Mario Draghi
| Mario Draghi | |
| Fonctions | |
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| 3e président de la Banque centrale européenne | |
| En fonction depuis le 1er novembre 2011 (1 an, 6 mois et 19 jours) |
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| Prédécesseur | Jean-Claude Trichet |
| Gouverneur de la Banque d'Italie | |
| 16 janvier 2006 – 31 octobre 2011 (5 ans, 9 mois et 15 jours) |
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| Prédécesseur | Antonio Fazio |
| Successeur | Ignazio Visco |
| Biographie | |
| Date de naissance | 3 septembre 1947 |
| Lieu de naissance | Rome (Italie) |
| Nationalité | Italienne |
| Diplômé de | Université de Rome Massachusetts Institute of Technology |
| Profession | Universitaire |
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| Présidents de la Banque centrale européenne Gouverneur de la Banque d'Italie |
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Mario Draghi (né le 3 septembre 1947 à Rome) est un économiste, banquier et ancien haut fonctionnaire italien. Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005[1],[2], puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est président de la Banque centrale européenne (BCE) depuis le 1er novembre 2011.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Jeunesse [modifier]
Il a fait ses études à Rome chez les Jésuites. Licencié en économie et commerce à l'université de Rome « La Sapienza » en 1970, il obtient un Ph.D. en économie au Massachusetts Institute of Technology en 1976. Professeur universitaire à Florence et à Turin, il a été de 1991 à 2001 directeur général du ministère du Trésor public, chargé des privatisations. De 1993 à 2001, il a présidé le Comité pour les privatisations. À ce titre, il a été membre du conseil d'administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI).
Fonctions auprès de la banque d'affaires Goldman Sachs [modifier]
Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs[1]. Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt[3] : contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de l'inventivité comptable[4]. Le député européen Pascal Canfin considère qu'il est directement impliqué dans l'échange de swaps avec des États aujourd'hui en difficulté[5], ce que nie Mario Draghi qui précise que ce type de contrats étaient engagés avant son entrée en fonction à Goldman Sachs[6] ; il soutiendra lors d'une audition par les députés européens avoir travaillé uniquement avec le secteur privé alors qu'il était chargé aussi, selon les communiqués de Goldman Sachs[1], du travail avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeant de la firme.
Fonctions à la Banque d'Italie [modifier]
Le 16 janvier 2006, Mario Draghi devient gouverneur de la Banque d'Italie, nommé par le président du Conseil Silvio Berlusconi, avec un mandat renouvelable de six ans. Fait notable, provenant du secteur privé, il est le premier gouverneur de la Banque d'Italie depuis le gouverneur Guido Carli (1960) à ne pas avoir fait l'intégralité de sa carrière à la Banque d'Italie. Il faut noter que M.Carli avait, avant de devenir gouverneur, exercé quelque fonction administrative au sein de la Banque Centrale italienne. La nomination directe de M. Draghi au poste de gouverneur de la Banque d'Italie sans aucune carrière préalable de banquier central constitue un événement unique dans l'histoire de l'institut d'émission italien. Il remplace Antonio Fazio, démissionnaire à cause de son implication dans une affaire de conflit d'intérêts. En tant que gouverneur, il se retrouve aussi membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Il est remplacé le 24 octobre 2011 par Ignazio Visco à la tête de la Banque d'Italie.
Président de la Banque centrale européenne [modifier]
Le 24 juin 2011, les chefs d'État et de gouvernement européens ont formellement nommé, lors d'un Conseil européen, Mario Draghi à la présidence de la BCE. Mario Draghi succède à Jean-Claude Trichet le 1er novembre 2011[7]. Son mandat, non renouvelable, doit s'achever le 1er novembre 2019.
Dès son arrivée à la tête de la BCE, il annonce une baisse d'un quart de point des taux d'intérêt, mesure qui est saluée par les marchés financiers[8].
Le 6 septembre 2012, il annonce un programme illimité de rachat de dette des pays de la zone euro ayant du mal à se financer sur les marchés[9].
Décorations [modifier]
Le 27 décembre 1991, il est nommé Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne[10]. Le 5 avril 2000 il est nommé Grand-croix de l'Ordre du Mérite de la république italienne[11]. En outre, il a été distingué par deux titres honorifiques académiques[12],[13].
Notes et références [modifier]
- (en) Professor Mario Draghi Joins Goldman Sachs - Communiqué de presse Goldman Sachs, 28 janvier 2002
- La "franc-maçonnerie" européenne de Goldman Sachs - Marc Roche, Le Monde, 15 novembre 2011
- La Grèce, dossier noir de l'ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs
- BCE : Mario Draghi doit lever les doutes - Pervenche Berès (PS) et Pascal Canfin (EELV), Le Monde, 14 juin 2011
- (fr) Interview : 'Mario Draghi didn't convince me' - Pascal Canfin, MEP - Europarltv, 15 juin 2011 [vidéo]
- Un ancien responsable de Goldman Sachs à la tête de la BCE ? - Laurent Deschamps, LCI, 1er mai 2011
- L’Italien Mario Draghi prend la tête de la BCE dans un contexte économique difficile - RFI, 31 octobre 2011
- « “Super Mario”, sauveur de l'Euro ? » - Atlantico, 4 novembre 2011
- Mario Draghi tire la zone euro vers le haut - Libération, 7 septembre 2012
- (it) Grande Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana
- (it) Cavaliere di Gran Croce Ordine al Merito della Repubblica Italiana
- (en) (it) Laurea honoris causa al prof. Mario Draghi - Banca d'Italia, 18 décembre 2009
- (it) (en) I Master cuoa honoris causa - Fondation CUOA