Canne de combat

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La canne de combat est un sport de combat de percussion. Il se pratique à l'aide d'un objet contondant, un bâton de châtaignier de 95 cm de long avec lequel le « tireur » doit toucher son adversaire sans être lui-même touché.

Présentation[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La canne de combat est un sport de combat. Il oppose deux adversaires, dénommés « tireurs », dans un espace défini, « l'aire de combat », et dans un temps défini, « la reprise ». La confrontation se fait à l'aide d'une canne et d'un répertoire donné d'attaques. La richesse de cette discipline vient de la capacité du tireur à manier cette arme redoutable à travers des prouesses physiques, techniques et tactiques : enchaînements, esquives, feintes, sauts, touches et acrobaties.

Le pratiquant de la canne de combat est parfois appelé « canniste ».

Présentation de l'arme[modifier | modifier le code]

Telle qu'elle a été codifiée dans les années 1970, par Maurice Sarry, pour être pratiquée en compétition sportive, la canne de combat est légère, en châtaignier et de forme légèrement tronconique.

Elle a une longueur de 95 cm pour un poids de 90 à 110 g (pour la compétition) et est composée de trois parties qui sont de la base au sommet :

  • la manchette (15 cm)
  • la surface de parade
  • la surface autorisée de touche (20 derniers centimètres), ou « quart supérieur »

On trouve trois catégories de canne de poids et d'emplois différents :

  • les « vertes » : dites canne de maniement, sont les plus lourdes et se prêtent mal au travail de coopération.
  • les « rouges » : dites canne d'entraînement, sont de poids intermédiaire, se prêtent au travail de coopération mais pas au coups portés ou trop rapides.
  • les « noires » : dites canne de compétition, sont les plus légères. Elles sont adaptées à un maniement rapide et se brisent relativement facilement en cas de coup portés trop violemment.

Organisation de la discipline[modifier | modifier le code]

En France, le développement de la canne de combat est organisé par le Comité National de Canne de Combat et Bâton (CNCCB)[1], au sein de la Fédération Française de SAVATE boxe française et Disciplines Associées.

Répertoire technique[modifier | modifier le code]

La richesse de ce sport vient de la diversité des coups, des multiples façons de les réaliser et de la liberté de l'expression de ces techniques, que ce soit dans les déplacements ou les enchaînements. Décalages, esquives, sauts, voltes (mouvements tournants), feintes, font partie intégrante des assauts de canne avec pour finalité la touche. La liberté de mouvement autorisée permet à chaque canniste d'acquérir son propre style.

Attaques codifiées[modifier | modifier le code]

Il existe 6 attaques codifiées en canne de combat (Fédération française de savate, boxe française et disciplines associées) :

  • 2 coups latéraux : latéral extérieur et latéral croisé, chacun pouvant être porté sur 3 surfaces de frappe :
    • figure (ou ligne haute): l’ensemble du visage, le coté et le dessus du crane.
    • flanc (ou ligne médiane): entre le nombril et les pectoraux.
    • jambe (ou ligne basse): entre la cheville et le genou.
  • 2 coups verticaux en figure : le brisé et le croisé tête.
  • 2 coups verticaux en jambe : l'enlevé et le croisé bas (ou croisé jambe).

Ces 6 techniques peuvent se faire de l'une ou l'autre main, ou en changeant la canne de main dans le cadre de l'assaut, constituant ainsi un élément de surprise, de diversité tactique et technique. Seules ces techniques sont autorisées en compétition, à l'exception de toute autre.

Les surfaces de frappes décrites ci-dessus sont les seules autorisées. Les attaques ciblant la jambe doivent être accompagnée par l'attaquant d'une fente.

Les touche doivent se faire avec le quart supérieur de la canne.

