Exploration urbaine

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Exploration des souterrains à Hobart, Tasmanie, Australie
Explorateurs à l'entrée d'une galerie technique en cours de construction à Paris, France

L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits par l'homme, abandonnés ou non, en général interdits d'accès ou tout du moins cachés ou difficiles d'accès.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'exploration urbaine, au sens propre, désigne le fait de recueillir des données sur des zones publiques du paysage urbain, délaissées tout ou partie du temps, en vue d'y accéder et de les utiliser. Cette activité, bien que clandestine, n'est prohibée en France que par quelques décrets, arrêtés préfectoraux, ou règlements internes de certaines administrations. Les exemples de cette activité sont rares et peu connus, pour des raisons pratiques évidentes liées à toute activité clandestine. On peut malgré tout citer celui de l'UX ou Urban eXperiment, dont l'Exploration Urbaine, au sens propre fut l'activité préliminaire, au début des années 1980[1].

Au sens figuré, le terme provient de la traduction littérale de l'expression urban exploration créée par Ninjalicious dans les années 1990 et désigne une activité consistant à visiter des lieux, abandonnés ou non, et en général interdits d'accès, ou tout du moins difficile d'accès[2]. Cette expression devient populaire dans le milieu cataphile à la fin des années 1990, par le biais de reportages télévisuels. Elle marque le début de la diversification de la visite de friches en région parisienne. L'explorateur urbain apprécie la solitude des espaces situés en dehors des zones d'activité et de passage conçues comme telles : ainsi, la visite guidée de la nef d'une cathédrale sera remplacée par l'exploration nocturne de ses toits, les usines abandonnées deviennent un terrain de jeu, etc[3].

Origines[modifier | modifier le code]

En France, la région parisienne est propice à cette activité (métro, nombreux chantiers, usines, hôpitaux et autres bâtiments abandonnés, toits d'immeubles, monuments, souterrains, etc.). L'Australie, les États-Unis et les pays anglo-saxons d'une manière générale comptent également des communautés importantes de pratiquants.

Centres d'intérêt des explorateurs urbains[modifier | modifier le code]

L'exploration urbaine est un ensemble de pratiques, dont les motivations peuvent être très éloignées. Certains seront portés sur l'aspect historique, l'ancien et l'abandonné. Pour d'autres, ce sera la maitrise de la ville moderne et de ses coulisses. La photographie est également une motivation importante. Les groupes se forment bien souvent autour d'une de ces pratiques. En France plus qu'ailleurs, la spécialisation des pratiquants est très forte : certains ne vont que dans les catacombes, d'autres ne font que des toits ou des visites du métro.

Toiturophilie[modifier | modifier le code]

En toiturophilie, les lieux visités sont presque toujours des toits, que ce soit de résidences, de grands immeubles (administrations, sites publics), d'églises ou de cathédrales. Par extension, le toiturophile escalade aussi des grues ou de hautes cheminées.

Cette activité se pratique généralement de nuit, à la faveur d'accès le plus souvent illégaux. Certains cependant obtiennent des accès légaux, notamment dans le cadre de campagnes d'entretiens ou de reportages photographiques.

Le toiturophile monte généralement sur les endroits les plus hauts, afin d'apprécier la vue et prendre des photos. Au lieu de simplement assister aux visites touristiques, il est motivé par une volonté de calme et de détente. La visite de ces lieux, sans personne pour troubler leur tranquillité, devient alors un moment privilégié d'observation du panorama et de perception des éléments (tel que le vent ou la pluie).

Cataphilie[modifier | modifier le code]

Ossements dans les carrières de Paris

Est qualifié de cataphile tout individu qui pénètre dans les galeries d'inspection des anciennes carrières souterraines de Paris (souvent confondues avec les catacombes) et les parcourt. Les motivations des cataphiles sont très diverses : sont souvent avancés l'intérêt historique, le besoin de solitude, le goût de l'interdit, l'attrait du monde minéral, etc.[4].

Les cataphiles se distinguent essentiellement des spéléologues en ce que la passion des cataphiles vise plutôt à la visite des lieux souterrains construits par la main de l'homme, et présentant à ce titre un attrait historique : ce que l'on appelle, en termes savants, la subterranologie (c’est-à-dire l'étude des infrastructures des grandes villes). Certaines techniques de la spéléologie peuvent parfois être mises à profit pour l'exploration de parties difficiles d'accès (puits sans échelons, passages verticaux effondrés, galeries noyées…).

La cataphilie se diffère aussi de la subterranologie, (stricto sensus : la science des souterrains) qui est l'étude des cavités artificielles et des infrastructure souterraines, la cataphilie ne reposant pas forcément sur l'étude des lieux, mais plus sur l'aspect visite et squattage (fêtes).

