6. La voie 6 était ainsi en impasse depuis Paris et venait finir à quai le long de la voie 7 et face à la voie 8, le quai les séparant étant très étroit.[réf. nécessaire]

À la reconstruction, la voie 7 n'a pas bougé mais un quai a été construit pour la desservir à la place de la voie 6. Le tronçon en gare de la voie 6 disparaît alors et son numéro n'est plus visible des voyageurs, ces derniers passant directement de la voie 5 à la 7 (via la passerelle). Ce qu'il reste de la voie 6 en tête de gare est alors branché à la voie 7, pour créer une voie directe depuis Paris vers Saint-Roch, parcourable dans les deux sens. Un signal de protection situé avant la communication voie 5 – voie 7 permet de matérialiser la séparation entre la voie 6 et la voie 7 (même si le quai conserve le même nom) et éventuellement de transformer la voie 6 en tiroir de manœuvre vers et depuis le dépôt, comme autrefois.[réf. nécessaire]

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets ouverts tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport.

C'est une gare « Accès TER » qui propose des aménagements, équipements et services pour les personnes à la mobilité réduite.

Le passage d'un quai à l'autre s'effectue par une passerelle couverte équipée d'escaliers fixes et mécaniques et de deux ascenseurs (pour l'ensemble des voies), ainsi que par le hall inférieur (uniquement pour les voies 7 à 12).

Desserte[modifier | modifier le code]

Un TER Picardie en gare.

La gare est desservie par les trains suivants :


Enfin, les week-ends et jours fériés d'été, des TER Picardie directs effectuent le parcours Laon – Tergnier – Amiens – Abbeville – Le Tréport (certains trains ne desservent cependant pas la gare d'Amiens).

Par ailleurs, le diocèse affrète des rames TGV à l'occasion de pèlerinages à Lourdes[13].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par la majorité des lignes du réseau de transports en commun par bus et navettes d'Amiens Métropole, « Ametis »[14], dont les arrêts Gare du Nord Quai [lettre] sont situés dans les rues adjacentes au parvis de la gare[15]. La station des taxis se trouve sur ce dernier[15].

Un parc pour les vélos et un parking (souterrain et payant) pour les véhicules sont disponibles à proximité.

Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

Les liaisons décrites ci-dessous sont effectuées à partir de la gare routière, accessible depuis la sortie TELLIER, qui est située à proximité de la tête du Quai 11 – 12.

En complément de la desserte ferroviaire régionale, des autocars « TER Picardie » relient Amiens à Albert (à des heures de faible demande) ainsi qu'à Beauvais (Tillé Aéroport, Gare SNCF, Gare Routière). De plus, un service de navettes SNCF permet de se rendre à la gare TGV Haute-Picardie, pour assurer la correspondance avec des TGV province – province.

Par ailleurs, Amiens est le terminus de nombreuses lignes du réseau d'autocars du Conseil général de la Somme, « Trans'80 »[16].

Services des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare est ouverte au service de fret (code gare : 313874), uniquement par train massif, et est apte à la manutention de grands conteneurs (dans une partie réservée à ce type d'opération) ; elle bénéficie en outre d'un accord commercial pour la desserte en wagon isolé de l'UPT TER Amiens (EMT Haute-Picardie)[17].

De surcroît, elle possède des voies de service pour le service infrastructure de la SNCF.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Autres gares de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Sur son territoire communal, Amiens accueille trois autres gares ferroviaires :

