Chicoutimi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Chicoutimi (homonymie)
Chicoutimi
Centre-ville de l'arrondissement Chicoutimi (partie Est)Arrondissement Chicoutimi (en jaune), dans la ville de Saguenay, ainsi que ses trois secteurs.Carte du noyau urbain de l'arrondissement Chicoutimi
Centre-ville de l'arrondissement Chicoutimi (partie Est)
Arrondissements de Saguenay.png
Arrondissement Chicoutimi (en jaune), dans la ville de Saguenay, ainsi que ses trois secteurs.
Chicoutimi map.svg
Carte du noyau urbain de l'arrondissement Chicoutimi
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Saguenay
Statut Arrondissement
Fondateur Peter McLeod (fils)
Date de fondation 24 août 1842
Constitution 1er janvier 2002
Maire
Mandat
Jacques Fortin
(Président d'arrondissement)
Jean Tremblay
(Maire)
2002-2017
Démographie
Gentilé Chicoutimiennes, Chicoutimiens
Population 68 097 hab.[1] (2014[2])
Densité 464 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 14 689 ha = 146,89 km2
Liens
Site web http://www.ville.saguenay.qc.ca

Chicoutimi est l'un des trois arrondissements urbains de la ville de Saguenay, au Québec (Canada). Produit des réorganisations municipales québécoises[3] de 2002, il englobe le territoire des anciennes villes de Chicoutimi, de Laterrière et une partie de l'ancienne municipalité de Canton-Tremblay[4]. Parallèlement, le nom fait aussi référence à un secteur de l'arrondissement dont le territoire est coextensif avec celui de l'ancienne ville.

Situé à la confluence des rivières Chicoutimi et Saguenay, Chicoutimi, principal centre urbain du Saguenay–Lac-Saint-Jean, rassemble une population de 68 097 habitants. Les habitants se nomment Chicoutimien(ne)s.

Chicoutimi avant la fusion avec Jonquière et La Baie créant Saguenay est surtout connu par l'ancienne Ville de Chicoutimi, qui avait absorbé en 1976, les secteurs de Chicoutimi, Rivière-du-Moulin et Chicoutimi-Nord. L’Université du Québec à Chicoutimi ouverte en 1969 n'est pas non plus étrangère à la reconnaissance internationale de ce pôle urbain à proximité du lac Saint-Jean.

La ville, tout en gardant une vocation commerciale confirmée par l’arrivée des centres d’achats au cours des années 1970, tend à devenir le centre institutionnel de la région. L’économie de l’arrondissement repose principalement sur le Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi, l’Université du Québec à Chicoutimi, le Cégep de Chicoutimi, ses centres de recherche mais aussi sur l’usine Alcan de Laterrière. Les arts et la culture occupent une place prépondérante avec près de 150 attraits culturels (galeries, musées, centres d'artistes, œuvres d'art publiques, salles de spectacles, cafés et restaurants culturels) regroupés dans le centre-ville, désigné sous le nom de Croissant culturel de Chicoutimi.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En langue montagnaise eshko-timiou signifie « jusqu'où c'est profond »[5]. Chicoutimi, d'après Mgr Laflèche, serait composé des mots cris ishto, jusque-là, et timew, c’est profond. Shekotimiu, dit le père Charles Arnaud, veut dire les eaux sont profondes comparées aux autres rivières. Le vocable autochtone, considéré comme descriptif, désignait déjà un lieu géographique avant toutes tentatives d'établissement. L'endroit constituait, ce qu'il est convenu d'appeler, « la tête de la navigation en eau profonde » sur le Saguenay[6].

Chicoutimi, écrit à son tour le Père Babel, a dû être tiré de la langue montagnaise et non pas de la langue des sauvages cris qui vivent dans le Nord-Ouest. Le mot Chicoutimi vient des deux mots montagnais tcheko (enfin), timi (profond). Les sauvages, descendant du lac pour se rendre à Tadoussac, en arrivant au bas de la battue, devaient naturellement pousser ce cri : « oh! Tcheko timi, » enfin c’est profond, le t se faisant très peu sentir a disparu par l'usage. Quant à la terminaison mis, mits, mitch, elle ne change pas le nom ; elle indique seulement le locatif. Ainsi on dit : la ville de Chicoutimi, je vais à Chicoutimits, je reviens de Chicoutimits, je reste à Chicoutimits, Tshekotimits. Ces variantes dans la terminaison viennent d'une règle de grammaire.

