Billets de banque en euros

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« Timbre » argenté. Au centre, le nombre 50 par-dessus une « chapelle », le tout entouré d'écritures circulaires. À chaque coin diagonal un carré ; de chaque côté un arrondi plus bombé que les cercles.
Hologramme d'un billet de 50 euros de la première série.

Les billets de banque en euros sont émis par les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l'Eurosystème ou par la Banque centrale européenne (BCE)[1] et sont en circulation depuis le 1er janvier 2002. L'euro est créé en 1999 tout d'abord de façon « invisible »[2] (en tant que monnaie scripturale), puis les pièces et billets commencent à circuler en 2002, date à laquelle l'euro devient monnaie fiduciaire. L'euro a pris le relais de quatorze anciennes monnaies nationales puis a été étendu à d'autres pays membres de l'Union européenne. Depuis le 1er janvier 2014, l'euro est la monnaie officielle unique utilisée dans dix-huit États membres de l'Union européenne[Note 1], quatre micro-États[Note 2] non-membres de l'UE mais disposant de conventions monétaires, ainsi que dans deux autres pays européens hors de l'Union qui l'ont adopté unilatéralement[Note 3] et sans convention monétaire[3]. Selon les dernières estimations de la BCE, il y avait fin octobre 2013 environ 15,8 milliards de billets en euros en circulation dans le monde, pour une valeur d'un peu plus de 924 milliards d'euros[4], ce qui en fait la première monnaie en termes d'espèces circulantes.

Une seconde série des billets, munis d'un dessin renouvelé et d'éléments de sécurité renforcés, est lancée en 2013.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'euro.
Gratte-ciel de l'Eurotower, 40 étages ; d'autres grattes-ciel plus petits sont visibles sur la gauche. En bas de la tour, une sculpture bleue du symbole de l'euro autour et dans lequel se trouvent onze étoiles jaune.
L'Eurotower, siège actuel de la BCE à Francfort.

L'euro devint réalité le 1er janvier 1999[5], bien que la création d'une monnaie unique en Europe fût un objectif de l'Union européenne (UE) et de ses prédécesseurs depuis les années 1960[5]. Après des négociations difficiles, dues en particulier à l'opposition du Royaume-Uni[5], le traité de Maastricht entra en vigueur en 1993 avec pour but la création d'une union économique et monétaire (la future « zone euro ») dès 1999 pour tous les États membres de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni et du Danemark[5],[Note 4].

En 2009, le traité de Lisbonne formalisa la relation entre l'autorité politique des États membres chargés de coordonner leurs politiques économiques — l'Eurogroupe — et les autorités de la Banque centrale européenne (comité exécutif, conseil des gouverneursetc.)[6].

Présentation[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Depuis la création de la monnaie unique européenne, il existe huit billets en euros répartis sur deux séries, dont les valeurs faciales s'échelonnent de 5 à 500 euros. De l'introduction de ces billets le 1er janvier 2002 au 1er mai 2013, une seule série a été en circulation, mais une deuxième série a commencé à remplacer celle-ci à partir du 2 mai 2013. Contrairement aux pièces en euros, le design des billets est le même pour l'ensemble de la zone euro. Ils sont cependant imprimés et émis par les différents États membres. Quel que soit le pays émetteur, les billets sont cependant utilisables dans tous les pays dont l'euro est la monnaie. Ils sont conçus en pure fibre de coton, ce qui leur donne une meilleure résistance et ce qui permet de les reconnaître facilement au toucher[7]. Jusqu'à présent, la taille des billets s'échelonne d'un format de 120 sur 62 millimètres pour le billet de 5 euros à 160 sur 82 millimètres pour le billet de 500 euros. Ils ont tous une couleur différente, en particulier avec les billets de valeurs proches, afin de pouvoir bien les distinguer[8].

Introduction sur la modification des billets[modifier | modifier le code]

Les billets en euros doivent porter la signature du président de la Banque centrale européenne en fonction au moment de leur impression[9]. Cette signature varie donc dans le temps, y compris au sein d'une série donnée. Les billets imprimés depuis mars 2012 portent ainsi la signature de Mario Draghi, président de la BCE en exercice depuis novembre 2011[9].

De façon plus large, l'Union européenne prévoit de redessiner les billets tous les sept ou huit ans après le lancement d'une série précédente[10].

Une deuxième série de billets, dont le lancement était initialement prévu vers 2010, a été mise en place le 2 mai 2013 afin de progressivement remplacer la première qui était alors en circulation depuis onze ans[10]. De nouvelles techniques de production et de lutte contre les contrefaçons sont employées pour ces nouveaux billets[10].

Les différentes séries[modifier | modifier le code]

Première série (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Les billets de cette première série ont commencé à circuler le 1er janvier 2002.

Présentation générale[modifier | modifier le code]
Éventail des billets de la première série par ordre de valeur : le plus gros, de 500 euros, en dessous de tous en haut à gauche ; le plus petit, de 5 euros, au-dessus en bas à droite.
Les billets de banque en euros de la première série.

Il existe sept billets dont les valeurs faciales s’échelonnent entre 5 et 500 euros[9]. Chaque billet est d'une taille et d'une couleur différentes[9] afin de les distinguer facilement.

Ils représentent l'évolution architecturale européenne à travers les siècles. Les rectos de ces billets présentent un exemple de motif architectural européen caractéristique de portes, portails ou fenêtres, qui symbolisent l'« esprit d'ouverture et de coopération qui règne au sein de l'Union européenne »[8], tandis que les versos représentent un pont, symbolisant l'« union [des] peuples européens entre eux et [de] l'Europe avec le reste du monde »[8],[11]. Enfin, les douze étoiles, qui sont traditionnellement associées aux peuples européens, cherchent ici à traduire le « dynamisme et l'harmonie de l'Europe d'aujourd'hui »[8].

Les éléments représentés ne correspondent pas à des constructions architecturales réelles et ne trahissent donc pas une provenance d'État européen particulier. Ce choix relativement neutre a permis d'éviter les querelles sur la prééminence de chaque État et sur les valeurs partagées qu'aurait pu induire le choix de personnalités historiques ou d'autres symboles[9].

Tous les billets arborent le drapeau de l'UE[9], les initiales de la Banque centrale européenne en cinq variantes linguistiques (BCE[N 1], ECB[N 2], EZB[N 3], ΕΚΤ[N 4] et EKP[N 5]) couvrant les 11 langues des pays membres de l'UE lors de son introduction (et 18 des 24 langues officielles actuelles de l'Union européenne des 28)[9], une carte de l'Europe[9], le nom « EURO » dans les deux alphabets latin et grec (« EURO » et « ΕΥΡΩ » respectivement)[9] et la signature du président de la BCE en exercice[9]. Les douze étoiles du drapeau européen sont aussi visibles sur chacun des billets[9].

Tous les billets de cette série sont datés « 2002 » : en effet, l'année indiquée sur le billet est celle du copyright de ces billets (un « © » est d'ailleurs visible à proximité des sigles et de l'année).

Les dessins des billets en euros furent choisis parmi 44 propositions lors d'une compétition lancée par le conseil de l'Institut monétaire européen le 12 février 1996. Le choix de la création gagnante, dessinée par Robert Kalina de l'Oesterreichische Nationalbank (Banque nationale autrichienne), a été annoncé au Conseil européen de Dublin le 3 décembre 1996.

Caractéristiques individuelles[modifier | modifier le code]
Poignée de billets de 50 euros de la première série.
Les billets de 50 euros sont de couleur orange. La porte et le pont représentés sont de style Renaissance.

Étant donné le grand nombre de ponts, arches et portes historiques existant à travers le continent européen, toutes les structures représentées sur les billets sont des illustrations entièrement stylisées de styles architecturaux caractéristiques, de façon à simplement évoquer des points de repère dans l'Union européenne[9], représentant différents âges et styles européens[9]. Ainsi, les billets de 5 euros présentent une architecture classique (romaine), les billets de 10 euros une architecture romane, ceux de 20 euros une architecture gothique, ceux de 50 euros un style Renaissance, ceux de 100 euros le baroque et le rococo, ceux de 200 euros le style Art nouveau et les billets de 500 euros une architecture moderne[9]. Même si les dessins doivent être dénués de toute caractéristique identifiable[9], les conceptions initiales de Robert Kalina provenaient de ponts existants, parmi lesquels le pont du Rialto à Venise et le pont de Neuilly à Paris, et furent ensuite rendues plus anonymes. Les dessins finaux ont toujours de proches similitudes avec ces prototypes spécifiques ; ils ne sont donc pas totalement génériques[12].

