Douze hommes en colère (film)
Douze hommes en colère
| Titre original | 12 Angry men |
|---|---|
| Réalisation | Sidney Lumet |
| Scénario | Reginald Rose |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Orion-Nova Productions |
| Pays d’origine | États-Unis |
| Sortie | 1957 |
| Durée | 95 minutes (1 h 35) |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Douze hommes en colère (12 Angry Men) est un drame judiciaire américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1957.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
Aux États-Unis, un jury de douze hommes doit statuer, à l'unanimité, sur le sort d'un jeune homme accusé de parricide. S'il est jugé coupable, c'est la chaise électrique qui l'attend. Onze jurés le pensent coupable. Seul le huitième, un architecte, n'est pas certain de la culpabilité de l'accusé et a de sérieux doutes. Il expose fermement ses doutes. Le témoin oculaire dit avoir vu la scène depuis son lit de la fenêtre alors qu'elle n'avait pas ses lunettes. Le témoin auditif dit avoir entendu le corps tomber et le garçon crier "Je vais te tuer", alors que le bruit du métro ne le permettait pas. Et les failles de l'enquête, comme le couteau qui a été utilisé, qui selon les enquêteurs était une pièce unique alors que le couteau à cran d'arrêt est trouvable pour six dollars dans une boutique de prêt sur gages. Toutes ces failles et ces contradictions permettent au juré numéro huit, grâce à son éloquence, de retourner les autres jurés un par un, situation qui sert de révélateur des motivations et des préjugés de certains.
Fiche technique[modifier]
- Titre original : 12 Angry Men
- Titre français : Douze hommes en colère
- Réalisation : Sidney Lumet
- Scénario : Reginald Rose d'après le téléfilm et la pièce-homonyme
- Décors : Robert Markell
- Photographie : Boris Kaufman
- Montage : Carl Lerner
- Musique : Kenyon Hopkins
- Production : Henry Fonda
- Société de production : United Artists
- Société de distribution : United Artists
- Budget : 340 000 dollars
- Langue : anglais
- Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,66:1 - Son mono
- Dates de sortie :
Distribution[modifier]
- Henry Fonda (VF : Claude Péran) : M. Davis, le juré no 8
- Martin Balsam (VF : Pierre Leproux) : juré no 1
- John Fiedler (VF : Eddy Rasimi) : juré no 2
- Lee J. Cobb (VF : Serge Nadaud) : juré no 3
- E. G. Marshall (VF : Roger Rudel) : juré no 4
- Jack Klugman (VF : René Arrieu) : juré no 5
- Ed Binns (VF : Jean Daurand) : juré no 6
- Jack Warden (VF : Jacques Dynam) : juré no 7
- Joseph Sweeney (VF : Léonce Corne) : M. McCardle, le juré no 9
- Ed Begley (VF : Jacques Berlioz) : juré no 10
- Jiří Voskovec (VF : Jean-Jacques Delbo) : juré no 11
- Robert Webber (VF : Yves Massard) : juré no 12
- John Savoca : l'accusé
- Rudy Bond (VF : Jean Davy) : le juge
- James Kelly (VF : Maurice Pierrat) : le garde
- Billy Nelson (VF : Jean-Pierre Duclos) : un employé de la cour
Distinctions[modifier]
Récompenses[modifier]
- Festival International du film de Berlin 1957 : Ours d'or
- Festival international du film de Locarno 1957 : Mention spéciale
- British Academy Film Awards 1958 : Meilleur acteur étranger pour Henry Fonda
- Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario pour Reginald Rose
- Entrée au National Film Registry en 2007.
Nominations[modifier]
- Oscars 1958 : Meilleur film, Meilleur réalisateur pour Sidney Lumet et Meilleur scénario adapté pour Reginald Rose
- British Academy Film Awards 1958 : Meilleur film
Adaptations[modifier]
- Théâtre
- 1971 : Douze hommes en colère, pièce télévisée pour l'émission Au théâtre ce soir, réalisée par Pierre Sabbagh
- 1997 : Douze hommes en colère, pièce mise en scène par Stéphan Meldegg, théâtre Marigny, avec Michel Leeb, Pierre Santini.
- 2010 : Douze hommes en colère, pièce mise en scène par Stéphan Meldegg, théâtre de Paris, avec Michel Leeb, Pierre Santini, Alain Doutey, André Thorent et François Gamard[1].
