Salins-les-Thermes

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Salins-les-Thermes
Entrée à Salins-les-Thermes en quittant Moûtiers.
Entrée à Salins-les-Thermes en quittant Moûtiers.
Blason de Salins-les-Thermes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Moûtiers
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Tarentaise
Maire
Mandat
Maxime Silvestre
2014-2020
Code postal 73600
Code commune 73284
Démographie
Population
municipale
916 hab. (2011)
Densité 220 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 21″ N 6° 31′ 46″ E / 45.4725, 6.52944444444 ()45° 28′ 21″ Nord 6° 31′ 46″ Est / 45.4725, 6.52944444444 ()  
Altitude Min. 469 m – Max. 1 320 m
Superficie 4,17 km2
Localisation

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Salins-les-Thermes
Liens
Site web Site officiel

Salins-les-Thermes est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salins-les-Thermes est un village savoyard au cœur de la Tarentaise, se situant à proximité de Moûtiers et des 3 Vallées. Salins-les-Thermes se situe à 490m d’altitude, dans un petit vallon qui s’étend sur 2km au Sud / Ouest de Moûtiers. Sa superficie est de 417,5 hectares. Salins-les-Thermes se situe à 30 km d'Albertville et à 75 km de Chambéry.

Du lit de la rivière, jusqu'à ses coteaux boisés, Salins-les-Thermes est une commune privilégiée, à proximité immédiate de Moûtiers et de Brides-les-Bains, et des stations de ski de Tarentaise. L'activité des thermes anime le chef-lieu, au bord du Doron, depuis 1820, date à laquelle est construit le premier établissement thermal. Le pouvoir curatif de ses eaux salées pour les maladies de la peau et les rhumatismes a permis le développement d'un tourisme de santé. Plus de 15 000 touristes fréquentent ainsi les thermes de début mars à fin octobre. L'énorme débit des sources d'eaux froides et chaudes (5 millions de litres par jour) lui vaut, à juste titre, le nom de "Mer des Alpes". Sur les coteaux ensoleillés de Salins fleurissent de nombreuses résidences et des entreprises de services, à proximité d'un site boisé très agréable pour se balader. Salins, aux portes de la vallée de Belleville et de la vallée de Bozel où se trouvent les grandes stations de sports d'hiver, est le point de départ idéal pour de nombreuses activités.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Salins-les-Thermes

Les armes de Salins-les-Thermes se blasonnent ainsi : D’or à la bande de gueules.

On sait très peu de chose sur ce blason...

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, Gonthier de Salins, reconnaît tenir du comte de Savoie, sa maison forte de Salins avec : « son curtil (jardin), sez granges et insulae (îles) »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Roget Rosset ... ...
mars 2008 avril 2010 Denise Prieur ... ...
mai 2010 en cours Maxime Silvestre ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 916 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
196 123 161 221 280 309 274 260 256
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
250 279 277 286 273 283 287 261 247
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
202 226 235 237 264 374 552 690 1 078
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
1 021 1 002 944 949 950 916 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Devant l’église, on peut encore voir la tombe de Jean-Marie Merme. Ce militaire eut une extraordinaire carrière sous la Révolution et l’Empire. Il se retira à Salins. Sur son monument funéraire est gravée l’inscription : « Des pyramides à Moscou ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Maurice[4]
L’église de Salins-les-Thermes a été construite à l’écart des crues du Doron. De sa structure romane il ne reste rien. Son plan était, avant 1655, en forme de croix donc avec transept. L’archevêque fit à cette époque convertir le chevet en fond plat et ajouter deux nefs latérales.
Ainsi, l’église eut la structure de toutes les églises de Tarentaise. On y retrouve donc un intérieur baroque avec voûtes en croisée d’ogives, torsades et dorures.
La présence de la Maison de Savoie au Château de Melphe en a décidé ainsi, Saint-Maurice étant le patron de la Savoie. La Maison de Savoie a hérité du Royaume de Bourgogne Transjurane. Ce dernier avait fait d’Agaune, là où l’on vénère le souvenir du massacre de la légion Thébaïne commandée par Saint-Maurice, l’une de ses capitales.
Saint-Maurice est le sujet du retable majeur de l’église. Deux statues dans le bas-côté droit rappellent ce personnage et ses légionnaires.
  • Les Thermes
L'activité des thermes anime le chef-lieu, au bord du Doron, depuis 1820, date à laquelle est construit le premier établissement thermal. Le pouvoir curatif de ses eaux salées pour les maladies de la peau et les rhumatismes a permis le développement d'un tourisme de santé. Plus de 15 000 touristes fréquentent ainsi les thermes de début mars à fin octobre. L'énorme débit des sources d'eaux froides et chaudes (5 millions de litres par jour) lui vaut, à juste titre, le nom de "Mer des Alpes".
Les thermes de Salins-les-Thermes, spécialisées dans le traitement des rhumatismes et de l’arthrose, dépendent des thermes de Brides-les-Bains, situées à 4 km en amont de Salins. Des navettes relient ces deux stations.
  • La Chapelle des Frasses
Son retable est dédié à St Roch. Ce saint, sur le chemin de Montpellier à Rome, au XIVe siècle voulut aider les pauvres et les pestiférés. Mais il fut à son tour victime de la peste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 75
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2008, 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 247.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701)
  • Boyer Marc, « La vie touristique des Dorons de la Vanoise, son évolution récente », Revue de géographie de Lyon, vol. 30, no 2,‎ 1955, p. 103-135 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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