Série « 2002 »
Aperçu Valeur Dimensions
L × h × e
(en millimètres)[13],[14]
Masse
(en grammes)[14]
Couleur principale[13],[15],[16] Représentation[13] Position du code de l'imprimeur
Recto Verso Style architectural Époque
Billet de 5 euros (1re série, recto). Billet de 5 euros (1re série, verso). 5 € 120 × 62 × 0,12 0,6 Gris Classique À partir du Ier siècle Au bord de l'image à gauche.
Billet de 10 euros (1re série, recto). Billet de 10 euros (1re série, verso). 10 € 127 × 67 × 0,12 0,7 Rouge Roman XIe et XIIe siècles Étoile à 8 heures.
Billet de 20 euros (1re série, recto). Billet de 20 euros (1re série, verso). 20 € 133 × 72 × 0,12 0,8 Bleu Gothique XIIIe et XIVe siècles Étoile à 9 heures
Billet de 50 euros (1re série, recto). Billet de 50 euros (1re série, verso). 50 € 140 × 77 × 0,12 0,9 Orange Renaissance XVe et XVIe siècles Au bord de l'image à droite
Billet de 100 euros (1re série, recto). Billet de 100 euros (1re série, verso). 100 € 147 × 82 × 0,12 1,0 Vert Baroque et rococo XVIIe et XVIIIe siècles À droite de l'étoile à 9 heures
Billet de 200 euros (1re série, recto). Billet de 200 euros (1re série, verso). 200 € 153 × 82 × 0,12 1,1 Jaune-brun « Verre et acier »
(Art nouveau)
XIXe et XXe siècles Au-dessus de l'étoile à 7 heures
Billet de 500 euros (1re série, recto). Billet de 500 euros (1re série, verso). 500 € 160 × 82 × 0,12 1,1 Violet / mauve Moderne XXe et XXIe siècles Étoile à 9 heures

La Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, départements et régions d'outre-mer (DROM) de la France et régions ultrapériphériques (RUP) de l'Union européenne (car éloignées du continent européen), sont dessinées sous la carte dans des cartouches séparés, car ces territoires extra-européens utilisent également l'euro. Cependant, Saint-Pierre-et-Miquelon (collectivité territoriale de 1985 à 2003 puis COM) utilise également l'euro, mais n'apparait pas sur les billets, car étant pays et territoire d'outre-mer (PTOM) de l'Union européenne, il n’est pas partie intégrante de celle-ci. De même, Mayotte (collectivité départementale de 2001 à 2003, puis collectivité d'outre-mer (COM) et enfin DROM depuis 2011), qui utilise aussi l’euro, n’est région ultrapériphérique (RUP) de l’Union européenne que depuis le 1er janvier 2014 et ne figure pas encore sur les billets car ceux-ci ont vu leur dessin choisi avant cette date.

Les Açores (Portugal), Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne), territoires d'outre-mer d'autres États membres de la zone euro et également régions ultrapériphériques de l'Union européenne, apparaissent également sur la carte (à leur emplacement normal) car ils utilisent également l'euro. Chypre et Malte, bien que faisant partie de l'UE depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008, n'apparaissent pas : cela s'explique d'abord parce que ces pays se joignirent à l'UE après la création de cette première série, et d'autre part à cause du fait que la carte ne s'étend pas assez à l'est pour Chypre et que l'île de Malte est trop petite (d'une superficie inférieure aux 400 km2 minimaux fixés pour des raisons pratiques d'impression à grande échelle[17]).

Signatures[modifier | modifier le code]

Depuis leur création, ces billets ont arboré successivement la signature des trois premiers présidents de la Banque centrale européenne. Les premières impressions montraient la signature de Willem « Wim » Duisenberg, le premier président de la BCE, puis elle fut remplacée par celle de son successeur Jean-Claude Trichet. Ceux-ci apparurent en novembre 2003 et furent imprimés jusqu'en mars 2012[18]. Le 1er novembre 2011, Mario Draghi devint le troisième président de la BCE[19], et les billets arborant sa signature apparurent dans la circulation en mars 2012[9].

Liste des présidents de la BCE dont la signature apparaît sur les billets de la première série
Président Période de présidence Signature Période de circulation des billets
avec cette signature
Photo en buste de Wim Duisenberg. Drapeau des Pays-Bas Wim Duisenberg 1er juin 1998 - 31 octobre 2003 Signature de Wim Duisenberg. 1er janvier 2002 -
Photo de Jean-Claude Trichet. Drapeau de la France Jean-Claude Trichet 1er novembre 2003 - 31 octobre 2011 Signature de Jean-Claude Trichet. novembre 2003 -
Photo de trois-quarts de Mario Draghi. Drapeau de l'Italie Mario Draghi 1er novembre 2011 - Signature de Mario Draghi. mars 2012 -
Éléments de sécurité[modifier | modifier le code]
Quatre vues de l'hologramme d'un billet de 200 euros : en 1 on voit principalement la porte, en 2 le chiffre 200 et en 3 le symbole de l'euro. En 4 la porte et le 200 sont visibles.
L'hologramme d'un billet de 200 euros selon l'inclinaison.

Les billets en euros contiennent de nombreux éléments de sécurité complexes tels que des filigranes, de l'encre invisible (infrarouge, ultraviolette), des hologrammes et des micro-impressions qui assurent leur authenticité.

La Banque centrale européenne a décrit certains des dispositifs de sécurité de base des billets en euros, permettant au grand public de reconnaître l'authenticité de leur monnaie en un coup d'œil[7]. Cependant, dans l'intérêt de la préservation de la sécurité avancée des billets en euros, la liste complète de ces éléments de sécurité est tenue secrète par la BCE et les banques centrales nationales de l'Eurosystème.

Les éléments de sécurité des billets en euros sont différents. Divisibles en quatre catégories, les trois premières correspondant à la devise de la BCE pour que le public reconnaisse les vrais billets des faux (« toucher, regarder, incliner »[20]), il s'agit notamment de[Note 5] :

Toucher :

  • Papier[20] — Le papier a une texture particulière distinctive (« ferme et craquant »)[21].
  • Impression en relief[20] — Le motif principal, les lettres et le chiffre de grande dimension indiquant la valeur du billet présentent un effet de relief[21] créé par la technique de taille-douce.

Regarder :

  • Filigranes[7],[20] — Chaque dénomination est imprimée sur du papier filigrané unique. En observant le billet par transparence, une image floue devient visible et montre la valeur du billet ainsi qu'une fenêtre[21].
  • Fil de sécurité[7],[20] — Visible par transparence, le fil de sécurité (un fil magnétique noir) apparaît au centre du billet sous la forme d’une bande sombre dans laquelle est visible la valeur du billet ainsi que le mot « EURO » dans les alphabets latin et grec, en lettres blanches de très petite taille[21].
  • Nombre incomplet[20] — Nombres en haut à gauche de la face avant et en haut à droite de la face arrière qui ne sont que partiellement écrits mais se complètent pour former le nombre entier lorsque le billet est regardé en transparence.

Incliner :

  • Hologrammes[7] — Les billets de faible valeur portent une bande holographique argentée à droite de l'avers. Cette bande contient la dénomination, le symbole de l'euro (€), les étoiles du drapeau de l'UE et des perforations en forme du signe euro. Les billets de plus grande valeur présentent une vignette holographique contenant la dénomination, l'illustration avers, des micro-impressions et des perforations en forme du signe euro[21].
  • Bande iridescente[20] — Pour les billets de faible valeur, une bande iridescente présentant la valeur du billet et le symbole « € » en alternance est visible au dos du billet lorsqu'il est incliné.
  • Nombre à couleur changeante[20] (encre de couleur variable[7]) — Il apparaît dans le coin inférieur droit du revers des billets de plus grande valeur. Quand on l'observe sous des angles différents, la couleur passe du violet au vert olive ou au brun.

Signes supplémentaires :

  • Propriétés sous infrarouge et ultraviolet[7],[20] — Lorsque l'on regarde les billets dans le proche infrarouge, ces derniers présentent des régions plus sombres dans des zones différentes selon la dénomination. La lumière ultraviolette fait quant à elle ressortir la constellation EURion (voir plus loin) avec un contraste plus important et rend également visibles des fils fluorescents.
  • Microlettres[20] (micro-impressions[7]) — Des lettres minuscules sont visibles sur certaines parties du billet. Les microlettres apparaissent à l'œil nu sous la forme d'un trait fin, mais elles peuvent être lues à la loupe. Les lettres sont petites, mais nettes et en aucun cas floues[20].

De plus, on peut noter la présence de :

  • Somme de contrôle — Chaque billet possède un numéro de série unique. Le reste de la division du numéro de série par 9 donne la somme de contrôle correspondant à la première lettre indiquée sur le billet[Note 6].
  • Constellation EURion[7] — Les billets en euros contiennent un motif connu sous le nom de « constellation EURion » que l'on peut utiliser pour détecter leur identité en tant que billet de banque et empêcher leur copie ou leur contrefaçon. Certaines photocopieuses sont programmées pour rejeter les images contenant ce motif.
  • Tatouage numérique — Tout comme la constellation EURion, un tatouage numérique (filigrane numérique) Digimarc est intégré dans le dessin des billets. Les versions récentes des éditeurs d'image tels qu'Adobe Photoshop ou Corel Paint Shop Pro refusent de reproduire les billets de banque[22]. Ce système est appelé « système de dissuasion de la contrefaçon » (CDS, Counterfeit Deterrence System en anglais) et a été développé par le Groupe de dissuasion de la contrefaçon des banques centrales (CBCDG, Central Bank Counterfeit Deterrence Group en anglais).
  • Encre magnétique[7] — Certaines zones des billets en euros disposent d'encre magnétique. Par exemple, la fenêtre de l'église à droite sur le billet de 20 euros est magnétique, ainsi que le grand zéro au-dessus.
  • Surface feutrée[7] — Le symbole de l'euro et la dénomination sont imprimés sur une bande verticale qui n'est visible que lorsqu'elle est éclairée à un angle de 45°. Cela existe seulement pour les billets de faible valeur.
  • Code à barres[7] — Lorsque les billets sont tenus à la lumière, des barres métalliques peuvent être vues à droite du filigrane. Le nombre et la largeur de ces barres indiquent la valeur du billet. Lorsque le billet fait l'objet d'une lecture numérique par une machine, ces barres sont converties en codage Manchester afin d'être contrôlées.
Codage Manchester[Note 7]
Billet Code-barres Manchester
5 € 0110 10 100
10 € 0101 10 110
20 € 1010 1010 0000
50 € 0110 1010 1000
100 € 0101 1010 1100
200 € 0101 0110 1110
500 € 0101 0101 1111

Dans la mesure où elle varie dans le temps, la signature du président de la BCE n'est pas considérée comme un élément de sécurité des billets : en effet, cela obligerait à devoir adapter les machines de contrôle à chaque changement. Cet élément reste néanmoins un élément de contrôle visuel.

