Boris Kaufman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Boris Kaufman

Naissance
Białystok, Russie
Décès
New York
Profession Directeur de la photographie

Boris Kaufman (Białystok, New York, ) est un directeur de la photographie d'origine russe.

Il est le frère cadet des cinéastes Dziga Vertov et Mikhaïl Kaufman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il quitte la Russie en 1917, voyage en Allemagne et en Belgique, arrive à Paris en 1927. Durant ces années ses frères lui donnent des cours de cinéma par correspondance. Il fait la connaissance de Léon Moussinac et Jean Lods.

Après un premier film court en 1927 ( Les Halles centrales [1]), Boris Kaufman commence sa carrière cinématographique en 1928 en compagnie de Jean Lods, documentariste avec lequel il travaillera à plusieurs reprises (Le Mile, La Vie d'un fleuve). Il réalise la même année les prises de vue pour La Marche des Machines d'Eugène Deslaw.

Il rencontre Jean Vigo avec qui il devient ami. Il sera le directeur de la photographie sur les quatre films de Vigo : À propos de Nice, La Natation par Jean Taris, Zéro de conduite et L'Atalante.

Boris Kaufman travaillera ensuite comme chef opérateur pour Christian-Jaque, Marc Allégret, Henri Chomette (le frère de René Clair), Abel Gance, Dimitri Kirsanoff, Léo Joannon, René Le Hénaff...

À partir de 1939 il sert dans l'armée française. Suite à la défaite de 1940 il part pour les États-Unis. Il ne peut travailler à Hollywood, faute d'autorisation et se tourne vers le documentaire. Il travaille alors avec l'Office National du Film du Canada (créé par John Grierson en 1939), avec l'Office Of War Information (Toscanini, L'Hymne des nations, 1944), puis le Service d'information des États-Unis (Un Voyage au pays de la médecine, 1946).

Durant les années 1950, il revient à l'avant scène dans un film d'Elia Kazan qui le recrute pour Sur les quais (puis Baby Doll, La Fièvre dans le sang...) et Sidney Lumet avec lequel il fera sept films (dont Douze Hommes en colère, L’Homme à la peau de serpent, Le Prêteur sur gages...). Ils tourneront ensemble jusqu'aux années 1960. Il travaillera également avec Jules Dassin et Otto Preminger, et, fidèle à son goût pour le cinéma expérimental, sera directeur de la photographie sur l'unique film de Samuel Beckett : Film (1965).

En 1970, il se retire. Il meurt à New York dix ans plus tard.

Boris Kaufman a obtenu en 1954 un Oscar pour sa direction photographique (cinematography, section Black-and-white) de Sur les quais d'Elia Kazan, et a été sélectionné dans la même catégorie en 1956 pour Baby Doll du même Kazan.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il existe un film pour lequel les données divergent ou manquent : Les Halles centrales. Il se peut que ce soit le premier film tourné et réalisé par Boris Kaufman à Paris en 1927 (visible au Forum des images, en noir et blanc d'une durée 7 minutes). Il existe par ailleurs ou non, un film Les Halles attribué à André Galitzine pour la réalisation, et à Boris Kaufman pour la photographie, daté de 1929. En 1997 lors de la Mostra Internazionale del Cinema Libero à Bologne était programmé : Les Halles, (date : seconde moitié des années 20) R. Boris Kaufman-Galitzine (?). L.: 340 m. D.: 11'a 18 f/s. Nous ne savons pas s'il s'agit du même film, de montages différents ou de problème d'étiquetage. La notice du Forum des images décrit le film comme suit : « Court document muet, tourné de nuit aux anciennes Halles (1er), montrant les débardeurs au travail et les cafés du ventre de Paris ».

Liens externes[modifier | modifier le code]