Défenses[modifier | modifier le code]

Il existe deux modes de défenses codifiés:

  • La parade : qui consiste à interposer sa canne pour interrompre l'attaque adverse. On distingue 8 positions de parade classiques, mais toute autre parade est autorisée à condition qu'elle ne soit pas dangereuse et qu'elle interrompe le mouvement adverse plus qu'elle ne frappe la canne adverse. Les parades chassées et les désarmements sont interdits.
  • Les esquives: qui consistent à soustraire à l'attaque la cible de celle-ci. On distingue généralement les esquives partielles et les esquives totales. Les esquives partielles ne soustraient généralement que la partie ciblée, le reste du corps restant en place. Les esquives totales entraînent un mouvement de l'ensemble du corps. Il est interdit d'esquiver en s'approchant de l'adversaire.

Mouvements[modifier | modifier le code]

L'assaut se déroulant traditionnellement dans un cercle de 9 mètres de diamètre, le mouvement est un élément central de la tactique. Parmi les mouvements travaillés en club on trouve notamment: la volte et la traversée.

La volte est un mouvement de rotation sur soit qui a l'avantage de troubler les repères et les cibles et de rendre l'attaque qui la finit plus imprévisible.

La traversée est un mouvement qui amène à passer très près de son adversaire pour se retrouver derrière lui. C'est le seul cas (particulier) où il est autorisé de s'approcher de son adversaire, y compris à des fins défensives. Cette dérogation est accompagnée de deux conditions: il ne faut pas être touché dans le mouvement et la traversée doit obligatoirement terminer par une attaque.

La tenue[modifier | modifier le code]

Tenue allégée de canne de combat.
Tenue complète de canne de combat.
  • La tenue de loisir : chaussures de sport et survêtements.
  • La tenue simplifiée : masque d'escrime matelassé, une paire de gants matelassés et une paire de protège-tibias.
  • La tenue de compétition : en plus de la tenue allégée, une veste et un pantalon tous deux matelassés ainsi qu'une coquille pour les hommes et un plastron pour les femmes.

Les grades[modifier | modifier le code]

  • Avant la réforme de 2003 :
    • 3e à 5e canne (débutant) ;
    • 6e à 8e canne (confirmé) ;
    • 1er et 2e degré (maître).
  • Après la réforme :
    • pommeau bleu (débutant) : connaissance du répertoire technique;
    • pommeau vert : mise en œuvre des techniques en situation ;
    • pommeau rouge : mise en œuvre des techniques dans un contexte tendu d'opposition; nécessaire pour l'accès à la compétition ;
    • pommeau blanc : gestion de l'opposition et des premières tactiques de perturbation de l'adversaire ;
    • pommeau jaune : mise en œuvre d'un bagage technique et tactique complet pour prendre l'avantage lors d'une opposition.

Réglementation des assauts[modifier | modifier le code]

Les assauts en compétitions sont composés de 2 à 5 reprises en fonction des compétitions et des différentes phases. Le durée varie en fonction des séries (2' pour les 1re séries et 1'30 pour les autres catégories). Chaque touche réussie sur l'adversaire fait gagner des points.

L'assaut n'est pas interrompu après une touche (on peut donc les enchaîner). Un principe de parade riposte empêche les tireurs de se sacrifier pour accumuler les touches en reposant uniquement sur la vitesse d'exécution.

Celui qui a le plus de points à l'issue de la dernière reprise est déclaré vainqueur.

Aire de combat[modifier | modifier le code]

Les combats se déroulent dans un cercle de 9 mètre de diamètre. Si un des tireurs sort de ce cercle, le combat est interrompu et le tireur sorti de l'aire perd un point.

Déroulement d'un assaut[modifier | modifier le code]

L'assaut est découpé en reprises. Le nombre et la durée de ces reprises varient selon les rencontres. Les valeurs de références sont 3 reprises d'une minute et trente secondes.

Avant les reprises et à la fin de l'assaut, au commandement de l'arbitre, les tireurs se saluent.

Au début de chaque reprise, au commandement de l'arbitre, les tireurs se positionnent en position de garde au centre de l'aire. Au commandement « En garde, Allez ! » la reprise commence. En dehors des interruptions pour irrégularité, l'assaut durera jusqu'au commandement « Stop ! Fin de la reprise » de l'arbitre.