Si l'origine amérindienne est incontestée malgré les possibles variétés dialectales, l'évolution récente qui a engendré la forme actuelle, à la fois prononciation et écriture, est complexe. On trouve le mot Chicoutimi écrit sous treize manières dans divers ouvrages : Chegoutimy, Chekoutimy, Chicoutimimy, Chagoutimi, Chakoutimich, Chikoutimi, Chekoutimich, Chikoutimitch, Chegoutimi, Shekatimi, Shegutimi, Checoutimi et Chicoutimi universellement reçu aujourd’hui[7].

Géographie[modifier | modifier le code]

Territoire de Chicoutimi[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Chicoutimi

Anciennement délimité par Jonquière à l’ouest, La Baie à l’est, Laterrière au sud et Canton-Tremblay au nord, le territoire de la ville de Chicoutimi couvrait une superficie de 157 km² avant les fusions municipales de 2002. Résultant lui-même d’une fusion avec les anciennes municipalités de Chicoutimi-Nord et Rivière-du-Moulin, l’actuel territoire de Chicoutimi s’étend dans les plateaux des bassins de la rivière Chicoutimi et du Moulin en périphérie. Le centre de la ville, escarpé sur les rives nord et sud des vestiges les plus occidentaux du fjord du Saguenay, descend jusqu’à la rivière et forme une petite vallée sur chacune des rives, au sud, en aval de la rivière Chicoutimi pour former le quartier du Bassin et au nord pour former le creux dans lequel le centre de Chicoutimi-Nord se retrouve entouré par des quartiers en hauteur.

Secteurs et quartiers de l'arrondisement Chicoutimi[modifier | modifier le code]

Les quartiers du secteur Chicoutimi, selon leur emplacement dans les anciennes villes fusionnées en 1976.

Chicoutimi Chicoutimi-Nord Rivière-du-Moulin Paroisse de Chicoutimi
  • Bassin (Sacré-Coeur, St-Joachim et Christ-Roi)
  • Centre-ville (St-François-Xavier)
  • Notre-Dame
  • Murdock
  • Val-de-Grâce
  • St-Paul
  • Côte St-Antoine (Chemin De La Réserve)
  • Jardins-Talbot
  • Plateau-des-Saguenéens
  • Des Oiseaux
  • Des Écrivains (aux pieds du Mont Ste-Claire)
  • Domaine-Du-Roi
  • Hamel-et-Fradette
  • Ste-Anne
  • Ste-Claire
  • St-Luc
  • Vanier
  • Ste-Geneviève
  • rang Sainte-Famille
  • rang Saint-Jean-Baptiste
  • rang Saint-Joseph
  • rang Saint-Martin
  • rang Saint-Roch

Même si le quartier Hamel et Fradette se trouvait adjacent au quartier Saint-Isidore de Rivière-du-Moulin il était néanmoins un quartier de l'ancienne ville de Chicoutimi. Gobeil a été le dernier quartier à voir le jour à Rivière-du-Moulin.

Relief[modifier | modifier le code]

Côte de la rue St-Léon

Situé dans une zone fortement déprimée connue sous le nom des basses-terres du Saguenay, entre le plateau des Laurentides et le plateau du Labrador, le territoire de Chicoutimi présente un relief abrupt. Le relief de la ville est principalement composé de microreliefs élaborés par un ravinement intense des dépôts du Golfe de Laflamme et de la composition solide du Bouclier canadien. Creusé principalement par les rivières et ruisseaux et subissant à la fois les dénivellements combinés de la vallée de l’estuaire du Saguenay et d’une élévation transversale ayant pour plus haut sommet le mont Sainte-Claire, la ville est dans une vallée encaissée caractérisée par des ruptures de pentes rectilignes qui furent souvent causées par d’anciens glissements de terrains[8].

