Parricide

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Le parricide, terme issu du latin parricidia (assassin d'un proche) désigne :

  1. L'acte d'assassiner son père, sa mère (dans ce dernier cas, on parle plus spécifiquement de matricide) ou un autre de ses ascendants, voire toute relation proche.
  2. L'acte d'assassiner une personne établie dans une relation comparable à celle d'un parent (par exemple, le dirigeant d'un pays).
  3. L'auteur de cet acte.

En philosophie, le parricide est l'acte (symbolique) fondateur de l'école athénienne « Il faut tuer Parménide »[1],[2].

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans Dostoïevski et le parricide, un essai de 1928, Freud présente le parricide comme sujet central de trois chefs-œuvre littéraires [3]
  • Dans Le Père Goriot , d'Honoré de Balzac, c'est Jean-Joachim Goriot qui prononce lui-même cette terrible accusation contre ses filles : « Elles commettent tous les crimes en un seul. Mais allez donc, dites-leur donc que, ne pas venir, c'est un parricide [4]! »

Condamnation[modifier | modifier le code]

Dans L’antiquité romaine[modifier | modifier le code]

À Rome, tuer son père était le pire des crimes. Le condamné était fouetté puis on l'enfermait dans un sac avec un chien affamé, un singe, un coq et un serpent. Enfin, le sac était jeté dans le Tibre[5].

En France[modifier | modifier le code]

Le parricide, crime à forte charge symbolique, se situe, au XIXe siècle et XXe siècle, au sommet de la pyramide criminelle puisqu'il menace l'ordre social même : il mérite une peine exemplaire. Le parricide est donc non seulement puni de la peine de mort mais la condamnation s'accompagne d'un cérémonial particulier : le condamné a le visage couvert d'un voile noir et jusqu'en 1832 son poing est tranché avant que la guillotine n'entre en œuvre.

Le parricide est supprimé en France en tant qu’incrimination spécifique à la promulgation du Nouveau Code Pénal. On parle désormais (Code pénal (France)) de « meurtre d'un ascendant légitime ou naturel ou sur les pères ou mères adoptifs » puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

Cas historiques[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Dalgalian, Le réel et le fantastique, L'Harmattan,‎ 1999, 208 p., p. 138
  2. Monique Dixsaut, Platon et la question de la pensée, vol. 1, Vrin, coll. « Études platoniciennes »,‎ 2000, 330 p., p. 176
  3. FREUD, Sigmund (1928). «Dostoïevski et le parricide», tr. Henri Mongault. Publié pour la première fois en 1928 dans un recueil d'essais allemands sur Les Frères Karamazov. Lire la traduction française par Henri Mongault. Lire la version anglaise publiée dans 'The International Journal of Psychoanalysis'.
  4. Le Père Goriot, édition Furne, vol.III, p.277
  5. Plaidoyer pour Sextus Roscius d'Amérie