Code-barres

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Exemples de codes 128 et 39

Un code-barres, ou code à barres, est la représentation d'une donnée numérique ou alphanumérique sous forme d'un symbole constitué de barres et d'espaces dont l'épaisseur varie en fonction de la symbologie utilisée et des données ainsi codées. Il existe des milliers de codes-barres différents ; ceux-ci sont destinés à une lecture automatisée par un capteur électronique, le lecteur de code-barres. Pour l'impression des codes-barres, les technologies les plus utilisées sont l'impression laser et le transfert thermique.

Lorsque ces barres sont remplacées par de petits carrés ou points, on parle de code en deux dimensions.

Sommaire

[modifier] Histoire

Le brevet initial date du 7 octobre 1952 (concernant un code à lignes verticales, mais aussi en forme de cible, ainsi que le système d'acquisition des données[1],[2]), mais l'utilisation courante n'interviendra qu'à partir de 1973, suite à l'invention, le 7 octobre 1970 par George Laurer du code UPC (CUP en français). La première utilisation de codes-barres a été l'étiquetage des wagons de train, mais ils n'ont pas été un succès commercial, jusqu'à ce qu'ils soient utilisés pour automatiser les activités des supermarchés au point de vente Commander Systems, une tâche dans laquelle ils sont devenus presque universels. Leur usage s'est étendu à bien d'autres rôles, des tâches qui sont généralement qualifiées d'identification automatique et de saisie des données (Auto ID Data Capture : AIDC). D'autres tentent de faire des percées sur le marché AIDC, mais la simplicité, l'universalité et le faible coût des codes-barres ont limité leur pénétration.

[modifier] Aspects économiques

Le coût unitaire de mise en œuvre d'un code-barres est d'environ 0,005 USD, donc nettement inférieur à celui d'une étiquette RFID (Identification par RadioFréquence) qui est de l'ordre de 0,07 USD à 0,30 USD.

[modifier] Symbologies

Quelques types de codes-barres unidimensionnels (1D) :

Quelques types de codes-barres bidimensionnels (2D) :

Les codes dits « postaux » :

  • codes à deux états : Postnet et Planet;
  • codes à quatre états : Australian Post, British Post, Canada Post, Dutch Post, Infomail, Intelligent Mail, Japan Post, Sweden Post.

[modifier] Évolution vers de nouveaux usages

[modifier] Au service des personnes handicapées

Le code-barres peut faciliter l’accès à l’information par les personnes aveugles et, plus largement, par les personnes empêchées de lire les documents imprimés[4]. Le principe est que la personne aveugle utilise un lecteur de code-barres pour lire les codes-barres standards apposés sur tous les articles du commerce et ainsi accéder à l’information relative aux produits. Combinée à la possibilité d’imprimer à bas coût des étiquettes ordinaires permettant de marquer toutes sortes d'objets et/ou documents personnels, cette utilisation des codes-barres permet aux personnes aveugles de

  • reconnaître les articles de consommation courante,
  • organiser leurs effets et objets personnels,
  • archiver et retrouver les documents,
  • prendre en main leur santé (identification des boîtes de médicaments, accès aux données en ligne).

[modifier] Réalité augmentée

Un des exemples d’utilisation en matière de réalité augmentée[5] consiste, par exemple, à placer dans un livre des codes-barres 2D permettant d'accéder à des contenus complémentaires.

[modifier] Le mythe du code 666

Dès son introduction dans les années 1970, le code-barres fut soupçonné par les amateurs américains de théorie du complot de dissimuler en son sein le nombre satanique 666[6],[7],[8]. De fait, il est prédit dans l'Apocalypse qu'à la fin des temps « nul ne pourra rien acheter ni vendre s'il n'est pas marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom » (Ap 13, 17).

L'inventeur du code-barres décrit lui-même cette ressemblance comme une simple coïncidence[9].

[modifier] Notes et références

  1. Brevet US 2612994 Classifying apparatus and method, par Norman J. Woodland et Bernard Silver, demandé le 20 octobre 1949, délivré le 7 octobre 1952
  2. (en) Brevet initial date du 7 octobre 1952[PDF]
  3. http://www.quartet.fr/code_barres/logiciels/symbologies/codabar.html
  4. Éticode: gagnant du concours Handitec 2010 sur le site du Certam. Consulté le 17 décembre 2010
  5. MacKay J, Fayard, A-L, Designing interactive paper: Lessons from three augmented reality projects, in Augmented reality: placing artificial objects in real scenes, Reinhold Behringer éd., 1998.
  6. (en) Terry Cook, The Mark of the New World Order, 1996
  7. (en) Bob Fraley, The Last Days in America, 1984, p. 225, 228
  8. (fr) Explication de la théorie 666
  9. (en) George Laurer, « Questions pertaining to the code and symbol technology ». Consulté le 7 octobre 2009

[modifier] Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Bibliographie

  • Sophie Clerc, L'information et sa maîtrise : le cas du code-barres, Université de Paris 1, 1991, 104 p. (Mémoire de DEA d'Économie de l'industrie et des services)
  • Alain Macaigne, La Clé du code-barres, A. Macaigne, Paris, 1989, 117 p.
  • Lucien Petit, Systèmes informatiques d'identification automatique par codes-barres, CNAM, Versailles, 1995, 169 p. (Mémoire de diplôme d'ingénieur en Informatique)
  • Claudine Segala, Labinal : implantation du code-barres, CNAM, Toulouse, 1994 (Mémoire de diplôme d'ingénieur en Informatique)
  • Gaëlle Ulmer, Les problèmes juridiques posés par l'utilisation du code-barres en droit français, Université de Limoges, 1999, 65 p. (Mémoire de DEA de Droit privé général et européen)

[modifier] Liens externes

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