Cirque Amar

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Le cirque Amar est un cirque fondé par Ahmed Ben Amar el Gaid, né à Bordj Bou Arreridj, en 1860.

Historique[modifier | modifier le code]

Après des débuts en Algérie, Ahmed Ben Amar présente en France métropolitaine un spectacle de danseuses du ventre, les Ouled Nails.

Le succès fut si complet qu'Ahmed se mit à rêver à un immense chapiteau itinérant où évolueraient fauves, danseuses et saltimbanques.

En cherchant à compléter son spectacle en y présentant des fauves, il rencontre et épouse Marie-Gabrielle Bonnefoux[1], soeur[réf. souhaitée] du directeur de la « Ménagerie lozérienne » de Mende.

Quelques années plus tard[Quand ?], Ahmed présente un spectacle de lions avec trois de ses fils, Ahmed, Abdelah et Mustapha qui, selon la réclame, sont « les plus jeunes dompteurs du monde »

Ahmed meurt en 1914 et Marie puis ses fils continuent à gérer l'entreprise. Dès 1926, « Le Grand Cirque Ménagerie Amar frères » tourne en Afrique du Nord, en Égypte et en Europe centrale.

En avril 1964, lors du passage du cirque à Châteaudun, trois éléphants, vraisemblablement énervés par le bruit d'un boulodrome tout proche, rompirent leurs chaînes et s'échappèrent dans la rue, semant la panique et tuant un enfant de quatre ans. Ces trois animaux, alors jugés trop dangereux, furent transférés au parc zoologique de la Tête d'Or à Lyon.

En 1968, Mustapha Amar se résigna à abandonner la direction du cirque. Jean Roche dirigea le cirque jusqu'en 1972. Jacob prit le relais pendant un an, jusqu'à ce que l'enseigne du cirque soit reprise par la famille Bouglione en 1973.vTrès populaire durant la fin des années 70, le cirque Amar fait l'objet de la reproduction de ses véhicules au 1/43e par la société de fabrication de modèles réduits Solido.

En 1991, la famille Bouglione loue à la famille Rech-Brand l’enseigne « Amar » pour en refaire le 1er cirque de France. C’est à Blois que le chapiteau verra le jour, car « Amar » fait quasiment partie du patrimoine Blésois, les frères Amar ayant à l’origine leurs quartiers d’hiver dans cette ville. « Amar » est une enseigne qui a déjà été beaucoup utilisée il y a quelques années, mais plus que cela « Amar » est un label synonyme de gigantisme et de très grande qualité. Malgré tous les efforts des loueurs de cette franchise à l’époque, le nom « Amar » à la suite de plusieurs échecs consécutifs, a été mis en sommeil ce qui rendait en 1991 aux Rech-Brand cette entreprise risquée. Le pari fut pourtant gagné, même si cela valut de nombreux sacrifices à Désiré Rech et sa famille. « Amar » était enfin rendu à son public et redevenait le n°1 des cirques français tant par son importance que par la grande qualité de son spectacle qui change intégralement chaque année.

Après cinq ans d’existence, compte tenu du succès remporté par le Cirque « Amar » direction Rech-Brand, un deuxième « Amar » dirigé par la famille Falck vit le jour en 1996 ce qui força la famille Rech-Brand à transformer son enseigne en Cirque « Kino’S-Amar » pendant un an avant d'adopter définitivement le nom Cirque Kino's.

Le cirque Amar est aujourd'hui dirigé par la famille Falck, qui loue l'enseigne aux Bouglione. Elle en a fait "le plus beau cirque de France" d'après son slogan, et le second chapiteau de France de par ses infrastructures (derrière Arlette Gruss). Les convois sont au nombre de 48 semi-remorques qui transportent un chapiteau de 2000 places assises en sièges individuels (et non plus en gradins). Le spectacle est mis en valeur par la présence d'un orchestre de huit musiciens et par des jeux de lumière et des lasers ultra-modernes. Le zoo est l'une des plus importantes ménageries itinérantes de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les 85 ans du cirque Amar », sur La Dépêche du midi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Afrique du Nord illustrée, n°488, septembre 1930.
  • Michèle Barbier, Pieds Noirs Magazine, n°26, 1992.
  • François Mirallès, « Histoire de cirques » in T.A.M., n°220, 1946
  • Marcel Paviot, L'Écho d'Alger, 22 décembre 1960.
  • René Rostagny, « Deux heures avec Monsieur Amar », Archives R. Rostagny.
  • Hubert Delobette, Femmes d'exception en Languedoc-Roussillon, Le Papillon Rouge Éditeur, 2010
    portrait de Marie Bonnefoux, fondatrice du cirque Amar avec son mari Ben Amar

Lien externe[modifier | modifier le code]