Identification[modifier | modifier le code]
Pays émetteur[modifier | modifier le code]

Alors que les pièces en euros possèdent une face nationale indiquant le pays émetteur (qui n'est pas nécessairement le pays de frappe), les billets en euros ont leurs deux faces communes à tous les pays. À la place, cette information est encodée, pour les billets de cette première série, dans le premier caractère du numéro de série de chaque billet[23]. Les dix-huit États actuellement membres de la zone euro ainsi que le Danemark, le Royaume-Uni et la Suède ont un code. Les sept autres pays membres de l'Union européenne (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Pologne, République tchèque et Roumanie) sont encore hors de la zone euro et n'ont pas encore de code.

Imprimeur[modifier | modifier le code]
Le code de l'imprimeur : en haut, « R » (Berlin) sur un billet de 10 euros ; en bas, « P » (Leipzig) sur un billet de 50 euros.
 
Le code de l'imprimeur : en haut, « R » (Berlin) sur un billet de 10 euros ; en bas, « P » (Leipzig) sur un billet de 50 euros.
Le code de l'imprimeur : en haut, « R » (Berlin) sur un billet de 10 euros ; en bas, « P » (Leipzig) sur un billet de 50 euros.

Un code de l’imprimeur est également imprimé au recto du billet, soit dans un rectangle (billets de 5 et 50 euros), soit dans une étoile (billets de 10, 20 et 500 euros), soit intégré dans le décor de fond à proximité du motif central (billets de 100 et 200 euros). Ce code est composé d'une lettre, suivie de trois chiffres, puis une lettre et à nouveau un chiffre[24]. La première lettre indique l'organisme qui a imprimé le billet, le nombre à trois chiffres qui suit cette lettre renvoie à la matrice utilisée à l'impression (numéro séquentiel pour une valeur faciale et un imprimeur donnés) et enfin, la position du billet sur la planche est indiquée par une lettre et un chiffre. Une planche d'impression peut avoir jusqu'à dix lignes (repérées de A à K) et six colonnes (repérées de 1 à 6). Par exemple, un billet portant le code imprimeur L068B6 a été imprimé par la Banque de France, à Chamalières, avec la 68e matrice, et il était situé sur la deuxième ligne et la sixième colonne de la planche d'impression[25].

Caractéristiques pour les personnes souffrant de handicaps visuels[modifier | modifier le code]
Poignée de cinq billets, quatre de 20 euros et un de 50 euros.
Billets de 20 et 50 euros.

La conception des billets en euros comprend plusieurs caractéristiques proposées en coopération avec les organisations représentant les personnes aveugles et malvoyantes[26]. Ces caractéristiques aident aussi bien les personnes malvoyantes (personnes qui peuvent voir les billets de banque mais pas nécessairement les inscriptions imprimées) que celles qui sont entièrement aveugles[26].

La taille des billets en euros augmente avec leur valeur, ce qui aide les malvoyants et les aveugles à les identifier[26]. La couleur dominante de chaque billet est très différente de celles des billets de valeurs les plus proches, ce qui rend la confusion encore plus difficile entre deux billets de valeurs proches pour les personnes pouvant voir les couleurs[26]. L'impression des coupures est en taille-douce, ce qui permet à l'encre d'être ressentie par les doigts sensibles et donc à certaines personnes de reconnaître les billets imprimés au seul toucher[26]. Les petites coupures ont des bandes lisses le long d'un côté du billet contenant des hologrammes ; les billets de plus grande valeur ont un « timbre » (patch en anglais) carré lisse avec des hologrammes. Enfin, les billets de 200 et 500 euros ont des motifs tactiles distinctifs le long des bords des billets[9],[26] : le billet de 200 euros a des lignes verticales allant en bas du centre vers le coin droit[9] et le billet de 500 euros a des lignes diagonales qui descendent du côté droit[9].

Deuxième série, dite « série Europe » (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Introduction : raisons du changement[modifier | modifier le code]

En particulier pour des raisons de sécurité, les plans de la BCE prévoient de redessiner les billets tous les sept ou huit ans après une émission donnée. Dans ce cadre, il était prévu qu'une nouvelle série sortirait vers 2010. Plusieurs fois reportée, la nouvelle série a finalement été introduite le 2 mai 2013.

À cette date, les billets de la série initiale ne reflétaient pas l'extension de l'Union européenne de 15 à 27 États membres qu'elle avait vécue en 2004 puis 2007. En effet, Malte et Chypre n'y apparaissent pas[Note 8]. Par ailleurs, les initiales de la BCE écrites sur les billets ne correspondaient, au moment de l'introduction de la nouvelle série, qu'à 18 des 23 langues officielles de l'UE (et à 18 des 24 langues officielles actuelles depuis l'adhésion de la Croatie à l'UE) et le nom « EURO » n'apparaît pas en cyrillique (ЕВРО), devenu un des trois alphabets officiels de l'UE aux côtés des alphabets latin (EURO) et grec (ΕΥΡΩ) lors de l'adhésion de la Bulgarie en 2007. Les éléments de sécurité de ces billets sont également devenus obsolètes face à l'amélioration des techniques de falsification. Comme sus-mentionné, conformément aux plans de la BCE de redessiner les billets tous les sept ou huit ans après une émission donnée, le lancement d'une deuxième série de billets a donc eu lieu le 2 mai 2013[27],[28], pour laquelle sont utilisées de nouvelles techniques afin d'éviter leur contrefaçon.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers billets de cette nouvelle série, ceux de cinq euros, ont été introduits le 2 mai 2013[29]. Les autres dénominations, de valeurs supérieures, devraient suivre et être présentées et mises en circulation par ordre croissant de valeur à intervalles réguliers[30],[31], a priori au rythme d'une dénomination par an, soit jusqu'en 2019, lorsque tous les billets de la première série auront été remplacés[28],[30],[32]. Les dates de ces présentations et introductions seront indiquées le moment venu par la BCE[33],[34],[31]. Ainsi, le prochain billet qui sera remplacé sera celui de 10 euros, à partir du 23 septembre 2014.

En septembre 2012, une première information indiquait que la BCE avait l'intention d'utiliser l'image de la princesse mythologique Europe sur les nouveaux billets, en remplacement des images architecturales d'un des filigranes et afin d'augmenter le niveau de sécurité : « les visages sont en effet plus difficiles à falsifier »[35]. Europe apparaît en particulier dans un hologramme argenté sur le côté droit du billet (où les bâtiments sont présents en plus de la valeur faciale du billet). Les nouveaux billets ont également une carte qui reflète l'expansion de l'UE. Les couleurs des billets ne sont quant à elles pas changées.

Mario Draghi, le président de la BCE, annonce officiellement lors de la conférence de presse de la BCE du 8 novembre 2012, en même temps que l'introduction de cette nouvelle série appelée « Europe »[36],[Note 9], que le graphisme du nouveau billet de 5 euros serait dévoilé le 10 janvier 2013 à l'occasion d’une présentation organisée au musée archéologique de Francfort-sur-le-Main[30]. Les billets de 5 euros ont été les premiers à être imprimés, à partir de 2012[35],[30],[37], puis à être introduits, le 2 mai 2013. Le 26 novembre 2013, la BCE annonce que la présentation du billet de 10 euros Europe aura lieu le 13 janvier 2014[34],[31] pour une introduction pendant ou après l'été 2014[31],[34],[Note 10] ; la mise en circulation est finalement prévue pour le 23 septembre 2014.

Présentation générale : changements par rapport à la première série[modifier | modifier le code]
Recto et verso du premier billet de la deuxième série, celui de 5 euros.
 
Recto et verso du premier billet de la deuxième série, celui de 5 euros.
Recto et verso du premier billet de la deuxième série, celui de 5 euros.
Le portrait d'Europe tel qu'apparaissant sur le nouveau billet de 5 euros.

La BCE a annoncé le 31 octobre 2012 que la nouvelle série comporterait sept billets, de mêmes valeurs que ceux de la première série[35] : 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euros. Les nouveaux billets incluent une carte avec les nouveaux pays de l'Union européenne dont Chypre et Malte[35],[21], le mot « EURO » dans les trois alphabets officiels de l'UE[21] (latin « EURO », grec « ΕΥΡΩ » et cyrillique (bulgare) « ЕВРО »), le sigle de la Banque centrale européenne dans les 23 langues officielles de l'Union au lancement de la série en 2013 (9 sigles au lieu de 5 sur les anciens billets[21] : BCE[N 1], ECB[N 2], ЕЦБ[N 6], EZB[N 3], EKP[N 5], ΕΚΤ[N 4], EKB[N 7], BĊE[N 8] et EBC[N 9]. On notera que le sigle en croate, ESB[N 10], n'est pas présent : en effet, la Croatie a adhéré à l'UE le 1er juillet 2013, donc après l'introduction des billets de 5 euros en mai 2013, donc le sigle croate était absent de ces derniers ; les sigles initiaux semblant être conservés pour toute la série, il n'apparaît pas non plus sur les billets suivants de cette série, sortis à partir de 2014 — au moins pas sur ceux de 10 euros). Dans le cadre de sa campagne d'information, le lancement d'un site dédié à la seconde série a également été annoncé[35].

De nouveaux moyens de sécurité tels que la variation de couleur, des bandes holographiques, des éléments d'authentification sous lumière ultraviolette, etc. étaient alors prévus. Il n'était pas exclu que les billets fussent plastifiés (billets en polymères) pour éviter leur détérioration avec le temps, comme cela existe dans de nombreux pays tels que la Roumanie ; mais c'est finalement toujours du papier coton qui est utilisé, avec une couche de vernis protecteur en plus par rapport à la première série.