La cataphilie devint finalement l'appellation globale regroupant cataphilie au sens strict et exploration des carrières de la région parisienne au sens large, notamment à cause de la fermeture progressive de certaines carrières parisiennes et de l'évolution de l'activité cataphile dans les carrières, mines, caves, cryptes, ouvrage troglodytique… d'où un lien entre cataphilie et exploration urbaine, deux pratiques qui se recoupent pour une plus ou moins grande part.

Exploration rurale[modifier | modifier le code]

Atelier à l'arrêt dans un site minier

Activité dérivée de l'exploration urbaine qui consiste à s'introduire et à visiter des lieux très souvent abandonnés tout en profitant de la tranquillité du milieu rural. Contrairement au milieu de l'exploration urbaine, celui de l'exploration rurale est plus marginal. La connaissance du patrimoine, industriel ou artisanal, est souvent une des motivations de l'activité. Lieux visités : fermes, coopératives agricoles, silos, maisons, usines, chantiers, bâtiments, cimetières, anciennes voies ferrées… L'exploration est souvent accompagnée de la prise de photographies de l'endroit visité, parfois d'un relevé de plan.

Friches industrielles et lieux abandonnés[modifier | modifier le code]

La visite de sites industriels désafféctés est en théorie interdite car il s'agit de lieux privés et en raison des dangers qui s'y trouvent (matières dangereuses stockées, risques de chutes, d'éffondrement de la structure, électrocution, amiante, etc...), mais elle représente une grande partie de l'activité d'urbex car facilement réalisable (et disponible selon les régions). Il arrive parfois que le site ait été racheté par une collectivité locale ou mis sous tutelle d'un organisme public du type établissement public foncier, pour être dépollué et détruit. Dans ce cas, l'activité d'urbex sert de témoignage visuel d'un patrimoine industriel en disparition[5].

Usine abandonnée

Cependant il est assez rare de trouver un site industriel encore préservé en raison du vandalisme et du pillage (mobilier, métaux...) très répandus, et certains urbexeurs tentent de faire prendre conscience l'opinion[6].

Souvent, la visite de tels sites est réalisée par des personnes qui s'intéressent aussi à l'histoire industrielle et respectent les lieux. Des sites industriels classés au patrimoine culturel sont librement visitables et sécurisés (haut fourneau U4 d'Uckange en Moselle [7], Volklinger Hütte en Allemagne) et constituent une alternative à la visite de sites interdits, mais enlèvent l'aspect de "découverte" et "exploration" propre à l'urbex. On se rapproche alors de l'archéologie industrielle, qui vise à mettre à recenser et mettre en valeur le patrimoine industriel du pays.

Infiltration[modifier | modifier le code]

L'infiltration est le fait de pénétrer sans autorisation dans des lieux en activité interdits au public ou hors horaires d'ouverture. Activité faisant souvent fantasmer les explorateurs en herbe, l'infiltration est rarement une fin en soi. Le cataphile ira dans une galerie technique ou une mine en activité, le toiturophile (qui est le plus souvent confronté aux lieux en activité) passera par l'intérieur d'un bâtiment pour monter sur le toit, etc. Légalement l'infiltration est de loin la plus risquée. Lieux visités : Galeries techniques, chantiers, musée, monuments, tours…

Réseaux d'adduction d'eau et égouts[modifier | modifier le code]

Tunnel de rétention des eaux de pluie en construction sous Paris.

Une des composantes majeures de l'infrastructure des villes est sa gestion des flux d'eaux. Qu'elles soient potables, industrielles, pluviales ou usées, celles-ci nécessitent l'installation de conduites majoritairement souterraines pour leur transport (aqueducs, égouts, canalisations…) ou leur stockage (bassins et déversoirs). Toutes ces infrastructures représentent ainsi un terrain de jeu supplémentaire pour certains explorateurs urbains.

Cette pratique, nommée « draining » chez les anglophones, peut néanmoins s'avérer dangereuse en cas de pluie et a déjà conduit à des accidents mortels. Le Cave-Clan, site internet dédié au draining, a ainsi pour dicton : "When it rains, no drains"[8] (littéralement : « quand il pleut, pas d'égouts pluviaux »).