Les juges et l'arbitre[modifier | modifier le code]

Trois juges assurent le décompte des points. Ils sont répartis autour de l'aire, et notent les touches qu'ils jugent valides (par un drapeau de la couleur du tireur ayant marqué un point à l'intention d'un marqueur, ou à l'aide de compteur manuels). Chaque touche va ainsi rapporter de 0 à 3 points, en fonction de sa qualité et de la perception des juges. Les juges interviennent également pour valider ou non les demandes d'avertissements.

Pour encadrer l'assaut, un arbitre intervient en cas de faute technique ou tactique. Il délivre selon la situation une observation, une pénalité ou une demande d'avertissement. Cette demande doit alors être validée par vote par les juges. C'est également lui qui encadre le temps de l'assaut, en indiquant le début et la fin des reprises.

Validité d'une touche[modifier | modifier le code]

Une touche est jugée valide si:

  • Le tireur ayant touché a respecté le principe parade/esquive - riposte. C'est-à-dire qu'il ne s'est pas laissé toucher pour pouvoir toucher.
  • Le tireur touche après un armé (le pommeau de la canne passe derrière l'axe de la colonne vertébrale).
  • Le tireur touche avec une des six techniques codifiées en ayant déployé sa technique de façon franche (non saccadée), avec amplitude (sans sabrer), avec dans l'idéal un alignement de l'épaule, de la main et de l'extrémité de la canne au moment de la touche.
  • Le tireur a touché sur une surface autorisée en compétition:
    • les côtés du masque ainsi que la grille (si le coup est clairement dirigé vers le visage, et ne fait pas que frôler la grille).
    • les flancs (interdits sur les femmes ne portant pas un plastron), c'est-à-dire au-dessus de la ceinture et en dessous des pectoraux.
    • les jambes, c'est-à-dire au-dessus de la cheville et en dessous du genou.
    • sont jugées dangereuses les touches au bas-ventre, dans le dos et l'arrière de la tête.
    • Toute touche sur une zone non autorisée entraîne une sanction par l'arbitre, proportionnelle à la gravité de la zone touchée.
  • Le tireur a touché avec la surface de touche de la canne (20 derniers centimètres).
  • Les coups en ligne basses sont accompagnés d'une fente.

Les coups d'estoc sont proscrits et sanctionnés.

Comptage des points[modifier | modifier le code]

  • 1 point pour chaque juge ayant déclaré une touche valide (une touche peut donc apporter de 0 à 3 points).
  • -1 pour chaque pénalité:
    • un lâcher de canne après un premier lâcher (un seul lâcher de canne non-sanctionné par rencontre).
    • une sortie d'aire.
  • -3 pour chaque avertissement demandé par l'arbitre et validé (par vote) par les juges.

Les compétitions[modifier | modifier le code]

Compétitions Nationales[modifier | modifier le code]

En France, on connaît 2 compétitions nationales, en individuel :

  • le championnat de France réservé aux licenciés français ayant réussi à se qualifier lors des tournois régionaux. La catégorie des seniors(la plus importante en nombre) est séparée en trois séries. la 1re série étant la plus haute et regroupe l'élite des compétiteurs. Ensuite nous avons la 2e série dont les 2 finalistes du championnat de France montent automatiquement en 1re série la saison suivante, les demis finalistes eux pourrons demander une dérogation pour tenter leur chance dans la série supérieure. Enfin nous avons la 3e série qui est majoritairement composée des novices aspirant à acquérir de l’expérience avant de monter en 2e série.
  • les internationaux de France qui sont ouverts à toute personne voulant participer et où la catégorie des seniors masculins n'est pas subdivisée en séries.

Les compétitions individuelles, championnats de France, internationaux de France ou championnats régionaux. Les résultats de plusieurs assauts préliminaires (poules) permettent de faire un premier classement des compétiteurs, et d'organiser ainsi les phases finales éliminatoires qui permettrons de désigner le champion dans les différentes catégories représentées.