Le relief très accidenté qui entoure le centre-ville de Chicoutimi affecte la dénivellation de certaines rues lorsque l’on tente d’atteindre les quartiers plus en hauteur de la ville. Plusieurs des pentes de la ville sont les plus abruptes du Canada et sont comparable aux plus escarpées du monde. La côte de la rue St-Léon et la côte St-Ange, qui séparent le quartier du Bassin de celui de la Côte de la réserve, possèdent des angles de dénivellation de près de 18 degrés, ce qui les classe très près de la rue Baldwin de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, récipiendaire du record du monde pour ses 19 degrés. D'autres rues du centre-ville de Chicoutimi ont la caractéristique de posséder une très forte inclinaison tout en étant très achalandées. Les rues St-Famille, Bégin (à la hauteur de la rue Jacques-Cartier et Price),Labrecque, Maltais, La Fontaine, Morin et Sainte-Anne font partie de ces rues abruptes et fréquentées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière Saguenay[modifier | modifier le code]

Le Saguenay à la hauteur de Chicoutimi
Le Saguenay à partir de la croix de Sainte-Anne (située à Chicoutimi-Nord)
Chicoutimi-Nord juché sur les escarpements du Fjord du Saguenay
Club de Yacht de Chicoutimi

La rivière Saguenay, dans le territoire de Chicoutimi, est marquée par son passage de l’estuaire jusqu'au fjord. La profondeur et la taille de la rivière varient énormément à l’approche de la ville mais elle demeure navigable jusqu’aux ponts Dubuc et St-Anne qui marquent la fin de la circulation maritime. Les rives du Saguenay à Chicoutimi, en continuité avec le fjord, demeurent très abruptes au nord et adoptent un relief en plateau au sud. Les principaux affluents du Saguenay, sur le territoire de Chicoutimi, sont la rivière Chicoutimi, la Rivière-du-Moulin et la Rivière-aux-Rats (Saguenay).

L’influence de l’immense surface d’eau que représente le Saguenay, ainsi que le couloir que le fjord représente, font des rives du Saguenay un endroit parfois très venteux et qui génère du brouillard dans le centre-ville et dans les quartiers aux alentours.

Le sens de la rivière Saguenay, qui irait normalement du Lac-St-Jean vers le St-Laurent (Direction est), dépend des marées de 3 à 6 mètres qu’il subit et qui le changent de direction en laissant entrer l’eau du fleuve dans le fjord (Direction ouest). Les marées permettent également la circulation des navires jusqu’à la zone portuaire et au club de yacht de la ville.

La qualité de l’eau du Saguenay, à la hauteur de Chicoutimi, a été reconnue longtemps comme impropre à la consommation et de très mauvaise qualité. Polluée au départ par les industries papetières de la rivière Chicoutimi et la Rivière-aux-Sables, sa qualité médiocre fut surtout causée par les rejets de l’immense complexe industriel de l’Alcan à Arvida et par les égouts de la ville de Chicoutimi qui s’y jetaient. Avec une meilleure gestion de la pollution de l’Alcan à Arvida et l’installation d’une usine d’épuration par la ville de Chicoutimi, la qualité de l’eau du robinet s’est tellement améliorée dans les années 1990 que l'on peut maintenant la boire et la trouver très bonne.

Cette voie navigable aida beaucoup au développement de la ville qui, au départ, bénéficiait d’un port de marchandise et de passagers et d’une traverse entre les deux rives. Avec le développement de meilleurs moyens de communications jusqu’à la ville et l’arrivée du premier pont, le port de Chicoutimi, qui fut installé sur un prolongement artificiel de la rive du Saguenay, servit surtout à la réception des carburants fossiles par la rivière jusqu’à la fin des années 1980. La zone portuaire devint une zone récréative et un lieu de rassemblements publics en 1992. Aujourd’hui seuls les bateaux de plaisance et les petits bateaux de croisière se rendent à la ville.

Deux ponts traversent la rivière à la hauteur de Chicoutimi

Rivière Chicoutimi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rivière Chicoutimi.

Rivière du Moulin (Langevin)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rivière-du-Moulin (Rivière).

Rivière aux Rats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rivière-aux-Rats (Saguenay).