Cette activité est très pratiquée en Australie, dont le réseau de récupération des eaux pluviales est généralement séparé de celui des eaux usées. Elle reste en revanche assez peu courante en France, une raison probable étant le caractère unitaire des égouts français : eaux pluviales et usées circulent ainsi dans le même réseau. Celui-ci peut en outre, comme c'est le cas à Paris, être régulé et sujet à des lâchés importants, y compris par temps sec. Enfin, la présence de gaz issus de la fermentation (méthane ou sulfure d'hydrogène) peut représenter une menace réelle. Ces facteurs tendent donc à en rendre les visites particulièrement dangereuses dans l'Hexagone.

Ouvrages ferroviaires[modifier | modifier le code]

Métro, train, dépôt, tunnels ferroviaires Gare internationale de Canfranc (Espagne) : bâtiment voyageurs de 400 m de long dont une grande partie est désaffectée, petite ceinture autour de Paris, etc.

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

Dans la caponnière double nord du fort du Salbert, près de Belfort.

Casemate, forts abandonnés.

Risques liés à cette activité[modifier | modifier le code]

Risques juridiques[modifier | modifier le code]

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En France, l'explorateur qui pénètre dans des lieux privés s'expose à un risque légal (pénétration avec ou sans effraction dans le bien d'autrui ; mais cela pourrait aller jusqu'à des accusations d'espionnage ou atteinte à la Sûreté de l'État). Cependant bien que clandestine, cette activité n'est prohibée en France que par quelques décrets, arrêtés préfectoraux, ou règlements internes de certaines administrations. Le cas des Untergunther installant un atelier clandestin dans la coupole du Panthéon, monument protégé, est représentatif de ce manque de textes condamnant la seule intention de pénétrer dans un lieu sans y commettre d'autres actes délictueux[9].

Risques physiques[modifier | modifier le code]

Les risques physiques liés à cette activité sont de plusieurs natures : chute de l'explorateur ou chute de pierres, effondrements, etc. ; des risques liés à l'eau (inondation subite d'un conduit) ; risques liés aux gaz (absence d'oxygène, présence de gaz toxiques (CO, CO2, H2S…)[10]), risques d'explosion (grisou, poussières). L'exposition à l'amiante dégradé dans certains sites est également à prendre en compte.

Rencontres et médias[modifier | modifier le code]

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Les regroupements autour de l'urbex sont notamment préparés via des forums. Les rendez-vous rassemblent des explorateurs et des photographes pendant deux ou trois jours, voire plus. Une des grandes manifestations est l'UberXation :

Plus récemment, un des forums d'urbex Français à lancé un rassemblement annuel plus confidentiel, appelé "Coronium" Cet événement rassemble chaque année une poignée d'explorateurs sélectionnés dans l'ensemble de la France et contactés par les organisateurs. Il vise à faire découvrir une nouvelle région chaque année, tout en mettant en avant la culture liée à l'exploration urbaine.

  • l'édition 2011 a eu Lieu en juin à Belfort
  • l'édition 2012 a eu lieu en aout à Lyon

Avec l'avènement d'Internet les modes de transmission de l'information et d'initiation ont été bouleversés. La création de nombreux sites internet et forums remplis de localisations et photos ont vulgarisé l'activité. Parmi les cataphiles deux courant d'opinions s'affrontent sur ce point. Internet a permis aussi et surtout le rapprochement d'amateurs de friches séparés par de grandes distances et des interactions entre les différentes scènes européennes et mondiales.

Pratique par pays[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

La Belgique accueille beaucoup d'activistes, le milieu de l'exploration local connait ces dernières années un véritable boom. Plusieurs explorateurs urbains mondialement connus viennent de Belgique.[réf. nécessaire] Suite au déclin de l'industrie lourde, certaines régions comme Liège et le Pays noir sont propices aux découvertes industrielles Celles-ci profitent maintenant aux explorateurs venus du monde entier. Les principaux explorateurs belges abordent le sujet de plusieurs manières, certains axés uniquement sur la photographie, d'autres plutôt sur le patrimoine et les derniers voient l'exploration comme un côté sportif..

Le boom des années 2000 amène un effet indésirable pour toute une partie de cette scène. Des personnes non sensibilisées se lancent dans l'exploration et diffusent l'emplacement de lieux préservés sur internet. Cela engendre une mutation du phénomène artistique originel vers une consommation à outrance[réf. nécessaire]. La scène belge francophone est tirée par Sylvain[11] principalement. D'autres noms sont d'actualité en termes de respect du patrimoine : Tchorski[12] pour ne citer que lui. Un magazine alternatif a rédigé plusieurs numéros sur ce phénomène mettant en avant certains de ces explorateurs originels. Connu sous le nom de Focale-Alternative[13], ce site propose un magazine de type portefolio et des interventions audio sur la démarche artistique des intervenants.re

