Parricide
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Le parricide, terme issu du latin parricidia (assassin d'un proche) désigne :
- L'acte d'assassiner son père ou sa mère (dans ce dernier cas, on parle plus spécifiquement de matricide), voire toute relation proche.
- L'acte d'assassiner une personne établie dans une relation comparable à celle d'un parent (par exemple, le dirigeant d'un pays).
- L'auteur de cet acte.
En philosophie, le parricide est l'acte (symbolique) fondateur de l'école athénienne. « Il faut tuer Parménide ».[réf. nécessaire] Le parricide, crime à forte charge symbolique, a été supprimé en France en tant qu’incrimination spécifique le 28 avril 1832 par Louis-Philippe. Le parricide se situait à l'époque au sommet de la pyramide criminelle puisqu'il menaçait l'ordre social même. Il méritait une peine exemplaire. Le parricide était donc non seulement puni de la peine de mort mais la condamnation s'accompagnait d'un cérémonial particulier : le condamné avait le visage couvert d'un voile noir. Son poing était tranché avant que la guillotine n'entre en œuvre.
On parle désormais[Quand ?] de « meurtre d'un ascendant légitime ou naturel ou sur les pères ou mères adoptifs » puni de la réclusion criminelle à perpétuité.
Sommaire |
Littérature [modifier]
- Dans Dostoïevski et le parricide, un essai de 1928, Freud présente le parricide comme sujet central de trois chefs-œuvre littéraires [1]
- Dans Le Père Goriot , d'Honoré de Balzac, c'est Jean-Joachim Goriot qui prononce lui-même cette terrible accusation contre ses filles : « Elles commettent tous les crimes en un seul. Mais allez donc, dites-leur donc que, ne pas venir, c'est un parricide [2]! »
Notes et références [modifier]
- FREUD, Sigmund (1928). «Dostoïevski et le parricide», tr. Henri Mongault. Publié pour la première fois en 1928 dans un recueil d'essais allemands sur Les Frères Karamazov. Lire la traduction française par Henri Mongault. Lire la version anglaise publiée dans 'The International Journal of Psychoanalysis'.
- Le Père Goriot, édition Furne, vol.III, p.277
Cas historiques [modifier]
- Affaire Violette Nozière. Elle empoisonne ses parents en 1933 et son père en meurt.
- Affaire Ida Beaussart relatée dans le film Pleure en silence de John Gabriel Biggs. Elle tue son père en 1989.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Définitions lexicographiques et étymologiques de « parricide » du TLFi, sur le site du CNRTL.
- Littérature et parricide, texte à propos de l'essai de Freud.