- Cinéma
- 2007 : 12 razgnevannih muzhschin de Nikita Mikhalkov, distribué par Carlotta Films[2]
- Télévision
- 1997 : Douze hommes en colère de William Friedkin, où le juge est cette fois une femme et quatre des jurés sont afro-américains.
Références au film[modifier]
- Dans la série américaine Happy Days (1978), l'épisode 27 de la saison 5 Coupable ou non coupable est clairement une adaptation du film : juré dans une affaire de vol, Fonzie est le seul à croire l'accusé (un motard) non coupable… il va essayer de convaincre les autres jurés de son innocence.
- Le scénario du film a également été adapté dans d'autres séries, telles que Malcolm (saison 3, épisode 20, Messieurs les Jurés), Preuve à l'appui (saison 3, épisode 2, Sans preuve à l'appui), Demain à la une (saison 1, épisode 17 Juré malgré lui) The Dead Zone (saison 1, épisode 5, Coupable) Veronica Mars (saison 2, épisode 10, Une Affaire simple), Monk (saison 4, épisode 16, Monk est juré) Ma famille d'abord, Hancock's Half Hour, Un drôle de shérif, Larry et Balki, The Odd Couple, Les Rois du Texas, Matlock, voire le dessin animé Hé Arnold !. À noter qu'un remake par la série Sept à la maison (saison 4, épisode 17, Douze jurés en colère) où le personnage principal, Eric Camden tente de convaincre de la culpabilité de l'accusé, ce qui est l'inverse du film de Lumet.
- Dans Les Simpson, l'épisode 20 de la saison 5, intitulé Le Garçon qui en savait trop fait référence à Douze hommes en colère : Homer, désigné comme juré, est seul à voter non coupable.
- Dans le manga L'Ara aux sept couleurs, épisode 21 (qui porte le nom de l'œuvre d'origine, Douze hommes en colère), l'intrigue est inversée et l'Ara cherche à prouver la culpabilité de l'accusé.
Autour du film[modifier]
- Le scénario de Reginald Rose a au départ été écrit pour un téléfilm diffusé en 1954 puis adapté au théâtre l'année suivante. Cette pièce a été créée en France en 1958 au théâtre de la Gaîté-Montparnasse dans une mise en scène de Lars Schmidt.
- Sur les douze jurés du téléfilm d'origine, deux figurent également dans le film : Joseph Sweeney et Jiří Voskovec.
- Au fur et à mesure du tournage, le réalisateur Sidney Lumet utilisa des objectifs de focales croissantes, de sorte que les décors semblent se rapprocher des protagonistes, accroissant le sentiment d'étouffement.
- Le film est un huis clos spatialement limité à une salle exiguë à côté de la salle d'audience. Un personnel du tribunal enferme les douze hommes à clef pour la délibération, le ventilateur semble en panne et la chaleur écrasante fait transpirer les jurés. Ces différents éléments contribuent à donner une sensation d'étouffement général qui s'ajoute à la tension entre les jurés qui s'opposent verbalement et physiquement de manière très vive sur la culpabilité du prévenu. Un bref intermède spatial a lieu dans les toilettes contiguës à la pièce.
- Le film respecte donc la règle classique des trois unités: unité de temps, unité de lieu et unité d'action.
- Jusqu'au dernier instant du film, aucun des noms des protagonistes n'est prononcé : les douze hommes ne s'appellent jamais par leur patronyme. On découvre les noms des deux premiers jurés en faveur de la non culpabilité — M. Davis (Henri Fonda) et M. MacCardle (Joseph Sweeney) — lorsqu'ils quittent le tribunal avant le mot fin. De la même façon, ni l'accusé ni aucun témoin n'est jamais nommé.
Notes et références[modifier]
Liens externes[modifier]
- Film américain sorti en 1957
- Film réalisé par Sidney Lumet
- Film dramatique
- Film juridique
- Adaptation d'une pièce de théâtre au cinéma
- Film se déroulant à New York
- Film à huis clos
- Film d'United Artists
- Film en noir et blanc
- Film avec un British Academy Film Award du meilleur acteur
- Film dont l'action se déroule en une journée
- Ours d'or
- Film nommé aux BAFTA Awards