Kusanagi

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Répliques du trésor impérial du Japon

Kusanagi-no-tsurugi (草薙の剣?, l'épée de Kusanagi) est une épée légendaire japonaise aussi importante dans ce pays qu'Excalibur l'est en Angleterre ou que Durandal l'est en France. Elle fut l'une des trois reliques sacrées de la légitimité du trône impérial du Japon féodal et de l'empire du Japon jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Nom et description[modifier | modifier le code]

Son nom complet est en japonais Ame no murakumo no tsurugi (天叢雲剣?, littéralement « Épée du ciel aux nuages regroupés ») mais elle est populairement nommée en Kusanagi (草薙?, « Coupeuse d'herbe »). On peut aussi l'appeler Tsumugari-no-tachi (都牟刈の太刀?, « sabre de la récolte des blés de la Capitale »). On considère actuellement qu'elle doit ressembler à une épée de l'âge de bronze à double tranchant, courte et droite - ce qui la différencie totalement du style des sabres japonais, qui ont des lames courbes à un seul tranchant. On peut la manier à une ou deux mains.

Légende[modifier | modifier le code]

La légende dit que l'épée gagna son nom de Kusanagi dans la province de Sagami-no-kuni. On raconte que Ame-no-Murakumo-no-Tsurugi était en la possession du Prince Yamato-Takeru-no-Mikoto lorsqu'il fût attaqué dans une prairie, que ses ennemis avaient incendiés pour l'abattre à distance, de crainte d'affronter le demi-dieu comme de vrais hommes. Takeru utilisa alors son épée divine pour se frayer un chemin en tranchant les herbes hautes et échapper à l'embuscade.

Accessoirement, il faut noter que le Shintoïsme compare souvent les humains à l'herbe, par des expressions telles que Ame no masuhito ou Aohitokusa, qui sont généralement interprétées comme la bénédiction de Izanagi, garante de la prospérité des humains, telle les herbes que l'on peut trouver partout dans le monde. Toutefois, dans le cadre de la légende de Yamato Takeru, le nom de Kusanagi serait ainsi synonyme des grandes conquêtes de la dynastie Impériale, soumettant les pays et tribus rivales. Kusanagi-no-Tsurugi signifie alors que les hommes mortels étaient impuissant contre les épées de fer introduites massivement à l'époque, ce qui est retranscris dans la mythologie par une lame divine aux pouvoirs mystiques renversant toutes oppositions.

Selon la légende, l'épée fut perdue le 25 avril 1185 lorsque l'empereur Antoku se jeta à la mer après la défaite de son camp à la bataille de Dan-no-ura. Elle aurait été perdue à jamais, contrairement aux deux autres trésors, mais sa réplique forgée bien auparavant sous les ordres de Sujin Tenno dixième empereur du Japon, serait conservée au sanctuaire d'Atsuta à Nagoya en tant que l'un des trois insignes sacrés de la maison impériale confiés par Amaterasu à Ninigi[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]