Le filigrane est remplacé et des motifs holographiques apparaissent dans la bande argentée sur la droite des billets. Le dessin du billet de 5 euros représente « un portrait d'Europe, une figure de la mythologie grecque et l'origine du nom de notre continent »[35],[Note 11], choisie car elle est « clairement associée au continent européen, et apporte une touche d'humanité aux billets »[32]. Ce portrait provient d'un vase antique en céramique du IVe siècle avant notre ère qui fait partie de la collection du musée du Louvre à Paris[38],[39]. Les éléments architecturaux sont conservés : l'ouverture des portes en Europe, les ponts entre les peuples et les arches symbolisant les étapes à franchir[10]. Les différentes époques et styles architecturaux européens demeurent afin de permettre aux utilisateurs de les reconnaître aisément[28], de même que les couleurs qui sont plus intenses[35],[40]. Les nouveaux billets ne sont pas plastifiés mais restent en fibres de coton ; le billet de cinq euros étant l'une des coupures les plus exposées à l'usure, sa résistance a toutefois été améliorée grâce à l'application d'un enduit spécial[41]. La nouvelle série est estampillée d'une année plus récente, en l'occurrence 2013 pour le nouveau billet de 5 euros[21] et 2014 pour celui de 10 euros, l'année indiquée sur les billets en euros étant celle du copyright de ces billets (un petit « © » apparaît d'ailleurs à gauche des sigles et de l'année).

La circulation des billets de la première série se poursuivra en parallèle de ceux de la seconde jusqu'à ce que la BCE annonce la date à laquelle les billets de la première série perdront leur cours légal[42],[43] et qu'elle ordonne aux banques nationales leur retrait de la circulation. Elle indique également que les billets de la première série conserveront indéfiniment leur valeur : ils pourront être échangés aux guichets des banques centrales nationales de l'Eurosystème sans limite de temps[30],[43].

Caractéristiques individuelles[modifier | modifier le code]

Le nouveau billet de 5 euros a été présenté à la presse et à la population le 10 janvier 2013. Celui de 10 euros l'a été le 13 janvier 2014.

Série « Europe »
Aperçu Valeur Dimensions
(en millimètres)
Couleur principale[16] Représentation Position du code de l'imprimeur Date d'introduction
Recto Verso Style architectural Époque
Billet de 5 euros (série Europe, recto). Billet de 5 euros (série Europe, verso). 5 € 120 × 62 Gris Classique À partir du Ier siècle En haut, à gauche de la bande holographique 2 mai 2013
Billet de 5 euros (série Europe, recto). Billet de 5 euros (série Europe, verso). 10 € 127 × 67 Rouge Roman XIe et XIIe siècles Inconnue 23 septembre 2014
Inconnu Inconnu 20 € 133 × 72 Bleu Gothique XIIIe et XIVe siècles Inconnue prévue en 2015
Inconnu Inconnu 50 € 140 × 77 Orange Renaissance XVe et XVIe siècles Inconnue prévue en 2016
Inconnu Inconnu 100 € 147 × 82 Vert Baroque rococo XVIIe et XVIIIe siècles Inconnue prévue en 2017
Inconnu Inconnu 200 € 153 × 82 Jaune-brun « Verre et acier » (Art nouveau) XIXe et XXe siècles Inconnue prévue en 2018
Inconnu Inconnu 500 € 160 × 82 Violet / mauve Moderne XXe et XXIe siècles Inconnue prévue en 2019

Comme pour la première série, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, départements et régions d'outre-mer (DROM) de la France et régions ultrapériphériques (RUP) de l'Union européenne (car éloignées du continent européen), sont dessinées dans des cartouches séparés, car ces territoires extra-européens utilisent également l'euro. Cependant, ils apparaissent sur la gauche de la carte et non plus en dessous. Deux autres territoires français utilisant l'euro sont néanmoins toujours absents des billets : Mayotte, département et région d'outre-mer depuis 2011 et région ultrapériphérique (RUP) de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2014, ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon, collectivité d'outre-mer (COM) française et pays et territoire d'outre-mer (PTOM) de l'UE. En tant que PTOM, le second ne font pas partie de l'Union européenne, d'où son absence sur les billets. Cependant, depuis son changement de statut européen, Mayotte fait partie de l'Union européenne et devrait donc apparaître sur les billets émis à partir de 2014, c'est-à-dire à partir du billet de 10 euros de la nouvelle série. Son absence peut s'expliquer par la conservation de la même carte pour toute la série Europe.

Les Açores (Portugal), Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne), territoires d'outre-mer d'autres États membres de la zone euro et également régions ultrapériphériques de l'Union européenne, apparaissent également sur la carte (à leur emplacement normal) car ils utilisent également l'euro. Chypre et Malte apparaissent désormais également sur la carte, à leur place.

Signatures[modifier | modifier le code]

Les premiers billets de cette deuxième série portent la signature de Mario Draghi[44], président de la Banque centrale européenne dont le mandat a commencé en novembre 2011 et finit en novembre 2019.

Président de la Banque centrale européenne dont la signature apparaît sur les billets de la deuxième série
Président Période de présidence Signature Période de circulation des billets avec cette signature
Mario Draghi de trois-quarts face. Drapeau de l'Italie Mario Draghi 1er novembre 2011 - Signature de mario Draghi. 2 mai 2013 -

Éléments de sécurité[modifier | modifier le code]

Selon les mots de Mario Draghi en janvier 2013, la série Europe « sera plus intelligente et plus sûre que la première série »[33]. Ainsi, par rapport aux billets de la première série, ceux de la deuxième série comportent des éléments de sécurité renforcés afin de lutter toujours plus efficacement contre la contrefaçon. De nouvelles techniques telles que la variation de couleur, des bandes holographiques, un passage sous lumière ultraviolette, etc. pourraient apparaître sur ces nouveaux billets. En date du 8 novembre 2012[30], trois éléments étaient connus en ce qui concerne le futur nouveau billet de 5 euros : filigrane portrait, hologramme portrait et nombre émeraude. Au 2 avril 2013, les éléments suivants sont connus :

Toucher :

  • Papier[20],[21] — Le papier a une texture particulière distinctive (« ferme et craquant »)[20],[21].
  • Impression en relief[20],[21] — Le motif principal, les lettres et le chiffre de grande dimension indiquant la valeur du billet présentent un effet de relief[21] créé par la technique de taille-douce. Au recto, une série de petites lignes imprimées en relief sur les bordures, à gauche et à droite, est ajoutée par rapport à la première série[21], pour permettre, notamment aux aveugles et aux malvoyants, de reconnaître facilement le billet[20].

Regarder :

  • Filigrane portrait[20],[21] — Chaque dénomination est imprimée sur du papier filigrané unique. En observant le billet par transparence, une image floue devient visible et montre la valeur du billet et une fenêtre, ainsi qu'un portrait de la déesse Europe (ajouté par rapport à la première série)[20],[21]. Si le billet est posé sur une surface sombre, les parties claires s'obscurcissent[20]. Le portrait apparaît également dans l'hologramme[20].
  • Fil de sécurité[20],[21] — Visible par transparence, le fil de sécurité (un fil magnétique noir) apparaît au centre du billet sous la forme d’une bande sombre dans laquelle est visible la valeur du billet et le symbole « € » (à la place du mot « EURO » dans la première série) en lettres blanches de très petite taille[20],[21].

Incliner :

  • Hologramme portrait[20],[21] — Au moins sur les deux billets connus actuellement, une bande holographique argentée est présente à droite de l'avers (même position mais plus fine que sur la première série). Cette bande contient la dénomination, le symbole « € » et le nom « EURO », ainsi que le portrait de la déesse Europe et une fenêtre absents de la première série[20],[21].
  • Nombre émeraude[20],[21] (encre de couleur variable) — Nombre brillant dit « nombre émeraude » qui apparaît dans le coin inférieur gauche de la face avant du billet (le grand nombre dans le quart inférieur droit au dos n'est pas émeraude et est d'ailleurs d'une couleur proche de la couleur principale du billet). Quand on l'observe sous des angles différents, un effet de lumière se déplace de haut en bas et de bas en haut et la couleur passe du vert émeraude au bleu profond[20],[21].

Signes supplémentaires :

  • Microlettres (micro-impressions)[20] — Une série de lettres minuscules lisibles à la loupe sont présentes sur certaines parties du billet. Ces lettres sont nettes et ne sont en aucun cas floues[20].
  • Propriétés sous infrarouge[20] — Au recto, seuls le nombre émeraude, la partie droite du motif principal et la bande argentée sont visibles sous une lampe infrarouge. Au verso, seuls la valeur faciale et le numéro de série sont visibles[20].
  • Propriétés sous lampe UV simple[20] — Sous lumière ultraviolette, le papier est sombre et n'émet pas de lumière vive. De petites fibres incorporées dans le papier, toutes de trois couleurs différentes, deviennent visibles. Au recto, les étoiles du drapeau de l'UE, les petits cercles, les grandes étoiles et d'autres parties du billet ressortent en jaune, alors qu'au verso, un quart d'un cercle situé au centre du billet et d’autres parties émettent une lumière verte. Toujours au verso, le numéro de série horizontal et une bande apparaissent quant à eux en rouge[20].
  • Propriétés sous lampe UV spéciale (UV-C)[20] — Au recto, les petits cercles situés au centre du billet émettent une lumière jaune, alors que les grandes étoiles et d’autres parties ressortent en orange. Le symbole de l’euro (€) devient également visible[20].

De plus, on peut noter la présence d'un certain nombre de signes de sécurités inchangés par rapport à la première série (voir précédemment) :

  • Constellation EURion
  • Somme de contrôle
  • Surface feutrée — Le symbole de l'euro et la dénomination apparaissent au dos du billet sur une bande verticale qui n'est visible que lorsqu'elle est éclairée à un angle de 45°. Cela existe pour le moment au moins pour le billet de cinq euros.