En France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Exploration urbaine en France.
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Scène parisienne[modifier | modifier le code]

En France le mouvement cataphile est né dans les années 1970 (bien que l'expression ne date que des années 1980) de la descente de nombreux étudiants du quartier latin dans les anciennes carrières souterraines de Paris pour y faire la fête. Certains d'entre eux vont aller plus loin et se mettre à fréquenter les lieux tous les weekends[14]. Jusqu'à la fin des années 1980 les catacombes de paris sont un endroit à la mode où se croisent skinheads et étudiants[15]. À la fin des années 1990 certains, lassés des galeries de carrières et incités par les médias et internet, s'exportent dans d'autres lieux de la capitale et élargissent leur champ d'activité : la cataphilie devient une branche particulière de l’exploration urbaine à la française[16]. La scène parisienne est aujourd'hui très active, les catacombes drainant un grand nombre de personnes qui par la suite s'intéressent à d'autres types d'endroits. Certains groupes décorent et s'installent dans des lieux abandonnés ou pas, ce que l'on ne trouve nulle part ailleurs. La France compte même une boutique dédiée à cette pratique, première du genre à proposer un matériel spécifique dédié à l'exploration urbaine et à la cataphilie[17].

Scène lyonnaise et alpine[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, une deuxième scène émerge et se médiatise. Celle-ci s'est d'abord rassemblée autour de passionnés des anciens souterrains de drainage lyonnais et d'un réseau unique au monde sous la Croix-Rousse : les "arêtes de poisson". La proximité de Lyon avec le massif des Alpes a permis la création d'une communauté élargie entre les visiteurs des mines alpines et les cataphiles lyonnais. Plusieurs livres sur ces réseaux oubliés sont aujourd'hui parus. Les cataphiles lyonnais se sont mobilisés pour préserver le réseau des arêtes de poissons de la construction du deuxième tunnel sous la Croix-Rousse. Lyon compte également quelques toiturophiles et explorateurs urbains assez actifs au niveau européen.

Au Canada[modifier | modifier le code]

La « scène » canadienne est très active. À Montréal seulement, on estime à une trentaine le nombre d'explorateurs assidus. Parmi leurs lieux de prédilection, on compte l'ancienne brasserie Dow, l'usine de Canada Maltage (quartier Saint-Henri), et le silo no5.

De grands événements portant sur l'exploration urbaine ont pris naissance au Canada, par exemple les OPEX :

OPEX regroupe chaque année au moins une quarantaine d'explorateurs urbains du monde entier, de la ville de Vancouver jusqu'en Australie en passant par l'Écosse.

L'EUROPEX est une manifestation centrée sur l'exploration en Europe de l'Ouest.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Une importante communauté d'explorateurs urbains est établie à travers l'immense territoire américain. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, le fanzine canadien Infiltration de Ninjalicious était emblématique du mouvement[18].

En Australie[modifier | modifier le code]

En Australie, l'exploration urbaine est née avec le Cave Clan en janvier 1986 créé par trois adolescents de Melbourne. Ils sont spécialisés dans l'exploration des "drains", qui sont des égouts pluviaux. Depuis, le groupe compte des ramifications dans tous les états et grandes villes australiennes[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Basile Cenet, Vingt mille lieux sous paris, Éditions du trésor, ISBN 979-1091534024
  • Sylvain Margaine, David Margaine, Forbidden Places: explorations insolites d'un patrimoine oublié, Jonglez (ISBN 978-2915807813)

Articles de presse :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lazar Kunstmann, La culture en clandestins : l'UX
  2. Troy Paiva, Geoff Manaugh. Night Vision : The Art of Urban Exploration. Chronicle Books, 2008, p. 6.
  3. « Définition de l'urbex par un explorateur urbain »
  4. Barbara Glowczewski, La Cité des Cataphiles, Paris, Librairie des Méridiens, 1983
  5. « Exploration urbaine »
  6. (en) « Urbexers against vandalism »
  7. « Haut fourneau U4 d'Uckange »
  8. « Règles de sécurité du draining par le Cave-Clan (anglais) »
  9. « La Culture en clandestins. L'UX »
  10. « Risques liés aux gaz toxiques en milieu minier »
  11. http://www.forbidden-places.net/
  12. « Tchorski »
  13. « Focal-Alternative »
  14. .Lazar Kunstmann, La culture en clandestin, 2009
  15. Denis Vincenti, La Faune étrange des sous-sols de Paris, 52 sur la une, 1990
  16. Lazar Kunstmann, La culture en clandestin, 2009
  17. « My Urbex »
  18. « Infiltration.org »
  19. « About the Cave Clan »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]