Douze hommes en colère (film)

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Douze hommes en colère

Titre original 12 Angry men
Réalisation Sidney Lumet
Scénario Reginald Rose
Acteurs principaux
Sociétés de production Orion-Nova Productions
Pays d’origine États-Unis
Sortie 1957
Durée 95 minutes (1 h 35)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Douze hommes en colère (12 Angry Men) est un drame judiciaire américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1957.

Sommaire

Synopsis[modifier]

Aux États-Unis, un jury de douze hommes doit statuer, à l'unanimité, sur le sort d'un jeune homme accusé de parricide. S'il est jugé coupable, c'est la chaise électrique qui l'attend. Onze jurés le pensent coupable. Seul le huitième, un architecte, n'est pas certain de la culpabilité de l'accusé et a de sérieux doutes. Il expose fermement ses doutes. Le témoin oculaire dit avoir vu la scène depuis son lit de la fenêtre alors qu'elle n'avait pas ses lunettes. Le témoin auditif dit avoir entendu le corps tomber et le garçon crier "Je vais te tuer", alors que le bruit du métro ne le permettait pas. Et les failles de l'enquête, comme le couteau qui a été utilisé, qui selon les enquêteurs était une pièce unique alors que le couteau à cran d'arrêt est trouvable pour six dollars dans une boutique de prêt sur gages. Toutes ces failles et ces contradictions permettent au juré numéro huit, grâce à son éloquence, de retourner les autres jurés un par un, situation qui sert de révélateur des motivations et des préjugés de certains.

Fiche technique[modifier]

Distribution[modifier]

Distinctions[modifier]

Récompenses[modifier]

Nominations[modifier]

Adaptations[modifier]

Théâtre
Cinéma
Télévision
  • 1997 : Douze hommes en colère de William Friedkin, où le juge est cette fois une femme et quatre des jurés sont afro-américains.

Références au film[modifier]

  • Dans la série américaine Happy Days (1978), l'épisode 27 de la saison 5 Coupable ou non coupable est clairement une adaptation du film : juré dans une affaire de vol, Fonzie est le seul à croire l'accusé (un motard) non coupable… il va essayer de convaincre les autres jurés de son innocence.
  • Le scénario du film a également été adapté dans d'autres séries, telles que Malcolm (saison 3, épisode 20, Messieurs les Jurés), Preuve à l'appui (saison 3, épisode 2, Sans preuve à l'appui), Demain à la une (saison 1, épisode 17 Juré malgré lui) The Dead Zone (saison 1, épisode 5, Coupable) Veronica Mars (saison 2, épisode 10, Une Affaire simple), Monk (saison 4, épisode 16, Monk est juré) Ma famille d'abord, Hancock's Half Hour, Un drôle de shérif, Larry et Balki, The Odd Couple, Les Rois du Texas, Matlock, voire le dessin animé Hé Arnold !. À noter qu'un remake par la série Sept à la maison (saison 4, épisode 17, Douze jurés en colère) où le personnage principal, Eric Camden tente de convaincre de la culpabilité de l'accusé, ce qui est l'inverse du film de Lumet.
  • Dans Les Simpson, l'épisode 20 de la saison 5, intitulé Le Garçon qui en savait trop fait référence à Douze hommes en colère : Homer, désigné comme juré, est seul à voter non coupable.
  • Dans le manga L'Ara aux sept couleurs, épisode 21 (qui porte le nom de l'œuvre d'origine, Douze hommes en colère), l'intrigue est inversée et l'Ara cherche à prouver la culpabilité de l'accusé.

Autour du film[modifier]

  • Le scénario de Reginald Rose a au départ été écrit pour un téléfilm diffusé en 1954 puis adapté au théâtre l'année suivante. Cette pièce a été créée en France en 1958 au théâtre de la Gaîté-Montparnasse dans une mise en scène de Lars Schmidt.
  • Sur les douze jurés du téléfilm d'origine, deux figurent également dans le film : Joseph Sweeney et Jiří Voskovec.
  • Au fur et à mesure du tournage, le réalisateur Sidney Lumet utilisa des objectifs de focales croissantes, de sorte que les décors semblent se rapprocher des protagonistes, accroissant le sentiment d'étouffement.
  • Le film est un huis clos spatialement limité à une salle exiguë à côté de la salle d'audience. Un personnel du tribunal enferme les douze hommes à clef pour la délibération, le ventilateur semble en panne et la chaleur écrasante fait transpirer les jurés. Ces différents éléments contribuent à donner une sensation d'étouffement général qui s'ajoute à la tension entre les jurés qui s'opposent verbalement et physiquement de manière très vive sur la culpabilité du prévenu. Un bref intermède spatial a lieu dans les toilettes contiguës à la pièce.
  • Le film respecte donc la règle classique des trois unités: unité de temps, unité de lieu et unité d'action.
  • Jusqu'au dernier instant du film, aucun des noms des protagonistes n'est prononcé : les douze hommes ne s'appellent jamais par leur patronyme. On découvre les noms des deux premiers jurés en faveur de la non culpabilité — M. Davis (Henri Fonda) et M. MacCardle (Joseph Sweeney) — lorsqu'ils quittent le tribunal avant le mot fin. De la même façon, ni l'accusé ni aucun témoin n'est jamais nommé.

Notes et références[modifier]

Liens externes[modifier]