Comme dans le cas de la première série, la signature présente sur les billets n'est pas considérée comme étant un élément de sécurité étant donné qu'elle varie dans le temps pour une même série de billets : considérer cette signature comme élément de sécurité obligerait à devoir adapter les machines de contrôle à chaque changement. Cet élément reste néanmoins un élément de contrôle visuel.

Identification[modifier | modifier le code]

Le numéro de série des billets de la série Europe comportent deux numéros imprimés au dos du billet : un numéro horizontal imprimé en noir et un numéro vertical de la couleur de la dénomination. Le numéro horizontal est composé de deux lettres et dix chiffres. Le numéro vertical est simplement composé des six derniers chiffres du numéro horizontal[16].

Pays émetteur[modifier | modifier le code]

Le code d'identification du pays émetteur disparaît des billets de la série Europe[16], empêchant l'identification du pays émetteur.

Imprimeur[modifier | modifier le code]

À l'inverse de la première série, la première lettre du numéro de série désigne désormais l'imprimerie dont est issu le billet[16]. La seconde lettre, elle, varie simplement en suivant l'alphabet, de façon parallèle aux chiffres qui évoluent aussi séquentiellement (une unité est ajoutée à chaque billet produit)[16]. Cela permet un plus grand nombre de combinaisons possibles par rapport à la première série.

Caractéristiques pour les personnes souffrant de handicaps visuels[modifier | modifier le code]

Comme pour la première série de billets, des déficients visuels ont été consultés pendant la phase de conception de la deuxième série et leurs demandes prises en compte pour le graphisme définitif[43]. De nouveaux éléments tels que la présence de petites lignes imprimées en relief sur les bordures, à gauche et à droite, ont ainsi été ajoutés.

Problème de transition[modifier | modifier le code]

Dans certains magasins, les nouveaux billets sont refusés par crainte que ce soit des faux billets[45]. En effet, ces billets sont déclarés faux par les détecteur de faux billets programmés pour les billets de la première série[45], ce qui est normal. Les commerçants doivent faire mettre à jour leur ancien appareil ou en acheter un nouveau adapté aux nouveaux billets.

Détail des codes d'identification[modifier | modifier le code]

Identification du pays émetteur[modifier | modifier le code]

Première série (depuis 2002)[modifier | modifier le code]
Codes nationaux d'identification des billets de la première série
Code Pays Somme de contrôle
Nom en français Nom dans la (les) langue(s) officielle(s) du pays
A
B
C Drapeau de la Lettonie Lettonie Latvija 5
D Drapeau de l'Estonie Estonie Eesti 4
E Drapeau de la Slovaquie Slovaquie Slovensko 3
F Drapeau de Malte Malte Malta 2
G Drapeau de Chypre Chypre Κύπρος [Kýpros] / Kıbrıs 1
H Drapeau de la Slovénie Slovénie Slovenija 9
I
J Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni * United Kingdom (7)
K Drapeau de la Suède Suède * Sverige (6)
L Drapeau de la Finlande Finlande Suomi / Finland 5
M Drapeau du Portugal Portugal Portugal 4
N Drapeau de l'Autriche Autriche Österreich 3
O
P Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Nederland 1
Q
R Drapeau du Luxembourg Luxembourg Luxembourg / Luxemburg / Lëtzebuerg (8)
S Drapeau de l'Italie Italie Italia 7
T Drapeau de l'Irlande Irlande Éire / Ireland 6
U Drapeau de la France France France 5
V Drapeau de l'Espagne Espagne España 4
W Drapeau du Danemark Danemark * Danmark (3)
X Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutschland 2
Y Drapeau de la Grèce Grèce Ελλάδα [Elláda] 1
Z Drapeau de la Belgique Belgique België / Belgique / Belgien 9
* . Ni le Danemark, ni la Suède ni le Royaume-Uni ne sont membres de la zone euro.
Deuxième série, dite « série Europe » (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

La deuxième série ne permet plus d'identifier le pays émetteur[16].

Identification de l'imprimeur[modifier | modifier le code]

Première série (depuis 2002)[modifier | modifier le code]
Codes d'identification des imprimeurs des billets de la première série
Lettre Imprimeur Ville Impressions pour[25]
A Banque d'Angleterre Londres (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni) (Pays non-membre de la zone euro)
C Papeterie de Tumba Tumba (Drapeau de la Suède Suède) (Pays non-membre de la zone euro)
D Setec Oy Vantaa (Drapeau de la Finlande Finlande) Finlande (L)
E F.‑C. Oberthur Chantepie (Drapeau de la France France) Slovénie (H), Finlande (L), France (U), Pays-Bas (P), Allemagne (X), Chypre (G), Slovaquie (E)
F Banque nationale d'Autriche Vienne (Drapeau de l'Autriche Autriche) Pays-Bas (P), Autriche (N), Italie (S), Grèce (Y)
G Johan Enschede & Zn Haarlem (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas) Pays-Bas (P), Autriche (N), Espagne (V), Grèce (Y), Chypre (G), Malte (F), Allemagne (X), Finlande (L), Slovénie (H), Slovaquie (E)
H De La Rue Gateshead (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni) Finlande (L), Portugal (M), Irlande (T), Pays-Bas (P)
J Banque d'Italie Rome (Drapeau de l'Italie Italie) Italie (S)
K Banque centrale d'Irlande Dublin (Drapeau de l'Irlande Irlande) Irlande (T)
L Banque de France Chamalières (Drapeau de la France France) France (U) pour 5, 10, 20, 50 €
M Maison royale de la monnaie Madrid (Drapeau de l'Espagne Espagne) Espagne (V)
N Banque de Grèce Athènes (Drapeau de la Grèce Grèce) Grèce (Y)
P Giesecke & Devrient Leipzig (Drapeau de l'Allemagne Allemagne) Finlande (L), France (U) pour 100 €, Allemagne (X), Grèce (Y), Pays-Bas (P), Portugal (M)
R Imprimerie fédérale Berlin (Drapeau de l'Allemagne Allemagne) Allemagne (X), Grèce (Y), Pays-Bas (P), Estonie (D)
S Banque nationale du Danemark Copenhague (Drapeau du Danemark Danemark) (Pays non-membre de la zone euro)
T Banque nationale de Belgique Bruxelles (Drapeau de la Belgique Belgique) Belgique (Z), France (U), Espagne (V)
U Valora Carregado (Drapeau du Portugal Portugal) Portugal (M)
Deuxième série, dite « série Europe » (depuis 2013)[modifier | modifier le code]
Codes d'identification des imprimeurs des billets de la seconde série[17]
Lettre Imprimeur Ville
A Non attribué
B Non attribué
C Non attribué
D Polska Wytwórnia Papierów Wartościowych Varsovie (Drapeau de la Pologne Pologne)
E Oberthur Fiduciaire Chantepie (Drapeau de la France France)
F Non attribué
G Non attribué
H De La Rue Currency Loughton (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
J De La Rue Currency Gateshead (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
K Non attribué
L Non attribué
M Valora Carregado (Drapeau du Portugal Portugal)
N Banque nationale d'Autriche Vienne (Drapeau de l'Autriche Autriche)
P Johan Enschede & Zn Haarlem (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas)
R Imprimerie fédérale Berlin (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
S Banque d'Italie Rome (Drapeau de l'Italie Italie)
T Banque centrale d'Irlande Dublin (Drapeau de l'Irlande Irlande)
U Banque de France Chamalières (Drapeau de la France France)
V Maison royale de la monnaie Madrid (Drapeau de l'Espagne Espagne)
W Giesecke & Devrient Leipzig (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
X Giesecke & Devrient Munich (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
Y Banque de Grèce Athènes (Drapeau de la Grèce Grèce)
Z Banque nationale de Belgique Bruxelles (Drapeau de la Belgique Belgique)

On peut remarquer qu'une grande partie des codes des imprimeurs reprend l'identifiant de la première série du pays dans lequel se trouvent ces imprimeries : J, M, N, P, S, T, U, V, X, Y et Z.

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Émission[modifier | modifier le code]

Légalement, la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) de chaque pays membre de la zone euro ont le droit d'émettre les sept billets différents. En pratique, seules les banques nationales sont dans la capacité de le faire. La BCE ne possède pas de caisses et n'est impliquée dans aucune opération de trésorerie[46].

Production et stockage[modifier | modifier le code]

Répartition de la production[modifier | modifier le code]

En avril 2001, la BCE a décidé qu’après l'introduction de l’euro, la production des billets serait décentralisée et mise en commun (pooling). Dès lors, depuis 2002, chaque banque centrale nationale de chaque État membre de la zone euro fournit une partie de la production annuelle totale de certains billets. La banque centrale concernée prend en charge les coûts de production au titre de la part qui lui a été indiquée[28].

Coût de production[modifier | modifier le code]

Selon les séries et les modèles, le prix de fabrication varie d'un billet à un autre[47]. L'augmentation des dispositifs anti-fraude ainsi que l'utilisation d'encres évoluées font monter ce coût[47]. Ce faisant, le prix de revient du nouveau billet de 5 euros de la série « Europe » est inférieur à 5 centimes l'unité[47]. Les investissements réalisés afin de créer cette nouvelle série sont quant à eux gardés secrets par la Banque de France[47].

Stockage[modifier | modifier le code]

En septembre 2002, la BCE met en place un stock stratégique de l’Eurosystème (c’est-à-dire la BCE et les dix‑sept banques centrales nationales (BCN) de la zone euro). Ce stock est utilisé dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les stocks au sein de la zone euro sont insuffisants pour faire face à une hausse inattendue de la demande de billets ou en cas d’interruption inattendue de l’approvisionnement en billets[28]. Les stocks permettent aux banques centrales nationales de gérer à tout moment une variation de la demande de billets. Grâce aux stocks logistiques, il est possible de répondre à la demande de billets dans des circonstances normales. Ces stocks permettent également de remplacer les billets devenus impropres à la circulation, de faire face à une progression inattendue de leur utilisation, de répondre aux fluctuations saisonnières de la demande et d’optimiser le transfert des billets entre les succursales des banques centrales[28].