La rivière aux Rats est une rivière canalisée. Elle débute près du boulevard du Royaume, passe tout près du parc Rosaire-Gauthier, sous le parc Jean-Béliveau et se jette dans le Saguenay à la hauteur de la rue Hôtel-de-ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Saguenay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupation amérindienne[modifier | modifier le code]

Le territoire de Chicoutimi aurait été fréquenté, au départ, par les tribus Montagnaises du Saguenay. La tribu des Chicoutimiens, qui était nomade dans la région du Saguenay, bien avant l’arrivée des européens, empruntait les portages aux abords de la rivière Chicoutimi, pour se rendre au Lac Kénogami puis au Lac-Saint-Jean (Lac Piekouagami à l’époque). L’actuel site de la ville, qui marque la fin de la navigation sur le Saguenay, servait de lieu de rencontre pour ces tribus. Il y eut également une présence iroquoienne, 3 millénaires avant notre ère, à la confluence de la rivière Chicoutimi et du Saguenay[9].

Le XVIe siècle et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Découverte du territoire[modifier | modifier le code]

Pour qu’un premier explorateur pose le pied sur l’actuel territoire de Chicoutimi il faudra attendre le père Jean De Quen, qui, à la demande des tribus du Lac Piekouagami (Lac Saint-Jean) atteint d’une épidémie dévastatrice, empruntera la rivière Chicoutimi pour atteindre le Lac Kénogami puis le Lac Saint-Jean du 11 au 16 juillet 1647.

En mai 1652, l’épidémie perdure toujours et force l’établissement d’une mission au Lac Saint-Jean par les jésuites qui prennent la même route que le père Jean De Quen pour se rendre à destination. Selon leurs récits, parce que l’épidémie faisait des ravages importants, plusieurs sépultures amérindiennes jonchaient les rives du Saguenay. Les missionnaires emprunteront cette route jusqu’en 1671 pour venir en aide aux tribus victimes de l'épidémie et de la guerre contre les iroquois.

La première mention du nom Chicoutimi remonterait à cette époque. En l’an 1661, on pouvait lire dans La Relation du Père Gabriel Bruillet et Claude Dablond :

«Chegoutimi, lieu remarquable pour être le terme de la belle navigation et le commencement des portages »

Poste de traite sur la rivière Chicoutimi[modifier | modifier le code]

Chapelle du poste de traite de Chicoutimi

À la suite de la commercialisation du territoire du Domaine du roy par la Traite de Tadoussac en 1652, des commerçants construisent une maison à l’embouchure de la rivière Chicoutimi dans le but d'en faire un poste de traite en 1671. Le père de Crépieul, un jésuite, vient visiter le site entre 1673 et 1674 et constate la présence de 200 amérindiens agglomérés autour du poste dans le but d'y vendre leurs pelleteries.

Le poste de traite devient officiellement le chef-lieu du réseau de commerce des fourrures dans le Domaine-du-Roy en 1676. On décide également de placer une mission sous le patronage de Saint François-Xavier dans une chapelle près du poste qui sera réaménagé. La construction des installations permanentes (le poste agrandi, la chapelle et l'entrepôt) débute sous l'administration de Charle Bazire, le 24 juillet de la même année pour se terminer, deux mois plus tard, le 27 septembre. Construit sur un monticule de granit à l'entrée de la rivière Chicoutimi, le poste et la chapelle accueillent plus de 400 chasseurs au mois de juin 1677 pour une cérémonie religieuse.

Sur le plan de la productivité, on parle presque d'une traite de Chicoutimi. Alimenté par les villages amérindiens du Lac Kénogami, le poste de Chicoutimi produit, à lui seul, plus de pelleteries que tout le reste du Canada réunis en 1684.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Déclin du commerce des fourrures[modifier | modifier le code]

Carte de Chicoutimi datant de l'an 1748

La surchasse des amérindiens qui vide le territoire de sa faune et le contexte économique entraîne le poste de traite de Chicoutimi dans un quart de siècle de déclin (1698-1715). Depuis la pacification des iroquois, plusieurs routes vers l'ouest s'étaient ouvertes et le poste stagnait sous une mauvaise administration et par la présence de corruption.

Pour que le poste renaisse, il faudra attendre la venue du Père Laure en 1720. Ce dernier reprendra possession des lieux au milieu des décombres et des amérindiens ivres. Le père Laure y fixa sa résidence en 1725 et y vécu jusqu'à sa mort en 1738. Il redonna au poste de Chicoutimi ses lettres de noblesse.