Compétitions officialisées par équipe[modifier | modifier le code]

3 tournois officialisées, par équipes :

  • Dans le sud-ouest: le Miladiou
  • Dans la région parisienne: les Titis Parisiens
  • En Bretagne: le Bazhataeg

Les compétitions par équipes reposent sur le principe d'équipes de 3 ou 4 personnes qui se rencontrent pendant 6 à 12 minutes en relais. Toutes les minutes, un arrêt de jeu permet de permuter le tireur présent dans l'aire avec un autre membre de l'équipe. Cela permet d'affronter une grande variété d'adversaires.

D'autres compétitions locales et inter-club sont aussi régulièrement organisées.

Compétitions Internationales[modifier | modifier le code]

Il existe aussi deux compétitions internationales, organisées depuis 2004 tous les quatre ans en rotation de deux ans :

  • le championnat du Monde (2004 - La Réunion / 2008 - Frankenberg, Allemagne / 2012 - Saint-Herblain / 2014 - Budapest, Hongrie)
  • le championnat d'Europe (2006 - Schiltigheim / 2010 - Cambridge, Royaume-Uni / 2013 - Plovdiv, Bulgarie)

Depuis 2012, la rotation est de deux ans, assurant une compétition internationale par an.

Palmarès et résultats[modifier | modifier le code]

Championnats de France[modifier | modifier le code]

Année Lieu Vainqueur 1re série masc. Vainqueur 1re série fem.
2014 Villefranche de Rouergue (12) Benjamin Latt Sélénia Claudin-Mabire
2013 Ambérieu en Bugey (01) Benjamin Latt Sélénia Claudin-Mabire
2012 Clermont-Ferrand (83) Benjamin Latt Charlotte Payet
2011 Châtellerault (86) Benjamin Latt Cécile Serris
2010 Bordeaux (33) Florian Adami Marine Gaudin
2009 Rodez (12) Frodo Van de Geuchte Marine Gaudin
2008 Paris (75) Florian Adami Nicole Chane-Foc
2007 Clermont-Ferrand (63) Benjamin Latt Nicole Chane-Foc
2006 Paris (75) Jonathan Dudreuil Nicole Chane-Foc
2005 Figeac (46) Jonathan Dudreuil Nicole Chane-Foc
2004 Quimper (29) Jonathan Dudreuil Cécile Serris
2003 Schiltigheim (67) Jonathan Dudreuil Danielle Clain

Championnats internationaux[modifier | modifier le code]

Année Compétition Vainqueur
2013 Championnat d'Europe Benjamin Latt/Sélénia Claudin-Mabire
2012 Championnat du monde Benjamin Latt/Sélénia Claudin-Mabire
2010 Championnat d'Europe Florian Adami/Marine Gaudin
2008 Championnat du monde Frodo Van de Geuchte/Nicole Chane Foc

Les différentes spécialités[modifier | modifier le code]