Circulation[modifier | modifier le code]

La Banque centrale européenne surveille étroitement la circulation et les réserves de pièces et billets en euros. Il s'agit d'une tâche de l'Eurosystème pour assurer un approvisionnement efficace et sans heurts de l'euro et maintenir leur intégrité dans l'ensemble de la zone euro[4].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Selon les dernières données de la BCE (21 novembre 2013), il y avait fin octobre 2013 : 15 761 694 900 billets en circulation à travers la zone euro[4]. Ceci représente une somme de 924 229 970 800 euros. La répartition entre les différentes valeurs est la suivante[4] :

Billet En circulation Valeur Commentaire
5 euros 1 612 547 700 8 062 738 700 € Ceci en fait, en valeur, le billet le moins présent dans la zone euro.
10 euros 2 047 945 800 20 479 458 500 €
20 euros 2 913 537 800 58 270 755 800 €
50 euros 6 629 924 600 331 496 231 200 € Ceci en fait le billet le plus utilisé de la zone euro, tant en nombre qu'en valeur (dépassant, depuis avril 2012, le billet de 500 euros sur ce dernier point).
100 euros 1 787 397 600 178 739 760 600 €
200 euros 193 298 700 38 659 734 000 € Ceci en fait, en nombre, le billet le moins utilisé à travers la zone euro.
500 euros 577 042 600 288 521 292 000 €

Concernant le billet de 5 euros « Europe », une commande d'1,25 milliard de billets avait initialement été passée à l'imprimerie de la Banque de France à Chamalières (Puy-de-Dôme)[37]. Les premiers billets de la nouvelle série sont sortis des presses début 2012[47]. Au total, ce sont 2,5 milliards de billets de 5 euros qui ont été imprimés en prévision du lancement de la nouvelle série, dont 40 % à l'imprimerie de Chamalières[47]. La France est ainsi le plus gros producteur de la zone euro pour ce billet[47]. Nul ne sait quelle proportion ni où ces billets ont été mis en circulation le premier jour, mais selon les indications fournies par la Banque de France, les coupures déjà fabriquées seront distribuées au fur et à mesure de la demande[47].

Selon la BCE, 15 % des billets de cinq euros en circulation fin mai 2013 appartenaient à la nouvelle série Europe. Ce taux atteignait 44,74 % fin octobre 2013. La BCE estime que la plupart des anciens billets auront été remplacés environ un an après l'introduction des nouveaux billets.

Une poignée de 14 billets de 500 euros recouverte en son milieu d'un billet de 100 euros.
Chaque mois, la Banque centrale européenne publie le nombre de pièces et billets en circulation dans la zone euro[Note 12].
Tendance générale[modifier | modifier le code]

Après une tendance régulière à la hausse — de moins en moins forte — de la quantité totale de billets depuis leur introduction en 2002 (hors fluctuations saisonnières ; depuis janvier 2002 en valeur, depuis avril 2002 en nombre), celle-ci a diminué au second semestre 2012 avant de repartir à la hausse en 2013. Entre-temps, une augmentation exceptionnelle a eu lieu en octobre 2008 (à nouveau hors fluctuations saisonnières) avant un retour de la hausse à la normale dès le mois suivant[4].

Variations saisonnières[modifier | modifier le code]

On remarque une tendance annuelle dans l'évolution de la quantité de billets en euros. Un mois se détache des autres : décembre, mois pendant lequel le nombre de billets dépasse ceux des mois l'entourant de 500 à 900 millions de billets, pour une valeur de 20 à 30 milliards d'euros. Un moindre pic se produit au mois de juillet, et la majeure partie de l'augmentation annuelle a lieu au premier semestre avec une relative stagnation au second. Chaque année, 500 à 1 000 millions de billets supplémentaires apparaissent dans la circulation[Note 13] pour une valeur comprise entre moins de 15 (2012) et près de 120 milliards d'euros (2002 – année de l'introduction des billets)[4].

Suivi des billets[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs sites et communautés internet spécialisés dans le suivi des billets de banque en euros. Leurs travaux permettent de savoir où les billets se trouvent et par quels pays et villes ils sont passés[48]. EuroBillTracker fait partie des mieux référencés[48] et centralise des informations permettant d'appréhender la propagation des billets depuis leur lieu d'émission jusqu'à leur dernière position connue. Le site génère des statistiques et des classements tels que, par exemple, sur les pays dans lesquels on retrouve le plus de billets en circulation[48]. En mai 2013, EuroBillTracker avait recensé plus de 117,5 millions de billets[49] sur les 15 milliards en circulation (le site en recensait 96 millions en octobre 2011, 111 millions en novembre 2012 et plus de 115,8 millions en mars 2013).

Contrefaçon[modifier | modifier le code]

Depuis le lancement de la monnaie en 2002, la contrefaçon des billets de banque en euros a crû de façon considérable et rapide[50].

Chaque année, entre 500 000 et un million de faux billets sont retirés de la circulation. Ainsi, depuis 2002, près de 6,5 millions de billets contrefaits ont été saisis.

Fin de vie et recyclage[modifier | modifier le code]

Le transport des billets, leur circulation et leur utilisation courante entraînent une dégradation progressive de leur qualité. Les coupures de 5 euros, très utilisées, circulent en moyenne pendant 13[47] à 15 mois[51] avant d'être retirées de la circulation et détruites, contre deux ans en moyenne pour les autres[47] et 3,5 ans pour celui de 50 euros[51]. La BCE a donc choisi d'améliorer sa résistance en appliquant un enduit spécial sur le papier.

La BCE a indiqué que les billets de la deuxième série seraient plus durables que ceux de la première série[32]. En particulier, les billets de cinq euros, les premiers mis en circulation, sont recouverts d'un enduit spécial afin de limiter les risques de déchirure[32],[47]. Cela devrait également permettre de réduire l'impact environnemental de ces billets[32].

L'authenticité et l'intégrité des billets sont vérifiées par les banques centrales de la zone euro et par les opérateurs accrédités en matière de traitement et de recyclage des billets ; en moyenne, chaque billet en circulation est ainsi contrôlé tous les quatre mois[52].

Les règles relatives au recyclage des billets en euros sont fixées par la décision de la Banque centrale européenne du 16 novembre 2010 sur la vérification de l'authenticité et de la qualité ainsi que la remise en circulation des billets en euros (BCE/2010/14)[53]. Ceux endommagés sont détruits et échangés ; en 2010, les banques centrales ont ainsi remplacé 5,8 milliards de billets impropres à la circulation[54]. Certains distributeurs automatiques récents peuvent détecter les contrefaçons et trier les billets en fonction de leur qualité ; cela leur permet de conserver ceux qui sont dégradés et de remettre en circulation les autres sans passer par les banques[51].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

L'UE étant une institution affirmant « applique[r] des normes environnementales parmi les plus strictes au monde »[55], il était important à ses yeux de minimiser l'impact environnemental lors de la fabrication de coupures en euros, en essayant d'« utiliser avec précaution les ressources naturelles, préserver la qualité de l'environnement et protéger la santé publique lors de la production et la distribution des billets »[56].

Selon une étude de la BCE datant de 2003 et utilisant la norme ISO 14040 ff spécifique au management environnemental, à l'analyse du cycle de vie et des effets environnementaux induits durant l'intégralité du cycle de vie[Note 14] des billets en euros, les effets induits durant ce cycle correspondent à ceux engendrés par la conduite par chaque résident européen d'une voiture sur une distance d'un kilomètre ou l'utilisation d'une ampoule de 60 watts allumée pendant une demi‑journée[57]. Un système de gestion environnementale a été mis en place par l'UE, à destination de l'ensemble des membres de l'Eurosystème, en coopération avec les imprimeries de billets[56].

Toujours d'après la BCE, les billets en euros sont sains pour les individus. En effet, selon des tests menés par des organismes indépendants, l'ensemble des substances chimiques présentes dans les billets en euros ont une concentration très inférieure aux seuils règlementaires européens[56]. Des tests avaient également été réalisés préalablement à l'introduction des billets dans la circulation afin de certifier qu'il n'y aurait aucun risque de toxicité au toucher ou par ingestion et qu'ils ne présentaient aucun risque d'« altération génétique »[56].

Les billets de banque en euros seraient « aussi propres que les cartes de crédit », avec des niveaux de bactéries si faibles qu'ils ne constituent aucun risque, même mineur, pour la santé des utilisateurs[56]. Les tests effectués sur des substances pour lesquelles des demandes d'informations ont été faites par le public n'ont également révélé aucun risque, soit parce que la concentration desdites substances était extrêmement faible et donc qu'elle ne constituait « aucun risque sanitaire », soit que la présence de ces substances n'a tout simplement pas été mise en évidence[56].

Selon la BCE, l'allongement de la durée de vie des billets entre ceux de la première et de la deuxième série (voir section précédente) « permettra également de réduire l'impact environnemental des nouveaux billets de banque »[32].

Reproduction[modifier | modifier le code]

La reproduction des billets en euros est strictement encadrée. Les règles concernant la reproduction des billets de banque en euros ont été publiées au Journal officiel de l'Union européenne le 25 mars 2003[58]. Il doit avant tout n'y avoir aucun risque de confusion entre cette reproduction et des billets authentiques[13].