En 1739, le père Clade Godefroy Coquart prend la relève et assure le service jusqu'en 1765. Le poste de Chicoutimi redeviendra prospère jusqu'à la fin du régime français.

Sous le régime anglais[modifier | modifier le code]

À la suite de la défaite sur les plaines d'Abraham, à Québec, et à la capitulation de Montréal, la Nouvelle-France tombe sous domination anglaise. Le traité de Paris vient confirmer le statut de la colonie.

Le changement de régime n'affecte pas vraiment les missionnaires jusqu'à l'arrivée de l'Imprudent sur le Saguenay devant le poste de traite. Les pelleteries sont perquisitionnées par les soldats anglais comme prise de guerre et ceux-ci maintiendront des soldats sur place pendant quelques années.

Le 20 septembre 1762, deux marchands de Québec, Thomas Dunn et John Gray louent l'exploitation de la chasse et la pêche sur le territoire du Saguenay. Se joindront à eux William Grant en 1763 et Richard Murray en 1764. Du côté de l'administration de la mission de Chicoutimi, le Père de La Brosse sera le dernier jésuite à desservir le poste à temps plein. À la suite de sa mort, en 1782, les prêtres séculiers ne seront de passage que quelques semaines par année sur le territoire jusqu'en 1845. Dunn et ses associés renouvellent leur bail en 1785 mais leurs droits seront transférés l'année suivante à Alexander et George Davidson ainsi qu'à François Baby (qui sera remplacé par Peter Stuart en 1789). Leur monopole n'expirera pas avant 1802[10]

Après la fondation[modifier | modifier le code]

Fondée en 1842 par Peter McLeod (Fils) à l'expiration du bail de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui interdisait la colonisation, la ville de Chicoutimi se développe surtout au début du XXe siècle comme ville industrielle avec la pulperie.

À la fin du XIXe siècle, l'urbanisation se développe et Chicoutimi devient chef-lieu de comté et siège d'évêché. Le chemin de fer arrivant en 1893 favorise l'essor industriel de la ville.

En 1896, les entrepreneurs Julien-Édouard-Alfred Dubuc et Joseph-Dominique Guay fondent la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, une entreprise multinationale œuvrant dans la fabrication de la pulpe de bois. Le premier moulin de la Pulperie de Chicoutimi est mis en marche en 1898. Le succès de l’entreprise entraîne une croissance rapide de la ville et le développement des infrastructures municipales jusque dans les années 1920. L'activité économique de la région du lac Saint-Jean est maintenue par l’arrivée des alumineries de la compagnie Alcan dans les années 1930 et 1940. À partir de la crise des années 1930, la vocation de la ville change pour devenir surtout commerciale et administrative.

La construction du boulevard Talbot dans les années 1950 permet de relier directement Chicoutimi et la ville de Québec. Au début des années 1980, l'hydroélectricité, les industries du papier et du bois et le textile sont encore des points-forts de l'économie chicoutimienne. Le centre administratif compte 33893 habitants, la zone urbaine englobe 133707 habitants en 1984.

