Codage Manchester

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Le codage Manchester est un codage synchrone. Il est utilisé dans les réseaux informatiques pour injecter sur le média physique (couche 1 du modèle OSI) les valeurs logiques correspondant au flux d'entrée.

Valeurs à coder Valeurs transmise
0 logique transition du niveau bas vers le niveau haut
1 logique transition du niveau haut vers le niveau bas

Les transitions descendantes, en rouge, codent l'état 1, tandis que les transitions montantes, en vert, codent l'état 0.


Attention toutefois, cela peut être l'inverse. Comme dans le programme des DUT de Télécoms où les transition du niveau haut au niveau bas indiquent des 0, ce qui suppose simplement que l'émetteur et le récepteur s'accordent sur la même logique[1].


Utilisation[modifier | modifier le code]

Ethernet 10BASE5, 10BASE2, 10BASE-T, 10BASE-FL.

Avantages[modifier | modifier le code]

Mise en œuvre simple, codage et décodage faciles, pas de composante continue (donc pas de perte de synchronisation sur les suites de symboles identiques).

Les problèmes habituellement rencontrés avec les codes tels que NRZ, NRZI ou Miller :

  • perte de synchronisation ;
  • ligne coupée (à cause d'une rafale de 0) ;
  • sensibilité aux parasites ;
  • affaiblissement du signal car moyenne non nulle ;

sont résolus par le codage Manchester en supprimant les suites de 0 ou de 1.

La limite basse de la bande passante occupée n'est plus le continu comme dans les trois codes donnés en exemple. Elle vaut sensiblement la moitié de sa limite haute.

Inconvénients[modifier | modifier le code]

La limite haute de la bande passante occupée est doublée.

Cas particulier[modifier | modifier le code]

La séquence 1010101010... est codée de la sorte :

La séquence 101010... est codée 10  01  10  01  10  0, qui produit un signal carré à la moitié de la fréquence d'entrée.

En termes d'état, cela donne 10  01  10  01  10  0... et le signal possède un rapport cyclique de 50 % dont la fréquence est la moitié de la fréquence d'entrée. C'est pour cela que c'est cette séquence qui est utilisée dans le préambule d'une trame ethernet ou trame fddi.

D'un point de vue mathématique[modifier | modifier le code]

Lorsque la distribution des bits transmis est équiprobablement répartie entre 1 et 0, la densité spectrale de puissance du codage Manchester s'exprime par :

S(f) = \frac{1}{R}sinc^2\frac{\pi f}{2R}\sin^2\frac{\pi f}{2R}

R est le débit binaire brut (10 Mb/s, 100 Mb/s, 1 Gb/s...).

La densité spectrale de puissance de ce code est donc proportionnelle au carré du module de la transformée de Fourier de l'impulsion élémentaire rectangulaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Godred Fairhurst, « Manchester Encoding », sur erg.abdn.ac.uk,‎ 1er mars 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]