Dans les autres communes d'Amiens Métropole, se trouvent les gares de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Amiens et ses quartiers », sur amiens.fr (consulté le 5 octobre 2014).
  2. Les liaisons possibles entre Troyes et le réseau ferroviaire à grande vitesse (p. 13) [PDF], Ministère de l'écologie, mars 2010 (consulté le 21 décembre 2014).
  3. a, b et c « Notice no PA00116079 », base Mérimée, ministère français de la Culture (consultée le 5 octobre 2014).
  4. « Version officielle du référentiel TT0020 » [doc], p. 1 (consulté le 8 octobre 2014).
  5. Rémi Sanchez, « L'étoile ferroviaire veut devenir incontournable », sur letelescope.info,‎ 22 novembre 2013 (consulté le 5 octobre 2014).
  6. Site de RFF, Document de référence du réseau : voir l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexe 7.1 – Liste des quais (consulté le 14 mai 2014).
  7. Natacha Fromentin, Une entreprise publique dans la Guerre : la SNCF, 1939-1945, Association pour l'histoire des chemins de fer (AHICF),‎ 2001 (lire en ligne) [RTF] (consulté le 21 décembre 2014).
  8. Vidéo de France 3 Picardie sur les aménagements de l'ensemble architectural d'Auguste Perret (consulté le 17 mai 2014).
  9. Texte de Gilles Plum, Docteur en Histoire de l'Art, sur l'aménagement du parvis de la gare d'Amiens : « L’œuvre de Perret à Amiens, le Grand Palais : existe-t-il encore une politique de mise en valeur du patrimoine ? », sur le site de La Tribune de l’Art (consulté le 21 mai 2014).
  10. « Espace Perret : donnons vie à la place de la gare ! », publié par Olivier Tempora le 8 mars 2013, dans la rubrique Territoires du site de l'association Amiens La Fabrique (consulté le 21 mai 2014).
  11. D'après le site des usagers du train en Picardie.
  12. PHILIPPE FLUCKIGER, « Le barreau définitivement validé », sur courrier-picard.fr,‎ 11 juillet 2013 (consulté le 13 mai 2014).
  13. Tous à Lourdes en 2014!, sur le site du Diocèse d'Amiens (consulté le 13 mai 2014).
  14. Plan général du réseau en septembre 2014 [PDF], sur ametis.fr (consulté le 21 décembre 2014).
  15. a et b Plan des arrêts Gare du Nord [PDF], sur ametis.fr (consulté le 21 décembre 2014).
  16. Site Trans'80 – Les horaires des lignes » Lignes qui desservent AMIENS (consulté le 21 décembre 2014) ; voir les fiches horaires pour connaître les modalités précises de desserte de l'arrêt AMIENS Gare Routière.
  17. La gare d'Amiens, sur le site officiel de Fret SNCF (archive consultée le 23 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques Mercier, La gare d'Amiens : 1846 – 1986, Amiens, ARPDO,‎ 1986, 64 p. (ISBN 2-906111-01-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Tableau des dessertes régulières (mis à jour le 14 décembre 2014)
Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Boulogne-Ville
ou Terminus
Abbeville
ou Terminus
Intercités Longueau Paris-Nord
Calais-Ville
ou Boulogne-Ville
ou Étaples - Le Touquet
Saint-Roch (Somme) TER Picardie /
Nord-Pas-de-Calais
Terminus Terminus
Abbeville Saint-Roch (Somme) TER Picardie Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Picardie Longueau Compiègne
ou Creil
ou Paris-Nord
Terminus Terminus TER Picardie Thézy-Glimont
ou Moreuil
Compiègne
Rouen-Rive-Droite Poix-de-Picardie TER Nord-Pas-de-Calais /
Haute-Normandie
Corbie Lille-Flandres
Rouen-Rive-Droite Poix-de-Picardie TER Picardie /
Haute-Normandie
Terminus Terminus
Rouen-Rive-Droite
ou Serqueux
Saint-Roch (Somme) TER Picardie /
Haute-Normandie
Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Picardie /
Nord-Pas-de-Calais
Corbie Lille-Flandres
Terminus Terminus TER Picardie Daours
ou Corbie
Albert
Terminus Terminus TER Picardie Villers-Bretonneux Tergnier
ou Laon
Terminus Terminus TER Picardie Ham (Somme) Saint-Quentin