En 2002, la ville fusionne avec ses voisines pour devenir la ville de Saguenay.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • 1676 Établissement de la mission chrétienne et du poste de traite
  • 1842 Construction du moulin de Peter McLeod
  • 24 août 1842 Fondation de la ville de Chicoutimi
  • 19 janvier 1845 Bénédiction d'une chapelle du côté est de la Rivière Langevin (Rivière-du-Moulin) Appelée Saint-Nom-de-Jésus Première destinée aux « blancs ».
  • 1855 Désignation de Chicoutimi comme chef-lieu de comté
  • 1866 Premier service de traversier entre Chicoutimi et Sainte-Anne
  • 1870 Grand incendie dévastateur de la première ville
  • 1878 Chicoutimi devient le siège de l'évêché
  • 1880 Début d'apparitions des noms de rues Racine, Jacques-Cartier, Price, Bossé
  • 1883 Le Service de protection contre les incendie est créé
  • 1887 Le journal Progrès du Saguenay voit le jour
  • 1896 Création de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi
  • 1898 Construction d'une usine de pâte mécanique et production (la pulperie)
  • 1898 Construction de l'hôtel Château Saguenay
  • 1902 Construction de l'hôtel de Ville, démoli en 1932 pour céder sa place à l'actuel
  • 1903 Création de la Paroisse Sacré-Cœur par l'évêché
  • 1905 Inauguration de l'église de la Paroisse Sacré-Cœur
  • 24 juin 1912 Grand Feu de Chicoutimi : le centre-ville est détruit
  • 1930 Érection au statut de cité
  • 1933 Construction et inauguration du pont de St-Anne au coût de 800 000$ (remplaçant le traversier)
  • 1946 Début de la construction du boulevard Talbot reliant Chicoutimi à Québec
  • 1949 Entrée des Saguenéens de Chicoutimi dans la LHSQ
  • 1951 Ouverture complète et officielle du boulevard Talbot
  • 1963 Ouverture de la station de télévision CJPM-TV
  • 1967 Chicoutimi souligne son 125e anniversaire de fondation[11]
  • 1967 Le gouvernement institue le CÉGEP de Chicoutimi
  • 1968 Construction de place du Saguenay (centre commercial)
  • 1968 Début des travaux de construction du pont Dubuc
  • 1969 Construction de l'université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
  • 1972 Inauguration du pont Dubuc
  • 1972 Ville hôtesse des jeux d'été du Québec
  • 1973 Création d'un campus de l'Université du Québec
  • 1973 Construction de Place du Royaume (Centre Commercial)
  • 1973 Entrée des Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ
  • 1976 Fusion en une seule agglomération des villes de Chicoutimi-Nord, de Rivière-du-Moulin, Paroisse de Chicoutimi et Chicoutimi
  • 1980 Violent incendie qui éclate à Place du Saguenay (Centre Commercial)
  • 1983 Les Jeux du Canada ont lieu à Chicoutimi
  • 1988 Un tremblement de terre de magnitude 6.2 frappe le Saguenay
  • 1992 Inauguration des installations de la zone portuaire et célébration du 150e anniversaire de fondation de la ville.
  • 1996 Déluge du Saguenay.
  • 2002 Fusion des villes du Saguenay, Chicoutimi devient un arrondissement de Saguenay.

L'Arrondissement[modifier | modifier le code]

  • Président de l'arrondissement Chicoutimi : Jacques Fortin
  • Conseillers municipaux de l'arrondissement Chicoutimi
District 9 : Jean-Yves Provencher
District 10 : Marc Pettersen
District 11 : Marina Larouche
District 12 : Marcel Jean
District 13 : Jacques Cleary
District 14 : Denis Dahl
District 15 : Jacques Fortin
District 16 : Luc Blackburn

Maires de Chicoutimi de 1855 à 2001[modifier | modifier le code]

Canton de Chicoutimi

Village non-incorporé de Chicoutimi

Village incorporé de Chicoutimi

Ville de Chicoutimi

Politique[modifier | modifier le code]

Le poids politique de l'arrondissement de Chicoutimi, regroupant 52 238 électeurs[12], en fait le principal pôle de la circonscription fédérale Chicoutimi—Le Fjord. En tout, Chicoutimi compte pour 54 % des électeurs de la circonscription[13].

Drapeau : Canada Chicoutimi—Le Fjord Dany Morin 2011-2015 Nouveau Parti démocratique

Sur le plan provincial (Québec), l'arrondissement représente la totalité des électeurs de la circonscription Chicoutimi et, avec les secteurs Laterrière et Canton-Tremblay, 16 % de la circonscription Dubuc[14] .

Drapeau : Québec Chicoutimi Stéphane Bédard 1998- ... Parti québécois
Dubuc Jean-Marie Claveau 2012- ... Parti québécois

Démographie[modifier | modifier le code]

Centre-ville de Chicoutimi, vue de la zone portuaire (Vieux-Port)
Rue Racine, rue principale de Chicoutimi
Pulperie à Chicoutimi

Population[modifier | modifier le code]

Selon Statistique Canada, avant la fusion de 2002, la ville de Chicoutimi comptait 58 513 habitants[15] dont ;

Jumelages[modifier | modifier le code]

Angoulême (Poitou-Charentes, France)

Camrose (Alberta, Canada)

Évènements, monuments, parcs et sites importants[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Soccer[modifier | modifier le code]