  • la canne de combat
  • le bâton fédéral : long de 140 cm, pesant environ 400 g, il se tient à deux mains. Cette discipline utilise des mouvements de frappe réalisés avec le côté de l’arme et avec la pointe. Les règles et techniques des coups et les surfaces autorisées respectent la méthodologie des techniques et le règlement d’arbitrage de la canne de combat et du bâton. L’esprit qui anime cette discipline dépend de la bonne application de ces principes.
  • la double canne : la double canne repose sur les mêmes fondements que la canne, mais avec une canne dans chaque main. Cela implique à la fois une augmentation des possibilités, et la nécessité d’une maîtrise encore plus importante. Travail de l’équilibre, ambidextrie, manipulation, dissociation. Pour certains, la double-canne est une passerelle permettant de progresser en canne simple. Pour d’autres, elle est une discipline à part entière, bâtie sur ses spécificités, ses mystères et ses territoires encore inexplorés.
  • le canne-chausson : cette discipline mêle les techniques de canne de combat et les techniques de pieds de la boxe française. Travail d’enchaînements, de distance, de fluidité et de technique, la canne chausson permet d’explorer de nouveaux horizons dans le monde des sports de combat grâce à la mixité de ces techniques.
  • la canne de défense : les techniques de canne de défense sont reprises, empruntées et adaptées de diverses disciplines anciennes ou modernes. Elles permettent de s’adapter et de se sortir de toutes les situations d’agression ou de défense, aussi bien à main nue qu’armé. Cette discipline est d’une redoutable efficacité lors d’une confrontation et permettra à chacun, quels que soient son âge et son passé sportif, d’être capable de réagir à tout type de confrontation. Son objectif n’est donc pas sportif mais plutôt une recherche d’efficacité lorsqu’un éventuel protagoniste tente à atteindre à notre intégrité physique ou celle d’un tiers. Des techniques simples et efficaces en réponse à des attaques violentes tout en respectant les prérogatives de la légitime défense (et de la riposte) qui est un fait justificatif reconnu par les articles 122-5 et 6 du Code Pénal. L’esprit novateur est que les techniques sont adaptables avec tout autre instrument contondant (bâton, parapluie, journal roulé, etc) et à mains nues, en se rapprochant au maximum de la réalité d’une situation conflictuelle.

Historique et évolution[modifier | modifier le code]

L'emploi de la canne de combat, originellement utilisée dans les salles d'armes, a été codifiée par les maîtres de savate et de sabre afin que la canne fût enseignée comme arme de défense. L'utilisation de la canne comme objet de défense est attestée dès le XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la canne était devenue un objet de la vie courante et un accessoire incontournable de la garde-robe masculine, qui pouvait offrir un avantage notable en cas de combat.

Plusieurs traités sont alors publiés, dont celui de Leboucher (1843), d'un élève de Michel (vers 1848), de Larribeau (1853) puis de Charlemont (1899). En parallèle, l'armée française introduit l'enseignement collectif du bâton et de la canne et publie un nombre important de manuels consacrés à leur usage, souvent associé à la boxe française. Les sociétés de gymnastique qui se développent dans la deuxième moitié du XIXe siècle offrent à leurs membres une pratique gymnique de canne de combat et de bâton. C'est la grande époque pour la canne de combat française ; des assauts de canne en public sont donnés dont plusieurs confrontations de Pierre Vigny et Charlemont fils. La canne est même au programme des Jeux olympiques de Paris en 1924 dans la catégorie des sports nationaux.

Aujourd'hui encore, la loi française considère la canne plombée, c'est-à-dire lestée au bout, comme une arme par destination. Les techniques martiales de canne qui n'ont pas disparu en France, sont principalement utilisées dans les systèmes policiers de cannes télescopiques, matraques et tonfas. La canne sportive (canne de compétition, canne d'arme) est réapparue dans les années 1970 sous l'impulsion de Maurice Sarry qui a créé le CNCCB (Comité National de Canne de Combat et Bâton); c'est un sport de combat très codifié, esthétique, mais, malgré des débuts très prometteurs, ce sport a du mal à sortir d'une audience discrète.

Il existe également une tradition martiale de la canne transmise par le maître grenoblois Pierre Vigny au début du XXe siècle et qui a servi de référence au système Bartitsu de Edward William Barton-Wright puis à celle de la canne indienne, le lathi, codifié par l'anglais Lang en 1923. Nous savons par ce dernier que le système de Pierre Vigny s'inspirait en partie des techniques de Calinda stick fighting de l'île de Trinidad. Aujourd'hui, on peut parler de la canne panache de Roger Lafond, qui propose une approche plus proche de la self-défense que la canne de combat. Pour être tout à fait exhaustif, il faut encore parler de la canne « fouet » qui apparaît comme une évolution de la canne de combat, car elle a été également codifiée par Maurice Sarry.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]