Sept collines de Rome
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Les sept collines de Rome sont les collines qui étaient enceintes par le mur Servien construit au IVe siècle av. J.-C.. Elles feront l'objet de la fête du Septimontium.
Ces sept collines sont, selon la tradition :
- L’Aventin (latin, Aventinus; italien, Aventino),
- Le Cælius (Cælius; Celio)
- Le Capitole (Capitolium; Campidoglio),
- L’Esquilin, plateau se prolongeant par l'Oppius et le Cispius (Esquilinus; Esquilino),
- Le Palatin (Palatinus; Palatino) (constitué de deux sommets : le Germal et le Palatual),
- Le Quirinal (Quirinalis; Quirinale), et
- Le Viminal (Viminalis; Viminale).
Sommaire |
Historique [modifier]
La liste de ces « sept » collines a été sujette à évolutions jusqu'à la fin de la République.
Dans les périodes les plus reculées, on cite :
- Le Mont Palatin ;
- Le Cermalus, colline attenante au mont Palatin ;
- La Velia, parfois décrite comme une simple éminence du mont Palatin ;
- Le Sucusa ;
- Le Cispius, le Fagutal et l'Oppius, ces trois derniers sommets formant de l'Esquilin.
Certaine de ces collines disparurent, comme la Velia qui était une petite colline entre le Palatin et l'Esquilin, et qui fut pratiquement arasée sous l'Empire romain pour laisser place au forum de Trajan. L'arasement du « mons » a alors fait autant partie de la refondation de la ville associée à la nouvelle dynastie que la réalisation du forum.
L'étymologie renvoie en effet aux saepti montes, c’est-à-dire aux collines encloses et non au chiffre sept.[réf. nécessaire] Cette explication est cependant vigoureusement repoussée par l'historien Dominique Briquel[1]. Elles étaient de fait encloses par les remparts anciens de la Ville. L'insertion dès la fondation de celle-ci, quand elle n'était qu'une bourgade, des sept collines relativement éloignées paraît peu probable. Cependant, la confusion s'est faite dans l'esprit des Romains entre saepti montes et septem montes, le ae latin se prononçant facilement è.
Compte-tenu de la riche histoire du site et surtout du caractère « intouchable » de certains monuments, les fouilles sur place pour mieux connaître l'expansion urbaine des premiers temps restent très difficiles. D'autant que la pierre n'était pas le matériau d'usage pour les habitations.
Notes et références [modifier]
- François Hinard, Histoire romaine, p. 61, Fayard, 2000
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- François Hinard, Histoire romaine, Tome I, Fayard, 2000, (ISBN 978-2213-0-31841)