Les conditions licites de reproduction autorisées pour tout ou partie d'un billet sont alors les suivantes[13] :

  • (a) reproduction sur une seule face d'un billet dont la taille représente plus de 125 % ou moins de 75 % de celle d'un billet authentique, ou
  • (b) reproduction recto verso d'un billet dont la taille représente plus de 200 % ou moins de 50 % de celle d'un billet authentique, ou
  • (c) reproductions d'éléments de design individuels tant que cet élément n'apparaît pas sur un fond ressemblant à un billet, ou
  • (d) reproduction sur une seule face d'une partie de l'avers ou du revers d'un billet tant que cette partie fait moins du tiers de l'avers ou du revers original, ou
  • (e) reproduction constituée d'un matériel nettement différent du papier utilisé pour les billets, ou
  • (f) reproduction intangible disponible par tout moyen, en tout lieu et en tout temps, tant que (1) le mot « SPECIMEN » est imprimé en diagonale à travers la reproduction en police Arial ou une police similaire à Arial. La longueur du mot « SPECIMEN » est au moins 75 % de la longueur de la reproduction et la hauteur du mot « SPECIMEN » est au moins 15 % de la largeur de la reproduction, dans une couleur non-transparente (opaque) nettement contrastée avec la couleur dominante du billet concerné, et (2) que la résolution de la reproduction électronique dans sa taille originale ne dépasse pas 72 dpi (dots per inch, points par pouce en français).

Les reproductions ne respectant pas les critères sus-mentionnés mais qui n'entraînent aucun risque de confusion avec un billet réel sont aussi autorisées ; toutes les autres sont illicites. Toutes ces règles s'appliquent aussi bien aux billets dont la circulation est en cours et ayant cours légal qu'à ceux ayant été retirés de la circulation ou ayant perdu leur cours légal.

Propositions de création, de remplacement ou de suppression de certains billets[modifier | modifier le code]

Créations proposées[modifier | modifier le code]

Billets de 1 et 2 euros[modifier | modifier le code]

Lors de l'introduction de l'euro, certains pays comme l'Italie, la Grèce et l'Autriche ont souhaité l'émission de billets de valeurs plus faibles. L'impression de billets de faibles valeurs et leur durée de vie plus faible entraînent malgré tout un coût supérieur à la frappe de pièces[59]. Le 18 novembre 2004, la BCE a donc décidé que la demande était trop faible dans la zone euro pour satisfaire ce souhait. Cependant, le 25 octobre 2005, plus de la moitié des membres du Parlement européen ont émis « la demande à la Commission, au Conseil et à la Banque centrale européenne de reconnaître la nécessité de procéder à l'émission de billets de 1 et de 2 euros »[60]. En 2013, il n'est cependant toujours pas prévu d'émettre des billets de si petite valeur dans un avenir proche.

Remplacements proposés[modifier | modifier le code]

Billet de 5 euros[modifier | modifier le code]

En 2011, la proposition du remplacement du billet de 5 euros par une pièce de même valeur a été émise par Christophe Beaux et la Monnaie de Paris[61]. L'argument principal en faveur du retrait de la circulation de ce billet est sa faible durée de vie : la durée de vie d'un billet de 5 euros n'est qu’un an, alors que celle des pièces est en moyenne 25 ans[61]. Ils s'inspirent en cela de la Suisse, où est utilisée une pièce de 5 francs[61] (qui vaut environ 4 euros) et où le plus petit billet est celui de 10 francs (environ 8 euros). Un deuxième argument est le fait que, toujours selon la Monnaie de Paris, la suppression de ce billet et son remplacement par une pièce permettraient aux États membres de la zone euro d'économiser 10 milliards d'euros sur 40 ans[61]. La BCE oppose à cela le fait que, selon elle, cette mesure pourrait faire croire aux citoyens que l'euro est inflationniste[61]. L'idée de ce remplacement est la même que celle émise aux États-Unis, où la proposition de la suppression du billet de 1 dollar a été émise[61], bien que refusée depuis 20 ans[62], contrairement au Canada qui a franchi le pas en 1987[63]. En pratique, ce remplacement n'est toujours pas à l'ordre du jour, la nouvelle série « Europe » ayant démarré en 2013 avec un billet de 5 euros.

Suppression proposée[modifier | modifier le code]

Billet de 500 euros[modifier | modifier le code]

Étant donnée la valeur très élevée de ce billet (la quatrième la plus élevée au monde parmi les billets en circulation en novembre 2010[64]), la moitié des Européens n'a jamais eu de billet de 500 euros en sa possession[65]. Cependant, ce billet représente à lui seul un tiers de la masse monétaire des billets en euros, pour une valeur qui atteint 288 milliards d'euros en janvier 2013[65]. Un quart de ces billets (soit 72 milliards d'euros ou 144 millions de billets) circule rien qu'en Espagne, où la coupure est communément surnommée le « Ben Laden », « parce que tout le monde le connaît et personne ne le voit jamais »[65]. En effet, des billets d'une valeur aussi importante permettent le transport d'importantes sommes d’argent dans un volume restreint, ce qui favoriserait la circulation de l'« argent sale »[65]. Plusieurs millions d'euros circulent ainsi dans des « valises de billets », phénomène en croissance depuis le début de l'année 2012 et la mise en place de la traçabilité des opérations bancaires internationales[65]. Par ailleurs, les sanctions relativement modérées concernant la non-déclaration du transport d'argent liquide à l'étranger (sanctions qui vont de 0 à 25 % de la somme transportée) n'incitent pas à la réduction de ces activités[65].

Certains pays songent donc à la suppression pure et simple du billet violet[65]. Sur l'argument selon lequel la grande majorité des billets de 500 euros seraient utilisés à des fins de fraude, le Royaume-Uni, qui n'est par ailleurs lui-même pas membre de la zone euro, a décidé d'interdire leur utilisation aussi bien à l'achat qu'à la vente[65]. Au sein de la zone euro, aucun pays n'a encore pris une telle décision, même si en France la proposition est récurrente[65]. Outre-Atlantique, les États-Unis ont cessé d’imprimer le billet de 500 dollars pour lutter contre la mafia[65]. De la même façon, les gouvernements français successifs ont tenté de supprimer les billets de 500 euros[65]. Le 3 décembre 2012[66], le ministre français de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici et le ministre français du Budget Jérôme Cahuzac ont ainsi appelé les instances européennes à « réfléchir sur le maintien en circulation du billet de 500 € »[65]. En effet, seul le conseil des gouverneurs des banques centrales européennes a le droit de décider de la suppression d'un billet, et ce avec l'accord des États membres[65]. L'Allemagne est a priori plutôt défavorable à cette mesure, étant donné que la population du pays est habituée à payer en liquide[65]. Une décision de suppression à court terme est donc peu probable[65]. Concernant la nouvelle série, le président de la BCE Mario Draghi avait ainsi précisé que celle-ci comporterait des coupures des mêmes valeurs que la première série, donc en particulier des billets de 500 euros[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sigles et noms de la Banque centrale européenne (BCE) dans les différentes langues officielles de l'Union européenne :

  1. a et b BCE est le sigle de :
    En espagnol : Banco Central Europeo (« BCE: El Banco Central Europeo », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2001).
    En français : Banque centrale européenne (« BCE: La Banque centrale européenne », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2001).
    En italien : Banca centrale europea (« BCE: La Banca centrale europea », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2001).
    En portugais : Banco Central Europeu (« BCE: O Banco Central Europeu », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2001).
    En roumain : Banca Centrală Europeană (« BCE: Banca Centrală Europeană », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2007).
    En irlandais : Banc Ceannais Eorpach (« BCE: An Banc Ceannais Eorpach », BCE (ECB), BCE (ECB),‎ 2007).
  2. a et b ECB est le sigle de :
    En tchèque : Evropská centrální banka (« ECB: Evropská centrální banka », ECB, ECB,‎ 2004).
    En anglais : European Central Bank (« ECB: The European Central Bank », ECB, ECB,‎ 2001).
    En danois : Europæiske Centralbank (« ECB: Den Europæiske Centralbank », ECB, ECB,‎ 2001).
    En letton : Europos Centrinis Bankas (« ECB: Europos Centrinis Bankas », ECB, ECB,‎ 2004).
    En lituanien : Eiropas Centrālā banka (« ECB: Eiropas Centrālā banka », ECB, ECB,‎ 2004).
    En néerlandais : Europese Centrale Bank (« ECB: De Europese Centrale Bank », ECB, ECB,‎ 2001).
    En slovaque : Európska centrálna banka (« ECB: Európska centrálna banka », ECB, ECB,‎ 2004).
    En slovène : Evropska centralna banka (« ECB: Evropska centralna banka », ECB, ECB,‎ 2004).
    En suédois : Europeiska centralbanken (« ECB: Europeiska centralbanken », ECB, ECB,‎ 2001).
  3. a et b EZB est le sigle de :
    En allemand : Europäische Zentralbank (« EZB: Die Europäische Zentralbank », EZB (ECB), EZB (ECB),‎ 2001).
  4. a et b ΕΚΤ est le sigle de :
    En grec : Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα (Evropaïkí Kentrikí Trápeza) (« ΕΚΤ: H Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα », ΕΚΤ (ECB), ΕΚΤ (ECB),‎ 2001).
  5. a et b EKP est le sigle de :
    En estonien : Euroopa Keskpank (« EKP: Euroopa Keskpank », EKP (ECB), EKP (ECB),‎ 2004).
    En finnois : Euroopan keskuspankki (« EKP: Euroopan keskuspankki », EKP (ECB), EKP (ECB),‎ 2001).
  6. ЕЦБ est le sigle de :
    En bulgare : Европейска Централна Банка (Evropeïska Tsentralna Banka) (« ЕЦБ: Европейската централна банкаk », ЕЦБ (ECB), ЕЦБ (ECB),‎ 2007).
  7. EKB est le sigle de :
    En hongrois : Európai Központi Bank (« EKB: Az Európai Központi Bank », EKB (ECB), EKB (ECB),‎ 2004).
  8. BĊE est le sigle de :
    En maltais : Bank Ċentrali Ewropew (« BĊE: Il-Bank Ċentrali Ewropew », BĊE (ECB), BĊE (ECB),‎ 2004).
  9. EBC est le sigle de :
    En polonais : Europejski Bank Centralny (« EBC: Europejski Bank Centralny », EBC (ECB), EBC (ECB),‎ 2004).
  10. ESB est le sigle de :
    En croate : Europska središnja banka.