-Le Chinook du club de soccer de Chicoutimi

Football[modifier | modifier le code]

  • Les Mustangs de l'Odyssée Dominique-Racine/Lafontaine
  • Les Gaulois de Chicoutimi (le club n'existe plus depuis 2007)
  • Les Broncos de Chicoutimi (le club n'existe plus depuis 2010)
  • Les Couguars de Chicoutimi (Collégial AA)
  • Les Gaillards du Cégep de Jonquière (Cégeo de Jonquière/ Collégial AA) Champion de 2 Bols d'Or
  • Les Titans du Séminaire de Chicoutimi
  • Les Cyclones de l'école secondaire Charles-Gravel

Hockey[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Jeux du Québec durant l'été 1972
  • Saguenéens de Chicoutimi de la LHJMQ fondés en 1973
  • Championnat mondial junior en 1978
  • Marathon annuel de la francophonie de 1981 à 1991[16]
  • Brier Labatt en février 1988
  • Tournoi de la Coupe mémorial en mai 1988
  • Coupes du Monde de patinage de vitesse courte piste en 2002, 2004 et 2006
  • Coupe internationale de cyclisme U23 en juin 2008 et 2009
  • Relais de la flamme olympique sur le pont de Sainte-Anne, le 1er décembre 2009 à 17h00 (HNE)
  • Chicoutimi accueillera à nouveau les Jeux du Québec en 2013

Personnalités natives de Chicoutimi[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Saguenay (ville)
Arrondissement de Chicoutimi
Canton-Tremblay
Chicoutimi
Chicoutimi-Nord
Laterrière
Rivière-du-Moulin
Arrondissement de Jonquière
Arvida
Jonquière
Kénogami
Lac-Kénogami
Shipshaw
Arrondissement de La Baie
Bagotville
Grande-Baie
Port-Alfred

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Bouchard, Marc Mercier, Marie-Claude Moreau et Sylvie Bérubé, « Portrait socio-économique de Ville de Saguenay 2007 », Centre local de développement de Ville de Saguenay et Promotion Saguenay,‎ mars 2007 (consulté le 22 février 2009)
  2. http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/organisation_municipale/decret_population/decret_population.xls
  3. Denis Bouchard, Chicoutimi tourne une page d'histoire, Le Quotidien, 12 février 2002, p. 3.
  4. Dominique Savard, Les Villes feront leurs adieux, Le Réveil, 20 janvier 2002, p. 6.
  5. « Chicoutimi », Commission de toponymie du Québec,‎ 13 février 2008 (consulté le 22 février 2009)
  6. Joanne Laberge, « La toponymie sagueno-jeannoise », 450 ans de noms de lieux français en Amérique du Nord, Québec, Les Publications du Québec, 1986, p. 318-325.
  7. Pierre-Georges Roy, Les noms géographiques de la Province de Québec, Lévis, Le Soleil, 1906, 514 pages
  8. BOTIN, Jacques, Le Saguenay,1978 , 505 pages
  9. CHAPEDELEINE, Claude. « Les Iroquoiens de la province de Canada au Royaume du Saguenay: alliances, foire ou diaspora à Chicoutimi » Saguenayensia, octobre-décembre 1985, pp.176-180.
  10. BOUCHARD, Russel et PERRON, Normand, Chicoutimi: la formation d'une métropole régionale, 1988,78 pages
  11. Chicoutimi 125 ans..., Ville de Chicoutimi, 1967, 33 p.
  12. (fr) « Ville de Saguenay - Vie politique municipale - Les districts électoraux - Chicoutimi », Ville de Saguenay,‎ 2007 (consulté le 2009-02-07)
  13. (fr) « Élections Canada - Profil de la circonscription - Chicoutimi--Le Fjord », Élections Canada (consulté le 2008-11-26)
  14. (fr) « DGEQ - Circonscriptions provinciales - Dubuc », Directeur général des élections du Québec (consulté le 2008-11-26)
  15. « Profil des communautés tiré du Recensement de 2006, Chicoutimi (ville / localité dissoute) », Statistique Canada,‎ 2006 (consulté le 22 février 2009)
  16. « Course : Marathon de la francophonie », sur www.iskio.ca (consulté le 25 octobre 2011)