Autres notes :

  1. Les dix-sept États membres de la zone euro sont l'Allemagne (1999/2002-), l'Autriche (1999/2002-), la Belgique (1999/2002-), Chypre (2008-), l'Espagne (1999/2002-), l'Estonie (2011-), la Finlande (1999/2002-), la France (1999/2002-), la Grèce (2001/2002-), l'Irlande (1999/2002-), l'Italie (1999/2002-), la Lettonie (2014-), le Luxembourg (1999/2002-), Malte (2008-), les Pays-Bas (1999/2002-), le Portugal (1999/2002-), la Slovaquie (2009-) et la Slovénie (2007-).
  2. Il s'agit d'Andorre (1999/2002- de facto, 2012- de jure, cf. Accord monétaire entre l'Union européenne et l'Andorre), de Monaco (1999/2002-), de Saint-Marin (1999/2002-) et du Vatican (1999/2002-). Avant 2011, la principauté d'Andorre utilisait de facto l'euro, mais sans accord monétaire. Depuis, elle a officiellement obtenu l'autorisation d'utiliser la monnaie commune.
  3. Il s'agit du Monténégro (1999/2002-) et du Kosovo (1999/2002-), tous deux utilisateurs de facto du mark allemand avant l'introduction de l'euro.
  4. Du fait du mécanisme de taux de change européen, le Danemark est toutefois tenu de tenir une politique de taux de change à parité fixe avec l'euro.
  5. Dans la liste, les expressions « billets de faible valeur » ou assimilées correspondent aux billets de 5, 10 et 20 euros alors que « billets de plus grande valeur » ou assimilées font référence aux billets de 50 à 500 euros.
  6. En utilisant une variante raccourcie de la règle de divisibilité, le reste de la division par neuf peut être trouvé en additionnant les chiffres constitutifs du numéro de série et, si le reste de cette somme n'est toujours pas évident, en ajoutant les chiffres de la somme. Le reste de la division des résultats de ces additions successives par neuf sera alors le même que celui de départ. Alternativement, en remplaçant la lettre par sa valeur ASCII, le nombre obtenu est exactement divisible par neuf. En utilisant cette méthode, Z10708476264 : le code ASCII pour Z est 90, de sorte que le nombre résultant est 9010708476264. La division de ce nombre par neuf donne un reste égal à zéro. En utilisant à nouveau la règle de divisibilité, le résultat peut être rapidement contrôlé puisque l'addition de tous les chiffres donne 54 ; 5 + 4 = 9 or ce nombre est divisible par neuf, donc 9010708476264 modulo neuf est égal à zéro.
  7. Regardé depuis le verso du billet, le codage Manchester se lit comme suit : une barre noire vaut 1 et une barre brillante vaut 0.
  8. Comme expliqué précédemment, Chypre et Malte, bien que faisant partie de l'UE depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008, n'apparaissent pas sur les billets : cela s'explique d'abord parce que ces pays se joignirent à l'UE après la création de cette première série, et d'autre part à cause du fait que la carte ne s'étend pas assez à l'est pour Chypre et que l'île de Malte est trop petite (d'une superficie inférieure aux 400 km2 minimaux fixés pour des raisons pratiques d'impression à grande échelle).
  9. Texte original (en anglais) : « The new banknotes will be introduced gradually over several years, starting with the €5 banknote in May 2013. » Mario Draghi, Conférence de presse de la BCE du 8 novembre 2012 concernant (entre autres) le lancement de la deuxième série de billets en euros.
  10. Le communiqué de presse de la BCE du 26 novembre 2013 précise : « Au titre du Programme de partenariat, l’Eurosystème : […] distribuera, fin juin 2014, des brochures d’information sur les nouveaux billets dans de nombreux points de vente de la zone euro, de sorte que les professionnels manipulant régulièrement des espèces aient suffisamment de temps pour se préparer à leur mise en circulation. »
  11. Texte original (en anglais) : « it will include a portrait of Europa, a figure from Greek mythology and the origin of the name of our continent — in the watermark and the hologram », Mario Draghi, conférence de presse de la BCE du 8 novembre 2012 concernant (entre autres) le lancement de la deuxième série de billets en euros.
  12. Toutes les données sur les billets en circulation dans la zone euro depuis janvier 2002 sont disponibles ici sur le site de la BCE.
  13. Différences entre les émissions et les retours.
  14. Le cycle de vie des billets comprend la production, le stockage, la circulation et le traitement en fin de vie.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Pouvelle 2006
  3. Utilisation de l'euro
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  6. Juncker 2010
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Système de sécurité
  8. a, b, c et d Direction générale des études - Caractéristiques des billets
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  10. a, b, c et d Sileitsch 2010
  11. Billets en euros - BCE
  12. Schmid 2001
  13. a, b, c, d et e Valeurs unitaires, spécifications
  14. a et b Euro Banknotes, sur le site de la Banque nationale d'Autriche.
  15. Connaître et utiliser l'euro
  16. a, b, c, d, e, f et g Graphisme - série « Europe »
  17. a et b Dessins et éléments graphiques - BCE
  18. Banknotes design elements - BCE
  19. Départ de Jean-Claude Trichet - BCE
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  21. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Comparaison des billets de 5 euros
  22. Murdoch 2009
  23. Pays émetteur
  24. Origine des billets en euros
  25. a et b Impression des billets
  26. a, b, c, d, e et f Caractéristiques des billets pour les malvoyants
  27. BCE - 2011, 10 ans de l'euro
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  29. Randow et Weisbach 2012
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  34. a, b et c « Programme de partenariat en vue de l’introduction par l’Eurosystème, en 2014, du nouveau billet de 10 euros », communiqué de presse de la Banque centrale européenne, 26 novembre 2013.
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  65. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p « Le billet de 500 € va-t-il disparaître ? », Monnaie Time, 24 janvier 2013.
  66. « Des propositions pour renforcer la lutte contre le blanchiment et les flux financiers illicites », ministère français de l’économie et des finances, 3 décembre 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

  • Catalogues sur les billets de la monnaie commune européenne. Ils recensent les différents degrés de rareté des billets issus des différents tirages réalisés par l'ensemble des imprimeurs européens mandatés par la BCE :
    • Guy Sohier, Les eurobillets 2002-2007, édition Victor Gadoury,‎ 2007 (ISBN 978-2906602304)
    • Guy Sohier, Les eurobillets 2002-2009, édition Victor Gadoury,‎ 2009 (ISBN 978-2906602366)
    • Guy Sohier, Les eurobillets 2002-2011, édition Numismatique et change,‎ 2011 (ISBN 978-2-35058-149-1)
  • Olivier Fournier et Michel Prieur, Euro 3, Monnaies et Billets (1999-2006), les Chevau-Légers,‎ 2005 (ISBN 2-9036-2980-3)
  • R. Brion et J.‑L. Moreau, Le billet dans tous ses états : Du premier papier-monnaie à l'euro, Bruxelles, Fonds Mercator,‎ 2011, 168 p. (ISBN 978-9061534884)
  • Claudine Delozanne, Du franc à l'euro : anatomie de deux billets de banque, Paris, coll. « L'École des Lettres des collèges »,‎ 2001
  • Claude Vigier, « Les billets en euro se dessinent », Revue d'économie financière, no 36,‎ 1996, p. 69-78 (lire en ligne)
  • (en) Jean-Claude Juncker, Lettre du président de l'Eurogroupe aux ministres des Finances des États membres,‎ 15 janvier 2010, PDF (lire en ligne)
  • (en) John Schmid, « Etching the Notes of a New European Identity », The New York Times, New York Times Company,‎ 3 août 2001 (lire en ligne)
  • (en) Steven J. Murdoch, « Détection des billets », University of Cambridge Computer Laboratory, Université de Cambridge,‎ 10 décembre 2009 (lire en ligne)
  • Caractéristiques techniques des billets en euros, Luxembourg, Direction générale des études du Parlement européen, division des affaires économiques,‎ 13 novembre 1997 (lire en ligne)
  • (de) Hermann Sileitsch, « Euro-Serie 2.0 in den Startlöchern », Wiener Zeitung,‎ 8 septembre 2010 (lire en ligne)
  • Cyril Pouvelle, « Le rôle international de l’euro depuis 1999 », Bulletin de la Banque de France, Direction des Relations internationales et européennes,‎ mars 2006 (lire en ligne)
  • (en) Jana Randow et Annette Weisbach, « La BCE va utiliser la mythologie grecque pour sa prochaine série de billets », Bloomberg,‎ 1er septembre 2012 (lire en ligne)

BCE[modifier | modifier le code]

Conventions monétaires et législation[modifier | modifier le code]

  • Convention monétaire entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de Son Altesse sérénissime le prince de Monaco, JOUE,‎ 31 mai 2002, 15 p. (lire en ligne).
  • Convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et la République de Saint-Marin, JOUE,‎ 27 juillet 2001, 4 p. (lire en ligne).
  • Convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et l'État de la Cité du Vatican, représenté par le Saint-Siège,‎ 25 octobre 2001, 4 p. (lire en ligne).
  • (en) Implementing UNMIK Regulation no 1999/4 of 2 september 1999 on the currency permitted to be used in Kosovo, Mission des Nations-Unies au Kosovo,‎ 4 octobre 1999 (lire en ligne).
  • [PDF] Accord monétaire entre l'Union européenne et la principauté d'Andorre,‎ 6 juillet 2011 (lire en ligne).

Sites divers[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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